Plouay

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Plouay
Plouay
L'église paroissiale Saint-Ouen de Plouay.
Blason de Plouay
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Intercommunalité Lorient Agglomération
Maire
Mandat
Gwenn Le Nay
2020-2026
Code postal 56240
Code commune 56166
Démographie
Gentilé Plouaysien, Plouaysienne
Population
municipale
5 784 hab. (2021 en augmentation de 4,61 % par rapport à 2015)
Densité 86 hab./km2
Population
agglomération
12 260 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 54′ 56″ nord, 3° 20′ 02″ ouest
Altitude 83 m
Min. 13 m
Max. 164 m
Superficie 67,33 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Plouay
(ville isolée)
Aire d'attraction Lorient
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Guidel
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Plouay
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Plouay
Liens
Site web plouay.fr

Plouay [pluɛ] est une commune française située en Bretagne, dans le département du département du Morbihan. La commune de Plouay est une destination de renom pour les amateurs de cyclisme. Elle fait partie historiquement du Kemenet-Héboé et du Pays de Lorient. Plouay est surnommée la « Ville du Vélo » [1],[2] en raison de son engagement dans ce sport et de son accueil de nombreux événements de cyclisme. Chaque année, le dernier week-end d'août, la commune accueille la Bretagne Classic qui était autrefois connue sous le nom de Grand Prix de Plouay. Cet événement de cyclisme est très important pour la ville et attire de nombreux cyclistes professionnels chaque année. En 2000, elle a organisé les Championnats du monde de cyclisme sur route.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Plouay appartient à la communauté d'agglomération de Lorient Agglomération. Elle appartient par ses traditions au Pays de Lorient et à la Basse Bretagne. Le bourg de Plouay, qui sert de chef-lieu de commune, est situé à vol d'oiseau à 13 km au nord-ouest de Hennebont et à 18,5 km au nord de la ville de Lorient.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est vallonnée comme l'atteste la côte de Ty Marrec qui constituait autrefois la principale difficulté du circuit du Grand Prix de Plouay. Le territoire communal s'étage entre 13 mètres ( point le plus bas de la vallée du Scorff) et 164 mètres d'altitude. La forêt, qui couvre une surface de 1 679 ha soit 24,9 % de la superficie communale, occupe surtout les terrains en pente. La commune est située sur les grandes failles du Massif Armoricain allant de Nantes à la Pointe du Raz.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Scorff est le principal cours d'eau de la commune. Il coule au fond d'une vallée encaissée et matérialise au nord et à l'ouest la limite avec les communes limitrophes de Berné, Guilligomarc'h et Arzano. Des cours d'eau de taille plus modeste drainent le territoire communal et matérialisent pour certains la limite communale : le ruisseau de Pont er Bellec dont le cours matérialise la frontière au nord avec la commune d'Inguiniel, le ruisseau Saint-Sauveur qui traverse le bourg, le ruisseau du Crano dont le cours matérialise en partie la frontière au sud avec les communes de Cléguer et Calan. Une station hydrométrique est située à Plouay au lieu-dit Pont Kerlo. La station est référencée J510221001 par le SANDRE.

La vallée du Scorff

Transports[modifier | modifier le code]

L'axe Lorient-Roscoff (D 769, ancienne route nationale 169) traverse la commune suivant un axe NNO/SSE. La départementale a été partiellement aménagée en 2x2 voies entre le bourg de Plouay et Lorient. La distance par la route entre le bourg de Plouay et Hennebont est de 17 km et entre le bourg de Plouay et Lorient de 20 km.

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique franc, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation[4]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Intérieur  », exposée à un climat médian, à dominante océanique[5].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 11,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 034 mm, avec 14,9 jours de précipitations en janvier et 7,2 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020 la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 11,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 149,0 mm[6],[7]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[8].

Statistiques 1991-2020 et records PLOUAY-SA (56) - alt : 75m, lat : 47°54'58"N, lon : 3°20'40"O
Records établis sur la période du 01-10-2007 au 03-12-2023
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,8 2,6 3,8 5,5 8,2 11,3 12,7 12,3 10,5 8,5 5,4 3,4 7,3
Température moyenne (°C) 6,3 6,6 8,3 10,8 13,6 16,4 18 17,5 15,7 12,8 9,2 7 11,8
Température maximale moyenne (°C) 9,8 10,6 12,7 16,1 19 21,5 23,3 22,8 21 17,1 13,1 10,5 16,5
Record de froid (°C)
date du record
−9,6
07.01.09
−7,6
27.02.18
−4,9
02.03.23
−4,5
04.04.22
−1,8
02.05.21
1,5
01.06.11
4,9
29.07.15
4
20.08.14
0,2
27.09.10
−1,9
30.10.18
−5,8
17.11.07
−7,3
19.12.09
−9,6
2009
Record de chaleur (°C)
date du record
15
22.01.16
20,5
27.02.19
22,3
24.03.12
27,3
20.04.18
29,9
25.05.12
34,7
17.06.22
39,3
18.07.22
35,9
13.08.22
32,5
04.09.23
29
08.10.23
20
01.11.15
16,5
19.12.15
39,3
2022
Précipitations (mm) 150,7 114,6 80,4 81,3 67,9 71,2 55,9 66,1 54,6 114 136,3 156 1 149
Source : « Fiche 56166005 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, edité le : 06/12/2023 dans l'état de la base


Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Plouay est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[9],[10],[11]. Elle appartient à l'unité urbaine de Plouay, une unité urbaine monocommunale[12] de 5 670 habitants en 2017, constituant une ville isolée[13],[14].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lorient, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 31 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[15],[16].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols détaillée de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

Occupation des sols en 2018
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Tissu urbain discontinu 3,7 % 249
Zones industrielles ou commerciales et installations publiques 1,3 % 90
Équipements sportifs et de loisirs 1,1 % 71
Terres arables hors périmètres d'irrigation 40,0 % 2686
Prairies et autres surfaces toujours en herbe 7,3 % 493
Systèmes culturaux et parcellaires complexes 10,6 % 708
Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants 1,8 % 123
Forêts de feuillus 11,7 % 787
Forêts de conifères 6,2 % 414
Forêts mélangées 15,4 % 1030
Forêt et végétation arbustive en mutation 0,9 % 58
Source : Corine Land Cover[17]

L'occupation des sols montre la prédominance des territoires agricoles sur la forêt et les milieux semi-naturels : 59,7 % contre 34,2 %. Les territoires agricoles ont perdu leur structure bocagère pour laisser place aux grandes parcelles de terre. La forêt, qui occupe 33,4 % de la surface communale, est constituée au 2/3 de feuillus. Les zones urbanisées sont passées de 184 ha en 1990 à 249 ha en 2018, soit une augmentation de 35%.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le bourg constitue l'agglomération principale tandis que l'activité industrielle se concentre dans la ZA de Restavy, située à l'ouest du bourg à proximité de la voie rapide.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

La plupart des micro-toponymes désignant des hameaux sont d'origine bretonne. Ceux commençant par ker (signifiant "village") sont les plus nombreux. Ceux commençant par ty désignent des maisons isolées. Ce que semble contredire le village de Ty Henry qui était l'un des plus peuplés de Plouay et comptait en 1408 une quarantaine de maisons. Ceux commençant par Mané signalent la présence d'un coteau. Lann Justice désigne une lande où s'exerçait la justice du seigneur de Pontcallec car un gibet s'y dressait. D'autres sont plus atypiques comme Malachappe[Note 3].

Un exemple : le hameau de Bécherel[modifier | modifier le code]

Situé à l'est du bourg, le hameau de Bécherel avait traditionnellement une forte individualité (déjà en 1281 un acte ducal mentionnait Plouay et Bécherel comme deux entités distinctes ; et au XVIIe siècle, le verdict d'un procès long de 14 ans statua que la famille de Pontcallec, suzeraine de Plouay, ne put plus lever l'impôt sur les terres de Bécherel, ce qui profita à la famille de Botderu, qui habitait le château de Kerdreho). Autour de son oratoire se trouve Notre-Dame-de-Bécherel[18]. Vers le milieu du XXe siècle, le hameau de Bécherel disposait de nombreux commerces, de sept bistros, etc.. De nos jours le quartier est devenu plus résidentiel, mais garde une partie de son particularisme[19].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est mentionné sous les formes Plozoe en 1308 ; Plozoc en 1368[20] ; Plouzay en 1387 ; Plouay en 1448, en 1536 ; Ploay en 1464[20][source insuffisante].

Son nom breton est Ploue, prononcé localement [ploˈe].

Plouay est une paroisse de l'Armorique primitive comme l'indique son nom qui associe le mot breton plou signifiant « paroisse » au nom d'un saint évangélisateur. Par contre, l'identité du saint évangélisateur fait débat. Il pourrait s'agir de saint Douë[Note 4] (comme le pensait Joseph Loth[21], mais Pierre Trépos en doute[22]), un moine gallois qui débarqua entre le Bélon et la Laïta et fonda sur la côte l'ermitage de Doëlan avant de devenir missionnaire itinérant et de franchir l'Ellé ou de saint Zay, un missionnaire originaire de Cornouailles disciple de saint Guénolé, fondateur de l'abbaye de Landévennec. Les formes anciennes du nom de la paroisse ne permettent pas de trancher. Toujours est-il que l'église catholique ne tarda pas à substituer à ce saint non officiel un autre saint reconnu celui-ci par le pape, saint Ouen[23].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

62 sites archéologiques sont recensés à Plouay, certains datant de l'Âge du bronze (tumulus de Malachap, sites funéraires à Moustervad, Kergussec et Kerscoulan, ..), d'autres de l'Âge du fer (tumulus de Kerman, sites funéraires de Maniero et de la Lande de Kerlucas, ..), d'autres de l'époque gallo-romaine (enceinte fortifiée de Kernonene, traces d'habitat à Kerman, Zandec et Keroman,..), du Moyen Âge (Sainte-Anne, Le Haras, .. ou de l'époque moderne (espace fortifié de Stang Nivinen, habitat de Mane Costy)[24].

