Greg Van Avermaet

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Greg Van Avermaet
Greg Van Avermaet.JPG

Greg Van Avermaet lors de la présentation de l'équipe BMC Racing 2011 à Denia en Espagne

Informations
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (31 ans)
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Nationalité
Équipe actuelle
Spécialités
Équipes professionnelles
Principales victoires

Greg Van Avermaet, né le à Lokeren, est un coureur cycliste belge, membre de l'équipe BMC Racing. Il est passé professionnel en 2007 et il a notamment remporté le classement par points du Tour d'Espagne 2008, la classique Paris-Tours en 2011, Tirreno-Adriatico en 2016 et Paris-Roubaix en 2017. Lors des Jeux olympiques de 2016, il réalise le plus bel exploit de sa carrière en remportant la médaille d'or de la course en ligne, devenant ainsi champion olympique de cyclisme sur route.

Biographie[modifier | modifier le code]

Greg Van Avermaet est le fils de Ronald Van Avermaet, cycliste professionnel de 1982 à 1985, et petit-fils d'Aimé Van Avermaet, cycliste professionnel de 1957 à 1963. Son beau-frère Glenn D'Hollander a été coureur professionnel, et son coéquipier de 2008 à 2010.

2006-2007 : débuts professionnels[modifier | modifier le code]

Greg Van Avermaet commence sa carrière en 2006 dans l'équipe Bodysol-Win For Life-Jong Vlaanderen. Il devient champion de Belgique espoirs et gagne à quatre autres reprises.

2007-2010 : Silence/Omega Pharma-Lotto[modifier | modifier le code]

2007 : premiers succès[modifier | modifier le code]

En 2007, il signe dans l'équipe Predictor-Lotto. Alors qu'il participe à une de ses premières courses professionnelles, il signe une victoire, sur la cinquième et avant-dernière étape du Tour du Qatar, où il domine le sprint d'un groupe d'échappé ayant résisté au peloton. Quelques mois plus tard, il confirme sa bonne pointe de vitesse sur la Vattenfall Cyclassics, où il termine huitième, dans la roue de Paolo Bettini (septième), après s'être adjugé quelques semaines auparavant la deuxième étape du Tour de Wallonie, en septembre, il remporte également le populaire Mémorial Rik Van Steenbergen.

2008 : Classement par points sur la Vuelta[modifier | modifier le code]

L'année 2008 est à nouveau très réussie, il brille comme lors de l'édition précédente au Tour du Qatar, et finit troisième de l'épreuve en remportant le classement des jeunes, avant de suivre les meilleurs en se classant huitième du Tour des Flandres, impressionnant le grand public lors de ce « Ronde », il finit également sur la troisième marche du podium du Grand Prix E3.

Lors du Tour de Belgique, il se trouve bien placé à l'occasion des premiers sprints, et est le seul à pouvoir suivre Stijn Devolder lors de l'étape reine et dans le Mur de Huy. Il parvient à résister aux attaques de son compatriote et domine la montée finale vers Flémalle. Il perd néanmoins son maillot noir de leader du classement général le lendemain dans le contre-la-montre et termine sur la seconde marche du podium de cette course. Peu de temps après, il emmène le sprint de son coéquipier Jürgen Roelandts au Championnat de Belgique et lui permet de conquérir le sprint. Il termine au pied du podium, à la quatrième place.

En juin, il est l'auteur d'un bon Tour de Suisse (quatrième de la première étape, neuvième de la troisième, sixième de la neuvième et dernière, et permettant de remporter deux étapes à Robbie McEwen), mais son équipe étant basée sur les étapes de haute montagne afin d'aider Cadel Evans, il ne participe pas au Tour de France. Il se distingue cependant en juillet au Tour de Wallonie. Il termine deuxième de la première étape et prend la tête du classement général à l'occasion de la deuxième étape arrivant à la Citadelle de Namur, où il échoue une fois de plus à la seconde place. Il conforte son « leadership » le lendemain en s'imposant sur la ligne d'arrivée de la troisième étape, située à Neufchâteau, au terme d'une étape comprenant huit difficultés répertoriées, et une arrivée en légère côte, il ne parviendra pas à remporter le classement final à la suite de l'échappée comprenant Sergueï Ivanov dans la dernière étape, mais se console avec la marche inférieure du podium.

