Cléguer

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Cléguer
Cléguer
La chapelle Saint-Étienne.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Intercommunalité Lorient Agglomération
Maire
Mandat
Alain Nicolazo
2014-2020
Code postal 56620
Code commune 56040
Démographie
Gentilé Cléguérois, Cléguéroise
Population
municipale
3 323 hab. (2017 en augmentation de 0,97 % par rapport à 2012)
Densité 103 hab./km2
Population
aire urbaine
184 853 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 51′ 18″ nord, 3° 22′ 58″ ouest
Altitude 50 m
Min. 2 m
Max. 107 m
Superficie 32,15 km2
Élections
Départementales Canton de Guidel
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Cléguer

Cléguer [klegɛʁ] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune a une superficie de 3 215 ha dont 778 ha de bois (taux de boisement de 24,2 % contre 16,4 % pour le département du Morbihan). Le Scorff longe le territoire communal à l'ouest et matérialise ainsi la limite avec les communes voisines de Pont-Scorff et Arzano. Le bourg, qui sert de chef-lieu, est situé à vol d'oiseau à 12,2 km[1] au nord de la ville de Lorient. Au sud-ouest, l'agglomération du Bas- Pont-Scorff constitue un faubourg de la ville de Pont-Scorff. La commune, à l'origine rurale et agricole, s'est urbanisée à partir de 1975, en raison de sa proximité avec la ville de Lorient, devenant une banlieue résidentielle de celle-ci.

Carte de la commune de Cléguer dans son environnement géographique.


Communes limitrophes de Cléguer
Arzano
(Finistère)
Plouay
Cléguer Calan
Pont-Scorff Caudan Inzinzac-Lochrist

Voies de communication[modifier | modifier le code]

La commune est traversée selon un axe Nord/Sud par l'axe Lorient/Roscoff (départementale 769) dont une partie du tracé a été récemment aménagé en 2x2 voies.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune en breton est Kliger (prononcé [ˈkliɟəʁ]) qui dérive du vieux breton Clegyr désignant une crête rocheuse. Autre hypothèse Cléguer signifie enclos de Saint Guérec , de klod , enclos, ayant évolué en cle et Guer, diminutif de Guérec, Saint Guérec étant le patron de la paroisse.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La commune de Cléguer est desservie par le réseau CTRL[2] :

Ligne 11 Cléguer - La Croix Rouge ↔ Lorient - Port de Pêche
Ligne 40E Plouay - Gare routière ↔ Cléguer ↔ Lorient Gare d'échanges
Ligne 102 Lanvaudan Centre ↔ Cléguer ↔ Plouay - Gare routière
Ligne 107 Cléguer - Place du Puits ↔ Pont-Scorff - Gendarmerie

Histoire[modifier | modifier le code]

Historiquement, elle fait partie du Pays vannetais et du Kemenet-Héboé.

Le château de Tronchâteau, situé en Cléguer, a passé autrefois pour une place très-forte. Il était défendu par un rempart fort élevé et flanqué de grosses tours. Le duc Jean III le donna en 1334 à Jean le bâtard, son fils; mais le prince ayant senti combien cette place était importante pour la conservation du duché, le retira des mains de son fils, à qui il donna plusieurs autres terres en dédommagement. Les seigneurs de Tronchâteau avaient droit de haute, moyenne et basse justice. Les autres maisons nobles étaient les manoirs de Kersaliou, du Cosquer et de Mélian [3].

La paroisse de Cléguer comptait 2600 communiants selon le géographe Jean-Baptiste Ogée au XVIIIe siècle à la veille de la Révolution française.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 mars 1983 Félix Le Gleut    
mars 1983 juin 1995 Louis Le Couriaud    
juin 1995 mars 2014 Robert Remot DVD  
mars 2014 En cours Alain Nicolazo DVD Expert-comptable
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5].

En 2017, la commune comptait 3 323 habitants[Note 1], en augmentation de 0,97 % par rapport à 2012 (Morbihan : +2,52 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 0672 0692 0702 0972 1202 1112 0042 1302 122
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 0031 9141 9341 9882 1772 2462 2682 2672 258
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 3672 2442 2652 1882 2342 1362 0132 4742 174
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 9561 7981 9222 9463 0093 0613 2723 3053 291
2017 - - - - - - - -
3 323--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Saint-Gérand[8] (XIIe siècle-XIXe siècle). L'édifice est couvert de charpente. La nef romane (XIIe siècle) de cinq travées ouvre sur les bas-côtés par des arcs de plein cintre portés par des piles abattues en chanfrein[9] à simple tailloir. Elle est prolongée au XVe siècle par une partie gothique caractérisée par ses arcs brisés reposant sur des colonnes à chapiteaux non décorés. Au XIXe siècle sont construites la tour à l'ouest et la chapelle de la Vierge formant un bras de transept au nord[10].
  • La chapelle Saint-Guénaël (XVIe siècle-XVIIe siècle).
  • La chapelle Saint-Étienne (XVIe siècle).
  • La chapelle de Saint-Nicolas, Keryard (XIXe siècle)[8].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Louis-Antoine Huon de Kermadec (né en 1778 à Rennes, décédé en 1835 au château de Meslien en Cléguer), magistrat (il fut conseiller à la cour royale de Rennes et président de Cour d'assises) et amoureux de la langue bretonne, chanteur de gwerz : Charles Le Goffic dans La vie amoureuse de La Tour-d'Auvergne a écrit :« Nul n'était plus habile que La Tour d'Auvergne à lever un sone, voire un beau gwerz pathétique, sinon peut-être son voisin de Morlaix, Huon de Kermadec, le Rouget de Lisle de la Chouannerie » car il fut l'auteur de Barner ar Vretoned, considéré comme l'hymne des Chouans. Il démissionna lors de la révolution de Juillet en 1830[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Calcul de l'orthodromie entre Pont-Scorff et Lorient » (consulté le 17 février 2020)
  2. le site de la CTRL
  3. continuateurs de Jean-Baptiste Ogée, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne,tome 1, 1843, page 183
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  8. a et b « Tout un patrimoine à découvrir », sur cleguer.fr (consulté le 12 septembre 2019)
  9. Marc Déceneux, la Bretagne romane, Editions Ouest France, , p 57
  10. « Cleguer », sur infobretagne.com
  11. Annick Le Douguet, Crime et justice en Bretagne, éditions Coop Breizh, 2011, [ (ISBN 978-2-84346-526-0)]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Xavier Dubois, Histoire de Cléguer et du Bas Pont-Scorff, Éditions du Menhir, décembre 2012
  • Jacques Briard et Pierre-Roland Giot, « Le tumulus de Kervellerin en Cléguer », Annales de Bretagne, vol. 65, no 1,‎ , p. 5-14 (lire en ligne)
  • Pierre-Roland Giot et Jean L'Helgouach, « Fouille d'un deuxième tumulus de l'âge du bronze à Kervellerin en Cléguer », Annales de Bretagne, vol. 68, no 1,‎ , p. 5-20 (lire en ligne)
  • Jacques Briard et Pierre-Roland Giot, « Fouille d'un troisième tumulus de l'âge du bronze à Kervellerin en Cléguer », Annales de Bretagne, vol. 69, no 1,‎ , p. 5-17 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]