Plouay

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Plouay
Mairie de Plouay.
Mairie de Plouay.
Blason de Plouay
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Canton Guidel
Intercommunalité Lorient Agglomération
Maire
Mandat
Jacques Le Nay
2014-2020
Code postal 56240
Code commune 56166
Démographie
Gentilé Plouaysien, Plouaysienne
Population
municipale
5 455 hab. (2014)
Densité 81 hab./km2
Population
aire urbaine
12 260 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 54′ 56″ nord, 3° 20′ 02″ ouest
Altitude 83 m (min. : 13 m) (max. : 164 m)
Superficie 67,33 km2
Localisation

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Plouay

Plouay [pluɛ] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne. Historiquement, elle fait partie du Kemenet-Héboé et du Pays de Lorient.

La commune doit en grande partie sa renommée à l'organisation du Grand Prix de Plouay chaque année à la mi-août. En 2000, elle a organisé les Championnats du monde de cyclisme sur route.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Son nom breton est Ploue, prononcé localement [ploˈe].

Plouay est une paroisse primitive comme l'indique son nom qui associe le mot breton plou signifiant « paroisse » au nom d'un saint évangélisateur. Par contre l'identité du saint évangélisateur fait débat. S'agit-il de saint Douë, un moine gallois qui débarqua entre le Bélon et la Laïta et fonda sur la côte l'ermitage de Doëlan avant de devenir missionnaire itinérant et de franchir l'Ellé ou de saint Zay, un missionnaire originaire de Cornouailles disciple de saint Guénolé, fondateur de l'abbaye de Landévennec ? Les formes anciennes du nom de la paroisse (Plozoé en 1308 et Plouzay en 1387) ne permettent pas de trancher. Toujours est-il que l'église catholique ne tarda pas à substituer ce saint non officiel par un autre saint reconnu celui-ci par le pape, saint Ouen.

Géographie[modifier | modifier le code]

Plan de Plouay.

Plouay est située à 20 kilomètres au nord de Lorient. La commune est vallonnée comme l'atteste la côte de Ty Marrec qui constitue la principale difficulté du Grand Prix de Plouay. Le Scorff est le principal cours d'eau de la commune. Il coule au fond d'une vallée encaissée et matérialise au nord et à l'ouest la frontière avec les communes limitrophes de Berné, Guilligomarc'h et Arzano. Des cours d'eau de taille plus modeste drainent le territoire communal : le ruisseau de Pont er Bellec dont le cours matérialise la frontière au nord avec la commune d' Inguiniel, le ruisseau Saint Sauveur qui traverse le bourg. La commune s'étend sur 6 733 ha dont 1 679 de bois. La voie rapide Lorient Roscoff (D 769) traverse la commune suivant un axe NNO/SSE. Elle a été partiellement aménagée en 2x2 voies entre le bourg de Plouay et Lorient. Le bourg constitue l'agglomération principale tandis que l'activité industrielle se concentre dans la ZA de Restavy, située à l'ouest du bourg à proximité de la voie rapide. La commune est située sur les grandes failles du Massif Armoricain allant de Nantes à la Pointe du Raz.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Bécherel
  • Bois de Kerlucas
  • Coet-Fao
  • Coët Neblech
  • Kerallé
  • Keramont
  • Kerbaloff Le Bourg
  • Kerbaloff Le Lage
  • Kerdalvé
  • Kerdrého
  • Kerduel
  • Kergan
  • Kergarenne
  • Kergo
  • Kerguescanff
  • Kerguestenen
  • Kerhouant
  • Kerhuennec
  • Keriquel
  • Kerlagadec
  • Kerlivio
  • Kerlutune
  • Kermarrec
  • Kermignan
  • Kermouël
  • Kernonen
  • Kerpont
  • Kerprat
  • Kerscoulan
  • Kerscoulic
  • Kerspern
  • Kervrehan
  • Gosquer (le)
  • Haut Rostervel (le)
  • Lezot (le)
  • Moustoir (le)
  • Paou (le)
  • Verger (le)
  • Locmaria Grâce
  • Locunel
  • Malachappe
  • Manébail
  • Mané Froment
  • Manerio
  • Manetanet
  • Moulin de Coet-Cren
  • Nezech
  • Pen-er-prat
  • Pont-Allon
  • Pont-Neuf
  • Pont-Nivino
  • Questenen-Plaine
  • Restavy
  • Restergal
  • Rugonan
  • Saint-Coff
  • Saint-Erven
  • Saint-Quidic
  • Toul Er Clanch
  • Ty Henry
  • Ty Losquet
  • Ty Marrec
  • Zandec

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Localisation de Plouay sur une carte des communes du Morbihan.

Calan, Inguiniel, Quistinic, Bubry, Lanvaudan, Cléguer

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Avant la Révolution française, la paroisse de Plouay dépendait du Kemenet-Héboé et de la sénéchaussée d'Hennebont. Plusieurs seigneuries se partageaient les terres dont celles de Kerdrého et de Cunffio. Les seigneurs de Cunffio étaient des vassaux des seigneurs de Pontcallec dont les terres furent érigées en marquisat en 1667 en faveur d'Alain de Guer.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

La fin de la mission organisée à Plouay en 1909 donna lieu, en présence d'une foule nombreuse de fidèles, à l'érection d'un calvaire commémoratif.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Plouay, édifié en 1922 par l'architecte Charles Chaussepied, porte les noms de 235 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Par ailleurs un soldat (Pierre Ledain) a été tué au Maroc le lors de la Bataille d'Elhri[1].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Plouay porte les noms de 34 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[1].