Un bûcher de crémation gaulois datant de l'Âge du fer a été découvert au nord de Plouay par une équipe de 8 archéologues en 2023[25].

Un retranchement romain a occupé le site du promontoire formé par la rive convexe d'un méandre du Scorff, occupé plus tard par une maison forte au Moyen Âge et désormais par la chapelle Sainte-Anne du Scorff ; ce camp romain était défendu par une fortification de forme circulaire ayant 150 mètres de longueur, haute de 8 mètres et bordée de douves de 10 mètres, côté plateau. Le camp proprement dit était entouré d'un fossé de 5 m de largeur, encadré par deux parapets de 5 m de hauteur, écrit François-Marie Cayot-Délandre en 1847[26].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La paroisse de Plouay dépend de la seigneurie de Kemenet-Héboé, laquelle était soumise à la sénéchaussée d'Hennebont, ville qui était aussi son ressort ; cela subsista jusqu'à la Révolution française.

En l'an 1281, le duc de Bretagne Jean Ier et Hervé IV de Léon firent un accord entre eux, qui portait que puisque le duc avait acheté de la dame de Ty Henry (Adelice Henry épouse du baron de Lanvaux) et de Geoffroy, son fils aîné, ce qu'ils possédaient dans la paroisse de Plouay et à Bécherel, ce prince, par cet acquêt, devait avoir la moitié du marché de Plouay. En conséquence, ils y firent à frais communs, une halle ou une cohue, qui coûta la somme de 178 livres, y compris le fonds de la terre où elle fut construite et la place qui l'environne[27].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Maison dite "du Marquis" où s'exerçait la justice seigneuriale du Marquis de Pontcallec. Il s'agit probablement de la plus ancienne demeure de Plouay
Carte de Cassini de la paroisse de Plouay (1789).

Plusieurs seigneuries se partageaient les terres dont celles de Kerdrého et de Cunffio. Les seigneurs de Cunffio étaient des vassaux des seigneurs de Pontcallec dont les terres furent érigées en marquisat en 1667 en faveur d'Alain de Guer[Note 5] (1628-1702). Les seigneurs de Pontcallec disposaient du droit de haute, moyenne et basse justice et l'auditoire de justice était situé au bourg de Plouay (actuelle maison du Marquis). Le chef-lieu de Plouay s'apparentait à un gros bourg ou à une petite ville selon les dires de Jean Baptiste Ogée et la paroisse comptait 5000 communiants[Note 6] à la veille de la Révolution Française. Toujours selon Jean-Baptiste Ogée le territoire fournissait une quantité prodigieuse de fougères et des landes ; les terres cultivées produisaient du grain, du cidre et du lin et il précise que c'est un pays assez plat et couvert[28].

Pierre Caudan, originaire de Plouay, un complice de Marion du Faouët, fut pendu en octobre 1752[29].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Plouay est attaqué par les Chouans le . La petite ville tombe sous l'assaut des troupes de Louis Calan. Le détachement républicain de 100 hommes qui s'y trouve s'enfuit à Hennebont après avoir eu deux tués et deux blessés. Louis Calan,de Pluméliau, surnommé Salomon, étendait son autorité des rives du Blavet à celle de l'Ellé. Ses hommes avaient l'habitude des coups de main. La nuit ils entraient en maître dans les petites localités. Ils déracinaient les arbres de la liberté, détruisaient les ateliers de salpêtre et dispersaient les documents administratifs. Le chef chouan fut arrêté 2 jours plus tard le au château de Kerdrého où il se laissa surprendre par un détachement de la garnison d'Hennebont après que ses hommes aient essuyés un échec lors de l'attaque la veille de la ville du Faouët[30].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Plouay en 1853 :

« Plouay : commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom ; aujourd'hui cure de 2e classe ; chef-lieu de perception b brigade de gendarmerie à pied ; bureau d'enregistrement. Il y a foire à Plouay les troisièmes lundis de janvier et de mars, le troième lundi de mai (à Notre-Dame-des-Fleurs), les troisièmes lundis de juillet, août, septembre, novembre et décembre. Marché le lundi de chaque semaine. Géologie : constitution granitique. On parle le breton[31]. »

Une épidémie de variole sévit à Plouay en 1869 : elle fit 250 malades, dont 97 moururent[32]. En 1896 une épidémie de fièvre typhoïde frappe 32 personnes dans 5 hameaux de Plouay (« on accumule les déjections sur le fumier voisin du puits »)[33]. En 1901 c'est une épidémie de dysenterie qui frappe Plouay et Langonnet, entraînant de nombreux malades et des décès[34].

