Bubry

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Bubry
La chapelle Saint-Yves.
La chapelle Saint-Yves.
Blason de Bubry
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Canton Guidel
Intercommunalité Lorient Agglomération
Maire
Mandat
Roger Thomazo
2014-2020
Code postal 56310
Code commune 56026
Démographie
Gentilé Bubryate
Population
municipale
2 378 hab. (2014)
Densité 34 hab./km2
Population
aire urbaine
12 260 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 57′ 52″ nord, 3° 10′ 19″ ouest
Altitude Min. 40 m – Max. 177 m
Superficie 69,09 km2
Localisation

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Bubry [bybʁi] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Protohistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

L'existence de populations dans la région est attestée dès le Néolithique et l'âge du fer, comme le suggère le lec'h christianisé sur la place de l'église[1].

La ferme fortifiée de Kerorguen, située à Kerourio sur le bord de la voie antique Baud-Carhaix, est datée de l'époque gallo-romaine d'après les artéfacts trouvés à proximité (poids de tisserand, meule tournante et stèle). Les traces au sol ont révélé une enceinte avec douves profondes et fossés élevés[2].

La situation géographique stratégique du bourg de Bubry, au carrefour des voies reliant Pontivy à Quimperlé et Guémené-sur-Scorff à Hennebont, explique que ce site est occupé par les Bretons dès le VIe siècle[3].

Du Moyen Âge à l'époque moderne[modifier | modifier le code]

Faute de sources écrites, il est difficile de retracer l'histoire de la commune durant le Moyen Âge.

À l'époque féodale, Bubry dépend de la seigneurie de PontCallec constituée par les ducs de Bretagne pour contrebalancer le pouvoir des Rohan de Guémené-sur-Scorff. Les seigneurs de Bubry ne sont alors que les vassaux du marquis de Pontcallec. Le hameau de Saint-Yves est une trève de Bubry et, selon la tradition locale, passe pour avoir été fondé par les seigneurs de Saint-Nouay propriétaire d'un manoir voisin nommé Kernivinen. Ses fondateurs prétendent même appartenir à la même famille que le bienheureux Yves Hélory de Kermartin. Ils érigent la motte féodale du Vieux Saint-Yves (entourée de douves de seize mètres de longueur et six mètres de profondeur), ancien siège de la seigneurie de Kernivinen, et participent au financement de la chapelle Saint-Yves au XVIe siècle[4].

L'application de la Constitution civile du clergé pendant la Révolution française entraîne à Bubry une guérilla menée par le prêtre réactionnaire et des épisodes de Chouannerie[5].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La commune connaît une certaine prospérité au XIXe siècle grâce aux nombreuses scieries et minoteries. Bubry compte seize moulins à la fin du siècle, se posant alors en rival de Guémené-sur-Scorff[3].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

L'Abbé Le Brazidec, titulaire de la paroisse de Saint-Yves au cours de l'occupation allemande, a relaté ces événements dans son ouvrage « Saint-Yves-la-Vérité, village breton »[6].
La région de Bubry - Quistinic fait partie des premiers maquis dans l'ouest du département. Vers la fin de l'année 1942 et au début de l'année 1943, deux groupes de résistants FTP se constituent dans la région de Bubry : le groupe Vaillant-Couturier, animé par trois militants communistes Émile Le Carrer, dit "Max", Marcel Le Du (dit "Mario") et René Jehanno (dit "Jean") et le groupe Corentin Cariou. Parmi leurs actions, l'attaque de la gendarmerie de Guémené le afin de se procurer des armes et plusieurs sabotages de voies ferrées. Le , huit résistants du groupe Vaillant-Couturier cachés dans une ferme abandonnée à Malguénac sont arrêtés par des gendarmes de la brigade de Pontivy : l'un d'entre eux, André Le Mouel, parvient à s'échapper le lendemain, les sept autres sont condamnés à mort ; cinq (Raymond Guillemot, Joseph Le Mouel, Jean Mahé, Ferdinand Malardé, Jean Robic) sont exécutés le à Vannes, deux voyant leur condamnation à mort commuée, André Le Garrec et André Cojan[7].

