Amstel Gold Race

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Amstel Gold Race
Description de l'image Logo Amstel Gold Race.svg.
Généralités
Sport Cyclisme sur route
Création 1966
Éditions 51 (en 2016)
Catégorie UCI World Tour
Type / Format Classique ardennaise
Périodicité Annuelle (avril)
Lieu(x) Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
NL-LimburgVlag.svg Limbourg
Participants 199 (en 2013)
Statut des participants Professionnel
Directeur Leo van Vliet
Site web officiel
Palmarès
Tenant du titre Drapeau : Italie Enrico Gasparotto
Plus titré(s) Drapeau : Pays-Bas Jan Raas
(5 victoires)
Crystal Clear app kworldclock.png
pour la dernière compétition voir :
Amstel Gold Race 2016

L'Amstel Gold Race est une course cycliste d'un jour créée en 1966 et patronnée par la marque de bière Amstel[n 1]. Elle parcourt le sud de la province du Limbourg aux environs de Maastricht, ainsi que parfois la Belgique voisine. Les principales difficultés se trouvent à la Montagne Saint-Pierre et à Fauquemont-sur-Gueule (Valkenburg). Depuis 2003, l'arrivée de la course se situe au sommet du Cauberg.

Entre 1989 et 2004, cette course est inscrite au calendrier de la Coupe du monde, puis elle fait partie du ProTour entre 2005 et 2010 avant d'intégrer le calendrier UCI World Tour en 2011. C'est la première des classiques ardennaises, se déroulant avant la Flèche wallonne et Liège-Bastogne-Liège. Elle sert traditionnellement de passage de relais au cours des classiques printanières, entre les flandriens, spécialistes des courses avec des secteurs pavés et les puncheurs-grimpeurs.

Seule course d'un jour de niveau World Tour organisée aux Pays-Bas, elle est considérée comme l'épreuve la plus importante du calendrier sur route néerlandais[n 2],[1]. Le Néerlandais Jan Raas détient le record de succès avec cinq victoires. Une course féminine est organisée entre 2001 et 2003.

Histoire[modifier | modifier le code]

La première édition[modifier | modifier le code]

L'Amstel Gold Race est créée par les promoteurs sportifs néerlandais Ton Vissers et Herman Krott, qui dirigent une société appelée Inter Sport[n 3][n 4]. Leur rêve est de créer une classique néerlandaise capable de rivaliser avec les classiques « Monuments » belges et italiennes[2]. La première édition est prévue pour le 30 avril 1966, jour de la fête nationale des Pays-Bas. Le plan initial est de commencer la course à Amsterdam, puis de se diriger à l'est du pays pour terminer la course à Maastricht, dans le sud-est du pays, sur un total de 280 km[n 5].

Cependant, de nombreux problèmes apparaissent[2]. Krott et Vissers n'ont pas pris en compte les nombreux cours d'eau le long du parcours et ils ont mal calculé les détours nécessaires pour les franchir, ce qui rend la distance réelle beaucoup plus longue que 280 km. De nouvelles villes départ sont envisagées comme Utrecht, puis Rotterdam, tandis que l'arrivée est déplacée dans le petit village de Meerssen dans le Limbourg. Cependant, moins de trois semaines avant le début, les organisateurs réalisent qu'ils n'ont pas obtenu la permission de traverser le pont de Moerdijk (en), la seule façon de quitter Rotterdam au sud. Le parcours doit de nouveau être redessiné et le départ est déplacé plus au sud, à Breda. En plus de tout cela, les militants hippies de Provo ont déclaré les Pays-Bas comme un état d'anarchie en 1966[n 6]. Les autorités craignent qu'une course organisée le jour de la célébration de la famille royale cause de possibles soulèvements.

Quatre jours avant la date prévue, Vissers et Krott abandonnent l'idée d'organiser la course et tiennent une conférence de presse, lorsque le ministère des routes néerlandaises à La Haye appelle pour dire que la course peut se tenir, à condition qu'elle n'ait plus jamais lieu lors du jour du Roi[2].

