Tour des Flandres

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Tour des Flandres
Ronde van Vlaanderen (nl)
Description de l'image Logo Tour des Flandres.svg.
Généralités
Sport cyclisme sur route
Création 1913
Organisateur(s) Flanders Classics
Éditions 99 (en 2015)
Catégorie UCI World Tour
Type / Format classique flandrienne
Périodicité annuelle (mars/avril)
Lieu(x) Drapeau de la Belgique Belgique
Drapeau de la Région flamande Région flamande
Participants 199 (en 2015)
Statut des participants professionnels
Site web officiel
Palmarès
Tenant du titre Drapeau : Norvège Alexander Kristoff
Plus titré(s) Drapeau : Belgique Achiel Buysse
Drapeau : Italie Fiorenzo Magni
Drapeau : Belgique Eric Leman
Drapeau : Belgique Johan Museeuw
Drapeau : Belgique Tom Boonen
Drapeau : Suisse Fabian Cancellara
(3 victoires)
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pour la dernière compétition voir :
Tour des Flandres 2015

Le Tour des Flandres (en néerlandais : Ronde van Vlaanderen), aussi connu comme « De Ronde » (Le Tour), est une course cycliste sur route annuelle belge, réservée aux professionnels. Il a lieu au début d'avril, en Flandre et est depuis des années une des classiques flandriennes les plus importantes. Le Tour a eu une seule interruption pendant la Première Guerre mondiale et est organisé depuis 1919 de manière ininterrompue, la plus longue série de toute les classiques cyclistes. Il s'agit de la course la plus importante en Flandre. Il fait partie de l'UCI World Tour et est organisé par Flanders Classics. Son surnom est la « Vlaanderens Mooiste » (la plus belle des Flandres). La centième édition en 2016 bénéficie d'une campagne de promotion très médiatisée.

Il est l'un des cinq monuments du cyclisme, avec Milan-San Remo, Paris-Roubaix, Liège-Bastogne-Liège et le Tour de Lombardie. Il est également l'une des deux grandes classiques pavées avec Paris-Roubaix, qui a lieu une semaine après le Tour des Flandres.

Six hommes détiennent le record du nombre de victoires, ce qui rend le Tour des Flandres unique parmi les grands classiques. Ainsi, les Belges Achiel Buysse, Eric Leman, Johan Museeuw et Tom Boonen, l'Italien Fiorenzo Magni et le Suisse Fabian Cancellara comptent chacun trois victoires.

Depuis 2004, une course féminine, le Tour des Flandres féminin, est organisé chaque année le même jour que les hommes, mais sur une distance plus courte.

Création[modifier | modifier le code]

Le Tour des Flandres est créé en 1913 sur une idée de Leon van den Haute, cofondateur l'année précédente du journal sportif SportWereld. À l'époque, il est courant pour les éditeurs de journaux et de magazines, d'organiser des courses cyclistes comme moyen de promotion pour augmenter les ventes. Il est par la suite suggéré que dès le début c'est le journaliste Karel Van Wijnendaele l'organisateur du Tour. Néanmoins, en mai 2013, un mois après l'édition du centenaire, les historiens Stijn Knuts et Pascal Deleye ont révélé que « Leon Van den Haute était l'homme derrière la scène. Karel Van Wijnendaele était l'homme du marketing »[1],[2].

Le Ronde comme un symbole régional[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle, le cyclisme est en mauvais état en Belgique. Les vélodromes ferment et championnats nationaux sur route et sur piste ne sont plus organisés[3][4] . La seule grande course belge, Liège-Bastogne-Liège, a lieu en Région wallonne où l'on parle français. Au milieu de ce constat obscure, Odile Defraye devient le premier vainqueur belge du Tour de France en 1912[5]. Il est âgé de 20 ans et, bien qu'il soit sous contrat avec une équipe française, Alcyon, il symbolise un fort potentiel pour le cyclisme belge. La victoire de Defraye inspire August De Maeght, le maire de Hal et directeur du groupe de presse Société Belge d'Imprimerie, de publier un magazine de sport en langue néerlandaise appelé SportWereld[3][6].

Monument pour le Tour des Flandres sur la Paddestraat, à Velzeke-Ruddershove.

Le plus éminent écrivain cycliste du journal est Carolus ("Karel") Ludovicus Steyaert, qui écrit sous le pseudonyme de Karel Van Wijnendaele[n 1][7][8]. De Wijnendaele est le cinquième enfant d'une famille de 15 frères et sœurs, vivant dans le hameau de Wijnendaele[9], près de Torhout. Son père, un travailleur de lin, est mort quand Karel avait 18 mois[7]. Il écrit en 1942 : « être né dans une famille pauvre a été ma force. Si vous êtes élevé sans manières et vous savez ce qu'est la faim, vous grandissez assez durement pour résister sur un vélo de course ». Il quitte l'école à 14 ans, travaille pour un boulanger, soigne des vaches, lave des bouteilles et livre des colis. Il travaille pour des familles aisées et parlant français à Bruxelles et Ostende, où il se sent humilié par la façon dont il est traité[10].

Van Wijnendaele participe à des courses cyclistes et remporte quelques victoires, mais il décide de se tourner vers l'écriture sur le cyclisme comme correspondant régional[10][11]. Cela attire l'attention de De Maeght et de son collaborateur, également organisateur de course Leon van den Haute[11]. Ce dernier demande à Van Wijnendaele de le rejoindre sur un nouveau journal : SportWereld[11]. Le premier numéro est lancé juste à temps pour le Championnat des Flandres du 12 septembre 1912. Van Wijnendaele devient son rédacteur en chef le 1er janvier 1913. Il raconte :

Nous avons pensé qu'il y avait beaucoup que nous pourrions faire dans la région (Flandre). Nous voulions également publier un journal destiné aux Flamands dans leur propre langue et de leur donner confiance au flamand. Nous avons mené une guerre de 10 ans avec la gestion française de la fédération nationale de cyclisme à Bruxelles. Et nous avons gagné.[12]

Le Ronde et le nationalisme flamand[modifier | modifier le code]

« Toutes les villes flamandes doivent contribuer à la libération du peuple flamand »

Karel Van Wijnendaele lors de la création du Tour des Flandres, en 1912[13].

Beaucoup de choses ont été écrites sur le lien entre le cyclisme en Flandre et le nationalisme flamand. Van Wijnendaele voulait créer une course tracée entièrement sur le sol flamand, traversant autant de villes que possible, parce que « toutes les villes flamandes doivent contribuer à la libération du peuple flamand »[10].

Le Tour des Flandres est la seule classique à s'être tenue sur un territoire occupé par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale et ceci avec l'accord du commandement allemand[14] . Les Allemands ont non seulement autorisé et apprécié la course, mais ils ont également aidé la police sur la parcours[15]. Cela a mené à des accusations de collaboration à une période où de nombreux nationalistes flamands avaient des liens étroits avec l'Allemagne nazie[16][17]. Après la guerre, De Standaard et Het Algemeen Nieuws-Sportwereld sont placés sous séquestre par l'État et plusieurs journalistes, en grande partie des journalistes non-sportifs, sont condamnés pour collaboration[18]. Van Wijnendaele est même interdit à vie de travailler en tant que journaliste, une interdiction levée lorsqu'il présente une lettre de soutien du général Montgomery, confirmant qu'il avait caché des pilotes britanniques abattu pendant la guerre et les avait protégé dans sa maison[19].

Un journal flamand rival, le Het Volk, créé l'Omloop van Vlaanderen en 1945. Le Het Volk, journal de gauche, veut lancer une nouvelle épreuve de cyclisme en Flandre, une course rivale, parce qu'il considère le Ronde trop poche des nazis[17]. L'organisateur du Ronde prétend de son côté que le nom est trop proche du leur - en néerlandais, il y a peu de différence entre Ronde et Omloop. La fédération cycliste belge, demande finalement au journal Het Volk de changer le nom de l'événement. Cette course devient le Circuit Het Volk, qui est de nos jours, la course d'ouverture de la saison cycliste belge[n 2]

Histoire de la course[modifier | modifier le code]

Les premières courses[modifier | modifier le code]

Le 25 mai 1913, Karel van Wijnendaele donne le départ du premier Tour des Flandres, qui traverse les deux provinces de l'Ouest de la Flandre. La course commence à six heures du matin, à Gand et se termine à Mariakerke, qui est aujourd'hui une banlieue de Gand[20]. Le parcours est de 330 kilomètres, le tout sur de mauvaises routes avec juste quelques pistes cyclables occasionnelles. L'arrivée est située sur un vélodrome en bois entouré d'un étang à Mariakerke, où les ventes de billets vont couvrir seulement la moitié des prix octroyés[4].

