Inguiniel

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Inguiniel
Le centre bourg.
Le centre bourg.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Canton Guidel
Intercommunalité Lorient Agglomération
Maire
Mandat
Jean-Louis Le Masle
2014-2020
Code postal 56240
Code commune 56089
Démographie
Gentilé Inguiniélois, Inguiniéloise
Population
municipale
2 117 hab. (2014)
Densité 41 hab./km2
Population
aire urbaine
12 260 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 58′ 37″ nord, 3° 16′ 54″ ouest
Altitude 150 m (min. : 49 m) (max. : 171 m)
Superficie 51,4 km2
Localisation

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Inguiniel

Inguiniel [ɛ̃giɲɛl] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Emplacement de Inguiniel dans le Morbihan.

Les communes limitrophes d'Inguiniel sont : Plouay à l'ouest, Berné et Kernascléden au nord-ouest, Lignol au nord, Persquen au nord-est, Bubry à l'est et Lanvaudan au sud. La commune est délimitée au nord et à l'ouest par le cours de la rivière le Scorff qui coule dans une vallée profondément encaissée.


Toponymie[modifier | modifier le code]

Attesté pour la première fois connue sous la forme latine Yguynyel Parrocha en 1280[1].

An Ignel en breton, Yguyniel au XIIIe siècle. An Iviniel est une variante bretonne de An Ignel, de [ivin], étymon devenu [in] ("If"), l'équivalent français serait "Les Ifs"[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Traditionnellement, Inguiniel fait partie du pays Pourlet, dont la capitale est Guémené-sur-Scorff. Le pays Pourlet se définit essentiellement par rapport à sa mode vestimentaire traditionnelle et au type de dialecte breton qu'on y parle. Historiquement, il fait partie du Pays vannetais et du Kemenet-Héboé.

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

statue gauloise en forme de stèle découverte à Inguiniel
  • Des indications montrent des traces d'activités agricoles (élevage essentiellement) au moins à partir de l'âge du Bronze (1500 à 1000 av. J.-C. environ).
  • Le site de Kerven Teignouse, fouillé depuis 1992, a fourni des vestiges d'habitats de l'Âge du Fer.
  • La stèle gauloise anthropomorphe d'Inguiniel a été trouvée fortuitement à la fin de la décennie 1990. Taillée dans un bloc de granite local, elle mesure 59 cm de long.

« La tête circulaire présente les traits du visage en forme de "T", grâce à un nez large et rectiligne. La bouche, encadrée d'une barbe et d'une moustache, ainsi que les oreilles, sont nettement visibles. Le cou présente un bourrelet qui s'apparente à un collier, plutôt qu'à un torque. Le socle rectiligne est doté d'un sexe ithyphallique. Les bras disposés le long du corps sont droits et les mains surdimensionnées semblent tenir chacune un anneau. Cette stèle, de par son style, pourrait dater du VIe ou Ve siècle av. J.-C. Elle est sans équivalent en Bretagne[3]. »