Le samedi 30 avril 1966, la première Amstel Gold Race se déroule entre Breda et Meerssen, sans incidents graves[2]. Trois coureurs de l'équipe Ford France sprintent pour la victoire. Le Néerlandais Jan Hugens subit un problème mécanique dans les derniers mètres et est battu par le Français Jean Stablinski qui s'adjuge la première édition[2]. Tracée sur 302 km, il s'agit de la plus longue édition de l'histoire de la course. Sur les 120 coureurs au départ, 30 terminent la course. En dépit de son intention initiale, l'Amstel Gold Race n'a jamais commencé à Amsterdam, Rotterdam ou Utrecht, les trois plus grandes villes du pays[n 7].

En quête d'identité[modifier | modifier le code]

En 1967, l'emplacement du départ est déplacé à Helmond, en face du siège de l'Amstel, le sponsor principal de la course. La distance est réduite à 213 km. Arie den Hartog remporte la deuxième édition, en devenant le premier vainqueur néerlandais. En 1968, la course a lieu le 21 septembre à cause d'un conflit de calendrier. C'est la seule fois où l'Amstel Gold Race est organisée à l'automne. Le Néerlandais Harry Steevens gagne la course sur une distance de 254 km.

En 1969, la course est à nouveau déplacée en avril. Guido Reybrouck s'adjuge la quatrième édition, la première d'une série de victoires belges. La course est sévèrement affectée par la neige et la grêle, forçant de nombreux coureurs à abandonner en raison d'hypothermie[2].

En tant que jeune course, l'Amstel Gold Race lutte pour trouver sa place dans le calendrier international, entre les classiques pavées beaucoup plus anciennes et les classiques ardennaises. Elle a des difficultés pour attirer les meilleurs coureurs. Durant plusieurs années, le meilleur coureur Eddy Merckx ne participe pas à l'épreuve parce que les organisateurs ne peuvent pas payer ses frais de départ. En 1973, le directeur de course Herman Krott accepte de payer une somme considérable à l'équipe de Merckx, à condition qu'il gagne la course. Merckx prend le départ et remporte l'Amstel Gold Race avec plus de trois minutes d'avance sur le deuxième[2]. Deux ans plus tard, il devient le premier coureur à remporter l'épreuve une deuxième fois.

À la fin des années 1970, le Néerlandais Jan Raas remporte l'Amstel Gold Race un record de cinq fois (en six ans), dont quatre consécutives. Raas peut compter sur sa pointe de vitesse pour s'imposer au sprint, mais il remporte également deux victoires en solitaire. Les médias néerlandais surnomment alors la course l'« Amstel Gold Raas ». En 1983, l'Australien Phil Anderson devient le premier vainqueur non-européen[3].

Michael Boogerd compte sept podiums et une victoire sur son épreuve nationale.

Déplacement vers Maastricht[modifier | modifier le code]

En 1991, l'arrivée de l'Amstel Gold Race est déplacée vers Maastricht, le chef-lieu du Limbourg. Depuis 1998, Maastricht est également le lieu de l'arrivée. Le caractère propre de la course devient de plus en plus défini par la zone des côtes dans le sud de la province. Entre 1992 et 2015, seuls deux coureurs néerlandais, Michael Boogerd et Erik Dekker, remportent la course. Ils s'imposent à chaque fois lors d'un sprint à deux face à l'Américain Lance Armstrong à Maastricht, respectivement en 1999 et 2001[4],[5],[6]. Lors de l'édition 2001, seuls 37 coureurs sur les 190 au départ terminent la course, le plus petit nombre des temps modernes[7]. Boogerd partage le record de sept podiums avec Jan Raas, après avoir obtenu une victoire, quatre deuxièmes places, deux troisièmes places et plusieurs autres top 10.

L'arrivée au Cauberg[modifier | modifier le code]

En 2003, l'arrivée est déplacée vers le sommet de la montée du Cauberg à Fauquemont-sur-Gueule. Alexandre Vinokourov remporte la première édition avec cette arrivée en côte, grâce à une attaque avant le Cauberg[8]. En 2013, l'arrivée est déplacée 1,8 km de après le sommet du Cauberg, près du centre de Fauquemont, sur une dernière ligne droite essentiellement plate[9]. Le coureur avec le plus de succès au cours des dernières années est le spécialiste des classiques Philippe Gilbert. Le Belge remporte la course à trois reprises dans les années 2010, en fondant ses victoires sur des attaques puissantes et décisives sur le Cauberg[10]. En 2015, le Polonais Michał Kwiatkowski devient le premier champion du monde à remporter la course depuis Bernard Hinault en 1981[11],[12],[13].

