Inzinzac-Lochrist

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Inzinzac-Lochrist
Inzinzac-Lochrist
Le Blavet à Inzinzac-Lochrist.
Blason de Inzinzac-Lochrist
Héraldique
Inzinzac-Lochrist
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Intercommunalité Lorient Agglomération
Maire
Mandat
Armelle Nicolas
2020-2026
Code postal 56650
Code commune 56090
Démographie
Gentilé Inzinzacois ou Lochristois
Population
municipale
6 548 hab. (2019 en augmentation de 2,88 % par rapport à 2013)
Densité 147 hab./km2
Population
agglomération
184 853 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 50′ 40″ nord, 3° 15′ 57″ ouest
Altitude 72 m
Min. 2 m
Max. 111 m
Superficie 44,67 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Hennebont
(banlieue)
Aire d'attraction Lorient
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Guidel
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Inzinzac-Lochrist
Liens
Site web inzinzac-lochrist.fr

Inzinzac-Lochrist [ɛ̃zɛ̃zak lɔkʁist] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune d'Inzinzac-Lochrist (limite communale en orange)

Inzinzac-Lochrist se situe en Bretagne, dans le département du Morbihan. Inzinzac-Lochrist, voisine de la ville d'Hennebont, se situe à 20 km de Lorient et à 50 km de Vannes.

La ville, située au cœur de la vallée du Blavet, est membre de la communauté d'agglomération de Lorient Agglo.

Inzinzac-Lochrist est une commune formée par quatre entités : Inzinzac, Lochrist, Penquesten et Kerglaw.

Inzinzac-Lochrist comporte plusieurs quartiers : Inzinzac, Lochrist, La Montagne et Penquesten.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Inzinzac-Lochrist
Calan Lanvaudan Lanvaudan
Cléguer Inzinzac-Lochrist Languidic
Caudan Hennebont Languidic

Environnement[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de sa trame verte, elle-même intégrée dans la « ceinture verte » de l'agglomération (dans le cadre du SCoT du pays de Lorient), la commune a effectué une requalification des berges et rives du Blavet et d'une friche industrielle (ancien site sidérurgique) ; le Blavet et le « bois de Trémelin » (750 hectares) sont deux des éléments importants de la ceinture verte[1].

Le parc du Bunz, 7 hectares, est l'ancienne propriété des directeurs des Forges. L'ancien château, victime d'un incendie, a été rasé. Le site, appartenant aujourd'hui à l'agglomération, est ouvert au public.

Le Parc du Bunz, à Lochrist (vue de la base de l'ancien château).

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La commune d'Inzinzac-Lochrist est desservie par le réseau CTRL[2] :

Ligne 14 Inzinzac-Lochrist - Mané Bihan ↔ Lorient - Gare d'échanges
Ligne 41E Inzinzac-Lochrist - Mané Bihan ↔ Lorient - Lycées
Ligne 104 Bubry - Centre ↔ Inzinzac-Lochrist - Les forges

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[4].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[3]

  • Moyenne annuelle de température : 11,6 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 0,9 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 1,4 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 11,4 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 965 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 14,6 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,3 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[7] complétée par des études régionales[8] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Lorient-Lann Bihoue », sur la commune de Quéven, mise en service en 1952[9] et qui se trouve à 13 km à vol d'oiseau[10],[Note 4], où la température moyenne annuelle évolue de 11,6 °C pour la période 1971-2000[11], à 12 °C pour 1981-2010[12], puis à 12,2 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Inzinzac-Lochrist est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[14],[15],[16]. Elle appartient à l'unité urbaine de Hennebont, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[17] et 22 204 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[18],[19].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lorient dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 31 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[20],[21].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols simplifiée de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est la suivante : forêts (41,4 %), zones agricoles hétérogènes (27,7 %), terres arables (22,5 %), zones urbanisées (6,1 %), mines, décharges et chantiers (1,6 %), prairies (0,8 %)[22]. Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols détaillée de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de cette même base.

Occupation des sols en 2018
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Tissu urbain discontinu 6,1 % 272
Extraction de matériaux 1,0 % 44
Décharges 0,6 % 28
Terres arables hors périmètres d'irrigation 22,5 % 1010
Prairies et autres surfaces toujours en herbe 0,8 % 35
Systèmes culturaux et parcellaires complexes 26,0 % 1170
Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants 1,7 % 75
Forêts de feuillus 8,0 % 361
Forêts de conifères 3,5 % 159
Forêts mélangées 29,8 % 1342
Source : Corine Land Cover[23]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune recouvre quatre agglomérations : Inzinzac, Lochrist, Penquesten et La Montagne (Kerglaw).