Début août, il se distingue sur le Tour de l'Ain dès le premier jour, revenant tout près des deux échappés Floris Goesinnen et Paul Moucheraud, il finit troisième, en réglant le sprint du peloton. Le lendemain, les derniers kilomètres sont animés, mais son équipe parvient à reprendre tout le monde, il s'impose signant un nouveau succès et prenant le maillot de « leader » qu'il concède logiquement à Lélex, dans la première partie (dite « A ») de la troisième étape. Il manque de récidiver de peu lors de la quatrième étape, où il termine pour la seconde fois troisième, John Gadret et Jussi Veikkanen passants la ligne devant lui, il se console néanmoins avec le gain du classement par points.

Plus de deux semaines plus tard, il s'illustre sur le Grand Prix de Plouay, si trois coureurs se disputent la victoire, il se classe septième, à nouveau dans les premiers coureurs du peloton.

Au critérium derrière derny de Wetteren 2007.

Vient alors pour lui son premier grand tour, celui d'Espagne, il commence par de très bonnes premières étapes, lors de la première, au circuit final vallonné, il est crédité d'une belle quatrième place, les deux jours suivants, lors des deuxième et troisième étapes, il se classe sixième, puis neuvième à l'occasion de la sixième étape, finissant également en côte, ensuite, vient l'heure de gloire, dans la neuvième manche, il intègre un groupe d'échappée de onze coureurs, résiste dans les quatre difficiles cols de la journée, et signe une magnifique victoire au sprint disposant de Davide Rebellin et Juan Antonio Flecha[1]. Le lendemain, il se montre à nouveau en force, décrochant, de justesse, la troisième place du sprint de la dixième étape, Van Avermaet s'empare de la tête du classement par points, ce qui lui permet de monter une nouvelle fois sur le podium de l'étape. Il accroît son avance par la suite dans la onzième étape (huitième sur la ligne), et même s'il est piégé dans la douzième, il reste en bleu jusqu'à la quatorzième journée, voyant la victoire d'Alberto Contador qui s'empare de la tunique, mais comme ce dernier occupe la tête du général, il continue à porter son bien par procuration, et le reprend officiellement à Valladolid, au terme d'une dix-septième étape ponctuée par une sixième place, qu'il ne quitte point le jour suivant grappillant à nouveau des points[2]. Dans la dix-neuvième manche, il se classe cinquième, troisième du sprint du peloton et compte une avance de vingt-cinq points sur l'Espagnol, si celui-ci, deuxième le lendemain, revient à cinq unités, il assure dans la vingt-et-unième et dernière étape, prenant d'abord quatre points sur le premier sprint intermédiaire en début de course, et malgré le fait qu'une chute en fin de course lui fait une petite frayeur, et que se retrouvant devant trop tôt, il ne parvient point à l'emporter, il se classe néanmoins cinquième, glanant douze points suffisants pour devancer Contador d'un écart de vingt-et-une unités, devenant ainsi le treizième Belge à être le lauréat du « meilleur sprinter », sur la « Vuelta »[3].

Entre temps, grâce à ses très bons résultats, il est sélectionné pour les Championnats du monde de Varèse par Carlo Bomans, nourrissant beaucoup d'espoirs, selon José De Cauwer, « Il sera champion un jour », l'Italien Paolo Bettini déclara lui « À son âge, Alejandro Valverde n'avait pas encore réalisé ce qu'il a fait »[4]. Van Avermaet répondit, « Le Mondial m'inspire»[5]. Durant cette course, il se montre offensif et accroche le premier groupe d'échappée dans les derniers tours, il sera néanmoins distancé dans la dernière difficulté, à six kilomètres de l'arrivée et finira à une honorable dix-septième place.

Le vingt-cinq octobre, il est élu « Flandrien de l'année », devançant Tom Boonen et Stijn Devolder[6].