Le , des feldgendarmes, épaulés de membres du Bezen Perrot (dont Ange Péresse, originaire de Bubry) et du groupe de Guy Vissault de Coëtlogon (dont Joseph Le Ruyet, originaire de Bubry) arrêtent 17 résistants à Baud, Bubry, Camors et Quistinic[8].

Deux membres de la gendarmerie, le gendarme Pierre Mourisset et le lieutenant Jean Jamet, originaire de Lanvénégen, et Mathieu Donnart, sont arrêtés par des feldgendarmes (gendarmerie allemande) à Bubry le . Ils sont ensuite détenus et torturés dans une annexe du lycée de Pontivy. Le premier est fusillé à Bieuzy le , les deux autres sont fusillés à Pluméliau le pour leur participation à la Résistance.

Le , des troupes allemandes encerclent le Bois du Cloître à Quistinic où les résistants ont installé, près du château de la Villeneuve-Jacquelot, une infirmerie et où s'est réfugié un bataillon FTP, ainsi que dans les villages voisins, notamment à Kerbourden, qui est brûlé par les Allemands ; on dénombre 14 victimes (Georges Pardoux, Jean Bellec, Yves Cloirec, Jean Dily, Paul Doussal, René Le Droulot, Eugène Dubois, Pierre-Marie Gicquel, Jean Graignic, Fernande Uzel, dite "Evelyne", et trois inconnus dont seuls des prénoms, peut-être des pseudonymes, sont connus : Fernando, Jean-Claude, dit "Rascasse", Pierrot)[9].

Pendant la nuit du 25 au , la Gestapo, aidée de collaborateurs locaux, surprend, grâce à une dénonciation, une réunion du Comité militaire régional des FTP du Morbihan à Keryagunff en Bubry : sept résistants sont arrêtés et exécutés immédiatement (deux hommes : Désiré Le Douairon, dit "Alphonse", Georges Le Borgne, dit "Serge" et quatre femmes agentes de liaison : Marie-Anne Gourlay, dite "Dédée", Anne-Marie Mathel, dite "Jeanne", Anne-Marie Robic, dite "Nénette", Marie-Joséphine Kervinio, dite "Martine")[10].

Plusieurs personnes originaires de Bubry ont été gravement compromises dans la collaboration avec l'Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale, notamment Ange Péresse[11], Joseph Le Ruyet[12], Hélène Le Ruyet et Job Le Pedellec (ces deux derniers furent tués par des maquisards).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[13].


  • Bubri ou Beubri en 1282 ;
  • Boubry en 1284 ;
  • Beubry en 1322 ;
  • Biubry en 1345 ;
  • Beaubry en 1354 ;
  • Beubri en 1387 ;
  • Buibri en 1453 ;
  • Bubry en 1477 ;
  • Beubry en 1516 ;
  • Bubric en 1630.

Le nom breton de la commune est Bubri (prononcé [bøˈbɾi]).

L'étymologie du toponyme Bubry est discutée (grammatici certant). Il pourrait dériver du gaulois beber signifiant castor, du gallois buddoc et bri signifiant victoire et célèbre. Il pourrait également être un anthroponyme dans lequel on reconnaît le thème [bri], « élevé »[14]. Une quatrième hypothèse fait dériver le toponyme du breton bod-bri, issu de [busco], « bois » et [bri/ bre], « colline », autrement dit un bois sur une éminence[15].

Géographie[modifier | modifier le code]

Position de Bubry sur une carte administrative du Morbihan.
Plan de Bubry.

Bubry est l'une des communes qui composent le pays Pourlet dont la capitale est Guéméné-sur-Scorff. Historiquement, elle fait partie du Pays vannetais et du Kemenet-Héboé.

Bubry présente un paysage au vallonnement adouci, avec une altitude moyenne de 108,5 mètres. La commune est localisée en position sommitale.

Le territoire de Bubry, comme l'ensemble du Morbihan, fait partie du domaine sud du massif armoricain. La géologie de la commune est caractérisée par un massif granitique à deux micas (biotite et muscovite) qui fait partie du massif de Pontivy, venues leucogranitiques qui s'échappent de la branche nord du cisaillement sud-armoricain selon une orientation cadomienne (est-ouest). Ce granite fournit par altération climatique un horizon oxydé caractérisé par une coloration qui va du jaune au roux[16].