Parcours[modifier | modifier le code]

Bien que les Pays-Bas soient connus pour leur météo venteuse et leurs routes plates, l'Amstel Gold Race se déroule au sud dans la région vallonnée du Limbourg. Le parcours offre de nombreuses routes tortueuses à travers la campagne du Limbourg, ainsi que de nombreux changement de direction plus abruptes les un que les autres et de nombreuses côtes (bergs)[1]. La montée la plus notable est le Cauberg, qui est franchie quatre fois, la dernière fois dans le final de l'épreuve[14]. La distance totale est de 250 km. Les tactiques des équipes, le placement et les connaissances du parcours jouent souvent un rôle essentiel dans la détermination du vainqueur de la course.

Course actuelle[modifier | modifier le code]

Après Maastricht, le parcours se dirige immédiatement au nord vers les premières ascensions de la journée, le Slingerberg et Adsteeg, que les coureurs doivent franchir après moins de 15 kilomètres de course[15]. Une fois sur Adsteeg, la course se rend vers le sud, avec une brève déviation à l'ouest pour grimper le Sibbergrubbe avant d'entrer dans une série de circuits irréguliers.

Parcours de l'édition 2012

La première ascension du Cauberg marque la transition dans les circuits et intervient seulement après 54 km de course[15]. De là, la course fait son premier passage sur la ligne d'arrivée avant de passer sur le Geulhemmerberg et de prendre la direction du sud. Les montées sont courtes et raides. Le milieu de course se rapproche lorsque les coureurs atteignent le Vaalserberg, point trifrontière entre l'Allemagne et la Belgique.

Par la suite, les coureurs se dirigent vers le nord pour compléter le circuit. Le Gulpenerberg est franchi une première fois, une ascension de 600 mètres à 13 %. Le parcours serpente dans la zone des monts, les coureurs montent et descendent cinq autres bergs avant de passer une fois de plus sur le Cauberg, la 22e montée de la journée. Le deuxième circuit est plus court, avec neuf ascensions sur moins de 60 kilomètres. Il comprend des ascensions répétées du Geulhemmerberg, Loorberg, Gulpenerberg et Cauberg, tandis que le Kruisberg fait sa seule apparition. Le Kruisberg, 27e berg de la journée, est tracé sur une pente moyenne de 8,3 % sur 710 mètres avec un maximum à 12,7 %[15].

Les coureurs franchissent le Cauberg une troisième et avant-dernière fois. Il reste 18,5 km, avec trois ascensions, dont l'Eyserbosweg (en). L'ascension finale du Cauberg, avec son sommet à 1,8 km de l'arrivée, est généralement décisive. Le dernier kilomètre jusqu'à la ligne est essentiellement plat avec une léger faux plat montant au cours des cent dernières mètres.

Changements de parcours[modifier | modifier le code]

Évolution des villes de départ et d'arrivée
Année Départ Arrivée
1966 Breda Meerssen
1967 Helmond Meerssen
1968 Helmond Elsloo
1969-1970 Helmond Meerssen
1971-1990 Heerlen Meerssen
1991-1997 Heerlen Maastricht
1998-2002 Maastricht Maastricht
Depuis 2003 Maastricht Valkenburg

Bien que la course soit plus jeune que beaucoup d'autres classiques cyclistes, le parcours a considérablement changé au fil des ans. La première édition de la course part de Breda dans le Brabant septentrional, mais rapidement se rapproche de la région vallonnée. De 1971 à 1997, le départ est donné à Heerlen. Depuis 1998, la course commence sur la place du marché central de Maastricht Inner City.

Depuis 2005, la course se déroule entièrement dans les limites du Limbourg. Les éditions précédentes avaient couvert des parties importantes de Liège en Belgique, abordant la Côte de Hallembaye, destinée à provoquer une plus grande sélection.

De 1991 à 2002, la course se termine à Maastricht. L'arrivée a lieu sur le Maasboulevard, sur une fin de parcours plate. En 2001, le spécialiste du sprint Erik Zabel remporte la course devant un groupe de 20 coureurs.