L'après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

9 soldats originaires de Plouay sont morts pendant la guerre d'Indochine et 3 pendant la guerre d'Algérie[1].

Événements[modifier | modifier le code]

La paroisse de Plouay est sous le patronage de saint Ouen. Lors des fêtes patronales qui avaient lieu au mois d'août diverses manifestations sportives étaient organisées dont une course de vélo. Par la suite la course de vélo est devenu le Grand Prix de Plouay.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Plouay (Morbihan).svg

Les armoiries de Plouay se blasonnent ainsi :

De sinople au pairle d’or – au chef d’hermine chargé d’une trangle ondée d’azur.
Devise : digemér mat é Ploué (bon accueil à Plouay).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.

Pendant 88 ans les membres de la famille de Pluvié, une famille de châtelains résidant au château de Manéhouarn, ont dirigé la municipalité. Quatre générations se sont succédé à la tête de celle-ci.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
13 février 1790   Yves Mahé    
17 février 1790   Paul-Olivier Le Corre    
13 novembre 1791   Joseph-Marie Horel    
19 juillet 1800   Gilles Lorient    
2 août 1804   Joseph Eugène Maho    
1811 1811 Jean Barré    
1811 1815 Hyacinthe du Botderu    
1816 1836 Auguste de Pluvié    
1837 1840 Fortuné de Pluvié    
1841 1846 Edouard de Kermasson    
1847 1869 Edouard-François-Marie Cornilly    
1870 1881 Fortuné de Pluvié    
1882 1925 Auguste de Pluvié    
1925 1935 Jacques de Pluvié    
1935 1945 Pierre-Marie Le Floch    
1945 1959 Antoine Le Floch - Pharmacien
mars 1959 mars 1989 Yves Le Cabellec UDF Chapelier - Député du Morbihan (1974-1981)
mars 1989 en cours Jacques Le Nay UDI Horticulteur - Député du Morbihan (1993-2012)

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 5 455 habitants, en augmentation de 3,43 % par rapport à 2009 (Morbihan : 3,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 656 3 516 3 602 3 632 3 816 4 210 4 047 4 308 4 362
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 560 4 360 4 281 4 093 4 261 4 526 4 539 4 430 4 572
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 697 4 777 4 920 4 821 4 772 4 590 4 380 5 120 4 112
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
3 964 3 876 4 053 4 368 4 834 4 759 5 112 5 293 5 455
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est Ploue en breton.

La langue autrefois pratiquée dans la commune était le breton bas-vannetais.

L’adhésion à la charte Ya d'ar brezhoneg a été votée par le conseil municipal le 10 février 2006. La commune a obtenu le label de niveau 1.

À la rentrée 2016, 126 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue publique (soit 16 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[6].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Sites naturels[modifier | modifier le code]

Le Scorff au pont du Stang.
  • vallée du Scorff.

Vestiges préhistoriques et antiques[modifier | modifier le code]

Châteaux et manoirs[modifier | modifier le code]

Château de Manéhouarn.
  • château de Manéhouarn : propriété de la ville depuis 1975 après avoir appartenu à la famille de Pluvié, il abritait le musée du Vélo.
  • château de Kerdrého
  • château de Kersily
  • manoir de Kermorgan
  • manoir de Cunffio
  • manoir de Kerhouant
  • manoir de Kermarec

Église et chapelles[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Saint-Ouen. Le monument aux morts se trouvant sur sa place est construit en 1923 par l'architecte Chaussepied et le sculpteur Gauthier. La partie centrale à quatre côtés rectangulaires est ornée de plaques de marbre blanc sur lesquelles sont gravés les noms des Plouaysiens tués au cours de la Première Guerre mondiale. Les quatre piliers d'où partent les arcs-boutants[7] qui rejoignent la partie centrale sont surmontés de sculptures représentant les corps d'armée de la Grande Guerre (fantassin, artilleur, aviateur et marin)[8].
  • Chapelle de Locmaria-Grâce
  • Chapelle Saint-Sauveur
  • Chapelle Sainte-Anne du Scorff
  • Chapelle Saint-Vincent
  • Chapelle Saint Hubert
  • Chapelle Saint Sébastien
  • Chapelle Notre-Dame-des-Fleurs
  • Chapelle Notre-Dame-de-Vraie-Secours
  • Chapelle Notre-Dame de Sion

Maisons et autres établissements[modifier | modifier le code]

Maison dite du Marquis.
  • maison dite du Marquis, ancien siège de la juridiction de la seigneurie de Pontcallec
  • moulin du Pou
  • moulin de la Rue Neuve

Randonnée[modifier | modifier le code]

La commune est parcourue par 300 km de sentiers de randonnée. Le GR34 emprunte la vallée du Scorff entre le Pont Neuf et l'ancien moulin à papier du Paou.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=4551
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  6. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  7. Ces arcs-boutants sont ornés dde plaques sur lesquelles sont gravées les noms des morts des autres conflits.
  8. Michèle Bourret, Le patrimoine des communes du Morbihan, Flohic éditions, , p. 694.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]