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 2 668, alors qu'il était de 2 340 en 1999[I 1].

Parmi ces logements, 92,5 % étaient des résidences principales, 3,6 % des résidences secondaires et 3,9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 88,0 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 11,6 % des appartements[I 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 80,2 %, en légère hausse sensible par rapport à 1999 (76,4 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était en baisse : 9,3 % contre 11,0 % en 1999, leur nombre ayant diminué de 236 à 230[I 3].

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Inzinzac-Lochrist (Morbihan).svg

Les armoiries de Inzinzac-Lochrist se blasonnent ainsi :

D’azur au pal ondé d’hermine, un phœnix d’or sur son immortalité de gueules brochant.
Devise « Dour ha tan » (« Eau et feu »).


Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune en breton est Zinzag-Lokrist.

Comme tous les toponymes se terminant en -ac, Inzinzac dériverait du nom d'un domaine gallo-romain originel (de type fundus) dont le propriétaire devait être un certain Decentius (Sisentius pour Dauzat), anthroponyme latin que l'on retrouvait aussi en Ombrie et Étrurie. Le toponyme peut s'expliquer par l'ancien français censie, « terre grevée de cens », redevance due par les tenanciers au seigneur local[24].

Lochrist : attestée sous la forme latine Locus Christi en 1277. Lokrist en breton.
Comme tous les Lok-, ce lieu vit s'épanouir un établissement religieux dédié au Christ lors du Bas Moyen Âge, postérieur au Xe siècle[25].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le territoire d'Inzinzac-Lochrist est habité dès le Ve siècle av. J.-C. par les Vénètes.

L'archéologie révèle sur le territoire de la commune, un ensemble de sites à vocation agricole, notamment ceux de Pen-ar-Prat et de Kermat[26]

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Les Templiers et les Hospitaliers[modifier | modifier le code]

Au Xe siècle, la paroisse faisait partie de la seigneurie du Kemenet-Héboé puis, après le démembrement de cette dernière, fut la propriété en 1200 d'Hervé de Léon et en 1303 des Templiers. Ceux-ci avaient fondé un établissement qui s'appelle encore le Temple, monastère dont il ne reste aucune trace. Ce couvent passe en 1313 aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem qui l'annexèrent à leur commanderie du Faouët.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, la ville est victime d'une terrible épidémie de peste.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Inzinzac, nom traditionnel de la commune, est érigée en commune en 1790 pendant la Révolution française. Elle prend le nom d'Inzinzac-Lochrist en 1969[27].

En 1800, Inzinzac fut placé dans l'arrondissement de Lorient, et annexé en 1801 au canton d'Hennebont[28].

Le temps des Forges 1860-1966[modifier | modifier le code]

En 1860, la commune prend de l'importance avec la création d'un site industriel métallurgique : les forges d'Hennebont.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts d'Inzinzac-Lochrist porte les noms de 145 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale dont trois péris en mer[29]. Il faut y ajouter les 39 soldats dont les noms sont indiqués sur le monument aux morts de Penquesten[30]. Julien Quenoit, sergent au 144e régiment d'infanterie, décédé le à Lagny-le-Sec (Oise) fut décoré de la Croix de guerre[31].

François Rolland, né en 1889 à Inzinzac-Lochrist, soldat au 265e régiment d'infanterie, fut fusillé pour l'exemple le à Saint-Étienne-Roilaye (Oise) pour « refus d'obéissance et outrages à supérieur »[32].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

En 1936 les ouvriers des Forges adhérent en masse à la CGTU ; en représailles le patron des Forges, aussi maire d'Hennebont, Camille Herweg, supprime le club de football, mais aussi de gymnastique et de musique, des "Enfants de Lochrist-Hennebont" ; seuls subsistent deux clubs catholiques : la "Garde du Vœu" d'Hennebont et les "Tricolores" de Lochrist. Les ouvriers finissent par trouver un terrain pour y pratiquer le football sur les hauteurs de la commune, dans le quartier de La Montagne, d'où le nom donné au Club : "L'US Montagnarde". Les couleurs choies pour le club furent le bleu et le rouge (comme les chemises bleues et les cravates rouges des "Jeunesses socialistes" à l'époque)[33].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts d'Inzinzac-Lochrist porte les noms de 11 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[29]. Celui du cimetière de Lochrist indique 16 noms supplémentaires de personnes également mortes pour la France dont ceux de trois résistants décédés dans des camps de concentration en Allemagne : Joseph Arquetoux[34] ; Joseph Mouello[35] et Joseph Yziquel[36]. Sept résistants originaires d'Inzinzac-Lochrist : Henri Le Bobinnec[37], Jean Le Quellec[38], Paul Maguérès[39], Pierre Nicolas[40], Robert Le Novère[41], Maurice Taglafieri[42] et Joseph Le Terrien[43], maquisards du 1er bataillon FTP font partie des 52 résistants[44] tués lors des combats de Kervernen[45] en Pluméliau le . Deux autres maquisards FTP, Eugène Dubois[46] et Yves Le Cloirec[47], furent tués le à la chapelle du Cloître en Quistinic, transformée en infirmerie pour les résistants. Marcel Cadio[48], résistant FTP lui aussi, fut tué le à Penhap en Marzan[49].