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Bubry (Morbihan).svg

Les armoiries de Bubry se blasonnent ainsi :

Parti : au un, de sinople à la croix engrêlée d’or ; au deux, de gueules à la clef d’or posée en pal, le panneton à senestre ; au chef d’hermine. Les hermines sont l'emblème de la Bretagne. La croix engrêlée est l'armoirie du lieu-dit Saint-Yves et la clé de Saint-Pierre rappelle qu'il est le patron de Bubry[17].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1971 Le Bris Sans Notaire
1971 1989 Louis Onorati Sans Pharmacien
1989 1997 Roger Bing Sans Retraité de la gendarmerie
oct 1997 mars 2014 Jean-Yves Nicolas Sans Retraité de l'éducation nationale
mars 2014   Roger Thomazo Sans Professeur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[19],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 378 habitants, en augmentation de 0,42 % par rapport à 2009 (Morbihan : 3,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 472 3 156 3 446 3 602 3 611 3 834 3 796 4 122 3 849
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 830 3 710 3 886 3 493 3 680 3 799 3 783 3 859 3 966
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 985 4 080 4 268 4 542 4 736 4 906 4 559 4 592 3 785
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
3 442 3 040 2 865 2 563 2 445 2 358 2 325 2 388 2 378
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006 [21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture[modifier | modifier le code]

Le bagad lors d'une épreuve de championnat au festival interceltique de Lorient, les hommes portant le traditionnel « mil bouton » (profusion de boutons argentés et dorés sur la veste).

Pour les ethnologues, la commune de Bubry tient au Pays Pourlet qui a pour capitale Guémené-sur-Scorff : même costume traditionnel, même parler et une rivalité du fait que Guémené était « un fief de la branche cadette des Rohan tandis que Bubry après avoir dépendu de la seigneurie du Kemenet-Héboé a été comprise dans la châtellenie puis le marquisat de Pontcallec »[22].

La ville dispose d'un bagad, créé en 1964 par l'abbé Grouhel, et évoluant en 2e catégorie du championnat national des bagadoù[23].

La ville s'enorgueillit d'accueillir, le deuxième et quatrième mercredi de chaque mois, un marché depuis 400 ans, comme l’indique une pancarte à l’entrée du bourg[24]. La fin des marchés aux bestiaux, le développement des chéquiers et des grandes surfaces ayant accéléré la mort de cette forme de commerce, elle perdure à Bubry mais souffre comme de nombreuses places morbihannaises d'une baisse de fréquentation par les jeunes générations[25].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument aux morts[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts, œuvre en bronze sculptée par Gaston-Auguste Schweitzer (en), est inauguré le 11 novembre 1923.

Châteaux & manoirs[modifier | modifier le code]

  • Château de Kernivinen, XIXe siècle ;
  • Château du Brûle ; château XVIe siècle détruit ;
  • Manoir de Coëtdiquel, manoir XVIIe siècle ; colombier construit en 1739, chapelle dédiée à sainte Anne ;
  • Manoir de Perros, manoir XVIIIe siècle, chapelle détruite ;
  • Manoir de Kéraly, 1702.

Vestiges préhistoriques et antiques[modifier | modifier le code]

  • Le lec'h sur la place de l'église, stèle gauloise de l'âge du fer. Dressée à l'origine sans doute dans une forêt ou une lande des environs, cette pierre de forme circulaire et qui porte neuf petites cupules sommitales, est déplacée à plusieurs reprises. La stèle en granite est rehaussée de deux croix pattées au haut Moyen Âge suite à l'entreprise de christianisation menée par Charlemagne : dans son Admonitio generalis de 789 renouvelé dans l'article 41 du capitulaire des missi dominici mis au point vers l'an 800, l'empereur ordonne la destruction des pierres païennes que vénèrent les populations. Pour ne pas trop les mécontenter, il est accepté que de nombreux menhirs, miliaires et stèles gallo-romaines soient christianisés par l'adjonction d'une croix ou de divers motifs illustrant la nouvelle religion[26] ;
  • Menhir de Plomedec.