De 2003 à 2012, l'arrivée est au sommet de la montée du Cauberg, dans la commune de Valkenburg (Fauquemont-sur-Gueule), près de Maastricht. L'arrivée est remaniée en 2013 pour être déplacée à l'ouest, au hameau de Berg en Terblijt, à 1,8 kilomètres du sommet du Cauberg. L'arrivée modifiée reflète l'emplacement utilisé pour les championnats du monde de cyclisme sur route 2012 à Valkenburg[16].

Caractéristiques de l'épreuve[modifier | modifier le code]

Semaine ardennaise[modifier | modifier le code]

Article connexe : Classiques ardennaises.

Bien que l'emplacement de la course dans le Limbourg ne fasse pas partie des Ardennes, ni géographiquement, ni géologiquement, l'Amstel Gold Race est souvent considérée comme la course d'ouverture de la Semaine des Ardennes[15]. En 2004, l'Amstel Gold Race a inversé sa position dans le calendrier international avec Liège-Bastogne-Liège[17]. Depuis, la course a lieu le dimanche suivant Paris-Roubaix (classique pavée) et avant la Flèche Wallonne (classique ardennaise) qui a lieu le mercredi suivant.

Vue de l'Oud-Lemiers, près de Vaals, dans le sud-est du Limbourg.

Jusqu'en 2002, l'arrivée de l'Amstel Gold Race a lieu sur une route plate et est souvent remportée par ses coureurs excellant dans les classiques pavées, notamment le Tour des Flandres. Au cours des dernières décennies, les organisateurs ont choisi de mettre l'accent de la course sur les côtes et la nature de la course a changé. Le peloton est généralement constitué des mêmes coureurs durant les classiques ardennaises : des coureurs de classiques avec des capacités de grimpeur suffisantes et même des spécialistes de grand tour.

Les collines néerlandaises, dans l'extrême sud du Limbourg, sont l'unique région vallonnée des Pays-Bas. Ces côtes ont été formées par les contreforts des Ardennes voisines et l'Eifel. Les côtes définissent le caractère de la course : elles sont plus courtes et pas aussi élevé que dans les Ardennes, mais sont beaucoup plus nombreuses que dans Liège-Bastogne-Liège. Le point le plus élevé de la course est le Vaalserberg, situé à 322,7 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le sommet du Cauberg est à 133,7 mètres d'altitude.

Côtes[modifier | modifier le code]

Philippe Gilbert attaquant sur le Cauberg lors du final des mondiaux 2012.

Le parcours actuel comprend plus de 30 courtes ascensions qui se succèdent au fur et à mesure que la course progresse, ce qui signifie que les coureurs ont peu de temps pour récupérer entre les côtes. 25 ascensions sont placées dans les 165 derniers kilomètres de la course, dont huit dans les 45 derniers kilomètres. Les plus difficiles sont le Cauberg, le Keutenberg et l'Eyserbosweg (nl). Certaines montées très raides atteignent une pente maximale à 22 % (Keutenberg), d'autres sont beaucoup moins pentues. Contrairement aux monts pavées du Tour des Flandres, toutes les côtes du Limbourg sont asphaltées de nos jours[18].

Pour tenter d'expliquer la difficulté du parcours, le journaliste Peter Easton évoque les calculs d'un mathématicien :

... appliquer une logique pour vaincre un sentiment d'incompréhension est la clé pour comprendre cette course. Et il y a la vérité dans les chiffres. Six des ascensions sont placées dans les 92 premiers kilomètres - soit une toutes les 15,2 kilomètres. Les 25 restantes viennent au cours des 165 derniers kilomètres. C'est une tous les 6,6 kilomètres. En allant plus loin, la dernière heure de course contient huit ascensions sur 42 kilomètres. Maintenant, nous en sommes à une tous les 5,25 kilomètres. À 40 km/h, c'est une toutes les 7 minutes 30 secondes. Pas vraiment drôle, et définitivement très intense[19].