Début août 1944, les Alliés américains tentèrent de libérer Lochrist, mais ils furent repoussés par les Allemands, comme à Hennebont.

Un soldat soviétique, Feodor Feodarevitch Kojemiakin, décédé le , est inhumé dans le cimetière d'Inzinzac[50].

Inzinzac-Lochrist fit partie de la poche de Lorient, une zone de résistance nazie mise en place en août 1944, et qui fut libérée tardivement le .

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Inzinzac-Lochrist est considérée comme étant une terre de "gauche", plaçant tout le temps les candidats de gauche en tête.

Pour les élections présidentielles, en 2007, Ségolène Royal (PS) 64,03 % des voix contre 35,97 % à Nicolas Sarkozy (UMP). En 2012, François Hollande (PS) obtient 67,60 % des voix, contre 32,40 % à Nicolas Sarkozy (UMP).

En mars 2014, Armelle Nicolas (sans étiquette) est élue Maire, alors que depuis la Libération la Ville a toujours été dirigée par des socialistes.

Pour l'élection présidentielle de 2017, la ville suit la tendance nationale, montrant un rejet des deux principaux partis politiques historiques, le Parti socialiste et les Républicains. En effet, au premier tour, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon, respectivement candidats de la République en marche et La France insoumise, se retrouvent largement en tête avec 28,38 % des suffrages pour le premier et 24,24 % pour le second. Suit ensuite la candidate du Front national, Marine Le Pen, avec 16,58 %. Benoît Hamon (Parti socialiste) et François Fillon (Les Républicains) ne recueillent respectivement que 10,32 % et 10,30 %. Au second tour, Emmanuel Macron obtient 72,84 % des suffrages contre 27,16 % pour sa rivale frontiste Marine Le Pen, constituant un large plébiscite pour le candidat En Marche. Au niveau national, Emmanuel Macron est élu président de la République avec un score de 66,10 %, résultat légèrement moindre que celui obtenu dans la commune.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La ville d'Inzinzac-Lochrist est administrée par un conseil municipal composé de 29 membres.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
maire en 1835[51] 1837
(décès)
Pierre Michel
Kerlero de Rosbo
(1767-1837)
  Lieutenant de vaisseau
Conseiller d'arrondissement
mai 1945 mars 1977 François Giovannelli
(1907-1986)
SFIO-PS Comptable aux Forges puis directeur de coopérative
mars 1977 mars 2001 Jean Giovannelli PS Professeur, député (1981-1993)
mars 2001 mars 2014 Jean-Pierre Bageot PS  
mars 2014
Réélue en 2020[52]
En cours Armelle Nicolas DVG Fonctionnaire retraitée
6e vice-présidente de Lorient Agglomération

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville d'Inzinzac-Lochrist est jumelée avec la ville de Parres en Espagne.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[53]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[54].

En 2019, la commune comptait 6 548 habitants[Note 7], en augmentation de 2,88 % par rapport à 2013 (Morbihan : +2,97 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 4662 8642 3642 4132 3002 4002 1752 2452 260
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 1092 1932 4382 4902 7662 8152 9993 4363 748
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 4064 8684 9524 6544 6924 9674 9775 2765 111
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
5 0714 7145 0695 5945 5415 3955 6195 6506 246
2017 2019 - - - - - - -
6 5266 548-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[55] puis Insee à partir de 2006[56].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 33,4 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (31,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 25,2 % la même année, alors qu'il est de 31,3 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 3 223 hommes pour 3 303 femmes, soit un taux de 50,61 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,51 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[57]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90 ou +
1,0 
5,7 
75-89 ans
8,6 
17,1 
60-74 ans
17,5 
22,7 
45-59 ans
20,5 
19,6 
30-44 ans
19,8 
13,6 
15-29 ans
12,7 
21,0 
0-14 ans
19,7 
Pyramide des âges du département du Morbihan en 2018 en pourcentage[58]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,7 
90 ou +
8,1 
75-89 ans
11,6 
19,5 
60-74 ans
20,5 
21 
45-59 ans
20,3 
17,4 
30-44 ans
16,5 
15,6 
15-29 ans
13,2 
17,8 
0-14 ans
15,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune compte cinq écoles publiques (école Les Lucioles (Lochrist, maternelle), école la Forgerine (Lochrist, primaire), école de Kerglaw (La Montagne), école de la Châtaigneraie (Penquesten) et école Jules Ferry (Inzinzac)) réparties dans les différents quartiers, et deux écoles privées (école Notre-Dame de Lochrist (Lochrist) et école Notre-Dame de Lourdes (Inzinzac)).