Église et chapelles[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Saint-Pierre-Saint-Paul. Vocable saint Pierre saint Paul ; église construite en 1804 ;
  • Chapelle Notre-Dame-de-la-Salette 1855 ;
  • Chapelle Saint-Armel 1879 ;
  • Chapelle Saint-Hervé 1877 ;
  • Chapelle Saint-Tremeur XVIIIe siècle ;
  • Chapelle Saint-Yves, chapelle construite en 1589 ;
  • Chapelle Saint-Clément, chapelle XVIIIe ou XIXe siècle, porte la date 1844 ;
  • Chapelle Saint-Guénaël XVIIIe siècle (?) ;
  • Chapelle Sainte-Hélène, chapelle construite en 1737;
  • Chapelle Saint- Armel (Jean Luc Le Strat, président du comité).

Fontaines[modifier | modifier le code]

  • La fontaine Sainte-Hélène du XVIIIe siècle, située en contrebas de la chapelle Sainte-Hélène. Considérée comme une fontaine de protection, elle se déverse dans un lavoir, grand bassin rectangulaire utilisé jadis par les lavandières. L'édicule, surmonté de trois flammes dont la centrale est couronnée d'une croix sommitale, est prolongé de murets. Son fronton est orné d'une coquille St-Jacques, ce qui laisse supposer qu'elle se situait sur une des routes du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. La niche surmontant l'arche préservant la source abrite une statue de Sainte Hélène tenant une croix.

Calvaires et Croix[modifier | modifier le code]

Le calvaire, monument historique.

Moulins[modifier | modifier le code]

  • Moulin le Bigot
  • Moulin Le Stunff

Four[modifier | modifier le code]

  • Un four à pain du XVIIIe siècle est situé à Kerbrient

Curiosités[modifier | modifier le code]

  • La Plomein : de plou (village) et mein (pierre), fontaine du bourg de Bubry XVIIIe siècle). Le nom « plomen » vient du mot « plom » qui signifie aplomb et aussi pompe, fontaine à jet, ce qui est le cas ici.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Irlande Macroom (Irlande).

