Liège-Bastogne-Liège

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Liège-Bastogne-Liège
Description de l'image LBL.png.
Généralités
Sport Cyclisme sur route
Création 1892
Organisateur(s) ASO
Éditions 102 (en 2016)
Catégorie UCI World Tour
Type / Format Classique ardennaise
Périodicité Annuelle (avril)
Lieu(x) Drapeau de la Belgique Belgique
Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Participants 199 (en 2013)
Statut des participants Professionnel
Site web officiel
Palmarès
Tenant du titre Drapeau : Pays-Bas Wout Poels
Plus titré(s) Drapeau : Belgique Eddy Merckx
(5 victoires)
Crystal Clear app kworldclock.png
pour la dernière compétition voir :
Liège-Bastogne-Liège 2016

Liège-Bastogne-Liège, créée en 1892 par le Pesant Club Liégeois et le Liege Cyclist Union en Belgique, est une course cycliste sur route annuelle belge, réservée aux professionnels. Elle est l'une des plus anciennes des courses cyclistes encore disputées, ce qui lui vaut le surnom de « Doyenne »[N 1]. Son parcours accidenté de 260 km en fait l'une des classiques les plus exigeantes et les plus prestigieuses[1],[2],[3],[4],[5]. L'épreuve est l'un des cinq « Monuments » du cyclisme, avec Milan-San Remo, le Tour des Flandres, Paris-Roubaix et le Tour de Lombardie. Elle se déroule généralement fin avril, ce qui en fait la dernière grande classique printanière. Le parcours emmène les coureurs entre Liège et Bastogne, qui se trouve à 90 km de Liège, à proximité de la frontière luxembourgeoise. L'itinéraire de la course traverse le massif de l'Ardenne dans lequel l'Ourthe et ses affluents ont creusé de profondes vallées. La course est la plus réputée des classiques ardennaises.

Cette classique, autrefois inscrite au calendrier de la Coupe du monde, fait désormais partie de l'UCI World Tour et est organisée par Amaury Sport Organisation. Eddy Merckx, vainqueur à cinq reprises entre 1969 et 1975, détient le record de victoires.

Histoire[modifier | modifier le code]

Spa-Bastogne-Spa[modifier | modifier le code]

Comme beaucoup des classiques cyclistes, Liège-Bastogne-Liège est organisé pour promouvoir et augmenter les ventes d'un journal (L'Expresse). Le journal dont le siège est basé à Liège, est publié en français, et donc destiné à un public francophone. Durant toute son histoire est toujours resté dans la partie sud de la Communauté française de Belgique[6]. Il est prévu que la course se transforme à moyen terme en Liège-Paris-Liège, mais ce plan n'est jamais réalisé[7].

La première édition de la course est organisée en 1892 par le Liege Cyclist Union, qui fonde également le Football Club Liégeois la même année. Elle a lieu entre Spa à Bastogne et retour, sur une distance de 250 km[3]. Les bicyclettes étant très coûteuses à la fin du 19e siècle, le cyclisme est considéré comme un sport exclusivement réservé aux riches, et l'événement est considéré comme une « affaire de gentlemen ». 33 coureurs de la Liege Cyclist Union et du Pesant Club Liégois, tous Belges et la plupart d'entre eux de Liège, prennent le départ. Seulement 17 coureurs terminent la course. Le point situé à mi-chemin du parcours est la gare de Bastogne, choisi en raison de sa commodité pour les officiels de course. Certains coureurs fatigués, abandonnent la course à Bastogne et prennent le train pour retourner à Spa[6]. Léon Houa, originaire de Liège, remporte la course après 10 heures et 48 minutes sur le vélo. La deuxième place revient à Léon Lhoest, arrivé 22 minutes plus tard, tandis que le troisième, Louis Rasquinet termine à 44 minutes[8]. Les coureurs continuent d'arriver pendant cinq heures supplémentaires.

Houa gagne également l'édition suivante, sur le même parcours, cette fois avec une marge d'une demi-heure. En 1894, la course s'ouvre aux professionnels. Léon Houa, premier cycliste professionnel reconnu en Belgique s'impose à nouveau. La vitesse moyenne augmente de 23,3 km/h à 25 km/h. Houa s'adjuge sa troisième victoire avec sept minutes d'avance sur Rasquinet. L'Italien Maurice Garin, qui sera naturalisé français et deviendra plus tard le premier vainqueur du Tour de France, termine quatrième. Après les trois éditions inaugurales, la course n'est plus organisée pendant 14 ans, après quoi elle est parfois ouverte uniquement aux amateurs et semi-professionnels.

La course fait son retour en 1908, avec un départ et une arrivée à Liège pour la première fois. Elle est remportée par le Français André Trousselier. En 1909, le vainqueur, Eugène Charlier, est disqualifié parce qu'il a changé de vélo. Victor Fastre est déclaré vainqueur[8]. La course est annulée pendant la Première Guerre mondiale, mais elle reprend en 1919. La course est principalement remportée par les Belges, mais elle commence à attirer de plus de plus de coureurs de la Flandre - où le cyclisme est extrêmement populaire - qui commencent à dominer l'épreuve. Le Flamand Alfons Schepers remporte trois victoires durant l'entre-deux-guerres.

Classique des Ardennes[modifier | modifier le code]

Liège-Bastogne-Liège connait quelques interruptions au cours de la Seconde Guerre mondiale, mais est de retour sur le calendrier à partir de 1945. Elle commence à attirer certaines stars du cyclisme européen. En 1951, la course est ajoutée au Challenge Desgrange-Colombo, la compétition qui regroupe plus grandes courses de cyclisme à l'époque. Le Suisse Ferdi Kübler remporte la course en 1951 et 1952. Le favori des belges Raymond Impanis devient l'éternel second de la course, avec quatre deuxièmes places entre 1947 et 1955, sans jamais s'imposer.