En 1885 Auguste de Pluvié, maire, fut révoqué « pour avoir refusé de laisser afficher la profession de foi des candidats Républicains ; mais il fut réélu[35]. En 1882, candidat légitimiste, il avait été élu, sans concurrent, conseiller général du canton de Plouay[36].

Le un important incendie détruisit quatre maisons d'habitation, cinq écuries et deux hangars, le tout couvert en chaume, dans le village de Brembenen[37]

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

Plouay : la route de Languidic au Moulin de la Ville au début du XXe siècle.
Laveuses au Moulin de la Ville (carte postale du premier quart du XXe siècle)

Une épidémie de dysenterie frappa Plouay en 1901[38]. Le journal La Dépêche de Brest et de l'Ouest indique dans son édition du que « des épidémies de fièvre typhoïde ayant éclaté dans les communes de Cléguer, Pont-Scorff et Plouay, aucune permission ou congé ne sera accordé pour aller dans ce[s] commune[s] »[39].

Les horaires de la ligne de chemin de fer Lorient-Plouay-Gourin en 1917 (trafic voyageurs).
Article du journal La Dépêche de Brest relatant les incidents liés à l'inventaire des biens d'église effectué à Plouay le .

La ligne de chemin de fer d'intérêt local des Chemins de fer du Morbihan (l'avant-projet date de 1885[40]) allant de Lorient à Plouay via Pont-Scorff (elle passait entre le bourg de Pont-Scorff et Lesbin) et Cléguer, ouvrit le pour le tronçon Plouay-Baud-Locminé et le [41] ; la ligne fut prolongée jusqu'à Gourin en 1906, Plouay devenant alors un modeste carrefour ferroviaire. Ces deux lignes fermèrent le [42].

Le curé de Plouay vit son traitement [43] suspendu en pour avoir prêché et enseigné le catéchisme en breton[44].

Le un détachement de 120 gendarmes se rendit à Plouay pour maintenir l'ordre lors de l'inventaire des biens d'église ; quelques incidents se produisirent[45].

La fin de la mission organisée à Plouay en 1909 donna lieu, en présence d'une foule nombreuse de fidèles, à l'érection d'un calvaire commémoratif.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Monument aux morts de Plouay (face sud).

Le monument aux morts de Plouay porte les noms de 235 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Parmi eux 12 sont morts en Belgique (dont 9 dès l'année 1914, notamment à Maissin) ; Jean Carré est mort de maladie en 1916 au Cameroun ; Yves Tanguy en 1917, François Le Mouellic et Jean Leroux en 1918 dans l'actuelle Macédoine du Nord ainsi que Joseph Le Padan (en 1917) en Albanie, Louis Guennec (en 1918) en Serbie) et Joseph Jan ainsi que Louis Le Roux (en 1917) et Joseph Le Gloannec (en 1918) en Grèce (tous les huit faisaient partie de l'Armée française d'Orient) ; trois sont morts en mer : Joseph Hamon en 1914 à bord du navire anglais Newburn, Jean Daniel, matelot, en 1916 lors du naufrage du croiseur cuirassé Amiral Charner et Jean Raux en 1917 alors qu'il était à bord du vapeur Mont Viso attaqué par un sous-marin allemand en mer Méditerranée ; Jean Le Kernec est mort dans un accident d'hydravion au large de Saint-Raphaël en 1918 ; Mathurin Robic et Jacques Le Gorvo, alors en captivité en Allemagne, sont morts de maladie, tous les deux en 1918 ; la plupart des autres sont morts sur le sol français. Joseph Hello, Jean Le Bouar, Gildas Le Bourhis, Joseph Le Dréan, Louis Le Gallo, François Le Sciellour, François Morin, François Nicolas et Alphonse Philippe ont été décorés de la médaille militaire et de la croix de guerre[46].

Par ailleurs un soldat (Pierre Ledain) a été tué au Maroc le lors de la bataille d'Elhri[47].

L'entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Plouay, édifié par l'architecte Charles Chaussepied, est inauguré en septembre 1922 par Alphonse Rio, alors ministre de la Marine marchande et des pêches, en présence de tous les députés et sénateurs du département ainsi que du préfet du Morbihan[48].

La lutte bretonne était fort pratiquée : « Depuis toujours on a aimé les luttes dans le beau pays de Plouay qui, il y a un peu plus de vingt ans, produisait des hommes comme les frères Flégeo, de Berné, les frères Lucas, de Calan, et surtout Pichon, de Lanvaudan, leur maître à tous » écrit le journal La Dépêche de Brest en 1934[49].