2009-2010[modifier | modifier le code]

En février 2009, Greg Van Avermaet prend part à plusieurs courses dans le sud de l'Europe. Après s'être classé 66e du Grand Prix La Marseillaise, il obtient ses deux premiers « top 10 » de la saison, à l'occasion de la deuxième étape de l'Étoile de Bessèges (8e) et de la cinquième étape du Tour de l'Algarve (2e derrière Heinrich Haussler). À la fin du mois, il termine quatrième du Circuit Het Nieuwsblad. Au sortir d'un Tirreno-Adriatico discret (59e du classement général), il réalise quelques places d'honneur pendant les classiques. Il se classe 13e de Milan-San Remo et 28e du Grand Prix E3, puis prend la troisième place de la première étape des Trois jours de La Panne, qui passe par de nombreux bergs, et la huitième au sprint le lendemain. Il finit ensuite 35e du Tour des Flandres et 38e de Paris-Roubaix. À la mi-mai, il participe à trois courses d'un jour aux Pays-Bas : il est 18e de la Batavus Prorace, 60e de la Dutch Food Valley Classic et 19e du Tour de Rijke. À la fin du mois, il termine cinquième du Tour de Belgique et deuxième de l'avant-dernière étape. Neuvième du Grand Prix du canton d'Argovie et sixième de la troisième étape du Tour de Suisse, il obtient deux quatrièmes places fin juin en Belgique, lors de Halle-Ingooigem et du championnat national. Il prend part ensuite au Tour de France. Il se classe à deux reprises parmi les dix premiers d'une étape (septième de la 9e étape et quatrième de la 19e étape). Parmi les résultats de sa fin de saison, on peut citer des places au Tour de l'Ain (2e et 5e d'étapes), à l'Eneco Tour (deux étapes conclues à la 4e place), au Grand Prix Jef Scherens (6e) et au Grand Prix d'Isbergues (5e).

En octobre 2010, il finit cinquième du championnat du monde sur route à Geelong en Australie.

2011- : BMC Racing[modifier | modifier le code]

2011 : victoire sur Paris-Tours[modifier | modifier le code]

Après deux saisons 2009 et 2010 sans succès, Greg Van Avermaet choisit de rejoindre l'équipe américaine BMC Racing en 2011. Il reprend la saison au Moyen-Orient. Après un Tour du Qatar discret (60e du classement général), il obtient ses deux premiers « top 10 » de la saison lors du Tour d'Oman (quatrième de la deuxième étape et sixième le surlendemain). Il prend ensuite part au week-end d'ouverture belge, et se classe 30e de l'Omloop Het Nieuwsblad et 81e de Kuurne-Bruxelles-Kuurne. Après avoir fini neuvième des Monte Paschi Strade Bianche et avoir participé à Tirreno-Adriatico, remporté par son leader Cadel Evans, il aborde les classiques. Il y obtient plusieurs places d'honneur : il se classe neuvième de Milan-San Remo, 22e d'À travers les Flandres et du Tour des Flandres, treizième de Gand-Wevelgem, quinzième de la Flèche brabançonne, 24e de l'Amstel Gold Race, seizième de la Flèche Wallonne et septième de Liège-Bastogne-Liège.

Fin mai, il termine 49e de la ProRace Berlin, puis deuxième de l'avant-dernière étape du Tour de Belgique et du classement général, à chaque fois derrière Philippe Gilbert. Il se rend ensuite au Tour de Suisse, où il prend la neuvième place lors de la cinquième étape. À la fin du mois, il est quatrième de Halle-Ingooigem et 27e de son championnat national. Il remporte la sixième étape du Tour d'Autriche. Lors du Tour de Wallonie, il se montre régulier, puis le 27 juillet, il s'adjuge la cinquième étape et le classement général de l'épreuve devant Joost van Leijen et Ben Hermans. Quelques jours plus tard, il se classe deuxième de la Classique de Saint-Sébastien après le déclassement de Carlos Barredo[n 1]. Puis, il prend part à l'Eneco Tour, qu'il conclut à la quatorzième place du classement général. Le 20 août, il se présente au départ du Tour d'Espagne. Il se classe dans les dix premiers d'une seule étape, en terminant septième de la douzième étape. Une semaine plus tard, il finit 61e du Grand Prix d'Isbergues. Au mois d'octobre, il termine septième de Binche-Tournai-Binche, avant de se présenter au départ de Paris-Tours, donné à Voves. À 70 km de l'arrivée, il sort du peloton au sein d'un groupe de 15 coureurs, qui rejoint les échappés 12 km plus loin. Dans la côte de Beau Soleil, il suit l'attaque de Marco Marcato. Il bat au sprint ce dernier pour s'adjuger sa première classique. Il parvient ensuite à monter sur le podium du Tour du Piémont (deuxième, battu par Daniel Moreno), puis finit douzième du Tour de Lombardie.