Les côtes de l'Amstel Gold Race 2016 sont les suivantes[20] :

Numéro Nom Distance du départ (km) Longueur (m) Pente moyenne (%) Pente maximale (%)
1 Slingerberg 9.4 900 4.4% 9.5%
2 Adsteeg 14.1 700 4.3% 7.5%
3 Lange Raarberg 22.3 1700 3.7% 6.6%
4 Bergseweg 38.0 2700 3.3% 6.8%
5 Sibbergrubbe (1) 49.7 2100 3.6% 6.0%
6 Cauberg (1) 54.1 800 6.5% 12.8%
7 Geulhemmerberg (1) 58.6 1200 4.6% 8.0%
8 Wolfsberg 78.1 1200 2.8% 12.0%
9 Loorberg (1) 81.2 1500 5.3% 8.6%
10 Schweibergerweg 92.5 2700 4.5% 7.1%
11 Camerig 98.9 4400 4.0% 7.7%
12 Vaalserberg 109.5 3200 4.4% 9.9%
13 Gemmenich 114.0 2200 5.0% 8.8%
14 Vijlenerbos 117.8 2700 3.8% 10.7%
15 Eperheide 126.5 2100 4.7% 8.0%
16 Gulpenerberg (1) 135.1 600 5.7% 13.9%
17 Plettenberg 141.6 1200 3.7% 8.0%
18 Eyserweg 143.7 2100 4.4% 9.0%
19 Huls 148.2 900 7.8% 10.7%
20 Vrakelberg 153.5 600 7.2% 11.4%
21 Sibbergrubbe 161.2 2100 3.6% 6.0%
22 Cauberg (2) 165.5 800 6.5% 12.8%
23 Geulhemmerberg (2) 170.2 1200 4.6% 8.0%
24 Bemelerberg (1) 182.9 900 4.5% 7.0%
25 Loorberg (2) 198.2 1500 5.3% 8.6%
26 Gulpenerberg (2) 207.7 600 5.7% 13.9%
27 Kruisberg 216.7 600 8.8% 15.5%
28 Eyserbosweg 218.6 900 9.3% 17.0%
29 Fromberg 222.4 1600 3.6% 8.0%
30 Keutenberg 226.9 1200 5.9% 22.0%
31 Cauberg (3) 236.9 800 6.5% 12.8%
32 Geulhemmerberg (3) 241.5 1200 4.6% 8.0%
33 Bemelerberg (2) 251.0 900 4.5% 7.0%
34 Cauberg (4) 256.2 800 6.5% 12.8%

Nervosité de la course[modifier | modifier le code]

