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Philippe Ier de Montfort-Castres

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Philippe Ier de Montfort
Fonction
Connétable du royaume de Jérusalem
à partir de
Titres de noblesse
Seigneur de Castres
-
Prédécesseur
Successeur
Seigneur de Toron
-
Prédécesseur
Successeur
Seigneur de Tyr
-
Successeur
Biographie
Naissance
Décès
Activité
Famille
Père
Mère
Fratrie
Balian Granier
Guy de Montfort (d)
Agnès de Montfort (d)
Pernelle de Montfort (d)
Alicie de Montfort (d)
Florence de Montfort (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoints
Eléonore de Courtenay (d)
Marie d'AntiocheVoir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Philippe II de Montfort
Jean de Montfort
Onfroy de Montfort
Alix de Montfort (d)
Helvis de Montfort (d)
Philippine de Montfort (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Conflits
Siège de Tyr (d) ()
Septième croisade (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Blason

Philippe de Montfort, né en Terre sainte, probablement à Sidon vers 1206, assassiné à Tyr le , fut seigneur de la Ferté-Alais[1], de Bréthencourt[1] et de Castres-en-Albigeois[1] de 1228 à 1239, seigneur de Toron de 1239 à 1257 et seigneur de Tyr[1] de 1246 à 1270. Il était fils de Guy de Montfort, seigneur de la Ferté Alais, de Bréthencourt et de Castres et d'Helvis d'Ibelin.

Né en Terre sainte, frère utérin de Balian Grenier, comte de Sidon, il vint en France vers 1211 quand son père y retourna, pour aider son frère aîné Simon de Montfort, qui dirigeait la croisade des Albigeois. En 1212, son père reçut la seigneurie de Castres-en-Albigeois.

Il épousa vers 1220 Éléonore de Courtenay (1208-1230), fille de Pierre II de Courtenay, empereur latin de Constantinople, et de Yolande de Hainaut.

Philippe Ier part en 1228 avec la sixième croisade, mais ne reste pas en Orient et rentre pour prendre possession des domaines de son père, tué lors du siège d'un château près de Pamiers.

Une fille d’Étienne de Sancerre, dont on ignore le nom, épousa Philippe Ier de Montfort. En , ledit Étienne de Sancerre, faisant en France les affaires de son beau-fils, Philippe de Montfort, amortit aux religieuses de Villiers-le-Châtel la donation par Erembour de Centignonville du droit de champart, justice et redevances, achetés en 1245 à Philippe de Garancières.

En 1239, l'appel de l'Orient se fait à nouveau sentir, il laisse ses domaines de Castres, la Ferté-Alais et Bréthencourt laisse la gestion de ses biens à son beau-père, Étienne de Sancerre, qui la remit à son fils aîné, Philippe II de Montfort, dès que celui-ci eut atteint sa majorité: il s’était réservé une rente de deux mille livres qu’il lui abandonna un peu plus tard.

En , Guy de Montfort remet entre les mains de Louis VIII sa seigneurie de Castres, sa châtellenie de Lombers et toutes ses possessions albigeoises[2]. En , Louis IX inféode à Philippe la seigneurie et la châtellenie précités[2]. Philippe en fait hommage au roi en [2].

En , il « prend la croix » avec Henri II, comte de Bar[1] ; ensemble, ils accompagnent Thibaut IV, comte de Champagne, et Hugues IV, duc de Bourgogne, en Terre Sainte[1] ; il y arrivent la même année[3]. Le , Henri II meurt lors de la bataille de Gaza[1]. Après la défaite, les barons rentrent en Europe, mais Philippe s'installe définitivement dans le royaume de Jérusalem. En , il épouse Marie d'Antioche, héritière de la seigneurie de Toron, fille de Raymond-Roupen, prince d'Antioche et d'Héloïse de Lusignan[3]. Il porte dès lors le titre de seigneur de Toron[3]. Marie d'Antioche avait en outre des droits sur le royaume arménien de Cilicie, mais ne put jamais les faire valoir avec succès en 1248.

Une lutte, appelée guerre des Lombards, opposa peu après les barons du royaume et les partisans de l'empereur Frédéric II et Philippe prit avec son cousin Balian d'Ibelin la tête du parti des barons. Il prit la ville de Tyr, tenue par les impériaux, en 1243 et devint connétable du royaume de 1244 à 1251. En 1246, il reçoit la seigneurie de Tyr, et rejoint à Damiette la septième croisade de Saint-Louis, de 1248 à 1251. En 1256, il expulse les Vénitiens de Tyr, ce qui entraina la Guerre de Saint-Sabas. En 1257, il cède Toron à son fils Jean, devenu majeur.

À la fin de sa vie, Philippe apparaissait comme l'un des barons capable de persuader les rois européens de lancer une croisade, aussi le sultan mamelouk Baybars engagea des assassins qui le tuèrent à Tyr, le .

Descendance

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Philippe et Éléonore de Courtenay eurent :

  • Philippe (1225-1270), qui lui succédera dans ses fiefs français.

Philippe et Marie d'Antioche eurent :

Notes et références

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  1. a b c d e f et g Bähler et Corbellari 2009, p. 63, n. 18.
  2. a b et c Euzet 1970, p. 227.
  3. a b et c Prawer 2001, IIe partie, chap. II, n. 17.

Bibliographie

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