2012 - 2014 : le roi des places d'honneur[modifier | modifier le code]

Greg Van Avermaet commence sa saison 2012 au Tour Down Under. Il finit septième de la deuxième étape et 32e du classement général. En février, il se classe neuvième de la troisième manche du Challenge de Majorque et deuxième de la première étape du Tour d'Algarve. Il prend ensuite part au week-end d'ouverture belge : il est 5e de l'Omloop Het Nieuwsblad et 101e de Kuurne-Bruxelles-Kuurne. Une semaine plus tard, il est cinquième des Strade Bianche, juste derrière son coéquipier Alessandro Ballan. Puis, il termine 69e Milan-San Remo, 26e du GP E3-Harelbeke dans le même temps que le vainqueur Tom Boonen et 27e de Gand-Wevelgem. Sur le Tour des Flandres, il règle le peloton pour la quatrième place, à 38 secondes de Bonnen, Pozzato et Ballan. Après s'être classé cinquième de la Flèche brabançonne, il participe aux classiques ardennaises : il est 36e de l'Amstel Gold Race, 40e de la Flèche Wallonne et 73e de Liège-Bastogne-Liège.

En mai, il obtient plusieurs places d'honneur sur le Tour de Californie (cinquième de la première étape, sixième le lendemain et de la sixième étape). Il est ensuite discret sur le Tour de Suisse, puis se classe 68e de Halle-Ingooigem et 27e du championnat de Belgique. Il décroche deux nouvelles places d'honneur en juillet, à l'occasion du Tour de Pologne (quatrième de la sixième étape) et du Tour de Wallonie (dixième de la troisième étape).

Le 28 juillet, il termine 92e de la course en ligne des JO. Van Avermaet est ensuite 31e de l'Eneco Tour, 13e de la Clásica San Sebastián et 37e du Grand Prix de Plouay. En septembre, après avoir fini 18e de la première édition de la World Ports Classic, il se distingue sur les routes du Québec, où il participe aux deux courses de l'UCI World Tour 2012 dans la Ville de Québec et à Montréal. Dans la première, il place une attaque tranchante dans la Côte de la Montagne, une des dernières difficulté de la journée située à quatre kilomètres de l'arrivée. Le seul coureur parvenant à le rejoindre est l'Australien Simon Gerrans. Le duo résiste au retour du groupe de tête sur le parcours accidenté, et Gerrans profite de sa pointe de vitesse pour dépasser Van Avermaet dans les derniers mètres. Van Avermaet monte sur la deuxième marche du podium[8]. Deux jours plus tard, à Montréal, il tente le coup à 7 kilomètres de l'arrivée, se détachant une fois de plus du groupe de tête, mais sa tentative est contrainte à l'échec et il est repris. Il termine en quatorzième position, à quatre secondes du vainqueur Lars Petter Nordhaug[9]. Il se classe alors deuxième du Grand Prix de Wallonie et 31e du Grand Prix d'Isbergues. Aux championnats du monde, dans le Limbourg néerlandais, Greg Van Avermaet dispute la course en ligne avec un rôle d'équipier pour Tom Boonen et Philippe Gilbert[10]. Ce dernier remporte le titre en attaquant seul dans la dernière ascension du Cauberg. Van Avermaet à la 25e place, dans le même temps qu'Alejandro Valverde, médaillé de bronze. La semaine suivante, il termine huitième du Tour du Piémont et 17e du Tour de Lombardie. Il conclut sa saison par une sixième place sur Paris-Tours.

Van Avermaet célébrant sa victoire sur la première étape du Tour de l'Utah 2013.

En 2013, Van Avermaet reprend la compétition au Moyen-Orient : il termine sixième du Tour du Qatar grâce notamment à la victoire de son équipe lors du contre-la-montre et prend la deuxième place de la troisième étape du Tour d'Oman juste derrière Peter Sagan. Il se classe ensuite cinquième de l'Omloop Het Nieuwsblad. Il participe alors à plusieurs courses en Italie. Après s'être classé 40e du Grand Prix de la ville de Camaiore et sixième des Strade Bianche, il prend part à ses deux premières épreuves World Tour de la saison : il est 49e de Tirreno-Adriatico puis 36e de Milan-San Remo. Après avoir terminé 24e du GP E3-Harelbeke, il réussit à se glisser dans un groupe de dix coureurs qui se dispute la victoire sur Gand-Wevelgem. Il ne peut pas suivre Peter Sagan, mais prend la troisième place de l'épreuve. Il est ensuite septième du Tour des Flandres et quatrième de Paris-Roubaix, battu pour la troisième place au sprint par Niki Terpstra. Van Avermaet a ainsi fait preuve d'une grande régularité au long des classiques flandriennes[11]. Trois jours plus tard, il figure dans le groupe de onze coureurs qui se jouent la victoire sur la Flèche brabançonne. Il attaque peu avant la flamme rouge et termine sixième de la course, tandis que son coéquipier Philippe Gilbert prend la deuxième place derrière Peter Sagan. Ensuite, il termine seizième de l'Amstel Gold Race, dans le même temps que le deuxième. Une semaine plus tard, il se classe 63e de Liège-Bastogne-Liège.