À la fin des années 1950, Fred De Bruyne remporte la course à trois reprises pour ses trois premières participations, égalant l'ancien record de Houa et Schepers. En 1957, deux coureurs sont déclarés vainqueur ex-æquo. Germain Derycke est le premier à passer la ligne d'arrivée, mais il a franchi un passage à niveau fermé. Derycke s'étant imposé avec trois minutes d'avance, les commissaires estiment qu'il n'a pas gagné beaucoup de temps en traversant illégalement la voie ferrée et décident de ne pas le disqualifier. Par compromis, Frans Schoubben, initialement deuxième est promu à la première place à égalité[9]. En 1959, Liège-Bastogne-Liège est intégrée au Superprestige, le successeur du Challenge Desgrange-Colombo et précurseur de l'UCI World Tour, ce qui rend la classique des Ardennes comme l'un des événements cyclistes principal de l'année.

Le recordman de victoires Eddy Merckx, gagne Liège–Bastogne–Liège à cinq reprises

1969 marque les débuts de l'ère Eddy Merckx, l'icône cycliste en Belgique, vainqueur à cinq reprises, dont trois consécutives, pour un total de sept podiums. La course de 1971 se déroule dans des conditions épouvantables, avec la neige et le froid qui ravage le peloton. Merckx remporte une de ses victoires les plus mémorables. Le Belge attaque seul à 92 kilomètres de l'arrivée et obtient un avantage de cinq minutes sur ses plus proches poursuivants. Fait rare, il est victime d'un coup de fatigue sut la fin et est rejoint par Georges Pintens. Pintens ne réussi pas à distancer un Merckx fatigué. Ce dernier réussit à battre son compatriote belge au sprint et obtient sa deuxième victoire dans la classique[10] [11]. En 1972, l'arrivée est déplacée à Verviers, à 15 km de Liège, mais à cause de la protestation des fans, elle fait son retour à Liège dès l'année suivante. L'édition est à nouveau remportée par Merckx. En 1975, le « Cannibale » scelle son cinquième et dernière succès, faisant de lui le recordman de victoires sur la Doyenne.

Le champion français Bernard Hinault a remporté la course à deux reprises, les deux fois dans des conditions météorologiques dantesques. En 1977, six coureurs se retrouvent en tête de la course dans les dix derniers kilomètres. Il s'agit des Belges Roger De Vlaeminck, Freddy Maertens, Eddy Merckx et André Dierickx, de l'Allemand Dietrich Thurau et du Français Bernard Hinault. À 8 kilomètres de l'arrivée, Dierickx lance une attaque à laquelle Hinault est le seul à répondre initialement. Les deux coureurs se disputent la victoire et Hinault s'impose[12]. Trois ans plus tard, il remporte une édition devenue légendaire, marquée par les chutes de neige et des températures glaciaires[13].

Dans les années 1980, le spécialiste des classiques italiens Moreno Argentin gagne la course à quatre reprises, manquant de peu le record de Merckx. Argentin compte également trois victoires sur la Flèche Wallonne, ce qui lui vaut le titre du « King of the Ardennes » (Roi des Ardennes).

Arrivée à Ans[modifier | modifier le code]

En 1990, le Pesant Club Liégeois s'associe avec la Société du Tour de France, qui organise le Tour de France, épreuve phare du cyclisme sur route, ainsi que d'autres épreuves comme Paris-Roubaix et Paris-Nice. La Société du Tour de France se fond ensuite dans l'entreprise dont elle est une filiale, Amaury Sport Organisation (ASO), pour en devenir le département cyclisme[14]. Ce partenariat est demandé à la Société du Tour de France par le Pesant Club à l'occasion du passage du Tour de France à Liège en 1989[15]. Il conduit à une organisation plus professionnelle, ce qui entraîne une refonte complète du parcours de la course : le début et la fin déménagent à différents endroits à Liège et cinq nouvelles ascensions apparaissent[16].

À la fin des années 1990, les Italiens Michele Bartoli et Paolo Bettini perpétuent la tradition de victoires italiennes La Doyenne, avec deux victoires chacun. En 1997, Bartoli et Laurent Jalabert provoquent une échappée décisive sur la Côte de La Redoute, à 40 km de l'arrivée. Les deux coureurs travaillent ensemble et Bartoli parvient à lâcher le Français sur les pentes raides dans le dernier kilomètre de la course. Jalabert, un spécialiste des courses ardennaises, termine deuxième deux années de suite, mais sans réussir à gagner la Doyenne. En 1999, Bartoli vise une troisième victoire consécutive, mais son ambition est contrecarrée par le jeune belge Frank Vandenbroucke qui contrôle la course et stupéfie les suiveurs en s'imposant en solitaire[17].

Le peloton lors de Liège-Bastogne-Liège 2007, près de Tavigny

En 2005, le Kazakh Alexandre Vinokourov et l'allemand Jens Voigt s'échappe du peloton à 80 km de l'arrivée. Bien que ce genre de raid semble avoir peu de chances d'aller au bout dans le cyclisme moderne, les deux coureurs parviennent à conserver assez d'avance sur le peloton. Vinokourov devance Voigt au sprint[18],[19].

Les éditions 2009 et 2010 sont également restées dans les mémoires. En 2009, le jeune Luxembourgeois Andy Schleck s'impose en solitaire après une attaque à 25 kilomètres de l'arrivée et résiste au retour du groupe des favoris[20]. En 2010, Alexander Vinokourov s'adjuge sa deuxième victoire devant son compagnon échappée Alexander Kolobnev[21]. Cette victoire est controversée, non seulement parce que Vinokourov était récemment revenu au cyclisme après une suspension pour dopage, mais aussi parce qu'il a été suggéré qu'il avait « acheté » la victoire. Le magazine suisse L'Illustré a publié une correspondance électronique entre le gagnant et son dauphin qui suggère que Vinokourov a payé Kolobnev 100 000 € pour lui laisser la victoire. Les deux coureurs ont ensuite été accusés de corruption par les autorités belges[22],[23].