L'Amstel Gold Race est la plus grande course professionnelle des Pays-Bas, mais est souvent critiquée pour la dangerosité de son parcours[21]. Le parcours est tracé sur des routes étroites, à travers banlieues et villages souvent densément peuplées. En raison de la forte densité de population, de nombreuses maisons néerlandaises ne disposent pas de garages et les voitures sont le plus souvent garées à gauche dans la rue. Une grande partie du parcours est urbain, avec beaucoup de dispositifs d'apaisement de la circulation tels que des ralentisseurs, des bollards, des chicanes, des îlots et des ronds-points, ce qui incite le Britannique Robert Millar à surnommer la course « Tour of the Roundabouts », le Tour des ronds-points[22]. Les chutes y sont très nombreuses[23],[24],[25].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Année Vainqueur Deuxième Troisième
1966 Drapeau : France Jean Stablinski Drapeau : Belgique Bernard Van De Kerckhove Drapeau : Pays-Bas Jan Hugens
1967 Drapeau : Pays-Bas Arie den Hartog Drapeau : Pays-Bas Cees Lute Drapeau : Pays-Bas Harry Steevens
1968 Drapeau : Pays-Bas Harry Steevens Drapeau : Belgique Roger Rosiers Drapeau : Belgique Daniel Van Rijckeghem
1969 Drapeau : Belgique Guido Reybrouck Drapeau : Belgique Joseph Huysmans Drapeau : Belgique Eddy Merckx
1970 Drapeau : Belgique Georges Pintens Drapeau : Belgique Willy Van Neste Drapeau : Belgique André Dierickx
1971 Drapeau : Belgique Frans Verbeeck Drapeau : Pays-Bas Gerben Karstens Drapeau : Belgique Roger Rosiers
1972 Drapeau : Belgique Walter Planckaert Drapeau : Belgique Willy De Geest Drapeau : Pays-Bas Joop Zoetemelk
1973 Drapeau : Belgique Eddy Merckx Drapeau : Belgique Frans Verbeeck Drapeau : Belgique Herman Van Springel
1974 Drapeau : Pays-Bas Gerrie Knetemann Drapeau : Belgique Walter Planckaert Drapeau : Belgique Walter Godefroot
1975 Drapeau : Belgique Eddy Merckx Drapeau : Belgique Freddy Maertens Drapeau : Belgique Joseph Bruyère
1976 Drapeau : Belgique Freddy Maertens Drapeau : Pays-Bas Jan Raas Drapeau : Belgique Luc Leman
1977 Drapeau : Pays-Bas Jan Raas Drapeau : Pays-Bas Gerrie Knetemann Drapeau : Pays-Bas Hennie Kuiper
1978 Drapeau : Pays-Bas Jan Raas Drapeau : Italie Francesco Moser Drapeau : Pays-Bas Joop Zoetemelk
1979 Drapeau : Pays-Bas Jan Raas Drapeau : Pays-Bas Henk Lubberding Drapeau : Suède Sven-Åke Nilsson
1980 Drapeau : Pays-Bas Jan Raas Drapeau : Belgique Fons De Wolf Drapeau : Irlande Seán Kelly
1981 Drapeau : France Bernard Hinault Drapeau : Belgique Roger De Vlaeminck Drapeau : Belgique Fons De Wolf
1982 Drapeau : Pays-Bas Jan Raas Drapeau : Irlande Stephen Roche Drapeau : Allemagne Gregor Braun
1983 Drapeau : Australie Phil Anderson Drapeau : Belgique Jan Bogaert Drapeau : Pays-Bas Jan Raas
1984 Drapeau : Pays-Bas Jacques Hanegraaf Drapeau : Danemark Kim Andersen Drapeau : Belgique Patrick Versluys
1985 Drapeau : Pays-Bas Gerrie Knetemann Drapeau : Belgique Jozef Lieckens Drapeau : Pays-Bas Johnny Broers (nl)
1986 Drapeau : Pays-Bas Steven Rooks Drapeau : Pays-Bas Joop Zoetemelk Drapeau : Belgique Ronny Van Holen
1987 Drapeau : Pays-Bas Joop Zoetemelk Drapeau : Pays-Bas Steven Rooks Drapeau : Royaume-Uni Malcolm Elliott
1988 Drapeau : Pays-Bas Jelle Nijdam Drapeau : Pays-Bas Steven Rooks Drapeau : Belgique Claude Criquielion
1989 Drapeau : Belgique Eric Van Lancker Drapeau : Belgique Claude Criquielion Drapeau : Canada Steve Bauer
1990 Drapeau : Pays-Bas Adrie van der Poel Drapeau : Belgique Luc Roosen Drapeau : Pays-Bas Jelle Nijdam
1991 Drapeau : Pays-Bas Frans Maassen Drapeau : Italie Maurizio Fondriest Drapeau : Belgique Dirk De Wolf
1992 Drapeau : Allemagne Olaf Ludwig Drapeau : Belgique Johan Museeuw Drapeau : Russie Dimitri Konyshev
1993 Drapeau : Suisse Rolf Jaermann Drapeau : Italie Gianni Bugno Drapeau : Allemagne Jens Heppner
1994 Drapeau : Belgique Johan Museeuw Drapeau : Italie Bruno Cenghialta Drapeau : Italie Marco Saligari
1995 Drapeau : Suisse Mauro Gianetti Drapeau : Italie Davide Cassani Drapeau : Suisse Beat Zberg
1996 Drapeau : Italie Stefano Zanini Drapeau : Italie Mauro Bettin Drapeau : Belgique Johan Museeuw
1997 Drapeau : Danemark Bjarne Riis Drapeau : Italie Andre Tafi Drapeau : Suisse Beat Zberg
1998 Drapeau : Suisse Rolf Jaermann Drapeau : Pays-Bas Maarten den Bakker Drapeau : Italie Michele Bartoli
1999 Drapeau : Pays-Bas Michael Boogerd désattribué[n 8] Drapeau : Italie Gabriele Missaglia
2000 Drapeau : Allemagne Erik Zabel Drapeau : Pays-Bas Michael Boogerd Drapeau : Suisse Markus Zberg
2001 Drapeau : Pays-Bas Erik Dekker désattribué[n 8] Drapeau : Belgique Serge Baguet
2002 Drapeau : Italie Michele Bartoli Drapeau : Russie Serguei Ivanov Drapeau : Pays-Bas Michael Boogerd
2003 Drapeau : Kazakhstan Alexandre Vinokourov Drapeau : Pays-Bas Michael Boogerd Drapeau : Italie Danilo Di Luca
2004 Drapeau : Italie Davide Rebellin Drapeau : Pays-Bas Michael Boogerd Drapeau : Italie Paolo Bettini
2005 Drapeau : Italie Danilo Di Luca désattribué[27] Drapeau : Italie Mirko Celestino
2006 Drapeau : Luxembourg Fränk Schleck Drapeau : Suisse Steffen Wesemann désattribué[27]
2007 Drapeau : Allemagne Stefan Schumacher Drapeau : Italie Davide Rebellin Drapeau : Italie Danilo Di Luca
2008 Drapeau : Italie Damiano Cunego Drapeau : Luxembourg Fränk Schleck Drapeau : Espagne Alejandro Valverde
2009 Drapeau : Russie Sergueï Ivanov Drapeau : Pays-Bas Karsten Kroon Drapeau : Pays-Bas Robert Gesink
2010 Drapeau : Belgique Philippe Gilbert Drapeau : Canada Ryder Hesjedal Drapeau : Italie Enrico Gasparotto
2011 Drapeau : Belgique Philippe Gilbert Drapeau : Espagne Joaquim Rodríguez Drapeau : Australie Simon Gerrans
2012 Drapeau : Italie Enrico Gasparotto Drapeau : Belgique Jelle Vanendert Drapeau : Slovaquie Peter Sagan
2013 Drapeau : République tchèque Roman Kreuziger Drapeau : Espagne Alejandro Valverde Drapeau : Australie Simon Gerrans
2014 Drapeau : Belgique Philippe Gilbert Drapeau : Belgique Jelle Vanendert Drapeau : Australie Simon Gerrans
2015 Drapeau : Pologne Michał Kwiatkowski Drapeau : Espagne Alejandro Valverde Drapeau : Australie Michael Matthews
2016 Drapeau : Italie Enrico Gasparotto Drapeau : Danemark Michael Valgren Drapeau : Italie Sonny Colbrelli
Eddy Merckx, avec le maillot arc-en-ciel, sur le podium après sa victoire lors de l'Amstel Gold Race 1975.
Le recordman de victoires Jan Raas s'est imposé à cinq reprises sur l'épreuve.