Un mois plus tard, Van Avermaet dispute le Tour de Belgique, dont il finit 35e du classement général. Début juin, il est 6e du Grand Prix du canton d'Argovie, puis participe au Tour de Suisse. Il travaille pour ses leaders Mathias Frank et Tejay van Garderen, lui-même est 121e du classement général. Une semaine après, il est 7e du championnat de Belgique. Il est ensuite septième de la troisième étape du Tour d'Autriche, puis remporte au sprint la 3e étape du Tour de Wallonie. Deux jours plus tard, il attaque dans le Mur de Thurin, s'adjugeant ainsi l'étape et le classement général. Leader de son équipe avec Philippe Gilbert sur la Classique de Saint-Sébastien[12], il se classe 18e de la course. Il se rend ensuite aux États-Unis. Il s'impose lors de la 1re étape du Tour de l'Utah, puis est deuxième des deux étapes suivantes et 25e du classement général. Il obtient ensuite plusieurs places d'honneurs sur le Tour du Colorado (2e de la première étape, 4e de la troisième, 3e et 5e les deux derniers jours), remporté par Tejay van Garderen devant Mathias Frank.

De retour en Europe, il vise les championnats du monde, où il espère « avoir un rôle libre »[13]. Dans le final du GP de Plouay, il attaque à la sortie de la côte de Ty-Marec, mais se fait reprendre à 300 mètres de la ligne et se classe 71e de l'épreuve. Il participe ensuite aux classiques canadiennes. À l'offensive dans le final du Grand Prix de Québec, il termine 3e du sprint entre les favoris, juste derrière Robert Gesink et Arthur Vichot. Deux jours plus tard, il finit 4e du Grand Prix de Montréal.

Le 17 octobre, il est élu pour la seconde fois « Flandrien de l'année », devançant Gianni Meersman et Jan Bakelants [14].

En 2014, Van Avermaet réalise une nouvelle fois une très bonne campagne de printemps, mais échoue à remporter une grande classique. Il terminé deuxième du Circuit Het Nieuwsblad et du Tour des Flandres, perdant les deux courses au sprint[15],[16]. L'été, il participe au Tour de France, où il aid son leader Tejay van Garderen à prendre la cinquième place du classement général[17]. Plus tard, Van Avermaet est huitième de la Clásica San Sebastián et cinquième de l'Eneco Tour, où il remporte une étape. Il termine cinquième du GP de Québec - son troisième top 5 d'affilée au Québec - et septième du GP de Montréal[18]. En Septembre, Van Avermaet remporte une victoire prestigieuse au Grand Prix de Wallonie. Membre d'une échappée de quatre coureurs, avec le peloton sur leurs talons, Van Avermaet attaque dans les derniers virages de la montée finale pour s'adjuger sa deuxième victoire de la saison[19]. Quelques jours plus tard, il remporte le GP Impanis-Van Petegem, ce qui lui permet d'obtenir le leadership au sein de l'équipe belge pour la course en ligne des championnats du monde[20],[21]. à Ponferrada, en Espagne. Il figure dans la bonne échappée au championnat du monde, mais en dépit de l'aide de son compagnon d'équipe et compatriote Philippe Gilbert, il ne peut empêcher une attaque de Michał Kwiatkowski et termine cinquième des mondiaux[22]. Il termine sa saison avec une 39e place à Paris-Tours[23].

À l'issue de cette saison, il est lauréat du Vélo de cristal et, pour la troisième fois, du Flandrien de l'année.