Au cours des dernières années, l'Espagnol Alejandro Valverde remporte la course à trois reprises, les trois fois en réglant au sprint un petit groupe. La centième édition de la course a lieu le 27 avril 2014 et voit la victoire au sprint du coureur australien Simon Gerrans.

Parcours[modifier | modifier le code]

Course actuelle[modifier | modifier le code]

Parcours de l'édition 2011.

Le parcours de Liège-Bastogne-Liège traverse les deux provinces de l'est de la Région wallonne : province de Liège et du Luxembourg, du nord au sud et retour. Sa distance est plus ou moins fixé à 250-260 km. La course commence dans le centre de Liège, après quoi le parcours suit un tracé relativement plat de 95 km vers le sud, jusqu'à Bastogne, pour revenir sur 163 km vers Liège, avec un parcours vallonné.

La seconde moitié du parcours contient de nombreuses ascensions, comme la côte de Stockeu, la côte de la Haute-Levée, la côte de La Redoute et la côte de Saint-Nicolas, avant de finir à Ans dans la banlieue de Liège[16]. Dans les 15 derniers kilomètres de la course, le parcours fait une transition remarquable entre les prairies et le paysage agraire des Ardennes et le paysage urbain post-industriel de Liège.

L'édition 2016 de la course voit l'apparition de quelques modifications dans le parcours : dans les environs de Stavelot, ce n'est plus la côte de Stockeu qui est empruntée, mais l'ascension du col du Maquisard. Enfin, l'ascension de la rue Naniot est ajoutée (600 mètres pavés à 10,9 % de moyenne) à 3,5 km de l'arrivée, avant le final habituel à Ans.

Changements de parcours[modifier | modifier le code]

Le Stade Vélodrome de Rocourt voit dix éditions s'achever sur sa piste, jusqu'en 1973[24]. L'arrivée est ensuite située boulevard de la Sauvenière jusqu'en 1989 puis est déplacée sur le quai Mativa en 1990, lorsque la Société du Tour de France devient organisateur de la course[16]. L'arrivée s'effectue à Ans depuis l'édition 1992[25]. Jusqu'en 1991, la course se termine dans le centre-ville de Liège, avec une portion plate à l'arrivée. En 1992, l'arrivée est déplacée vers la banlieue industrielle de Ans, sur le côté nord-ouest de la ville. La côte de Saint-Nicolas (la « côte des Italiens ») est introduite dans les derniers kilomètres, avec une montée finale proche de l'arrivée à Ans. Cette modification implique des changements profonds dans le caractère de la course. Au cours des dernières années, les puncheurs et grimpeurs avec une bonne pointe de vitesse, attendent souvent le dernier moment pour lancer leur attaque ou s'économiser en vue du sprint.

Le parcours a généralement quelques changements mineurs chaque année, avec quelques montées de supprimées et d'autres ajoutées, mais le traditionnel final contenant la côte de La Redoute, la Roche-aux-faucons et la côte de Saint-Nicolas reste un enchaînement classique depuis les années 1990.

Nature de la course[modifier | modifier le code]

Dureté de l'épreuve[modifier | modifier le code]

Profil de l'édition 2012.

Liège-Bastogne-Liège est considéré comme l'une courses d'un jour les plus difficiles de la saison, en raison de sa longueur et de la succession des montées abruptes. Chaque édition, une douzaine ascensions - de longueur, de pente et de difficulté variables - sont abordés, offrant des possibilités d'attaque.

Le magazine britannique Cycling Weekly explique[3] :

En termes purement physiques, c'est probablement la plus dure des classiques : les montées sont longues, la plupart d'entre elles sont très raides, et elles se présentent avec une fréquence déprimante dans les derniers kilomètres.

Le quadruple vainqueur Moreno Argentin résume[26] :

Les coureurs qui gagnent à Liège sont ce que nous appelons des fondisti - des coureurs avec un niveau supérieur d'endurance. [La montée de] La Redoute est comme le Mur de Huy et doit être abordée en cadence, à l'avant du peloton. La pente est d'environ 14 ou 15 %, et elle arrive après 220 ou 230 kilomètres, de sorte que vous ne devez pas être un génie pour comprendre combien elle est difficile. Je me souviens que nous avons l'habitude d'aller avec un maximum de 39 x 21 - elle n'est pas tout à fait aussi raide que le Mur de Huy. Beaucoup de coureurs pensent à tort que vous devez attaquer sur la partie la plus difficile, mais en réalité vous faites mal aux gens sur la section légèrement plus plate qui vient après cela.
Liège est une épreuve par élimination, où il est très rare qu'une échappée joue un rôle dans la course avant les derniers 100 km. Vous devez être fort et en même temps intelligent et calculateur - en ce sens, c'est un test complet des capacités d'un cycliste.

Monts[modifier | modifier le code]

Le pied de la côte de La Redoute à Aywaille.

L'ascension la plus emblématique est la côte de La Redoute, 2,1 km de montée à Aywaille sur une pente moyenne de 8,4 % avec des passages à plus de 20 %. Pendant longtemps, dans les années 1980 et 1990 La Redoute, située 40 km de l'arrivée, est le point de la course où ont souvent lieu les échappées décisives. Ces dernières années, la montée semble avoir perdu ce rôle particulier, car de nombreux coureurs sont en mesure de suivre le rythme sur la montée. Les favoris attendre souvent les dernièrs kilomètres de la course pour s'échapper.