Marcel Buysse, vainqueur du deuxième Tour des Flandres, ici photographié en 1913

La première course en 1913 est remportée par le coureur belge de 25 ans Paul Deman. Il s'impose au sprint au sein d'un groupe de cinq hommes, après plus de 12 heures de course. Deman remporte l'année suivante Bordeaux-Paris, une autre grande course, mais sa carrière faillit prendre fin avec la Première Guerre mondiale. Il devient espion et rejoint l'effort de guerre souterrain en Belgique. Il fait passer en vélo des messages codés aux alliés qui se trouvent aux Pays-Bas. Ces messages sont dissimulés dans sa dent en or. Après de nombreux voyages, il est arrêté par les Allemands, emprisonné à Louvain et détenu en vue de son exécution. L'armistice de 1918 lui sauve la vie[n 3]. Il court à nouveau et remporte Paris-Roubaix en 1920 et Paris-Tours en 1923[21].

Les premières éditions de l'épreuve ne sont pas un grand succès : seuls 37 coureurs participent en 1913, suivis par cinq voitures d'assistance. En 1914, le peloton au départ n'est que de 47 coureurs et l'organisation a du mal à trouver suffisamment de ressources financières[22]. Un van Wijnendaele déçu raconte plus tard :

Sportwereld était si jeune et si petit pour le grand Ronde que nous souhaitions. Nous avions eu les yeux plus gros que le ventre. Il était difficile, de voir un groupe de coureurs de seconde classe courir dans toute la Flandre, en grattant une poignée de centimes pour aider à couvrir les coûts. La même chose est arrivée en 1914. Pas de van Hauwaert[n 4], pas de Masselis, pas de Defraeye, pas de Masson, pas de Mottiat, pas de Vandenberghe, tous étaient interdits de participation par leurs sponsors de vélo français.[4]

Cependant, au fil des éditions, la course devient de plus en plus un symbole du nationalisme flamand. Ainsi, Marcel Buysse, l'un des icônes de la Flandre au début du XXe siècle, insiste pour participer à la course, même si son équipe française Alcyon avait ordonné aux coureurs belges de ne pas s'inscrire. Buysse prend part à la deuxième édition en 1914 comme l'un des favoris et remporte le sprint à huit sur le vélodrome d'Evergem, dans les environs de Gand[23]. La distance avait été réduite à 264 kilomètres.

Naissance d'une légende[modifier | modifier le code]

« "Le Ronde" fait autant partie de l'héritage du peuple flamand que les processions de Furnes et Bruges, le festival de chats à Ypres[n 5] ou la bénédiction de la mer à Ostende. Cette course cycliste est le plus fabuleux de tous les festivals flamands (kermesses). Aucune autre course ne crée une telle atmosphère, une telle ferveur populaire »[24]

L'écrivan wallon Paul Beving lors de son hommage à la course de ses compatriotes du Nord[25]

.

Pendant la Première Guerre mondiale la course connaît ses seules interruptions, puis elle reprend à nouveau sans interruption à partir de 1919[26]. Les éditions d'entre-deux guerres sont marquées par l'épouvantable état des routes et les paysages macabres causées par la guerre dans la Flandre, ce qui n'empêche pas le Tour des Flandres de gagner rapidement en popularité.

Dans les années 1920, les spécialistes de la piste flamands dominent la course. Gérard Debaets, un spécialiste des course de six jours sur le circuit américain, s'adjuge la course à deux reprises, la première fois en étant l'un des 17 derniers coureurs d'une course marquée par des conditions météorologiques effroyables. Le Tour des Flandres n'est alors encore qu'une course ignorée des étrangers. Les principaux constructeurs de cycles français y font leur entrée en 1920. Le premier vainqueur étranger est le Suisse Heiri Suter, en 1923. Il s'impose juste une semaine avant de réaliser le premier doublé en gagnant Paris-Roubaix dans la foulée[27]. En 1926, un groupe de dix coureurs se jouent la victoire à l'arrivée. Cinq d'entre eux chutent lourdement et c'est Denis Verschueren, pour sa première course en tant que professionnel, qui remporte la course.

Le départ et l'arrivée de la course à Gand attirent des foules immenses et à la fin des années 1920, le Ronde est devenu la journée phare de la saison de cyclisme en Flandre[28] .

Victime de son succès[modifier | modifier le code]

Si les premiers Tour des Flandres ont un succès limité auprès du public, lors des années 1930, sa popularité grandit de façon aussi spectaculaire que les vastes masses de spectateurs le long des routes et les voitures suiveuses ont transformé le Tour des Flandres en un véritable festival culturel. En 1933, on compte 164 participants et sept fois plus de voitures et de motos dans la caravane de la course. Cet essor de l'événement cause d'inévitables problèmes de sécurité. En 1937, l'écrivain et l'icône littéraire flamande Stijn Streuvels écrit à Sportwereld que le Ronde, qu'il voit passer devant sa maison à Ingooigem, est « plus une procession de voitures que de coureurs »[n 6]

« Pour contrôler les suiveurs autant que possible et sécuriser le fonctionnement de notre course, nous avons envoyé une demande exceptionnelle au ministère des routes pour que notre épreuve soit suivie par plusieurs gendarmes à moto [...] Ils auront le droit de pénaliser quiconque suit la course sans autorisation ».

Le directeur de course Karel Van Wijnendaele dans SportWereld, le 30 mars 1938[29]

L'Historien Rik Vanwalleghem parle d'un « rodéo sauvage » de spectateurs, conduisant derrière la course et cherchant des raccourcis à travers le parcours pour voir la course à plusieurs reprises. Il raconte que la police estime à 500 000 personnes, le nombre de spectateurs sur certaines éditions. Les gens suivent la course dans les voitures, dépassent quand ils le peuvent, ou garent bord de la route dans les villages à des endroits où les coureurs ont parfois du mal à passer[30].

Van Wijnendaele implique la gendarmerie en 1933, mais avec un effet limité. L'édition 1937 est exceptionnellement chaotique avec plusieurs accidents obligeant les organisateurs à faire appel à la police motorisée durant toute la course. Depuis lors, la situation commence à s'améliorer quelque peu[30].

Sur le plan sportif, la course devient de plus en plus internationale avec des participants venant de France, d'Allemagne, d'Italie, des Pays-Bas, de Suisse et de Tchécoslovaquie. Cependant les Belges continuent à dominer et Romain Gijssels est le premier à remporter le Tour des Flandres de deux fois consécutivement[31]. Les éditions de 1934 et 1935 sont exceptionnellement pluvieuses, poussant les coureurs dans leurs derniers retranchements[30].

Conditions pour les coureurs[modifier | modifier le code]

Le Ronde, dans ses premières années, utilise la règle générale selon laquelle chaque coureur est responsable de ses propres problèmes. L'aide des autres coureurs est proscrite et ils sont obligés de porter des pneus de rechange autour de leurs épaules ou de leur cou pour faire face aux crevaisons. Ils mettent deux à trois minutes pour changer et gonfler un pneu, mais cela peut prendre plus de temps s'il fait froid ou qu'il y a d'autres problèmes. Les pneus pèsent environ 500 g (contre actuellement environ 200 g). Une jante ou toute autre partie du vélo qui se casse signifie bien souvent la fin de la course.

Les conditions s'améliorent dans les années 1930 et les coureurs sont autorisés à récupérer une veste de pluie, un pneu de rechange et une pompe, mais seulement en cas d'urgence et à la discrétion des juges. Un changement de vélo est autorisée si le cadre, une roue ou le guidon se brise, mais les coureurs continuent généralement à rouler avec des pneus de rechange et une pompe. Dans les années 1940, les participants doivent remettre leurs vélos aux commissaires le jour avant la course pour qu'ils identifient avec un plomb, puis plus tard, avec une bague semblable à celle équipant les pigeons voyageurs. De cette façon, les juges ou les commissaires, peuvent vérifier si un coureur n'a pas changé illégalement de vélos.

Le Tour des Flandres modernise ses règles en 1951. Les coureurs sont autorisés à recevoir une aide limitée des voitures de l'équipe et d'autres personnes de l' équipe sur le bord de la route. En 1955, il est possible d'accepter un vélo de remplacement d'un coéquipier, mais pas de la voiture suiveuse. Les règles changent d'année en année et à la fin des années 1950 elles sont celles utilisées aujourd'hui.