2015 : victoire d'étape sur le Tour de France[modifier | modifier le code]

Van Avermaet (à droite) sur la troisième marche du podium de Paris-Roubaix 2015

En 2015, Van Avermaet termine deuxième des Strade Bianche derrière Zdeněk Štybar[24]. Il obtient sa première victoire de la saison lors de la troisième étape de Tirreno-Adriatico en remportant le sprint d'un petit groupe[25]. En avril, il est troisième du Tour des Flandres après avoir déposé Peter Sagan en pourchassant le duo de tête[26]. Une semaine plus tard, il monte sur le de Paris-Roubaix, terminant troisième après avoir été à l'attaque lors des derniers kilomètres[27] . En dépit d'être sous une enquête pour dopage à cette époque, Van Avermaet participe à l'Amstel Gold Race et se classe cinquième[28]. Le 31 mai 2015, il remporte la dernière étape et le classement général du Tour de Belgique[29]. Il prend part au Tour de Suisse, terminant sixième du prologue et troisième de la quatrième étape[30].

Il participe ensuite au Tour de France où il s'impose, lors de la 13e étape à Rodez, au sprint devant le maillot vert Peter Sagan. C'est sa première victoire sur le Tour[31]. Le 20 juillet 2015, il quitte le Tour pour rejoindre sa compagne qui attend son premier enfant.

Lors de la Classique de Saint-Sébastien, il attaque dans la dernière ascension mais chute à cause d'une moto de télévision. Adam Yates, à ce moment-là derrière le Belge, remporte la course[32].

Van Avermaet est sélectionné pour la course en ligne des championnats du monde de Richmond. Il y est un des trois chefs de file belges avec son coéquipier Philippe Gilbert ainsi que Tom Boonen[33]. Pour l'une de ses dernières courses de la saison il se classe troisième de Paris-Tours derrière Matteo Trentin et Tosh Van der Sande.

2016 : champion olympique et victoire sur Tirreno-Adriatico[modifier | modifier le code]

En 2016, il réalise un très bon début de saison avec de nombreux top 5 sur le Tour du Qatar et le Tour d'Oman. Fin février, il gagne le Circuit Het Nieuwsblad, après avoir battu Peter Sagan dans un sprint à cinq. Il termine sixième des Strade Bianche, puis participe à Tirreno-Adriatico. Il remporte la première étape avec son équipe lors d'un contre-la-montre. Quatre jours après de l'étape reine annulée à cause des mauvaises conditions météorologiques, il remporte la sixième étape au sprint devant Peter Sagan et s'empare du maillot de leader[34]. Lors de la dernière étape, un contre-la-montre individuel de 10 km, il termine derrière Peter Sagan mais assure sa première place au classement général pour une seconde[35].

Cinquième de Milan-San Remo, il prend alors la tête du Classement mondial UCI qu'il perd au bout d'une semaine au profit de Peter Sagan, lauréat de Gand-Wevelgem que Van Avermaet termine neuvième. Le Belge doit abandonner lors du Tour des Flandres en raison d'une fracture de la clavicule droite consécutive à une chute[36] et doit déclarer pour Paris-Roubaix, deux de ses principaux objectifs de la saison. En juillet, il remporte au Lioran la 5e étape du Tour de France et endosse le maillot jaune pour la première fois[37]. Il le conserve pendant trois jours, avant de le laisser à Christopher Froome, le futur vainqueur. Quelques jours après le Tour et une semaine avant les Jeux olympiques, il est cinquième de la Classique de Saint-Sébastien.

Le 6 août, au terme d'une course tactique rondement menée, il s'impose à Rio et devient champion olympique lors de la course en lignes messieurs à l'issue d'une arrivée à trois, où il parvient à devancer ses deux adversaires[38]. Un mois plus tard, il se classe deuxième du Grand Prix cycliste de Québec et remporte le Grand Prix cycliste de Montréal, à chaque fois à la suite de duels au sprint avec Peter Sagan. En fin d'année, il remporte pour ses performances le titre de sportif belge de l'année, le Trophée Flandrien et le Vélo de cristal. Il est classé 6e du classement World Tour et 3e du Classement mondial UCI.

2017[modifier | modifier le code]

Il se fracture la cheville au début de saison. Il remporte à nouveau le circuit Het Nieuwsblad en dominant, comme en 2016, le champion du monde Peter Sagan. Le 24 mars, il remporte le Grand Prix E3 devant ses 2 compagnons d'échappé Philippe Gilbert et Oliver Naesen .

Il remporte Paris-Roubaix le 9 avril 2017[39].