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La première mention du nom d'Inguiniel, orthographié Ynguyniel à l'époque, date de 1280, dans les archives de l'abbaye de la Joie.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La rue principale du bourg d’Inguiniel fut le théâtre d’un drame singulier à la fin du XVIIe siècle. Alain De Guer, marquis de Pontcallec, avait pour vassal Gabriel de Meherenc, seigneur de Cunffio en Inguiniel. Le seigneur de Pontcallec était orgueilleux et violent. Ses vassaux devaient venir lui rendre l’hommage chaque année le 1er janvier. Alors qu’il était assis dans un fauteuil surélevé, ils devaient s’agenouiller humblement devant lui et lui baiser les pieds. La séance pouvait se prolonger s’il avait un quelconque reproche à leur faire. Mais le seigneur de Cunffio, qui se considérait au moins comme l’égal d’Alain de Guer, ne l’entendait pas ainsi. N’était-t-il pas écuyer de la Grande Écurie, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi ? Par ailleurs, Pontcallec, dont la famille était de vieille souche bretonne, supportait difficilement la présence de ce gentilhomme normand dans cette contrée dont il se considérait comme le maître. Ils en vinrent à se vouer une haine profonde. L’un des deux devait disparaître. Ils se provoquèrent en un duel au carreau. Tandis que l’un s’élancerait au galop d’un cheval dans la rue principale d’Inguiniel, l’autre posté à une lucarne, fusil en main, ferait feu sur lui. Puis les rôles seraient inversés jusqu’à ce que l’un atteigne sa cible. Alain De Guer est le premier à s’élancer, le tirage au sort lui ayant été défavorable. Il passe à toute allure sous la lucarne où se trouve Meherenc. Une détonation. Il sort indemne. À son tour le seigneur de Cunffio monte en selle. Pontcallec ajuste et tire. Mais avant de tirer il prend soin d'étendre une épaisse couche de seigle sur le plancher sous ses pieds. Meherenc prétendait en effet détenir un charme magique qui le rendait invulnérable si son agresseur se tenait soit à cheval, soit sur terre, sur eau, sur pierre, bois, paille et foin. Meherenc s’affaisse, le cheval s’emballe, entraînant le cavalier dont le pied est resté dans l’étrier. Le cavalier meurt. La famille du défunt fait ériger une croix à l’endroit où celui-ci a trouvé la mort. Il s’agit de la croix de Pont er Len, toujours visible de nos jours[4]. Les registres paroissiaux de Plouay conservent traces de ce décès le 23 juin 1675.

Révolution française[modifier | modifier le code]

En 1790, Inguiniel est érigé en commune du canton de Bubry, puis en 1801, rattaché au canton de Plouay.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Langue[modifier | modifier le code]

Le nom breton de la commune est An Ignel (prononcé localement [niˈɲəl] ou [niˈjəl]).

La plupart des anciens d'Inguiniel parlent breton avec l'accent bas-vannetais (vannetais occidental), et plus précisément, celui du sud du pays Pourlet.

Lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Kergal vras
  • Kergal Vihan
  • Ty Neve Baymant
  • Villeneuve Vihan
  • Poulgroix
  • Nezerc'h
  • Keransquer
  • Kerguendo
  • Manébillo
  • Villeneuve-Bellan
  • Kerganaouen

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 117 habitants, en augmentation de 2,17 % par rapport à 2009 (Morbihan : 3,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 027 2 112 1 896 1 997 2 204 2 313 2 334 2 482 2 419
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 530 2 474 2 599 2 383 2 550 2 657 2 632 2 676 2 684
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 676 2 745 2 756 2 741 2 825 2 748 2 785 2 868 2 468
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
2 552 2 309 2 115 2 030 1 968 1 890 2 000 2 086 2 117
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1794 François Freto    
1794 1798 Mathurin Carrer    
1798 1798 Le Cunff    
1798 1799 Poilpre    
1799 1799 Le Cunff    
1799 1799 Mathurin Le Carrer    
1799 1800 Poilpre    
1800 1802 Mathurin Le Cunff    
1802 1837 Jacques Marie Le Sciellour    
1837 1853 Le Corre    
1853 1865 Alban Beujet    
1865 1871 Mathurin Le Voëdec    
1871 1891 Joseph Le Moual    
1891 1919 Louis Dréan    
1919 1944 Louis Salladin   Juge de paix

Conseiller général du canton de Plouay (1919 - 1922)

1944 1945 Auguste Stéphant    
1945 1947 Yves Bédard    
1947 1981 Louis Le Moénic SFIO Directeur d'école

Conseiller général du canton de Plouay (1945 - 1970)

1981 1985 François Carreric    
1985 2001 Michel Huilizen    
2001 2008 René Courric DVG  
2008   Jean-Louis Le Masle    

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dans le cartulaire de l'abbaye de la Joie en Hennebont
  2. Hervé Abalain, Noms de lieux bretons - Page 74-
  3. Notice du Musée d'histoire et d'archéologie de Vannes
  4. Marie Françoise Bosser, Riec à travers les âges, imprimerie Lussaud, 1974.
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. Site sur ces fouilles

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]