Prix[modifier | modifier le code]

Les primes octroyées pour la première course en 1913 sont de 1 100 francs belges. En 1935, les honoraires et les primes sont augmenté à 12 500 francs, dont 2 500 pour le gagnant et jusqu'à 125 francs pour le 19e (à cette époque un journal coûte 40 cents). En 1938, un bonus de 100 francs est mis en jeu pour tout coureur avec une avance de 30 minutes. Les prix pendant les années de guerre comprennent tout ce que les organisateurs peuvent trouver, y compris des boîtes de rasoirs, un poêle, des bouteilles de vin et du matériel de cyclisme. En 1948, 100 francs sont attribuer « pour le dernier coureur à atteindre l'arrivée à Eeklo ». Les quatre derniers coureurs en 1949 reçoivent des bouteilles d'huile de massage.

Années 1940 : guerre et résurrection[modifier | modifier le code]

Statue en honneur de Briek Schotte à Kanegem

Alors que la Seconde Guerre mondiale se déclare, en 1939, le Sportwereld fusionne avec le journal Het Nieuwsblad (un quotidien populaire), qui devient ainsi propriétaire de la course. En mai 1940, les troupes allemandes occupent la Belgique. Le gouvernement s'échappe à Londres et le roi est placé en résidence surveillée[32] . De nombreux événements sportifs sont annulés, mais le Het Nieuwsblad continue à organiser le Tour des Flandres en accord avec le commandement allemand[n 7].

La première course en temps guerre a lieu en 1941 est remportée par Achiel Buysse. En raison des restrictions sur la route, son parcours modifié fait passer les coureurs sur des sentiers et des crêtes en mauvais état, avec le départ et l'arrivée à Gand, sur une distance de seulement 198 kilomètres[33].

Malgré les conditions de guerre, les années 1940 sont le théâtre remarquable d'exploits de certains des champions les plus notoires de la course. Achiel Buysse devient le premier coureur à remporter trois fois l'épreuve. Albéric Schotte et Rik Van Steenbergen remportent deux victoires et deviennent les figures de proue du cyclisme belge. Schotte lié son nom de façon indélébile à la course en totalisant 20 participations, huit podiums, deux victoires et plusieurs exploits mémorables[34]. En 1944, le jeune Rik Van Steenbergen contrôle la course, distance son rival Albéric Schotte dans les derniers kilomètres et stupéfaits les suiveurs en devenant le plus jeune vainqueur de la course à 19 ans[34].

En 1948, on compte un nombre record de 265 participants, dont 50 non-Belges. Albéric Schotte gagne son deuxième Ronde[35].

Années 1950 : une classique internationale[modifier | modifier le code]

En 1947, les journaux L'Équipe, La Gazzetta dello Sport, Het Nieuwsblad-Sportwereld et Les Sports décident de créer le Challenge Desgrange-Colombo[n 8], une compétition par points rassemblant les courses qu'ils organisent, afin d'inciter les meilleurs coureurs à prendre part à chacune d'entre elles. Grâce à cette initiative, le Tour des Flandres devient une des principales classiques du calendrier cycliste et obtient le statut d'une classique internationale.

Depuis les années 1920, le Tour des Flandres est parfois organisée en même temps que la classique italienne Milan-San Remo et souffre de cette concurrence. Milan-San Remo est la plus grande classique cycliste organisée en Italie. Les coureurs italiens et français de premier plan la privilégie, ce qui explique pourquoi il n'y a qu'un seul vainqueur du Ronde non-belge avant la guerre. Les organisateurs changent la date pour répondre aux besoins de la Challenge Desgrange-Colombo[24].

L'Italien Fiorenzo Magni est le premier représentant de cette internationalisation. Le Toscan réalise un exploit sans précédent en s'adjugeant trois victoires consécutives en seulement quatre participations. Les Tours de 1950 et 1951 donnent le ton, avec des victoires en solitaire de l'Italien par temps froid. En 1951, Magni attaque à 75 kilomètres de l'arrivée et laisse son poursuivant, le Français Bernard Gauthier, à 5 minutes et 35 secondes. Attilio Redolfi arrive en troisième position à plus de 10 minutes de Magni[36]. En 1955, le légendaire Louison Bobet, alors double vainqueur du Tour de France, devient le premier lauréat français. Un autre Français, Jean Forestier, remporte l'épreuve l'année suivante. Les fans flamands ont besoin de temps pour s'habituer aux victoires des nombreux coureurs étrangers, mais le prestige international de la course augmente rapidement[37].

« Dans les 100 derniers kilomètres de la course, nous étions juste derrière les premiers coureurs. Nous les avons à peine vu : il y avait tant de gens le long de la route et sur la route que vous aviez l'impression de vous noyer dans un tsunami. En face de moi, derrière moi et à côté de moi, je voyais les voitures étant entraînés follement à travers les vergers, sur les trottoirs, le long des pistes cyclables, derrière les spectateurs, devant les spectateurs. Je sentais les bosses et les coups sur l'arrière de notre voiture. S'il n'y a eu aucun accident, c'était seulement parce que notre cher Seigneur et ses anges gardiens étaient les meilleurs hommes dans la course. »

Le journaliste Louis De Lentdecker dans le Het Nieuwsblad sur la croissance incessante de spectateurs, 1963[38]

Années 1960 : une popularité croissante[modifier | modifier le code]

En 1961, Tom Simpson est le premier vainqueur britannique lors d'un sprint à deux très controversé avec l'Italien Nino Defilippis. Defilippis est le sprinteur le plus plus rapide des deux, mais lors du sprint, il cesse de pédaler trop tôt, car la bannière d'arrivée avait été soufflée par le vent et laisse la victoire à Simpson[39],[40].

L'affluence de spectateurs n'a jamais pris fin. Les foules se tiennent dans des masses énormes le long des routes et l'arrivée est déplacée à Gentbrugge, afin de faire face au nombre toujours croissant de spectateurs[41]. Rik Van Looy remporte sa deuxième victoire en 1962, en tant que champion du monde au milieu des hordes de fans, honorant son statut de porte-drapeau du cyclisme belge[42]. .

En 1969, le jeune Eddy Merckx, en route pour la légende du cyclisme, reprend ce rôle quand il s'échappe du peloton avec encore 73 kilomètres à parcourir. Par mauvais temps, et malgré l'opposition de son manager d'équipe, il maintient son effort et s'adjuge la course avec 5 minutes et 36 secondes d'avance sur Felice Gimondi, le plus grande écart de l'histoire[43][44].

Années 1970 : controverses et dopage[modifier | modifier le code]

Dans les années 1970, le Tour des Flandres est à la recherche d'une nouvelle identité. Petit à petit, les routes et les monts traditionnels empruntés par le parcours sont asphaltées, ce qui affecte la dureté de la course et de plus en plus de coureurs sont en mesure de suivre le meilleur. Eric Leman devient le héros local, lorsqu'il gagne trois fois en quatre ans la course, égalant ainsi le record de Buysse et de Magni. Spécialiste du sprint, Leman devance Eddy Merckx au sein d'un groupe restreint sur chacune de ses victoires, au grand mécontentement des supporters et des organisateurs[45].

Le Belge Roger De Vlaeminck grimpant le Koppenberg en 1977.

Afin de préserver le caractère spécifique du Ronde, les organisateurs augmentent le nombre de monts et recherchent des nouvelles routes de campagne dans les Ardennes flamandes. En 1973, l'arrivée est déplacée à Meerbeke, pas loin après le Mur de Grammont, qui devient une montée emblématique de la course et du cyclisme belge. Trois ans plus tard, le controversé Koppenberg est ajouté[46].

Il marque le début de certaines éditions mythiques de la course. En 1975, Eddy Merckx ajoute sa deuxième victoire après un raid mémorable. Auréolé du maillot arc-en-ciel, il s'échappe du peloton avec Frans Verbeeck avec encore 104 km à rouler, avant de distancer son comaptriote 6 km avant Meerbeke[47][48]. En 1976, Freddy Maertens et Roger De Vlaeminck, deux ses stars belges, font partie d'un groupe de cinq hommes, où ils sont les favoris pour remporter le sprint. Mais les deux coureurs se marquent et se laissent conjointement distancer à quatre kilomètres de l'arrivée. Walter Planckaert remporte le sprint à trois devant l'Italien Francesco Moser et Marc Demeyer. De Vlaeminck bat Maertens pour la quatrième place, reconnaissant son erreur, mais déclare qu'il « ne voulait pas que Maertens gagne »[49].