Le comité des fêtes de Plouay organisait des manifestations sportives réputées ; par exemple le un « grand circuit routier international » ainsi qu'un « grand raid hippique sur route »[50]. Sous le nom de "circuit Warrior" une grande course cycliste était déjà organisée antérieurement, par exemple en 1924[51]. Ces courses cyclistes attiraient déjà des couruers réputés : par exemple dans celle organisée le on relève parmi les engagés les noms de Marcel Bidot, Sylvère Maes, Romain Maes, Ferdinand Le Drogo, etc[52].. Des tournois de lutte bretonne étaient aussi organisés : par exemple celui de juin 1932 rassembla 39 lutteurs devant plus de 2 500 spectateurs en dépit d'un temps incertain[53]. Déjà en 1928 le journal La Dépêche de Brest avait écrit qu'à Plouay on assiste « à une véritable renaissance de ce sport ancestral »[54].

Le corps des sapeurs-pompiers de Plouay est créé en 1937.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le les troupes allemandes occupent Plouay. Le 19 juin 1941 le conseil municipal de Plouay adresse le message suivant au maréchal Pétain : « Les membres du conseil municipal de Plouay, agissant au nom de leurs concitoyens, envoient au maréchal Pétain l'expression de leur sincère admiration pour l'œuvre de redressement que son gouvernement entend mener à bien »[55]

Le monument aux morts de Plouay porte les noms de 34 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale dont Louis Courio, Marcel Le Gouic, Jean Le Mentec, Pierre Potier et François Yhuel, tués à l'ennemi dans le nord de la France et Jean Jaffré, victime d'un bombardement dans la Marne, lors de la Bataille de France au printemps 1940; Pierre Guillemoto est mort en 1941 et Louis Le Mouellic en 1942 alors qu'ils étaient prisonniers de guerre en Allemagne pour le premier et dans le Bas-Rhin, alors allemand, pour le second[47].

Deux soldats allemands capturés à Plouay le .

Le monument aux morts de la Résistance, situé dans le cimetière, porte les noms de 16 résistants de Plouay morts pour la France ; parmi eux Joseph Le Cam, responsable FFI ayant organisé notamment une filière d'évasion vers l'Espagne, déporté au camp de concentration de Neuengamme et mort le , et Jules Le Gal, chef d'une section du maquis des Montagnes Noires, membre du réseau Vengeance, déporté aussi à Neuengamme, mort le , tous les deux quelques jours après leur libération du camp de concentration[Note 7] ; Pierre Cotonnec, Raymond Hello, Joseph Le Gloannec en juin 1944 et François Valy en juillet 1944 ont été fusillés par les Allemands dans la citadelle de Port-Louis ; Marie Gourlay et Anne Mathel, agentes de liaison FFI, ont été fusillées à Bubry le ainsi que Vincent Hello, aussi résistant FFI, fusillé à Querrien le ; Émile Sturgeon a été tué lors des combats de la Poche de Lorient le à Inzinzac ; Albert Mahé, résistant FFI, a été tué à l'ennemi à Neaux (Loire) le  ; Jean Daniel, soldat des Forces françaises libres, a été tué en Italie le dans la province de Sienne ; Piere Mouello est mort dans le Bas-Rhin le et Jean Le Pesquer est mort accidentellement en Allemagne le , tous les deux étaient aussi membres des Forces françaises libres[56].

L'après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

9 soldats originaires de Plouay sont morts pendant la guerre d'Indochine (dont Émile Le Galloudec, mort des suites de ses blessures le à Saïgon, décoré de la Légion d'honneur et de la croix de guerre, François Courtet, tué à l'ennemi au Viet-Nam le et Jean Le Gloannec, tué à l'ennemi le dans le Tonkin) et 3 (André Doussal, Francis Le Bigot et Louis Mentec) pendant la guerre d'Algérie[47].

Événements[modifier | modifier le code]

La paroisse de Plouay est sous le patronage de saint Ouen. Lors des fêtes patronales qui avaient lieu au mois d'août diverses manifestations sportives étaient organisées dont une course de vélo. Par la suite la course de vélo est devenue le Grand Prix de Plouay, puis la Bretagne Classic Ouest-France.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Les armoiries de Plouay se blasonnent ainsi :

De sinople au pairle d’or – au chef d’hermine chargé d’une trangle ondée d’azur.
Devise : digemér mat é Ploué (bon accueil à Plouay).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.

