Inguiniel

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Inguiniel
Inguiniel
Le centre bourg.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Canton Guidel
Intercommunalité Lorient Agglomération
Maire
Mandat
Jean-Louis Le Masle
2014-2020
Code postal 56240
Code commune 56089
Démographie
Gentilé Inguiniélois, Inguiniéloise
Population
municipale
2 140 hab. (2015 en augmentation de 2,59 % par rapport à 2010)
Densité 42 hab./km2
Population
aire urbaine
12 260 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 58′ 37″ nord, 3° 16′ 54″ ouest
Altitude 150 m
Min. 49 m
Max. 171 m
Superficie 51,4 km2
Localisation

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Liens
Site web https://www.inguiniel.fr

Inguiniel [ɛ̃giɲɛl] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Emplacement de Inguiniel dans le Morbihan.

Les communes limitrophes d'Inguiniel sont : Plouay à l'ouest, Berné et Kernascléden au nord-ouest, Lignol au nord, Persquen au nord-est, Bubry à l'est et Lanvaudan au sud. La commune est délimitée au nord et à l'ouest par le cours de la rivière le Scorff qui coule dans une vallée profondément encaissée.


Toponymie[modifier | modifier le code]

Attesté pour la première fois connue sous la forme latine Yguynyel Parrocha en 1280[1].

An Ignel en breton, Yguyniel au XIIIe siècle. An Iviniel est une variante bretonne de An Ignel, de [ivin], étymon devenu [in] ("If"), l'équivalent français serait "Les Ifs"[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Traditionnellement, Inguiniel fait partie du pays Pourlet, dont la capitale est Guémené-sur-Scorff. Le pays Pourlet se définit essentiellement par rapport à sa mode vestimentaire traditionnelle et au type de dialecte breton qu'on y parle. Historiquement, il fait partie du Pays vannetais et du Kemenet-Héboé.

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

statue gauloise en forme de stèle découverte à Inguiniel
  • Des indications montrent des traces d'activités agricoles (élevage essentiellement) au moins à partir de l'âge du Bronze (1500 à 1000 av. J.-C. environ).
  • Le site de Kerven Teignouse, fouillé depuis 1992, a fourni des vestiges d'habitats de l'Âge du Fer.
  • La stèle gauloise anthropomorphe d'Inguiniel a été trouvée fortuitement à la fin de la décennie 1990. Taillée dans un bloc de granite local, elle mesure 59 cm de long.

« La tête circulaire présente les traits du visage en forme de "T", grâce à un nez large et rectiligne. La bouche, encadrée d'une barbe et d'une moustache, ainsi que les oreilles, sont nettement visibles. Le cou présente un bourrelet qui s'apparente à un collier, plutôt qu'à un torque. Le socle rectiligne est doté d'un sexe ithyphallique. Les bras disposés le long du corps sont droits et les mains surdimensionnées semblent tenir chacune un anneau. Cette stèle, de par son style, pourrait dater du VIe ou Ve siècle av. J.-C. Elle est sans équivalent en Bretagne[3]. »