En 1977, leur rivalité prend une tournure différente, qui abouti à une course particulière[50][51]. Maertens crève sur le Koppenberg et récupère une roue auprès d'un spectateur qui le pousse jusqu'au sommet. De Vlaeminck s'échappe, mais perce peu après et voit le retour de Maertens. Comme les deux coureurs se retrouvent seuls à l'avant de la course, De Vlaeminck refuse de collaborer. Pendant 70 km, Maertens emmène le duo jusqu'à l'arrivée avec De Vlaeminck dans sa roue et ce dernier le bat facilement au sprint. Il s'agit de la seule victoire de De Vlaeminck. À ce jour, les deux protagonistes font des déclarations contradictoires au sujet de ce qui est arrivé. Maertens déclare que les commissaires lui ont dit qu'il serait disqualifié pour son changement de roue illégal et que De Vlaeminck lui a offert 300 000 francs pour qu'il roule jusqu'à l'arrivée. De son côté De Vlaeminck nie les faits, disant que sa tactique était de restée dans la roue de Maertens, qu'il considérait comme le meilleur sprinteur. Après la course, la controverse s'est accentuée encore plus, lorsque Maertens et le troisième Walter Planckaert sont testés positifs au contrôle anti-dopage et sont tous deux disqualifiés[52].

Années 1980 : Néerlandais contre Belges[modifier | modifier le code]

Les années 1980 sont monopolisées par les coureurs néerlandais et belges. Le Néerlandais Jan Raas remporte l'épreuve à deux reprises et, en 1986, Adrie van der Poel décroche la cinquième victoire en sept ans pour un coureur néerlandais. Van der Poel bat l'Irlandais Sean Kelly et le Canadien Steve Bauer dans un sprint à quatre[53].

Cependant, la décennie reste dans les mémoires pour l'édition apocalyptique de 1985, remportée par Eric Vanderaerden. Le coureur belge de 23 ans casse sa roue avant la Koppenberg, mais il revient à l'avant de la course dans un groupe avec Hennie Kuiper, Greg LeMond et son coéquipier Phil Anderson. Vanderaerden, considéré comme un sprinteur, attaque dans le Mur de Grammont et s'impose après un effort en solitaire de 20 kilomètres[54] . La course gagne une place dans la légende du cyclisme car une violente tempête éclate dans la deuxième moitié de la course, avec des vents forts et des pluies torrentielles qui ravagent le peloton[55]. Seulement 24 des 174 partants terminent la course, le nombre le plus bas pour une édition d'après-guerre.

En 1987, Claude Criquielion devient le premier et seul vainqueur belge de langue française (Wallon)[56], grâce à une attaque après le Bosberg, reléguant ainsi Sean Kelly à nouveau à la deuxième place. Le spécialiste des classiques Kelly termine deuxième de l'épreuve à trois reprises, le Ronde restant la seule « classique Monument » qu'il n'a jamais gagné[57].

Johan Museeuw compte 3 victoires et 8 podiums sur la course.

Années 1990 : le Lion des Flandres[modifier | modifier le code]

En 1989, la course est intégrée à la première Coupe du monde sur route, organisée par l'UCI. La compétition est constituée des 10 plus importantes courses cyclistes d'un jour de la saison[58]. De plus en plus de coureurs se spécialisent dans les classiques, avec le Tour des Flandres programmé comme la première des classiques d'avril.

En 1992, pour la dernière fois de l'histoire, c'est l'échappée matinale qui se joue la victoire. Le jeune Jacky Durand signe la dernière victoire pour un coureur français sur l'épreuve[59]..

En 1993, le Belge Johan Museeuw remporte la course dans un sprint à deux avec Frans Maassen et commence sa domination sur la course. Pendant ce temps, les coureurs de classiques italiens cherchent également à gagner la course. Moreno Argentin, Gianni Bugno et Michele Bartoli s'octroie chacun une victoire. En 1994, Bugno bat Museeuw de 7 mm dans un sprint à quatre, la plus petite marge de l'histoire[60] . Le lendemain, le journal flamand Het Laatste Nieuws met la photo-finish sur sa couverture, accompagné par le titre « Le Chagrin des Flandres »[61]. Néanmoins, Museeuw domine la course pendant une décennie, avec une série de huit podiums et trois victoires. Les médias flamands lui ont décerné le surnom le plus élevé possible, le « Lion des Flandres ».

21e siècle : Monument du cyclisme[modifier | modifier le code]

Filippo Pozzato et Tom Boonen (le futur vainqueur) attaquant ensemble la dernière ascension du Vieux Quaremont en 2012.

Les spécialistes des classiques Gianluca Bortolami et Andrea Tafi prolongent la tradition italienne avec des victoires dans le début des années 2000. En 2005, la course intègre le calendrier de l'UCI ProTour qui devient l'UCI World Tour en 2011, des compétitions et calendriers distinguant les principales courses sur route[62]. Le Tour des Flandres bénéficie avec Milan-San Remo, Paris-Roubaix, Liège-Bastogne-Liège et le Tour de Lombardie d'une cotation supérieure aux autres classiques et devient l'un des cinq « Monuments du cyclisme », établissant ainsi son statut comme l'une des épreuves les plus prestigieuses du calendrier cycliste. Après l'ère Museeuw, aucun coureur ne parvient à dominer le Ronde jusqu'à ce que Tom Boonen remporte deux victoires consécutives et devient la nouvelle star du cyclisme belge.

En 2010, Boonen, à la recherche de sa troisième victoire, attaque avec Fabian Cancellara à 45 km de l'arrivée. Boonen est le favori pour gagner, mais il ne peut pas suivre l'attaque de Cancellara au sommet du Mur de Grammont. Le spécialiste du contre-la-montre suisse parvient à conserver assez d'avance dans les 16 derniers kilomètres pour s'imposer[63].

En 2011, le Tour des Flandres est repris par Flanders Classics, une organisation parapluie qui possède la plupart des courses classiques flamandes. Leur première décision est de déménager l'arrivée à Audenarde dès 2012[64]. L'édition voit Tom Boonen s'adjuger sa troisième et dernière victoire dans un sprint à trois contre les Italiens Alessandro Ballan et Filippo Pozzato[65],[66],[67]. Les deux années suivantes voient la domination de Fabian Cancellara qui base ses victoires sur ses attaques sur le Vieux Quaremont[68],[69]. Boonen et Cancellara sont alors les protagonistes absolus de la course, mais sont dans l'impossibilité de participer en 2015 en raison de blessures subies plus tôt dans la saison[70]. Le puissant sprinteur Alexander Kristoff devient le premier vainqueur norvégien de la course[71],[72].

En 2016, le Tour des Flandres va célébrer sa 100e édition.

Parcours[modifier | modifier le code]

Course actuelle[modifier | modifier le code]

Le beffroi de Bruges, scène du départ du Tour des Flandres.

Le Tour des Flandres traverse les deux provinces de l'Ouest de la Flandre, la Flandre occidentale et la Flandre orientale. Depuis 1998, la course commence à Bruges, dans le nord-ouest de la Flandre, près de la mer du Nord. Après le départ sur la Grand-Place de Bruges dans le centre-ville, le parcours se dirige au Sud, le long de larges routes sur les plaines de Flandre-Occidentale. Au cours des dernières années, cette route sans difficulté emmène les coureurs pendant 55 km jusqu'à Courtrai dans le sud de la Flandre occidentale, avant de se diriger à l'Est, vers les Ardennes flamandes où le paysage devient progressivement plus vallonné[73].

Les premières ascensions de la course sont généralement situées en Flandre occidentale, après 70 à 80 kilomètres de course. Après 100 kilomètres, le peloton passe une première fois à Oudenaarde, après quoi la course reste dans les Ardennes flamandes, dans la moitié sud de la Flandre orientale, avec une succession de collines (Hellingen en néerlandais) et quelques sections plates de routes pavées qui définissent la nature de la course. Les monts offrent de nombreuses possibilités pour attaquer et sont généralement les endroits décisifs de la course. Ces ascensions sont connus pour être courtes mais très raides, et la plupart d'entre eux - mais pas toutes - sont pavées.

La plupart des ascensions sont situées dans une zone relativement petite, impliquant des nombreux changements de direction, le plus souvent de façon abrupte, ce qui explique la trajectoire sinueuse et irrégulière du parcours dans le final. Le Vieux Quaremont (Oude Kwaremont) est la plus longue montée avec ses 2 200 mètres. C'est un mont atypique parce qu'il n'est pas très raide, mais il est considéré comme l'une des ascensions les plus difficiles en Flandre en raison de sa longueur et de sa surface pavée. Le mont le plus raide et le plus redoutable est le Koppenberg. Il est entièrement pavé sur 600 mètres de longueur, avec une pente maximale à 22% sur une route étroite mal pavées.