Pendant 88 ans les membres de la famille de Pluvié, une famille de châtelains résidant au château de Manéhouarn, ont dirigé la municipalité. Quatre générations se sont succédé à la tête de celle-ci.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
13 février 1790 17 février 1790 Yves Mahé    
17 février 1790 1791 Paul-Olivier Le Corre    
13 novembre 1791   Joseph-Marie Horel[Note 8]    
19 juillet 1800 1 août 1804 Gilles Lorient[Note 9]    
2 août 1804   Joseph Eugène Maho[Note 10]   Secrétaire de mairie.
1811 1811 Jean Barré[Note 11]   Notaire.
1811 1815 Comte Hyacinthe du Botderu   Député. Membre de la Chambre des Pairs
1816 1836 Auguste de Pluvié[Note 12]   Comte. Propriétaire et rentier. Conseiller général.
1837 1840 Fortuné de Pluvié[Note 13]   Comte. Fils d'Auguste de Pluvié, maire précédent. Propriétaire. Conseiller général.
1841 1846 Édouard de Kermasson[Note 14]    
1847 1869 Julien-François-Marie Cornily[Note 15]   Notaire.
1870 1881 Fortuné de Pluvié   Déjà maire entre 1836 et 1840.
1882 1925 Auguste de Pluvié[Note 16] Conservateur Comte. Fils de Fortuné de Pluvié, maire précédent. Propriétaire du château de Manehouarn. Conseiller général de Plouay. Vice-président du Conseil général du Morbihan (1882-1919). Décédé en fonction
1925 1935 Jacques-Joseph de Pluvié[Note 17]   Comte. Fils d'Auguste de Pluvié, maire précédent. Propriétaire.
1935 1945 Pierre-Marie Le Floch[Note 18] RG Greffier de justice de paix. Conseiller général de Plouay (1922-1940). Maintenu dans ses fonctions de maire en 1941 par le régime de Vichy.
1945 mars 1959 Antoine Le Floch[Note 19]   Pharmacien. Fils de Pierre-Marie Le Floch, maire précédent.
mars 1959 mars 1989 Yves Le Cabellec[Note 20] CD puis
UDF-CDS
Chapelier. Résistant en 1944-1945[57].
Député du Morbihan (6e circ.) (1974-1981)
Conseiller général de Plouay (1970-1988)
mars 1989 octobre 2017 Jacques Le Nay UDF puis UMP
puis UDI
Horticulteur
Député du Morbihan (6e circ.) (1993-2012)
Conseiller général de Plouay (1988-2001)
Président de la CC de la Région de Plouay (1997-2008)
octobre 2017[58]
Réélu en 2020[59]
En cours Gwenn Le Nay UDI puis
Horizons[60]
Assistant parlementaire
Conseiller départemental de Guidel (depuis 2021)
Vice-président de Lorient Agglomération

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[61]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[62].

En 2021, la commune comptait 5 784 habitants[Note 21], en augmentation de 4,61 % par rapport à 2015 (Morbihan : +3,21 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 6563 5163 6023 6323 8164 2104 0474 3084 362
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 5604 3604 2814 0934 2614 5264 5394 4304 572
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 6974 7774 9204 8214 7724 5904 3805 1204 112
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
3 9643 8764 0534 3684 8344 7595 1125 2935 604
2021 - - - - - - - -
5 784--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[63] puis Insee à partir de 2006[64].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 33,2 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (31,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 28,0 % la même année, alors qu'il est de 31,3 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 2 812 hommes pour 2 914 femmes, soit un taux de 50,89 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,51 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[65]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,7 
8,0 
75-89 ans
11,9 
17,0 
60-74 ans
16,6 
21,5 
45-59 ans
20,4 
18,1 
30-44 ans
17,6 
15,1 
15-29 ans
13,4 
19,6 
0-14 ans
18,3 
Pyramide des âges du département du Morbihan en 2020 en pourcentage[66]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90 ou +
2,1 
8,2 
75-89 ans
11,5 
20,1 
60-74 ans
21,1 
20,8 
45-59 ans
20,2 
17,2 
30-44 ans
16,4 
15,5 
15-29 ans
13,1 
17,4 
0-14 ans
15,5 

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Les indicateurs de revenus et de fiscalité à Plouay et dans l'ensemble du Morbihan en 2016 sont présentés ci-dessous.

Revenus des ménages à Plouay (56) en 2016.
Plouay[67] Morbihan[68]
Nombre de ménages fiscaux 2 408 332 909
Nombre de personnes dans les ménages fiscaux 5 587 740 023
Médiane du revenu disponible par unité de consommation (en euros) 20 162 20 607
Part des ménages fiscaux imposés 46,0 % 49,1 %

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Plouay est un petit centre d'industrie agro-alimentaire avec une usine de transformation et de conservation de la viande de volaille Celtys (170 salariés, fermé à l'automne 2013), une usine de découpe et transformation de porcs et volaille Délice mondial (50 salariés), les salaisons et charcuteries AT France (40 salariés) . En outre Plouay accueille la Forge Lebéon (45 salariés), la maçonnerie Garniel (30 salariés), les revêtements Doré sol (30 salariés), la menuiserie bois et pvc Loy (25 salariés), les transports Kerjean (30 salariés). Un supermarché Carrefour emploie 30 salariés et La Poste 20 salariés. Une ferme cidricole située à Locunel utilise pour commercialiser sa production le nom la petite reine.