Dans le cyclisme moderne, comme dans de nombreuses courses cyclistes, la portion décisive s'est déplacée vers l'ascension finale de la journée. La côte de Saint-Nicolas est la dernière ascension classée de la course, avec son sommet situé à 6 km de l'arrivée. C'est une montée abrupte et atypique car elle ne fait pas partie des monts boisées des Ardennes, mais située dans le milieu de la banlieue industrielle de Liège le long de la Meuse.

Les changements de parcours sont fréquents d'année en année. Les monts sont parfois supprimés ou d'autres sont inclus. Voici les monts pour l'édition 2016[27],[28].

Les monts de l'édition 2012.
Num Nom km Longueur (m) Pente moyenne km de l'arrivée
1 Côte de la Roche-en-Ardenne 78,5 2 800 6,2 % 174,5
2 Côte de Saint-Roch 125 1 000 11,2 % 128
3 Côte de Wanne 168,5 2 700 7,4 % 84,5
4 Côte de la Haute-Levée 179 3 600 5,6 % 74
5 Col du Rosier 192 4 400 5,9 % 61
6 Côte du Maquisard 204,5 2 500 5 % 48,5
7 Côte de La Redoute 216,5 2 000 8,9 % 36,5
8 Côte de la Roche aux faucons 232,5 1 500 9,4 % 20,5
9 Côte de Saint-Nicolas 246,5 1 200 8,6 % 6,5
10 Côte de la rue Naniot 250,5 600 2,5

Météo[modifier | modifier le code]

La météo en avril est souvent imprévisible et la course est affectée à plusieurs reprises par des conditions météorologiques difficiles. Les éditions 1919, 1957 et 1980 sont marquées par des chutes de neige sévère. L'édition 1980 est exceptionnellement difficile en raison des conditions météorologiques : la neige est tombée dès le début et les températures sont près du point de congélation, ce qui conduit les commentateurs à l'appeler « Neige-Bastogne-Neige »[29]. De nombreux médias la considère comme la pire édition dans l'histoire de Liège-Bastogne-Liège[30]. Un article publié par le magazine britannique Procycling en 2000, décrit la course :

« Un vent froid qui a soufflé sur la Belgique a apporté des flocons de neige, puis une intense chute de neige au moment du départ de la course. [...] Les coureurs ont lutté avec le froid, avec les mains sur le front pour garder une vue sur la route. La course était une masse anonyme de vestes et de blousons en plastique. Les spectateurs se tenaient avec les lunettes comme des bonhommes de neige haut de gamme, le visage rouge dans l'amertume. Après une heure certaines équipes avaient à peine un seul homme sur la route. Ils abandonnent par deux douzaines à la fois, des hommes comme Gibi Baronchelli, Giuseppe Saronni, Lucien Van Impe et Jean-René Bernaudeau. »[9].

Hinault est l'un des 21 coureurs à avoir terminé la course. Il a subi des engelures sur deux doigts de sa main droite, a eu besoin de trois semaines pour pouvoir les bouger à nouveau[9] et les dommages causés sont restés durables sur un de ses doigts[31].

Classiques ardennaises[modifier | modifier le code]

Article connexe : Classiques ardennaises.

Liège-Bastogne-Liège est la course finale des classiques ardennaises, qui comprend la Flèche Wallonne. Les deux courses sont organisées par Amaury Sport Organisation. Depuis le début des années 2000, la classique néerlandaise, l'Amstel Gold Race, est également considérée comme une classique ardennaise dans une définition plus large, en raison de son profil, même si elle n'a pas lieu dans les Ardennes.

La Flèche Wallonne, bien que plus jeune que Liège-Bastogne-Liège, a longtemps été considérée comme l'événement le prestigieux des deux classiques ardennaises, montrant comment le prestige et l'importance d'une course peuvent parfois changer au fil du temps. À une époque, la Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège se déroulent sur deux jours successifs connus sous le nom le Week-end ardennais, avec Liège-Bastogne-Liège organisée le samedi et la Flèche Wallonne le dimanche.

Seuls sept coureurs ont remporté les deux courses la même année : le Suisse Ferdi Kübler deux fois (en 1951 et 1952), l'Espagnol Alejandro Valverde à deux reprises (2006 et 2015), les Belges Stan Ockers (1955), Eddy Merckx (1972) et Philippe Gilbert (2011) et les Italiens Moreno Argentin (1991) et Davide Rebellin (2004).