Sauf dérogation, les élèves poursuivent leur scolarité au collège Paul Langevin puis au lycée Victor Hugo d'Hennebont.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Le Parc d'Eau Vive à Inzinzac-Lochrist

Culture, évènements et patrimoine[modifier | modifier le code]

Sites et monuments[modifier | modifier le code]

  • Eglise Saint-Pierre (Inzinzac). L’église actuelle à nef unique a été édifiée en 1929. Elle a remplacé une église romane connue par les dessins  de l’abbé Boutin réalisés en 1924. Celle-ci comportait neuf travées[59] avec bas-côtés, transept et chœur à chevet plat[60]. Elle était ornée de nombreux chapiteaux sculptés. Elle avait subi des modifications au XVe siècle et au XVIIIe siècle. De l’édifice roman ne subsitent que quatre colonnes à chapiteaux sculptés (volutes, masques triangulaires, treillis) datant du XIIe siècle, réemployées aux angles du chœur moderne[59]. La maîtresse-vitre du chœur date du XVe siècle[61] avec fragments de vitraux du XVIe siècle. L’église abrite plusieurs statues anciennes (XVIe siècle, XVIIIe siècle)[60].
  • Église Notre-Dame-des-Victoires (XIXe siècle)[60].
  • Église Sainte-Croix (1902)[62].
  • Écomusée industriel des Forges d'Inzinzac-Lochrist[63].
  • Manoir de Brangolo (XVe siècle)[60].
  • Château de Kermat (XVIIe siècle XVIIIe siècle )[60].
  • Château de Locqueltas (XIXe siècle)[60].
  • Château du Ty-Mat (XVIIe siècle)[60].
  • Château de Kerglaw, ancienne maison du maître des forges, actuelle médiathèque municipale (quartier de La Montagne).
  • Mausolée de Don Charles de Gouandour, ancien recteur de la paroisse d'Inzinzac, décédé en 1684 (visible au centre du cimetière d'Inzinzac).
  • Vallée du Blavet.
  • Forêt de Trémelin.
  • Parc du Bunz.
Salle de la Charpenterie (communale).

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

  • Cinéma Le Vulcain : Inzinzac-Lochrist bénéficie de la présence du seul cinéma associatif du pays de Lorient. Avec une seule salle d'une capacité de 180 places, le cinéma Le Vulcain projette des films tout public, pour enfants, que ce soit en sortie nationale ou en catégorie Art & Essai. Le cinéma fait venir parfois des réalisateurs et des acteurs pour des soirées spéciales.
  • Le Trio-Théâtre du Blavet est une salle de spectacle inaugurée en septembre 2007, avec une programmation de Spectacles tous publics, tarifs attractifs (pass tous âges confondus). Programmation orientée vers le jeune public et les arts du cirque.

Évènements[modifier | modifier le code]

  • 24H Kayak : le temps d’un weekend, le premier du mois de juin, les participants s’affrontent sur l’eau du Parc d’eau vive de Locastel. Le week-end attire chaque année plus de 10 000 spectateurs à Inzinzac-Lochrist.
  • Carnaval : la commune organise chaque année un carnaval, où sont présents écoles, associations, et citoyens notamment. Le carnaval tourne sur les différents quartiers de la ville.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[5].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[6].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

Insee :

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.

Autres références :

  1. Source : cartographie de la « Trame verte et bleue du territoire du SCOT » au 1/50 000, annexée au Document d'orientations générales (DOG) qui contient les prescriptions règlementaires de restauration et/ou conservation de la biodiversité
  2. le site de la CTRL
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
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  35. Joseph Mouello, né le à Inzinzac, arrêté le , déporté et mort en déportation le en Allemagne
  36. Joseph Yziquel, né le à Lanvaudan, arrêté le , déporté et décédé le au camp de concentration d'Ellrich (Allemagne)
  37. Henri Le Bobinnec, alias Mickey, né le à Languidic
  38. Jean Le Quellec, né le à Inzinzac
  39. Paul Maguérès, né le à Inzinzac
  40. Pierre Nicolas, né le à Inzinzac
  41. Robert Le Novère, né le à Inzinzac
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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