Établissements actifs par secteur d'activité au [69],[70]
Total % com (% dep) 0
salarié
1 à 9
salarié(s)
10 à 19
salariés
20 à 49
salariés
50 salariés
ou plus
Ensemble 496 100,0 (100) 327 135 18 14 2
Agriculture, sylviculture et pêche 58 11,7 (10) 48 9 1 0 0
Industrie 28 5,6 (6) 10 12 2 2 2
Construction 66 13.3 (9,7) 36 25 2 3 0
Commerce, transports, services divers 272 54,8 (60,1) 185 78 7 2 0
dont commerce et réparation automobile 100 20,2 (15,1) 65 31 3 1 0
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 72 14,5 (14,2) 48 11 6 7 0

Secteur primaire[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Plouay, observées entre 1988 et 2010, soit sur une période de 22 ans[71].

1988 2000 2010
Nombre d’exploitations 149 92 61
Nombre d’exploitations ayant des vaches laitières 93 49 40
Nombre d’exploitations ayant des poulets de chair et coqs 75 28 0
Cheptel - gros bétail (nombre de têtes) 8 211 8 345 7 003
Vaches laitières (nombre de têtes) 1 992 1 457 1 261
Vaches nourrices (nombre de têtes) 114 42 81
Surface agricole utile (SAU) (ha) 3 616 3 592 3 402
Superficie en terres labourables (ha) 2 502 3 066 3 169
Superficie toujours en herbe (ha) 1 067 486 195

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est Ploue en breton.

La langue autrefois pratiquée dans la commune était le breton bas-vannetais.

L’adhésion à la charte Ya d'ar brezhoneg a été votée par le conseil municipal le . La commune a obtenu le label de niveau 1.

À la rentrée 2016, 126 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue publique (soit 16 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[72].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Sites naturels[modifier | modifier le code]

Vestiges préhistoriques et antiques[modifier | modifier le code]

Châteaux et manoirs[modifier | modifier le code]

Château de Manéhouarn.
Château de Kersily (vers 1907).
  • Château de Manéhouarn : construit au 3e quart du XVIIIe siècle, propriété de la ville depuis 1975 après avoir appartenu à la famille de Pluvié, ses dépendances abritaient le musée du Vélo[73].
  • Château de Kerdrého : le manoir initial est propriété en 1456 de Payen de Pluvié et le domaine est resté depuis cette date propriété de ses descendants, dont au XVIe siècle Louis du Botdéru, époux de Catherine de Pluvié. Le château actuel est construit dans la première moitié du XVIIe siècle et reste dans la famille du Botdéru jusqu'au décès du comte Victor du Botdéru, pair de France et capitaine de louveterie, décédé en 1834 : son neveu Ernest de Fournas en hérita alors, puis une cousine germaine de Victor du Botdéru, Mme de Montendre, dont la fille Marie-Joséphine Flore de Montendre épousa l'amiral de Bougainville ; le château est désormais la propriété de leur descendant Hugues de Bronac de Bougainville[74].
  • Château de Kersily : il date du XIXe siècle et du XXe siècle[75].
  • Manoir de Kermorgan : il date du XVIe siècle, mais a été remanié depuis[76].
  • Manoir de Cunffio : il date du XVIIe siècle ou du XVIIIe siècle [77].
  • Manoir de Kerhouant
  • Manoir de Kermarec

Église et chapelles[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Saint-Ouen. Le monument aux morts se trouvant sur sa place est construit en 1923 par l'architecte Charles Chaussepied et le sculpteur Gauthier. La partie centrale à quatre côtés rectangulaires est ornée de plaques de marbre blanc sur lesquelles sont gravés les noms des Plouaysiens tués au cours de la Première Guerre mondiale. Les quatre piliers d'où partent les arcs-boutants[78] qui rejoignent la partie centrale sont surmontés de sculptures représentant les corps d'armée de la Grande Guerre (fantassin, artilleur, aviateur et marin)[79].
  • Chapelle Saint-Sauveur, reconstruite au XVIIIe siècle[81].
  • Chapelle Sainte-Anne du Scorff : située sur un promontoire rocheux situé dans la rive convexe d'un méandre très accentué du Scorff, à proximité d'un ancien camp datant de l'Âge du fer, devenu une maison forte au Moyen Âge, la chapelle date du XVIe siècle, mais a été remaniée plusieurs fois les siècles suivants et prolongée d'une sacristie. Sa façade ouest est dotée d'une porte en arc de plein cintre et d'un clocheton carré. À l'intérieur le chœur abrite une statue de sainte Anne et Marie datant du XVIIe siècle et d'autres, plus récentes, de saint Joachim, saint Yves, saint François et sainte Thérèse. Une fontaine de dévotion (1791), ainsi qu'une croix monumentale (1836), sont situées en contrebas. Un pardon, avec une procession jusqu'à la fontaine, est organisé chaque dernier dimanche de juillet[82].
  • Chapelle Saint-Vincent-Ferrier : située dans le village de Saint-Vincent, elle date de 1829 et est dédiée à saint Vincent Ferrier[83].
  • Chapelle Saint Hubert : elle date du XVIIIe siècle, mais est en bonne partie ruinée[84]. Sa fontaine de dévotion était réputée guérir la rage[85].
  • Chapelle Saint Sébastien : elle date du XVIIIe siècle ; une fontaine de dévotion et une croix monumentale se trouvent à proximité[86].
  • Chapelle Notre-Dame-de-Vrai-Secours : la chapelle initiale datait du XVIe siècle, mais elle a été reconstruite au XVIIIe siècle[88].