En 2011, Philippe Gilbert remporte Liège-Bastogne-Liège, devant les frères luxembourgeois Frank et Andy Schleck dans un sprint à trois[32]. Il complète une série de victoires unique en l'espace de dix jours. Gilbert avait déjà remporté la Flèche brabançonne, l'Amstel Gold Race et la Flèche wallonne, réalisant ainsi un quadruplé historique de victoires sur les classiques vallonnées d'avril.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Année Vainqueur Deuxième Troisième
1892 Drapeau de la Belgique Léon Houa Drapeau de la Belgique Léon Lhoest (nl) Drapeau de la Belgique Louis Rasquinet
1893 Drapeau de la Belgique Léon Houa Drapeau de la Belgique Michel Borisowski Drapeau de la Belgique Charels Collette
1894 Drapeau de la Belgique Léon Houa Drapeau de la Belgique Louis Rasquinet Drapeau de la Belgique René Nulens
1895-1907 Non disputé
1908 Drapeau de la France André Trousselier Drapeau de la Belgique Alphonse Lauwers Drapeau de la Belgique Henri Dubois
1909 Drapeau de la Belgique Victor Fastre Drapeau de la Belgique Eugène Charlier Drapeau de la Belgique Paul Deman
1910 Non disputé
1911 Drapeau de la Belgique Joseph Van Daele Drapeau de la Belgique Armand Lenoir Drapeau de la Belgique Victor Kraenen
1912 Drapeau de la Belgique Omer Verschoore Drapeau de la Belgique Jacues Coomans Drapeau de la Belgique André Blaise
1913 Drapeau de la Belgique Maurits Moritz Drapeau de la Belgique Alphonse Fonson Drapeau de la Belgique Hubert Noel
1914-1918 Non disputé à cause de la Première Guerre mondiale
1919 Drapeau de la Belgique Léon Devos Drapeau de la Belgique Henri Hanlet Drapeau de la Belgique Arthur Claerhout
1920 Drapeau de la Belgique Léon Scieur Drapeau de la Belgique Lucien Buysse Drapeau de la Belgique Jacues Coomans
1921 Drapeau de la Belgique Louis Mottiat Drapeau de la Belgique Marcel Lacour Drapeau de la Belgique Jean Rossius
1922 Drapeau de la Belgique Louis Mottiat Drapeau de la Belgique Alberto Jordens Drapeau de la Belgique Laurent Seret
1923 Drapeau de la Belgique René Vermandel Drapeau de la Belgique Jean Rossius Drapeau de la Belgique Félix Sellier
1924 Drapeau de la Belgique René Vermandel Drapeau de la Belgique Adelin Benoît Drapeau de la Belgique Jules Matton
1925 Drapeau de la Belgique Georges Ronsse Drapeau de la Belgique Gustave Van Slembrouck Drapeau de la Belgique Louis Eelen
1926 Drapeau de la Belgique Dieudonné Smets Drapeau de la Belgique Joseph Siquet Drapeau de la Belgique Alexis Macar
1927 Drapeau de la Belgique Maurice Raes Drapeau de la Belgique Jean Hans Drapeau de la Belgique Joseph Siquet
1928 Drapeau de la Belgique Ernest Mottard Drapeau de la Belgique Maurice Raes Drapeau de la Belgique Emile Van Belle
1929 Drapeau de la Belgique Alfons Schepers Drapeau de la Belgique Gustave Hembroeckx Drapeau de la Belgique Maurice Raes
1930 Drapeau : République de Weimar Hermann Buse Drapeau de la Belgique Georges Laloup Drapeau de la Belgique François Gardier
1931 Drapeau de la Belgique Alfons Schepers Drapeau de la Belgique Marcel Houyoux Drapeau de la Belgique Jules Deschepper
1932 Drapeau de la Belgique Marcel Houyoux Drapeau de la Belgique Léopol Roosemont Drapeau de la Belgique Gérard Lambrechts
1933 Drapeau de la Belgique François Gardier Drapeau de la Belgique Roger Dewolf Drapeau de la Belgique Albert Bolly
1934 Drapeau de la Belgique Théo Herckenrath Drapeau de la Belgique Mathieu Cardynaels Drapeau de la Belgique Joseph Moerenhout
1935 Drapeau de la Belgique Alfons Schepers Drapeau de la Belgique Frans Bonduel Drapeau de la Belgique Louis Hardiquest
1936 Drapeau de la Belgique Albert Beckaert Drapeau de la Belgique Gilbert Levae Drapeau de la Belgique Joseph Horemans
1937 Drapeau de la Belgique Éloi Meulenberg Drapeau de la Belgique Gustaaf Deloor Drapeau de la Belgique Julien Heenaert
1938 Drapeau de la Belgique Alfons Deloor Drapeau de la Belgique Marcel Kint Drapeau de la Belgique Félicien Vervaecke
1939 Drapeau de la Belgique Albert Ritserveldt Drapeau de la Belgique Cyrille Van Overberghe Drapeau de la Belgique Edward Vissers
1940-1942 Non disputé à cause de la Seconde Guerre mondiale
1943 Drapeau de la Belgique Richard Depoorter Drapeau de la Belgique Joseph Didden Drapeau de la Belgique Stan Ockers
1944 Non disputé à cause de la Seconde Guerre mondiale
1945 Drapeau de la Belgique Jean Engels Drapeau de la Belgique Edward Van Dijck Drapeau de la Belgique Joseph Moerenhout
1946 Drapeau de la Belgique Prosper Depredomme Drapeau de la Belgique Albert Hendrickx Drapeau de la Belgique Triphon Verstraeten
1947 Drapeau de la Belgique Richard Depoorter Drapeau de la Belgique Raymond Impanis Drapeau de la Belgique Florent Mathieu
1948 Drapeau de la Belgique Maurice Mollin Drapeau de la Belgique Raymond Impanis Drapeau de la France Louis Caput
1949 Drapeau de la France Camille Danguillaume Drapeau de la Belgique Adolph Verschueren Drapeau de la Belgique Roger Gijselinck
1950 Drapeau de la Belgique Prosper Depredomme Drapeau de la Belgique Jean Bogaerts Drapeau de la Belgique Edward Van Dyck
1951 Drapeau de la Suisse Ferdi Kübler Drapeau de la Belgique Germain Derycke Drapeau des Pays-Bas Wout Wagtmans
1952 Drapeau de la Suisse Ferdi Kübler Drapeau de la Belgique Henri Van Kerckhove Drapeau de la France Jean Robic
1953 Drapeau de la Belgique Alois De Hertog Drapeau de la France Maurice Diot Drapeau de la France Raoul Rémy
1954 Drapeau du Luxembourg Marcel Ernzer Drapeau de la Belgique Raymond Impanis Drapeau de la Suisse Ferdi Kübler
1955 Drapeau de la Belgique Stan Ockers Drapeau de la Belgique Raymond Impanis Drapeau de la Belgique Jean Brankart
1956 Drapeau de la Belgique Alfred De Bruyne Drapeau de la Belgique Richard Van Genechten Drapeau de la Belgique Alex Close
1957 Drapeau de la Belgique Germain Derycke & Frans Schoubben Drapeau de la Belgique Marcel Buys
1958 Drapeau de la Belgique Alfred De Bruyne Drapeau de la Belgique Jan Zagers (nl) Drapeau de la Belgique Joseph Theuns
1959 Drapeau de la Belgique Alfred De Bruyne Drapeau de la Belgique Frans Schoubben Drapeau de la Belgique Frans De Mulder
1960 Drapeau des Pays-Bas Albertus Geldermans Drapeau de la France Pierre Everaert Drapeau de la Belgique Joseph Planckaert
1961 Drapeau de la Belgique Rik Van Looy Drapeau de la France Marcel Rohrbach Drapeau de la Belgique Armand Desmet
1962 Drapeau de la Belgique Jef Planckaert Drapeau : Allemagne de l'Ouest Rolf Wolfshohl Drapeau de la France Claude Colette
1963 Drapeau de la Belgique Frans Melckenbeeck Drapeau de la Belgique Pino Cerami Drapeau de l'Italie Vittorio Adorni