Allégations de dopage[modifier | modifier le code]

En avril 2015, la Royale ligue vélocipédique belge demande une suspension de deux ans à l'encontre de Van Avermaet, ainsi que l'annulation de tous ses résultats obtenus au cours de la saison 2012 et d'une amende de 262 500 euros, à la suite d'une enquête sur des soupçons de délits anti-dopage[40]. Il est rapporté dans les médias belges que les accusations portent sur des allégations d'utilisation de deux produits interdits, le Diprophos (un corticoïde), et le Vaminolact (produit de récupération utilisé aussi par les bébés). Le 7 mai 2015, il est annoncé que Van Avermaet est blanchi de toutes les allégations[41].

Palmarès et classements mondiaux[modifier | modifier le code]

Palmarès année par année[modifier | modifier le code]

Podium de l'édition 2014 du Grand Prix Impanis-Van Petegem : Tosh Van der Sande (2e), Greg Van Avermaet (1er) et Michał Gołaś (3e).
Podium de l'édition 2015 de Paris-Roubaix : Zdeněk Štybar (2e), John Degenkolb (1er) et Greg Van Avermaet (3e).
Podium de l'édition 2016 du Circuit Het Nieuwsblad : Peter Sagan (2e), Greg Van Avermaet (1er) et Tiesj Benoot (3e).

Résultats sur les grands tours[modifier | modifier le code]

Tour de France[modifier | modifier le code]

4 participations

Tour d'Espagne[modifier | modifier le code]

3 participations

Classiques et grands championnats[modifier | modifier le code]

Année Circuit Het Nieuwsblad Strade Bianche Milan-San Remo Grand Prix E3 Gand-Wevelgem Tour des Flandres Paris-Roubaix Amstel Gold Race Flèche wallonne Liège-Bastogne-Liège Clasica San Sebastian Vattenfall Cyclassics Grand Prix de Plouay Grand Prix de Québec Grand Prix de Montréal Paris-Tours Tour de Lombardie JO-Course en ligne Mondial
2007 89e ab. 29e 8e 48e 63e
2008 53e 3e 170e 8e 27e 85e 7e 132e 17e
2009 13e 28e 35e 38e 65e 14e 44e
2010 14e 47e 26e 39e 27e 11e 24e 16e 15e[n 4] 5e
2011 9e 9e 13e 22e 24e 16e 7e 2e[n 1] Vainqueur 12e 175e
2012 5e 5e 69e 26e 27e 4e 36e 40e 73e 13e 38e 37e 2e 14e 6e 17e 92e 25e
2013 5e 6e 36e 24e 3e 7e 4e 16e 63e 18e 71e 3e 4e 48e 19e 23e
2014 2e - 25e 10e 28e 2e 17e 40e 8e 5e 7e 39e 5e
2015 6e 2e 19e 88e 36e 3e 3e 5e ab. 5e 73e 10e 37e 3e 23e
2016 Vainqueur 6e 5e - 9e ab. - - - - 5e - 46e 2e Vainqueur 77e - Vainqueur 10e
2017 Vainqueur 2e 21e Vainqueur Vainqueur 2e Vainqueur 12e - 11e

Classements mondiaux[modifier | modifier le code]

Année 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
Classement ProTour 136e[42] 64e[43]
Classement mondial UCI 189e[44] 171e[45]
UCI World Tour 56e[46] 42e[47] 18e[48] 24e[49] 8e[50] 6e[51]
UCI America Tour 1er[52]
UCI Europe Tour 595e[53] 169e[54]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Carlos Barredo, initialement deuxième de la Classique de Saint-Sébastien 2011, a été déclassé en juillet 2014 par l'UCI[7].
  2. Initialement prévu sur une plus longue distance, la première étape devient donc un prologue mais est toujours considérée comme une étape en contre-la-montre normal par l'UCI
  3. Bien que courue sur une distance officielle pour être appelée prologue par l'UCI, la première étape est considérée par celle-ci comme une étape en contre-la-montre normal
  4. Carlos Barredo, initialement neuvième du Tour de Lombardie 2010, a été déclassé en juillet 2014 par l'UCI[7].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Greg Van Avermaet grandit vite », La Dernière Heure/Les Sports, 9 septembre 2008.
  2. « Greg Van Avermaet grapille », La Dernière Heure/Les Sports, 19 septembre 2008.
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