Le parcours est modifié en 2012. L'arrivée est située à Audenarde et non plus à Meerbeke. Les deux dernières difficultés, le Mur de Grammont et le Bosberg, sont remplacées par le Vieux Quaremont et le Paterberg, déjà présents auparavant et désormais empruntés trois fois de 2012 à 2013, puis deux fois à partir de 2014. Au cours de la dernière boucle, le Vieux Quaremont est à 16 kilomètres de l'arrivée et le Paterberg à 13 kilomètres, marquant souvent les attaques décisives de la course. Après la Paterberg, le parcours est plat jusqu'à l'arrivée, située après 265 kilomètres.

Changements de parcours[modifier | modifier le code]

Comme la plupart des classiques cyclistes, le parcours a considérablement évolué au fil des ans, mais il est toujours resté dans les provinces de Flandre orientale et de Flandre occidentale. Au cours des 30 premières années, la course est tracée entre Gand et Gand, alors que l'emplacement de l'arrivée à Gand change plusieurs fois.

La première édition de 1913 se dirige vers l'Est pour rejoindre Saint-Nicolas, avant de faire un cercle dans le sens horaire pour passer par Alost, Audenarde, Courtrai, Furnes, Ostende, Roulers, puis enfin retourner à Gand. Avec ce parcours, la course passe par toutes les grandes villes des deux provinces de l'Ouest de la Flandre. En 1914, le seule changement est l'annulation du passage sur la côte[74].

En 1919, l'organisateur modifie le parcours qui passe dans un sens anti-horaire, tournant au Sud de Bruges. En 1920, la route rejoint à nouveau la côte, passe par Bruges, puis le long de la mer du Nord de Blankenberge à Ostende. Le tracé général reste stable jusqu'à ce que le directeur de course Karel Van Wijnendaele, en 1938, insiste pour inclure la côte au parcours, en raison de sa vision sentimentale de la Flandre[75][n 9]. Les tronçons de routes le long de la mer sont souvent accompagnés par des vents forts, qui gêne les attaquants, mais permet d'éparpiller le peloton. Le vent soufflant de côté, cela entraîne la formation d'une ligne diagonale de coureurs, chacun abritant l'autre (cas typique du Tour des Flandres et des autres courses flamandes)[n 10].

Le passage le long de la côte est annulé lorsque la guerre éclate en Europe, l'accès à la mer étant limité. L'itinéraire en temps de guerre deveint une boucle à l'intérieur de la Flandre, mais en 1946, la course retrouve son parcours d'avant-guerre. En 1952, le passage le long de la côte est abandonné pendant neuf ans, puis revient en 1961, pour disparaître à nouveau en 1964.

Le Mur de Grammont est l'une des montées finales jusqu'en 2011

En 1973, la course se termine à Meerbeke, pour la première fois depuis sa création en dehors des environs de Gand. La course n'est plus une boucle et la nouvelle arrivée est beaucoup plus proche de la zone des monts, apportant de nouvelles opportunités pour inclure des nouvelles ascensions dans le final de la course. Le Mur de Grammont, avec des passages à 20% et son sommet situé à 16 kilomètres de l'arrivée est souvent le lieu où les protagonistes lancent leur attaque décisive. De 1973 à 2011, le Mur constitue une paire avec le Bosberg, la montée finale à 11 kilomètres de l'arrivée. Le Mur pavée avec un fort pourcentage est situé dans le centre de Grammont, avec sa célèbre chapelle au sommet, est devenu l'un des sites emblématiques du cylisme belge et du cyclisme en général.

En 1998, le lieu de départ esr déplacé à Bruges, l'une des plus belles villes d'Europe, ce qui rend possible un passage au bord de mer à nouveau, mais préserve le final traditionnel Mur de Grammont et Bosberg.

En 2012, l'arrivée est attribuée à Audenarde, à 30 kilomètres à l'ouest de Grammont, excluant de ce fait à la fois le Mur et le Bosberg de la course. Les montées finales sont désormais le Vieux Quaremont et le Paterberg.

Lieux de départ[modifier | modifier le code]

Le Tour des Flandres commence dans trois villes différentes. Jusqu'en 1976, la course commence à Gand, d'abord sur le Korenmarkt (nl), dans le centre historique de la ville, puis plus tard à l'hôtel à la mode Albert sur l'avenue Clémentine (Clementinalaan), près de la Gare de Gand-Saint-Pierre, où les coureurs signent la liste de départ. La course est neutralisée dans le centre-ville jusqu'à Mariakerke. Jusque dans les années 1950, une messe dominicale est organisée pour les coureurs avant le départ, la course ayant souvent lieu juste avant la semaine sainte ou le jour de Pâques[76].

L'hôtel de ville de Saint-Nicolas

En 1977, Saint-Nicolas remplace Gand comme lieu de départ de la course, principalement parce qu'il n'y a plus assez d'espaces pour accueillir le nombre croissant de spectateurs sur la grande Place du Marché. Les briefings de course ont lieu à l'hôtel de ville. En 1988, le départ devient un événement très médiatisé de deux jours, avec un spectacle présenté par la télévision flamande, le soir de la course.

En 1998, le départ du Tour des Flandres déménage à Bruges, un site du patrimoine mondial de l'UNESCO connu pour son histoire et son architecture médiévale, dans le cadre de la campagne de promotion de la ville[77][n 11] . Le passage de Saint-Nicolas à Bruges cause des critiques car il n'est pas lié directement à un changement de parcours. Jusque-là, la tradition était que les spectateurs pouvaient se mélanger et rencontrer les coureurs avant le départ. L'auteur et spécialiste du cyclisme Fer Schroeders écrit :

« Sur la place à St-Nicolas, au pied du magnifique hôtel de ville, le début du Ronde était toujours un moment privilégié. Les coureurs sont venus là pour signer leurs papiers pour la course avant d'aller joyeusement recontrer leurs fans, donnant des autographes, posant pour une photo souvenir avec un jeune admirateur. à cet égard, les temps et les coutumes ont changé depuis 1998. [...] Maintenant, il y a des rampes pour tenir le public derrière et les empêcher de se mélanger avec les coureurs. Le départ du Tour des Flandres a manifestement perdu, dans sa nouvelle configuration, tout ce qui faisait son charme. »[78]

Néanmoins, la plupart des fans flamands adoptent Bruges en tant que point de départ, faisant l'éloge du site historique comme un hommage à leur Ronde. En outre, la proximité de Bruges à la côte permet à la course de passer à nouveau par le bord de mer. Beaucoup des « traditionalistes » du cyclisme flamand sont particulièrement enthousiastes de ce changement[79].

Lieux d'arrivée[modifier | modifier le code]

La ligne d'arrivée est placée en 1913 sur le vélodrome de Mariakerke, une section de la ville de Gand, mais elle n'a pas le succès espéré. En 1914, l'arrivée est déplacée au vélodrome voisin d'Evergem où, Van Wijnendaele raconte ironiquement qu'« il y avait une bonne vingtaine de spectateurs de plus que l'année précédente. »[4]

Audenarde organise une campagne sur un an pour accueillir l'arrivée du Tour des Flandres.

Wetteren accueille à son tour l'arrivée de 1928 à 1961 avec quelques interruptions au cours de la Seconde Guerre mondiale, où elle est déplacée à Gand[80] . Fiorenzo Magni remporte ses trois Tours des Flandres dans le centre-ville de Wetteren. De 1962 à 1972, le final est dans un quartier résidentiel à proximité de Gentbrugge, à la périphérie de Gand.

De 1973 à 2011, l'arrivée est à Meerbeke, une partie de la commune de Ninove, à environ 20 km à l'ouest de Bruxelles. Pendant 39 ans, la course se termine sur la Halsesteenweg, avec une ligne droite d'arrivée de 400 mètres, en légère montée dans les derniers mètres.

En septembre 2011, il est annoncé qu'Audenarde est la nouvelle ville hôte pour terminer le Tour des Flandres, mettant ainsi fin à une tradition de 39 ans d'arrivée à Meerbeke. Ce choix fait suite à une volonté de relooker la course par le nouvel organisateur Flanders Classics, qui introduit également des "boucles" sur le parcours. Beaucoup de fans et d'adeptes sont bouleversés par ce changement de lieu d'arrivée et la décision de l'organisation rencontre de nombreuses oppositions[81],[82] . L'icone locale Tom Boonen est le premier vainqueur avec cette nouvelle arrivée en 2012.