1964 Drapeau de la Belgique Willy Bocklant Drapeau de la Belgique Georges Van Coningsloo Drapeau de l'Italie Vittorio Adorni
1965 Drapeau de l'Italie Carmine Preziosi Drapeau de l'Italie Vittorio Adorni Drapeau de la Belgique Martin Van Den Bossche
1966 Drapeau de la France Jacques Anquetil Drapeau de la Belgique Victor Van Schil Drapeau de la Belgique Willy In 't Ven
1967 Drapeau de la Belgique Walter Godefroot Drapeau de la Belgique Eddy Merckx Drapeau de la Belgique Willy Monty
1968 Drapeau de la Belgique Valere Van Sweevelt Drapeau de la Belgique Walter Godefroot Drapeau de la France Raymond Poulidor
1969 Drapeau de la Belgique Eddy Merckx Drapeau de la Belgique Victor Van Schil Drapeau du Royaume-Uni Barry Hoban
1970 Drapeau de la Belgique Roger De Vlaeminck Drapeau de la Belgique Frans Verbeeck Drapeau de la Belgique Eddy Merckx
1971 Drapeau de la Belgique Eddy Merckx Drapeau de la Belgique Georges Pintens Drapeau de la Belgique Frans Verbeeck
1972[33] Drapeau de la Belgique Eddy Merckx Drapeau des Pays-Bas Wim Schepers Drapeau de la Belgique Walter Godefroot
1973 Drapeau de la Belgique Eddy Merckx Drapeau de la Belgique Frans Verbeeck Drapeau de la Belgique Walter Godefroot
1974 Drapeau de la Belgique Georges Pintens Drapeau de la Belgique Walter Planckaert Le troisième a été déclassé
1975 Drapeau de la Belgique Eddy Merckx Drapeau de la France Bernard Thévenet Drapeau de la Belgique Walter Godefroot
1976 Drapeau de la Belgique Joseph Bruyère Drapeau de la Belgique Freddy Maertens Drapeau de la Belgique Frans Verbeeck
1977 Drapeau de la France Bernard Hinault Drapeau de la Belgique André Dierickx Drapeau : Allemagne de l'Ouest Dietrich Thurau
1978 Drapeau de la Belgique Joseph Bruyère Drapeau : Allemagne de l'Ouest Dietrich Thurau Drapeau de l'Italie Francesco Moser
1979 Drapeau : Allemagne de l'Ouest Dietrich Thurau Drapeau de la France Bernard Hinault Drapeau de la Belgique Daniel Willems
1980 Drapeau de la France Bernard Hinault Drapeau des Pays-Bas Hennie Kuiper Drapeau de la Belgique Ronny Claes
1981[34] Drapeau de la Suisse Josef Fuchs Drapeau de la Suisse Stefan Mutter non-décerné
1982 Drapeau de l'Italie Silvano Contini Drapeau de la Belgique Fons De Wolf Drapeau de la Suisse Stefan Mutter
1983 Drapeau des Pays-Bas Steven Rooks Drapeau de l'Italie Giuseppe Saronni Drapeau de la France Pascal Jules
1984 Drapeau de l'Irlande Seán Kelly Drapeau de l'Australie Phil Anderson Drapeau des États-Unis Greg LeMond
1985 Drapeau de l'Italie Moreno Argentin Drapeau de la Belgique Claude Criquielion Drapeau de l'Irlande Stephen Roche
1986 Drapeau de l'Italie Moreno Argentin Drapeau des Pays-Bas Adrie van der Poel Drapeau de la Norvège Dag Erik Pedersen
1987 Drapeau de l'Italie Moreno Argentin Drapeau de l'Irlande Stephen Roche Drapeau de la Belgique Claude Criquielion
1988 Drapeau des Pays-Bas Adrie van der Poel Drapeau de la Belgique Michel Dernies Drapeau du Royaume-Uni Robert Millar
1989 Drapeau de l'Irlande Seán Kelly Drapeau de la France Fabrice Philipot Drapeau de l'Australie Phil Anderson
1990 Drapeau de la Belgique Eric Van Lancker Drapeau de la France Jean-Claude Leclercq Drapeau des Pays-Bas Steven Rooks
1991 Drapeau de l'Italie Moreno Argentin Drapeau de la Belgique Claude Criquielion Drapeau du Danemark Rolf Sørensen
1992 Drapeau de la Belgique Dirk De Wolf Drapeau des Pays-Bas Steven Rooks Drapeau de la France Jean-François Bernard
1993 Drapeau du Danemark Rolf Sørensen Drapeau de la Suisse Tony Rominger Drapeau de l'Italie Maurizio Fondriest
1994 Drapeau de la Russie Evgueni Berzin Drapeau des États-Unis Lance Armstrong Drapeau de l'Italie Giorgio Furlan
1995 Drapeau de la Suisse Mauro Gianetti Drapeau de l'Italie Gianni Bugno Drapeau de l'Italie Michele Bartoli
1996 Drapeau de la Suisse Pascal Richard Drapeau des États-Unis Lance Armstrong Drapeau de la Suisse Mauro Gianetti
1997 Drapeau de l'Italie Michele Bartoli Drapeau de la France Laurent Jalabert Drapeau de l'Italie Gabriele Colombo
1998 Drapeau de l'Italie Michele Bartoli Drapeau de la France Laurent Jalabert Drapeau de l'Italie Rodolfo Massi
1999 Drapeau de la Belgique Frank Vandenbroucke Drapeau des Pays-Bas Michael Boogerd Drapeau des Pays-Bas Maarten den Bakker
2000 Drapeau de l'Italie Paolo Bettini Drapeau de l'Espagne David Etxebarria Drapeau de l'Italie Davide Rebellin
2001 Drapeau de la Suisse Oscar Camenzind Drapeau de l'Italie Davide Rebellin Drapeau de l'Espagne David Etxebarria
2002 Drapeau de l'Italie Paolo Bettini Drapeau de l'Italie Stefano Garzelli Drapeau de l'Italie Ivan Basso
2003 Drapeau des États-Unis Tyler Hamilton Drapeau de l'Espagne Iban Mayo Drapeau des Pays-Bas Michael Boogerd
2004 Drapeau de l'Italie Davide Rebellin Drapeau des Pays-Bas Michael Boogerd Drapeau du Kazakhstan Alexandre Vinokourov
2005 Drapeau du Kazakhstan Alexandre Vinokourov Drapeau de l'Allemagne Jens Voigt désattribué[35]
2006 Drapeau de l'Espagne Alejandro Valverde Drapeau de l'Italie Paolo Bettini Drapeau de l'Italie Damiano Cunego
2007 Drapeau de l'Italie Danilo Di Luca Drapeau de l'Espagne Alejandro Valverde Drapeau du Luxembourg Fränk Schleck
2008 Drapeau de l'Espagne Alejandro Valverde Drapeau de l'Italie Davide Rebellin Drapeau du Luxembourg Fränk Schleck
2009 Drapeau du Luxembourg Andy Schleck Drapeau de l'Espagne Joaquim Rodríguez Drapeau de l'Italie Davide Rebellin
2010[36] Drapeau du Kazakhstan Alexandre Vinokourov Drapeau de la Russie Alexandr Kolobnev Drapeau de la Belgique Philippe Gilbert[37]
2011 Drapeau de la Belgique Philippe Gilbert Drapeau du Luxembourg Fränk Schleck Drapeau du Luxembourg Andy Schleck
2012 Drapeau du Kazakhstan Maxim Iglinskiy Drapeau de l'Italie Vincenzo Nibali Drapeau de l'Italie Enrico Gasparotto
2013 Drapeau de l'Irlande Daniel Martin Drapeau de l'Espagne Joaquim Rodríguez Drapeau de l'Espagne Alejandro Valverde
2014 Drapeau de l'Australie Simon Gerrans Drapeau de l'Espagne Alejandro Valverde Drapeau de la Pologne Michał Kwiatkowski
2015 Drapeau de l'Espagne Alejandro Valverde Drapeau de la France Julian Alaphilippe Drapeau de l'Espagne Joaquim Rodríguez
2016 Drapeau des Pays-Bas Wout Poels Drapeau de la Suisse Michael Albasini Drapeau du Portugal Rui Costa
Léon Houa remporte les trois premières éditions de Liège–Bastogne–Liège à la fin du 19e siècle.
Podium de l'édition 2015 de Liège-Bastogne-Liège : Julian Alaphilippe (2e), Alejandro Valverde (1er) et Joaquim Rodríguez (3e).