Statistiques[modifier | modifier le code]

Multiples vainqueurs[modifier | modifier le code]

# Coureurs Victoires
1. Drapeau : Pays-Bas Jan Raas 5
2. Drapeau : Belgique Philippe Gilbert 3
3 Drapeau : Belgique Eddy Merckx 2
Drapeau : Pays-Bas Gerrie Knetemann 2
Drapeau : Suisse Rolf Jaermann 2
Drapeau : Italie Enrico Gasparotto 2

Victoires par pays[modifier | modifier le code]

# Pays Victoires
1 Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas 17
2 Drapeau de la Belgique Belgique 12
3 Drapeau de l'Italie Italie 7
4 Drapeau de la Suisse Suisse 3
- Drapeau de l'Allemagne Allemagne 3
6 Drapeau de la France France 2
7 Drapeau de l'Australie Australie 1
- Drapeau du Danemark Danemark 1
- Drapeau du Kazakhstan Kazakhstan 1
- Drapeau du Luxembourg Luxembourg 1
- Drapeau de la Pologne Pologne 1
- Drapeau de la République tchèque République tchèque 1
- Drapeau de la Russie Russie 1

Course féminine[modifier | modifier le code]

Article connexe : Amstel Gold Race féminin.

De 2001 à 2003, trois éditions de l'Amstel Gold Race pour les femmes sont organisées. En 2003, elle fait partie de la Coupe du monde féminine[28]. La course commence à Maastricht, 30 minutes après que les hommes. Elle est tracée sur plus de 114 km, dont neuf ascensions (Maasberg, Adsteeg, Lange Raaberg, Bergseweg, Sibbergrubbe, Cauberg, Bemelerberg, Keutenberg) et l'arrivée sur le Cauberg[29].