Villes étapes :

  • 1913 : Gand-Mariakerke
  • 1914 : Gand-Evergem
  • 1919–1923 : Gand-Gentbrugge (Arsenal)
  • 1924–1927 : Gand-vélodrome de Gand (Citadelpark)
  • 1928–1941 : Gand-Wetteren
  • 1942–1944 : Gand-vélodrome de Gand (Citadelpark)
  • 1945–1961 : Gand-Wetteren
  • 1962–1972 : Gand-Gentbrugge
  • 1973–1976 : Gand-Meerbeke
  • 1977–1997 : Saint-Nicolas-Meerbeke
  • 1998–2011 : Bruges-Meerbeke
  • 2012-2018 : Bruges-Audenarde

Caractéristiques propres à l'épreuve[modifier | modifier le code]

Nature de la course[modifier | modifier le code]

Les coureurs à Lendelede
Les coureurs grimpant le Koppenberg

Le Tour des Flandres est connue pour être une course stratégique, où les favoris ont de multiples occasions de planifier leurs attaques décisives. La partie tactique de la course commence dans la région vallonnée des Ardennes flamandes, où les équipes et les coureurs doivent souvent réagir aux évolutions imprévisibles de l'épreuve et où les outsiders peuvent avoir des envies d'anticiper.

La nature abrupte de ces monts favorise les coureurs avec un style d'attaquant, ce qui fait du Tour des Flandres une course attractive pour le public et donc pour les audiences. Le placement est très important et les premières places du peloton sont souvent très disputées, notamment à l'approche des monts, là où les routes sont les plus étroites. Chaque mont est généralement suivi d'une plus route plus large permettant de récupérer et de se regrouper, avant d'aborder à nouveau des petites routes et un nouveau mont.

Comme la plupart des côtes sont situées dans des endroits agraires ou le long de petits villages, les montées elles-mêmes et les routes qui y mènent sont souvent étroites, provoquant un étirement du peloton en une longue ligne et de nombreuses cassures de petits groupes. Par conséquent, les meilleurs coureurs sont obligés de se battre continuellement pour se placer à l'avant du peloton. La course est donc à la fois célèbre et connue pour son parcours nerveux, qui peut causer du retard à n'importe lequel des favoris en raison d'un accident ou d'une crevaison, ce qui peut lui coûter toutes ses chances de revenir sur la tête de course[83].

En conséquence, la notion de « chance » est sans doute l'une des raisons pour lesquelles aucun coureur n'a remporté le Tour des Flandres plus de trois fois, car même les meilleurs coureurs et les plus grands spécialistes de leur temps ont souffert de malchance ou ont été victimes des circonstances de course parfois imprévisibles.

Depuis le relooking de la course en 2012, les montées du Vieux Quaremont, du Paterberg et du Koppenberg, juste au sud d'Audenarde, sont au cœur de l'action. Le Quaremont est une longue section de pavés avec une pente sévère dès le début, qui se stabilise progressivement. Il est l'endroit où les coureurs puissants font souvent leur effort pour gagner la course, comme Fabian Cancellara en 2013, où il attaque avec Peter Sagan sur les pentes inférieures du Quaremont avant de lâcher le Slovaque sur le Paterberg. Le Paterberg est la montée finale de la course, où les fans créent une atmosphère de carnaval. La montée est courte mais entièrement pavée et extrêmement raide. Après 245 km de course, il est généralement le test ultime de l'endurance et la force.

La culture de la course et la nature de ses routes sont des facteurs d'identification du Tour des Flandres. Le double vainqueur Peter Van Petegem le confirme : « Ça n'a pas vraiment d'importance de savoir où il va. Vous avez des pavés et des montées et des petites routes, ce qui apporte le caractère de la course.[84] »

Les monts[modifier | modifier le code]

Les courtes et sévères pentes des monts des Ardennes flamandes sont une caractéristique déterminante du Tour des Flandres et les endroits privilégiés où les spectateurs se rassemblent pour voir la course. Dans les éditions modernes de la course, 17 à 19 de ces monts figurent sur le parcours, même si leur nombre est susceptible de changer, quelques montées peuvent être supprimées oupées et d'autres inclus chaque année. Chaque ascension a ses propres caractéristiques qui présentent des défis différents pour les coureurs. Le Vieux Quaremont, long de 2,2 km, n'est pas considéré comme le difficile. Le Paterberg est très court, mais avec un passage à 20% est bien plus raide. Le Koppenberg à Melden est la montée la plus difficile de la course avec un passage à 22% sur une mauvaise surface pavée, très inégale. Sa route est également très étroite. les autres ascensions célèbres incluent l'Eikenberg, le Molenberg et le Taaienberg.

Le Koppenberg vue depuis le pied à Melden

Le Koppenberg est abandonné quelques années, car il est jugé trop difficile et trop dangereux. En particulier lorsque le temps humide rend les pavés glissants, il devient difficile pour les coureurs de grimper les pentes raides à vélo. La chute d'un coureur gène souvent les autres coureurs à l'arrière, qui à leur tour, obligent ceux derrière à mettre pied à terre et erminer le reste de la montée à pied. En 1984, seulement deux coureurs - Phil Anderson et Jan Raas - parviennent à atteindre le sommet sur leurs vélos. En 1987, le Danois Jesper Skibby glisse et chute sur les pavés lisses, avant d'être renversé par la voiture d'un officiel qui essaye de le passer[85]. La montée est ensuite supprimée du Tour des Flandres pour les 15 éditions suivantes.

Le Koppenberg fait son retour en 2002 après une restauration de sa route. Il est brièvement retiré en 2007, avant d'être à nouveau inclus en 2008, après uen rénovation de la ville d'Audenarde[86],[87]. Il est depuis un secteur permanent de l'épreuve. Les voitures suiveuses sont déviées avant le pied de la montée pour éviter le chaos.

Pendant plus d'un demi-siècle, les organisateurs offrent des primes et des bonus aux coureurs franchissant en tête certains monts. En 1940, le premier coureur au sommet du Quaremont, de l'Edelare et du Kruisberg remporte 500 francs. Un prix combiné de meilleur grimpeur sur tous les monts est décerné en 1950, Maurits Blomme gagne alors du mobilier de chambre. Le prix en haut du Kruisberg en 1953 est une machine à laver, tandis que 18.000 francs sont attribués au premier coureur au sommet du Mur de Grammont. En 1950, Fiorenzo Magni gagne 30.000 francs de bonus au cours d'une longue échappée, assez pour acheter une maison de classe moyenne à l'époque[88][n 12].

En 2015, les 19 monts sont :[89]

Numéro Nom Kilomètres restant Chaussée Longueur (m) Pente moyenne (%) Max (%)
1 Tiegemberg 177 asphalte 750 5,6% 9%
2 Vieux Quaremont 152 pavé 2200 4,2% 11%
3 Kortekeer 141 asphalte 1000 6,4% 17,1%
4 Eikenberg 134 pavé 1300 6,2% 11%
5 Wolvenberg 131 asphalte 666 6,8% 17,3%
6 Molenberg 118 pavé 463 7% 14,2%
7 Leberg 97 asphalte 700 6,1% 14%
8 Berendries 93 asphalte 940 7,1% 12,4%
9 Valkenberg 88 asphalte 875 6% 15%
10 Kaperij 77 asphalte 1250 5% 8%
11 Kanarieberg 70 asphalte 1000 7,7% 14%
12 Vieux Quaremont 54 pavé 2200 4,2% 11%
13 Paterberg [n 13] 51 pavé 400 12,5% 20%
14 Koppenberg 44 pavé 600 11,6% 22%
15 Steenbeekdries 39 pavé 820 7,6% 12,8%
16 Taaienberg 36 pavé 800 7,1% 18%
17 Kruisberg 26 pavé 1875 5% 9%
18 Vieux Quaremont 16 pavé 2200 4,2% 12%
19 Paterberg 13 pavé 400 12,5% 20%
Les pentes abruptes du Paterberg à Kluisbergen
Le Molenberg à Zwalm