Jamais vainqueur, le Belge Raymond Impanis termine cependant quatre fois deuxième, en 1947, 1948, 1954 et 1955.

Statistiques[modifier | modifier le code]

Multiples vainqueurs[modifier | modifier le code]

Victoires Coureur Pays Années
5 Eddy Merckx Drapeau de la Belgique Belgique 1969, 1971, 1972, 1973 et 1975
4 Moreno Argentin Drapeau de l'Italie Italie 1985, 1986, 1987 et 1991
3 Léon Houa Drapeau de la Belgique Belgique 1892, 1893 et 1894
Alfons Schepers Drapeau de la Belgique Belgique 1929, 1931 et 1935
Fred De Bruyne Drapeau de la Belgique Belgique 1956, 1958 et 1959
Alejandro Valverde Drapeau de l'Espagne Espagne 2006, 2008 et 2015
2 Louis Mottiat Drapeau de la Belgique Belgique 1921 et 1922
René Vermandel Drapeau de la Belgique Belgique 1923 et 1924
Richard Depoorter Drapeau de la Belgique Belgique 1943 et 1947
Prosper Depredomme Drapeau de la Belgique Belgique 1946 et 1950
Ferdi Kübler Drapeau de la Suisse Suisse 1951 et 1952
Joseph Bruyère Drapeau de la Belgique Belgique 1976 et 1978
Bernard Hinault Drapeau de la France France 1977 et 1980
Seán Kelly Drapeau de l'Irlande Irlande 1984 et 1989
Michele Bartoli Drapeau de l'Italie Italie 1997 et 1998
Paolo Bettini Drapeau de l'Italie Italie 2000 et 2002
Alexander Vinokourov Drapeau du Kazakhstan Kazakhstan 2005 et 2010