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La première mention du nom d'Inguiniel, orthographié Ynguyniel à l'époque, date de 1280, dans les archives de l'abbaye de la Joie.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La rue principale du bourg d’Inguiniel fut le théâtre d’un drame singulier à la fin du XVIIe siècle. Alain De Guer, marquis de Pontcallec, avait pour vassal Gabriel de Meherenc, seigneur de Cunffio en Inguiniel. Le seigneur de Pontcallec était orgueilleux et violent. Ses vassaux devaient venir lui rendre l’hommage chaque année le 1er janvier. Alors qu’il était assis dans un fauteuil surélevé, ils devaient s’agenouiller humblement devant lui et lui baiser les pieds. La séance pouvait se prolonger s’il avait un quelconque reproche à leur faire. Mais le seigneur de Cunffio, qui se considérait au moins comme l’égal d’Alain de Guer, ne l’entendait pas ainsi. N’était-il pas écuyer de la Grande Écurie, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi ? Par ailleurs, Pontcallec, dont la famille était de vieille souche bretonne, supportait difficilement la présence de ce gentilhomme normand dans cette contrée dont il se considérait comme le maître. Ils en vinrent à se vouer une haine profonde. L’un des deux devait disparaître. Ils se provoquèrent en un duel au carreau. Tandis que l’un s’élancerait au galop d’un cheval dans la rue principale d’Inguiniel, l’autre posté à une lucarne, fusil en main, ferait feu sur lui. Puis les rôles seraient inversés jusqu’à ce que l’un atteigne sa cible. Alain De Guer est le premier à s’élancer, le tirage au sort lui ayant été défavorable. Il passe à toute allure sous la lucarne où se trouve Meherenc. Une détonation. Il sort indemne. À son tour le seigneur de Cunffio monte en selle. Pontcallec ajuste et tire. Mais avant de tirer il prend soin d'étendre une épaisse couche de seigle sur le plancher sous ses pieds. Meherenc prétendait en effet détenir un charme magique qui le rendait invulnérable si son agresseur se tenait soit à cheval, soit sur terre, sur eau, sur pierre, bois, paille et foin. Meherenc s’affaisse, le cheval s’emballe, entraînant le cavalier dont le pied est resté dans l’étrier. Le cavalier meurt. La famille du défunt fait ériger une croix à l’endroit où celui-ci a trouvé la mort. Il s’agit de la croix de Pont er Len, toujours visible de nos jours[4]. Les registres paroissiaux de Plouay conservent les traces de ce décès le 23 juin 1675.

Révolution française[modifier | modifier le code]

En 1790, Inguiniel est érigé en commune du canton de Bubry, puis en 1801, rattaché au canton de Plouay.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Langue[modifier | modifier le code]

Le nom breton de la commune est An Ignel (prononcé localement [niˈɲəl] ou [niˈjəl]).

La plupart des anciens d'Inguiniel parlent breton avec l'accent bas-vannetais (vannetais occidental), et plus précisément, celui du sud du pays Pourlet.

Lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Kergal vras
  • Kergal Vihan
  • Ty Neve Baymant
  • Villeneuve Vihan
  • Poulgroix
  • Nezerc'h
  • Keransquer
  • Kerguendo
  • Manébillo
  • Villeneuve-Bellan
  • Kerganaouen

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6].

En 2015, la commune comptait 2 140 habitants[Note 1], en augmentation de 2,59 % par rapport à 2010 (Morbihan : +3,21 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 0272 1121 8961 9972 2042 3132 3342 4822 419
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 5302 4742 5992 3832 5502 6572 6322 6762 684
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 6762 7452 7562 7412 8252 7482 7852 8682 468
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
2 5522 3092 1152 0301 9681 8902 0002 0862 140
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1794 François Freto    
1794 1798 Mathurin Carrer    
1798 1798 Le Cunff    
1798 1799 Poilpre    
1799 1799 Le Cunff    
1799 1799 Mathurin Le Carrer    
1799 1800 Poilpre    
1800 1802 Mathurin Le Cunff    
1802 1837 Jacques Marie Le Sciellour    
1837 1853 Le Corre    
1853 1865 Alban Beujet    
1865 1871 Mathurin Le Voëdec    
1871 1891 Joseph Le Moual    
1891 1919 Louis Dréan    
1919 1944 Louis Salladin   Juge de paix
Conseiller général du canton de Plouay (1919-1922)
1944 1945 Auguste Stéphant    
1945 1947 Yves Bédard    
octobre 1947 septembre 1981 Louis Le Moënic SFIO Directeur d'école
Conseiller général du canton de Plouay (1945-1970)
septembre 1981 avril 1985 François Carreric   Chef d'entreprise
avril 1985 mars 2001 Michel Huilizen    
mars 2001 mars 2008 René Courric DVG Instituteur et directeur d'école
mars 2008 en cours Jean-Louis Le Masle SE Agriculteur

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dans le cartulaire de l'abbaye de la Joie en Hennebont
  2. Hervé Abalain, Noms de lieux bretons - Page 74-
  3. Notice du Musée d'histoire et d'archéologie de Vannes
  4. Marie Françoise Bosser, Riec à travers les âges, imprimerie Lussaud, 1974.
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  9. Site sur ces fouilles

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]