Les pentes les plus raides du Mur de Grammont à 20%

Palmarès et records[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Année Vainqueur Deuxième Troisième
1913 Drapeau de la Belgique Paul Deman Drapeau de la Belgique Joseph Van Daele Drapeau de la Belgique Victor Doms
1914 Drapeau de la Belgique Marcel Buysse Drapeau de la Belgique Henri Van Lerberghe Drapeau de la Belgique Pierre Van de Velde
1915-1918 Non disputé à cause de la Première Guerre mondiale
1919 Drapeau de la Belgique Henri Van Lerberghe Drapeau de la Belgique Lucien Buysse Drapeau de la Belgique Jules Van Hevel
1920 Drapeau de la Belgique Jules Van Hevel Drapeau de la Belgique Albert Dejonghe Drapeau de la Belgique Alphonse Van Hecke
1921 Drapeau de la Belgique René Vermandel Drapeau de la Belgique Jules Van Hevel Drapeau de la Belgique Louis Budts
1922 Drapeau de la Belgique Léon De Vos Drapeau de la France Jean Brunier Drapeau de la France Francis Pélissier
1923 Drapeau de la Suisse Henri Suter Drapeau de la Belgique Charles Deruyter Drapeau de la Belgique Albert Dejonghe
1924 Drapeau de la Belgique Gérard Debaets Drapeau de la Belgique René Vermandel Drapeau de la Belgique Félix Sellier
1925 Drapeau de la Belgique Julien Delbecque Drapeau de la Belgique Joseph Pe Drapeau de la Belgique Hector Martin
1926 Drapeau de la Belgique Denis Verschueren Drapeau de la Belgique Gustave Van Slembrouck Drapeau de la Belgique Raymond Decorte
1927 Drapeau de la Belgique Gérard Debaets Drapeau de la Belgique Gustave Van Slembrouck Drapeau de la Belgique Maurice De Waele
1928 Drapeau de la Belgique Jan Mertens Drapeau de la Belgique August Mortelmans Drapeau de la Belgique Louis Delannoy
1929 Drapeau de la Belgique Joseph Dervaes Drapeau de la Belgique Georges Ronsse Drapeau de la Belgique Alfred Hamerlinck
1930 Drapeau de la Belgique Frans Bonduel Drapeau de la Belgique Aimé Dossche Drapeau de la Belgique Emile Joly
1931 Drapeau de la Belgique Romain Gijssels Drapeau des Pays-Bas César Bogaert Drapeau de la Belgique Jean Aerts
1932 Drapeau de la Belgique Romain Gijssels Drapeau de la Belgique Alfons Deloor Drapeau de la Belgique Alfred Hamerlinck
1933 Drapeau de la Belgique Alfons Schepers Drapeau de la Belgique Léon Tommies Drapeau de la Belgique Romain Gijssels
1934 Drapeau de la Belgique Gaston Rebry Drapeau de la Belgique Alfons Schepers Drapeau de la Belgique Félicien Vervaecke
1935 Drapeau de la Belgique Louis Duerloo Drapeau de la Belgique Éloi Meulenberg Drapeau de la Belgique Corneille Leemans
1936 Drapeau de la Belgique Louis Hardiquest Drapeau de la Belgique Edgard De Caluwé Drapeau de la Belgique François Neuville
1937 Drapeau de la Belgique Michel D'Hooghe Drapeau de la Belgique Hubert Deltour Drapeau de la Belgique Louis Hardiquest
1938 Drapeau de la Belgique Edgard De Caluwé Drapeau de la Belgique Sylvère Maes Drapeau de la Belgique Marcel Kint
1939 Drapeau de la Belgique Karel Kaers Drapeau de la Belgique Romain Maes Drapeau de la Belgique Edward Vissers
1940 Drapeau de la Belgique Achiel Buysse Drapeau de la Belgique Georges Christiaens Drapeau de la Belgique Briek Schotte
1941 Drapeau de la Belgique Achiel Buysse Drapeau de la Belgique Gustaaf Van Overloop Drapeau de la Belgique Odiel Van Den Meerschaut
1942 Drapeau de la Belgique Briek Schotte Drapeau de la Belgique Georges Claes Drapeau de la Belgique Robert Van Eenaeme
1943 Drapeau de la Belgique Achiel Buysse Drapeau de la Belgique Albert Sercu Drapeau de la Belgique Camille Beeckmann
1944 Drapeau de la Belgique Rik Van Steenbergen Drapeau de la Belgique Briek Schotte Drapeau de la Belgique Joseph Moerenhout
1945 Drapeau de la Belgique Sylvain Grysolle Drapeau de la Belgique Albert Sercu Drapeau de la Belgique Joseph Moerenhout
1946 Drapeau de la Belgique Rik Van Steenbergen Drapeau de la France Louis Thiétard Drapeau de la Belgique Briek Schotte
1947 Drapeau de la Belgique Emiel Faignaert Drapeau de la Belgique Roger De Smet Drapeau de la Belgique Henri Renders
1948 Drapeau de la Belgique Briek Schotte Drapeau de la Belgique Albert Ramon Drapeau de la Belgique Marcel Rijckaert
1949 Drapeau de l'Italie Fiorenzo Magni Drapeau de la Belgique Valère Ollivier Drapeau de la Belgique Briek Schotte
1950 Drapeau de l'Italie Fiorenzo Magni Drapeau de la Belgique Briek Schotte Drapeau de la France Louis Caput
1951 Drapeau de l'Italie Fiorenzo Magni Drapeau de la France Bernard Gauthier Drapeau de la France Attilio Redolfi
1952 Drapeau de la Belgique Roger Decock Drapeau de l'Italie Loretto Petrucci Drapeau de la Belgique Briek Schotte
1953 Drapeau des Pays-Bas Wim van Est Drapeau de la Belgique Désiré Keteleer Drapeau de la France Bernard Gauthier
1954 Drapeau de la Belgique Raymond Impanis Drapeau de la France François Mahé Drapeau de la Belgique Alfons Van Den Brande
1955 Drapeau de la France Louison Bobet Drapeau de la Suisse Hugo Koblet Drapeau de la Belgique Rik Van Steenbergen
1956 Drapeau de la France Jean Forestier Drapeau de la Belgique Constant Ockers Drapeau de la Belgique Leon Van Daele
1957 Drapeau de la Belgique Fred De Bruyne Drapeau de la Belgique Jozef Planckaert Drapeau de la Belgique Norbert Kerckhove
1958 Drapeau de la Belgique Germain Derycke Drapeau de la Belgique Willy Truye Drapeau de l'Italie Angelo Conterno
1959 Drapeau de la Belgique Rik Van Looy Drapeau de la Belgique Frans Schoubben Drapeau de la Belgique Gilbert Desmet
1960 Drapeau de la Belgique Arthur Decabooter Drapeau de la France Jean Graczyk Drapeau de la Belgique Rik Van Looy
1961 Drapeau du Royaume-Uni Tom Simpson Drapeau de l'Italie Nino Defilippis Drapeau des Pays-Bas Jo de Haan
1962 Drapeau de la Belgique Rik Van Looy Drapeau de la Belgique Michel Van Aerde Drapeau de la Belgique Norbert Kerckhove
1963 Drapeau de la Belgique Noël Foré Drapeau de la Belgique Frans Melckenbeeck Drapeau du Royaume-Uni Tom Simpson
1964 Drapeau : Allemagne de l'Ouest Rudi Altig Drapeau de la Belgique Benoni Beheyt Drapeau des Pays-Bas Jo de Roo
1965 Drapeau des Pays-Bas Jo de Roo Drapeau de la Belgique Edward Sels Drapeau de la Belgique Georges Van Coningsloo
1966 Drapeau de la Belgique Edward Sels Drapeau de l'Italie Adriano Durante Drapeau de la Belgique Georges Vandenberghe
1967 Drapeau de l'Italie Dino Zandegù Drapeau de la Belgique Noël Foré Drapeau de la Belgique Eddy Merckx
1968 Drapeau de la Belgique Walter Godefroot Drapeau : Allemagne de l'Ouest Rudi Altig Drapeau des Pays-Bas Jan Janssen
1969 Drapeau de la Belgique Eddy Merckx Drapeau de l'Italie Felice Gimondi Drapeau de l'Italie Marino Basso
1970 Drapeau de la Belgique Eric Leman Drapeau de la Belgique Walter Godefroot Drapeau de la Belgique Eddy Merckx
1971 Drapeau des Pays-Bas Evert Dolman Drapeau de la Belgique Frans Kerremans Drapeau de la France Cyrille Guimard
1972 Drapeau de la Belgique Eric Leman Drapeau de la Belgique André Dierickx Drapeau de la Belgique Frans Verbeeck
1973 Drapeau de la Belgique Eric Leman Drapeau de la Belgique Freddy Maertens Drapeau de la Belgique Eddy Merckx
1974 Drapeau des Pays-Bas Cees Bal Drapeau de la Belgique Frans Verbeeck Drapeau de la Belgique Eddy Merckx
1975 Drapeau de la Belgique Eddy Merckx Drapeau de la Belgique Frans Verbeeck Drapeau de la Belgique Marc Demeyer
1976 Drapeau de la Belgique Walter Planckaert Drapeau de l'Italie Francesco Moser Drapeau de la Belgique Marc Demeyer
1977 Drapeau de la Belgique Roger De Vlaeminck Drapeau de la Belgique Walter Godefroot Drapeau des Pays-Bas Jan Raas
1978 Drapeau de la Belgique Walter Godefroot Drapeau de la Belgique Michel Pollentier Drapeau : Allemagne de l'Ouest Gregor Braun
1979 Drapeau des Pays-Bas Jan Raas Drapeau de la Belgique Marc Demeyer Drapeau de la Belgique Daniel Willems
1980 Drapeau de la Belgique Michel Pollentier Drapeau de l'Italie Francesco Moser Drapeau des Pays-Bas Jan Raas
1981 Drapeau des Pays-Bas Hennie Kuiper Drapeau des Pays-Bas Frits Pirard Drapeau des Pays-Bas Jan Raas
1982 Drapeau de la Belgique René Martens Drapeau de la Belgique Eddy Planckaert Drapeau de la Belgique Rudy Pevenage
1983 Drapeau des Pays-Bas Jan Raas Drapeau de la Belgique Ludo Peeters Drapeau de la Belgique Marc Sergeant
1984 Drapeau des Pays-Bas Johan Lammerts Drapeau de l'Irlande Seán Kelly Drapeau de la Belgique Jean-Luc Vandenbroucke
1985 Drapeau de la Belgique Eric Vanderaerden Drapeau de l'Australie Phil Anderson Drapeau des Pays-Bas Hennie Kuiper
1986 Drapeau des Pays-Bas Adrie van der Poel Drapeau de l'Irlande Seán Kelly Drapeau de la Belgique Jean-Philippe Vandenbrande
1987 Drapeau de la Belgique Claude Criquielion Drapeau de l'Irlande Seán Kelly Drapeau de la Belgique Eric Vanderaerden
1988 Drapeau de la Belgique Eddy Planckaert Drapeau de l'Australie Phil Anderson Drapeau des Pays-Bas Adrie van der Poel
1989 Drapeau de la Belgique Edwig Van Hooydonck Drapeau de la Belgique Herman Frison Drapeau de la Norvège Dag Otto Lauritzen
1990 Drapeau de l'Italie Moreno Argentin Drapeau de la Belgique Rudy Dhaenens Drapeau des Pays-Bas John Talen
1991 Drapeau de la Belgique Edwig Van Hooydonck Drapeau de la Belgique Johan Museeuw Drapeau du Danemark Rolf Sørensen
1992 Drapeau de la France Jacky Durand Drapeau de la Suisse Thomas Wegmüller Drapeau de la Belgique Edwig Van Hooydonck
1993 Drapeau de la Belgique Johan Museeuw Drapeau des Pays-Bas Frans Maassen Drapeau de l'Italie Dario Bottaro
1994 Drapeau de l'Italie Gianni Bugno Drapeau de la Belgique Johan Museeuw Drapeau de l'Ukraine Andreï Tchmil
1995 Drapeau de la Belgique Johan Museeuw Drapeau de l'Italie Fabio Baldato Drapeau de l'Ukraine Andreï Tchmil
1996 Drapeau de l'Italie Michele Bartoli Drapeau de l'Italie Fabio Baldato Drapeau de la Belgique Johan Museeuw
1997 Drapeau du Danemark Rolf Sørensen Drapeau de la France Frédéric Moncassin Drapeau de l'Italie Franco Ballerini
1998 Drapeau de la Belgique Johan Museeuw Drapeau de l'Italie Stefano Zanini Drapeau de l'Ukraine Andreï Tchmil
1999 Drapeau de la Belgique Peter Van Petegem Drapeau de la Belgique Frank Vandenbroucke Drapeau de la Belgique Johan Museeuw
2000 Drapeau de la Belgique Andreï Tchmil Drapeau de l'Italie Dario Pieri Drapeau de la Lettonie Romāns Vainšteins
2001 Drapeau de l'Italie Gianluca Bortolami Drapeau des Pays-Bas Erik Dekker Drapeau de l'Italie Denis Zanette
2002 Drapeau de l'Italie Andrea Tafi Drapeau de la Belgique Johan Museeuw Drapeau de la Belgique Peter Van Petegem
2003 Drapeau de la Belgique Peter Van Petegem Drapeau de la Belgique Frank Vandenbroucke Drapeau de l'Australie Stuart O'Grady
2004 Drapeau de l'Allemagne Steffen Wesemann Drapeau de la Belgique Leif Hoste Drapeau de la Belgique Dave Bruylandts
2005 Drapeau de la Belgique Tom Boonen Drapeau de l'Allemagne Andreas Klier Drapeau de la Belgique Peter Van Petegem
2006 Drapeau de la Belgique Tom Boonen Drapeau de la Belgique Leif Hoste Non attribué[n 14]
2007 Drapeau de l'Italie Alessandro Ballan Drapeau de la Belgique Leif Hoste Drapeau de l'Italie Luca Paolini
2008 Drapeau de la Belgique Stijn Devolder Drapeau de la Belgique Nick Nuyens Drapeau de l'Espagne Juan Antonio Flecha
2009 Drapeau de la Belgique Stijn Devolder Drapeau de l'Allemagne Heinrich Haussler Drapeau de la Belgique Philippe Gilbert
2010 Drapeau de la Suisse Fabian Cancellara Drapeau de la Belgique Tom Boonen Drapeau de la Belgique Philippe Gilbert
2011 Drapeau de la Belgique Nick Nuyens Drapeau de la France Sylvain Chavanel Drapeau de la Suisse Fabian Cancellara
2012 Drapeau de la Belgique Tom Boonen Drapeau de l'Italie Filippo Pozzato Drapeau de l'Italie Alessandro Ballan
2013 Drapeau de la Suisse Fabian Cancellara Drapeau de la Slovaquie Peter Sagan Drapeau de la Belgique Jürgen Roelandts
2014 Drapeau de la Suisse Fabian Cancellara Drapeau de la Belgique Greg Van Avermaet Drapeau de la Belgique Sep Vanmarcke
2015 Drapeau de la Norvège Alexander Kristoff Drapeau des Pays-Bas Niki Terpstra Drapeau de la Belgique Greg Van Avermaet