Les croyances et coutumes liées à la fontaine située à proximité telles qu'elles existaient en 1904 sont décrites dans un article de la Revue des traditions populaires[89].

  • Chapelle Notre-Dame de Sion : chapelle du château de Ménéhouarn construite en 1661 par la famille Pluvié ; en partie détruite par l'ouragan de 1987, elle a été restaurée entre 1989 et 1998 par la commune de Plouay à qui la chapelle appartient depuis 1985, de même que le château.
  • Oratoire Notre-Dame : cet oratoire, situé dans le village de Bécherel, a été construit en 1950 à l'emplacement de l'ancienne chapelle Notre-Dame de Bécherel, détruite en 1804 ; il abrite un autel surmonté d'une pietà du XVIe siècle retrouvée dans l'étang du Moulin et provenant probablement de l'ancienne chapelle[90].

Maisons et autres établissements[modifier | modifier le code]

  • La maison dite du Marquis, ancien siège de la juridiction de la seigneurie de Pontcallec.
  • Le moulin de Coët Cren, sur le Scorff.
  • Le moulin de la Rue Neuve.
  • Plusieurs maisons et fermes présentent un intérêt patrimonial[92].
  • Le lavoir de Kerspern, l'un des derniers à avoir été utilisé jusque vers 1980.
  • Le vélodrome de Manehouarn a été mis en service en 2004 ; sa piste forme un anneau de 250 mètres de longueur pour 5,2 mètres de largeur[93].

Costume[modifier | modifier le code]

Le costume porté à Plouay était celui porté dans le Pays de Lorient (Bro an Oriant).

Portrait d'habitants de Plouay en costume (début du XXe siècle)

Randonnée[modifier | modifier le code]

La commune est parcourue par 300 km de sentiers de randonnée[94]. Le GR de pays Scorff Blavet Océan emprunte la vallée du Scorff entre le Pont Neuf et l'ancien moulin à papier du Paou et le GR 38 traverse la partie nord de la commune.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Toponyme issu de mall (« hâte, presse ») et achap (« échapper ») qui désignait une taverne mal fréquentée d'où il fallait rapidement s'échapper.
  4. Il existe aussi une chapelle Saint-Doué à Questembert.
  5. Alain de Guer, seigneur de Guer et du Higle, de la Porte Neuve et de Kervichant (paroisse de Riec), de Kergoët en Moëlan, marquis de Pont-Callec (paroisse de Berné), sieur de Tronchâteau en Cléguer, de Kerharo, de Kermel, de La Haye-Pesnel (en Normandie), de Lisandré (paroisse de Plouha), de la Noé Verte (paroisse de Lanloup), du Parc en Rosnoën, du Parc en Rédéné , de Coëténez en Plouzané, du Ster en Cléden-Poher, des Salles de Kergunus.
  6. Personnes en âge de communier.
  7. Tous les deux ont été décorés à la fois de la Légion d'honneur, de la Médaille de la résistance, de la médaille militaire et de la croix de guerre
  8. Joseph-Marie Honnel (Horel), né le au Faouët, décédé le à Plouay.
  9. Gilles Lorient, né le à Glomel, décédé le à Plouay.
  10. Joseph Eugène Maho, né vers 1773 à Plouay, décédé.
  11. Jean Barré, né le à Plouay, décédé le à Lorient.
  12. Auguste de Pluvié, né le à Hennebont, décédé le à Plouay.
  13. Fortuné de Pluvié, né le à Hennebont, décédé le à Plouay.
  14. Édouard de Kermasson de Kerisac, né en 1800 à Lorient, décédé le à Pluneret.
  15. Julien-François-Marie Cornily, né le 26 frimaire an X () à Hennebont, décédé le au bourg de Plouay.
  16. Auguste de Pluvié, né le à Plouay, décédé le à Plouay.
  17. Jacques Joseph de Pluvié, né le à Plouay, décédé le à Plouay.
  18. Pierre-Marie Le Floch, né le à Plouay, décédé le à Plouay.
  19. Antoine Le Floch, né le à Plouay, décédé le à Plouay.
  20. Yves Le Cabellec, né en 1920 à Plouay, décédé le .
  21. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Références[modifier | modifier le code]

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  4. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
  5. « Les zones climatiques en Bretagne. », sur bretagne-environnement.fr, (consulté le )
  6. « Station Météo-France « Plouay-sa » (commune de Larmor-Baden) - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  7. « Station Météo-France « Plouay-sa » (commune de Plouay) - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le )
  9. « Typologie urbain / rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  10. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  11. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
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  13. « Base des unités urbaines 2020 », sur insee.fr, (consulté le ).
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  15. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Lorient », sur insee.fr (consulté le ).
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