Victoires consécutives[modifier | modifier le code]

Victoires par nation[modifier | modifier le code]

Victoires Pays
59 Drapeau de la Belgique Belgique
12 Drapeau de l'Italie Italie
6 Drapeau de la Suisse Suisse
5 Drapeau de la France France
4 Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
3 Drapeau de l'Espagne Espagne
Drapeau de l'Irlande Irlande
Drapeau du Kazakhstan Kazakhstan
2 Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Drapeau du Luxembourg Luxembourg
1 Drapeau de l'Australie Australie
Drapeau du Danemark Danemark
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de la Russie Russie

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Créée en 1876, Milan-Turin reste la course la plus ancienne du cyclisme professionnel.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site Letour.fr
  2. (en) « Tour de France 2015 », Tour de France 2015
  3. a, b et c Cycling Weekly, UK, 13 March 1993
  4. Cycling Weekly, UK, 7 March 1992
  5. (en) « Spring Classics: How to win cycling's hardest one-day races », BBC Sport (consulté le 27 mars 2015)
  6. a et b Cycling Weekly, UK, 13 April 2002
  7. Cossins 2015, p. 7-8
  8. a et b (en) « Liège-Bastogne-Liège », Bike Race Info (consulté le 22 avril 2012)
  9. a, b et c (en) « Bernard Hinault at 1980 Liege-Bastogne-Liege », Immediate Media Company, United Kingdom,‎
  10. Bouvet, Philippe (2007), De Klassiekers, Lannoo, Belgium, ISBN 978-90-811691-10, p25
  11. (en) « 1971 Liège-Bastogne-Liège », bikeraceinfo.com
  12. « Hinault gagne, onze ans après Anquetil ! », sur lexpressarchives.ch, L'Impartial,‎ , p. 19
  13. (en) « Liège-Bastogne-Liège's cold memories », Cyclingnews.com (consulté le 24 avril 2008)
  14. Fabien Wille, Le Tour de France : un modèle médiatique, Lille, Presses universitaires du Septentrion,‎ , 329 p. (ISBN 2-85939-797-3), p. 254
  15. « Liège favorite du Tour 2004 », sur lesoir.be,‎ (consulté le 27 février 2012)
  16. a, b et c « Liège-Bastogne-Liège change de visage, délaisse Stockeu et aborde de nouvelles côtes », sur lesoir.be,‎ (consulté le 27 février 2012)
  17. (en) « www.cyclingnews.com presents the Luik-Bastenaken-Luik 1999 », cyclingnews.com
  18. (en) Hedwig Kröner, « Vino the Vainqueur », Cycling News,‎ (consulté le 23 août 2011)
  19. (en) « sporza video: 2005: Aleksander Vinokoerov », sporza
  20. (en) « Schleck takes impressive Liege win », BBC Sport,‎ (consulté le 26 avril 2009)
  21. (en) John MacLeary, « Liège-Bastogne-Liège 2010: Alexander Vinokourov back on summit with Belgian win », The Daily Telegraph, Telegraph Media Group,‎ (lire en ligne)
  22. (en) « Archives - L'illustré », illustre.ch
  23. (en) « Vinokourov and Kolobnev charged with bribery », VeloNews.com
  24. Daniel Conraads, « La mort d'un temple du foot et du cyclisme », sur lesoir.be,‎ (consulté le 27 février 2012)
  25. « Liège-Bastogne-Liège arrive à Ans », sur archives.lesoir.be (consulté le 9 avril 2011)
  26. Procycling, UK, March 2001
  27. « Équipes invitées et nouveau parcours : voici le final inédit de Liège-Bastogne-Liège avant le retour du Tour? », sur Sudinfo (consulté le 8 avril 2016)
  28. « Profil », sur Site officiel (consulté le 9 avril 2016)
  29. (en) « Bernard Hinault and his epic 1980 win in Liege-Bastogne-Liege (VIDEO) », sur thebikecomesfirst.com,‎ (consulté le 18 février 2016)
  30. (en) Barry Boyce, « Top 20 All Time Major Classics #5. Liege-Bastogne-Liege 1980: Hinault, Snow, and Pain. », sur cyclingrevealed.com (consulté le 18 février 2016)
  31. (en) « Crushing Victories – Bernard Hinault at Liege-Bastogne-Liege, 1980 », sur ragtimecyclist.com,‎ (consulté le 18 février 2016)
  32. (en) Brecht Decaluwé, « Gilbert nets historic quadruple in Liège-Bastogne-Liège », Cyclingnews.com
  33. Liège-Bastogne-Verviers
  34. Convaincu de dopage, Johan van der Velde vainqueur de Liège-Bastogne-Liège 1981 est déclassé au profit du Suisse Josef Fuchs. Le Suisse Stefan Mutter récupère la deuxième place, tandis que la troisième place reste vacante
  35. En décembre 2015, Michael Boogerd qui a reconnu s'être dopé, perd le bénéfice de tous ses résultats acquis entre 2005 et 2007 (« Michael Boogerd est suspendu deux ans et perd les victoires acquises entre 2005 et 2007 », sur lequipe.fr,‎ (consulté le 9 janvier 2016))
  36. Alejandro Valverde initialement troisième de l'édition 2010 a été déclassé
  37. le le Tribunal arbitral du sport suspend deux ans Alejandro Valverde (Caisse d'Épargne) à la suite de son implication dans l'affaire Puerto. La suspension commence à partir du 1er janvier 2010. Il conserve donc les résultats acquis antérieurement, mais perd ceux acquis en 2010, dont sa troisième place sur Liège-Bastogne-Liège.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Peter Cossins, Monuments: the grit and the glory of cycling's greatest one-day races, Londres, Bloomsbury Publishing,‎ (ISBN 978-1-4088-4683-4, lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]