Drapeau de l'Italie Marcallo con Casone (Italie).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Maréchal Louis Franchet d'Espèrey (1856-1942), propriétaire du manoir de Perros, commandant les armées des Balkans pendant la guerre 1914-1918. Un mémorial en son nom est dressé près de l'église. Le cimetière de Bubry abrite un caveau familial avec son épouse, son fils mort à la guerre, sa fille Jacqueline et son gendre, le lieutenant colonel Antoine Macé de Gastines ainsi que certains enfants du couple[27].
  • Le résistant André Le Mouel, André Le Garrec et André Cojan[7].
  • Les résistants FTP, militants communistes, Émile Le Carrer, dit "Max", Marcel Le Du (dit "Mario") et René Jehanno (dit "Jean").
  • Robert Pourchasse, résistant, déporté.
  • Les résistants du groupe Vaillant-Couturier, Raymond Guillemot, Joseph Le Mouel, Jean Mahé, Ferdinand Malardé, Jean Robic, condamnés à mort, exécutés le à Vannes[7].
  • Les trois membres de la gendarmerie en 1944, le gendarme Pierre Mourisset, le lieutenant Jean Jamet et Mathieu Donnart, arrêtés par des "feldgendarmes" (gendarmerie allemande) à Bubry le , détenus et torturés dans une annexe du lycée de Pontivy. Le premier fusillé à Bieuzy le , les deux autres, fusillés à Pluméliau le pour leur participation à la Résistance.
  • Les quatorze victimes du bataillon FTP, à Kerbourden brûlé par les Allemands, (Georges Pardoux, Jean Bellec, Yves Cloirec, Jean Dily, Paul Doussal, René Le Droulot, Eugène Dubois, Pierre-Marie Gicquel, Jean Graignic, Fernande Uzel, dite "Evelyne", et trois inconnus dont seuls des prénoms, peut-être des pseudonymes, sont connus: Fernando, Jean-Claude, dit "Rascasse", Pierrot[9].
  • Les sept résistants du Comité militaire régional des FTP du Morbihan, arrêtés et exécutés dans la nuit du 25 au , par la Gestapo, lors d'une réunion à Keryagunff en Bubry, dénoncés par des collaborateurs locaux, deux hommes : Désiré Douaron, dit "Alphonse", Georges Le Borgne, dit "Serge" et quatre femmes, agentes de liaison : Marie-Anne Gourlay, dite "Dédée", Anne-Marie Mathel, dite "Jeanne", Anne-Marie Robic, dite "Nénette", Marie-Joséphine Kervinio, dite "Martine"[10].
  • Le chanoine Joseph Le Sourd, recteur de Bubry (1942-1972) pendant la guerre il a empêché les Allemands de détruire le bourg après la mort d'un soldat, en proposant d'être emmené lui-même en représailles (ordre national du Mérite).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Eugène Royer, Nouveau guide des calvaires bretons, Ouest France, , p. 10.
  2. Carte archéologique de la Gaule. Le Morbihan, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, , p. 93
  3. a et b Michèle Bourret, Le patrimoine des communes du Morbihan, Flohic éditions, , p. 673.
  4. Job Jaffré, Seigneurs & seigneuries du Kemenet Heboé, Dalc'homp Soñj, , p. 255
  5. Roger Dupuy, De la révolution a la chouannerie. Paysans en Bretagne, 1788-1794, Flammarion, , p. 148
  6. Louis Le Brazidec, Saint-Yves-la-Vérité, village breton, ses curiosités, son histoire, son maquis, Hennebont, 1947, 211 p.
  7. a, b et c http://www.lesamisdelaresistancedumorbihan.com/styled-11/styled-13/page80/index.html
  8. http://www.histoquiz-contemporain.com/Histoquiz/Lesdossiers/LaFrance19391945/pnb/Dossiers.htm
  9. a et b http://www.guilligomarch.com/massacre24071944.pdf
  10. a et b Memorialgenweb.org - Bubry : stèle commémorative de Keryagunff et http://www.lesamisdelaresistancedumorbihan.com/styled-11/styled-13/page80/index.html
  11. Ange Péresse, dit "Cocal" ou "Carcal", né en 1910 à Bubry, fut l’archétype du nazi breton, un des responsables du Bezen Perrot et indicateur du SD, n’hésitant pas à frapper et torturer les personnes arrêtées suspectées d’être des résistants. Chassé de Bretagne par la défaite des nazis, il fut avec les ultimes combattants de cette unité qui se retrouvèrent à Tübingen, regroupés autour de Célestin Lainé. Il resta en Allemagne, où il vécut pendant de nombreuses années sous une fausse identité, et où il mourut en 1984.
  12. Joseph Le Ruyet, agent du groupe de Guy Vissault de Coëtlogon, déguisé en résistant, réussit à pénétrer plusieurs maquis, provoquant l'arrestation en novembre 1943 de plusieurs résistants (Jean L'Hours, Le Doaré et Flaud) dans la région de Châteaulin, puis de 17 résistants le à Bubry, Camors, Quistinic et Baud, voir http://www.histoquiz-contemporain.com/Histoquiz/Lesdossiers/LaFrance19391945/pnb/Dossiers.htm, de deux autres (Roger Cotte et Toquet) à Pontivy et de deux résistants quimpérois (Monges et Mingant) à Rennes
  13. « Résultats concernant « Bubry » », sur la base KerOfis, Office public de la langue bretonne (consulté le 18 juillet 2016).
  14. Hervé Abalain, Noms de lieux bretons, Éditions Jean-Paul Gisserot, , p. 60.
  15. Hervé Abalain, Noms de lieux bretons, Éditions Jean-Paul Gisserot, , p. 60
  16. Jacques Debelmas, Géologie de la France, Doin, , p. 122
  17. Michel Froger, Michel Pressensé, Armorial des communes du Morbihan: suivi d'une étude sur l'Hermine bretonne, M. Froger, , p. 27
  18. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  22. Job Jaffré, Seigneurs & seigneuries du Kemenet Heboé, Dalc'homp Soñj, , p. 251
  23. « Anniversaire. A Bubry, le bagad Sant-Ewan fêtera ses 50 ans en septembre 2014 », dans Ouest-France, 19 novembre 2013, consulté sur ouest-france.fr le 19 novembre 2013
  24. « Il était une fois la grande foire d’Août », Journal d'informations municipales, no 59,‎ , p. 16.
  25. « Les foires sont toujours aussi fréquentées », sur letelegramme.fr,‎ .
  26. Jean Markale, Dolmens et menhirs : la civilisation mégalithique, Éditions Payot & Rivages, , p. 14.
  27. Philippe Landru, « BUBRY (56) : cimetière », 11 février 2012, sur landrucimetieres.fr