La course est interrompue après la troisième édition, car l'organisation le même jour et en grande partie sur les mêmes routes que la course masculine s'avère trop difficile.

Cyclotour Gold Race[modifier | modifier le code]

Depuis 2001, a lieu une course pour cyclotouristes. Elle est organisée chaque année, la veille de l'épreuve pour les professionnels. Les fanatiques de vélo et les cyclistes de loisirs peuvent prend part à des parcours de 60, 100, 125, 150, 200 ou 240 km. Chaque distance se termine sur l'emplacement de la course professionnelle, immédiatement après la montée du Cauberg[30]. Le nombre de participants est limité à 12 000, en vue de garantir la sécurité des coureurs. En 2009, le site officiel est mis hors service, à cause de la ruée sur les billets. En 2010, les 12 000 billets sont vendus en seulement 38 minutes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le nom ne se réfère donc pas directement à la rivière Amstel, qui traverse la ville d'Amsterdam.
  2. L'Eneco Tour, une course par étapes organisée conjointement avec la Belgique depuis 2005, est l'autre épreuve du circuit WorldTour
  3. Initialement, Vissers est un joueur de hockey sur gazon pour l'équipe de Rotterdam. Il rejoint le monde du cyclisme en 1963, quand un ami lui demande de gérer une équipe au Tour des Pays-Bas. Les témoins racontent qu'il était aussi mauvais que ses coureurs. Les commissaires l'ont banni après qu'il ait fait un demi-tour et conduit en direction de la course en sens inverse après avoir entendu que l'un de ses coureurs avait crevé. Trois ans plus tard, en 1966, il devient directeur de l'équipe professionnelle Willem II, l'équipe du spécialistes des classiques Rik van Looy.
  4. L'expérience de Krott dans le cyclisme est à peine plus grande. Il ouvre un concessionnaire de pièces automobiles nommé HeKro. Comme il admire le coureur néerlandais Peter Post, il travaille pour lui en tant qu'son assistant personnel. Il a également travaillé comme vendeur pour Amstel. Ensemble, Krott et Vissers, organisent de petites courses à travers les Pays-Bas. Krott utilise également ses contacts à Amstel pour créer une équipe professionnelle Amstel, puis, plus tard, pour que la brasserie sponsorise une course professionnelle internationale.
  5. Les primes sont de 10 000 florins - environ 5 000 euros - dont un cinquième pour le vainqueur.
  6. À une autre extrémité de l'échelle sociale, les Néerlandais ont également protesté contre le mariage de la fille de la reine, Beatrix, à un Allemand, Claus von Amsberg.
  7. Inter Sport cesse ses activités en 1970 et Herman Krott dirige la course jusqu'en 1995, date à laquelle la course est reprise par l'ancien cycliste professionnel Leo van Vliet.
  8. a et b Lance Armstrong, initialement deuxième en 1999 et 2001, a été déclassé par l'UCI[26]

Références[modifier | modifier le code]

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  2. a, b, c, d, e, f et g (en) « Amstel Gold Race. Race History », sur Amstel Brewery (consulté le 2 décembre 2015)
  3. http://sporza.be/cm/sporza/videozone/retro/retro_voorjaarsklassiekers/retro_agr/1.1270886 Video of 1983 Amstel Gold Race (In Dutch)
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  5. http://www.cyclingfever.com/video.html?detp=view&video_idd=NDA5Ng== Video of 1999 Amstel Gold Race (In Dutch)
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  27. a et b En décembre 2015, Michael Boogerd qui a reconnu s'être dopé, perd le bénéfice de tous ses résultats acquis entre 2005 et 2007 (« Michael Boogerd est suspendu deux ans et perd les victoires acquises entre 2005 et 2007 », sur lequipe.fr,‎ (consulté le 9 janvier 2016))
  28. (en) Jeff Jones, « 38th Amstel Gold Race - World Cup status for women's Amstel », sur autobus.cyclingnews.com, CyclingNews (consulté le 28 novembre 2015)
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  30. (en) « Information Amstel Gold Race Tour version », sur amstel.com, Amstel (consulté le 28 novembre 2015)

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