Victoire par pays[modifier | modifier le code]

# Pays Victoires
1. Drapeau : Belgique Belgique 68
2. Drapeau : Italie Italie 10
3. Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas 9
4. Drapeau : Suisse Suisse 4
5. Drapeau : France France 3
6. Drapeau : Allemagne Allemagne 2
7. Drapeau : Danemark Danemark 1
7. Drapeau : Norvège Norvège 1
7. Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 1

Records[92][modifier | modifier le code]

  • La plus longue édition s'est déroulée en 1913. Elle affichait 324 km. C'est Paul Deman qui l'avait remportée, en 12 heures et 3 minutes.
  • L'édition la plus lente s'est déroulée en 1923 : 26,233 km/h. Elle est remportée par le Suisse Henri Suter.
  • L'édition la plus rapide a eu lieu en 2001 : 43,580 km/h. Elle est remportée par l'Italien Gianluca Bortolami.
  • Le plus jeune vainqueur est le Belge Rik Van Steenbergen âgé de 19 ans lors de sa victoire en 1944.
  • Le vainqueur le plus âgé est le Belge Andreï Tchmil âgé de 37 ans en 2000.
  • Les Belges Briek Schotte et Johan Museeuw, ont le record des podiums obtenus. Ils ont terminé 8 fois dans les 3 premières places.
  • Le record de participations est détenu par l'Américain George Hincapie. Il a terminé 17 fois.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Carolus ("Karel") Ludovicus Steyaert, qui écrit sous le nom de Karel van Wijnendaele, est né à Torhout, en Belgique, le 16 novembre 1882, et mort à Deinze, en Belgique, le 20 décembre 1961. Son nom, qui se traduit en français par Charles est prononcé correctement Carol. Ses connaissances l'appellent égaleemnt Koarle. Son monument est situé au sommet du Kwaremont à Kluisbergen dans la Ronde van Vlaanderenstraat, inauguré en 1964.
  2. Une conséquence de la décision forcée de changer le nom de la course en Circuit Het Volk étaientt que les journaux concurrents, y compris Het Nieuwsblad étaient réticents à mentionner le nom d'un autre journal (en l'occurrence Het Volk) lors du résumé de la course. Comme il est était devenu impossible d'utiliser l'ancien nom, les journaux l'appelaient Gand-Gand, une description de son parcours. Ce qui a rendu cela encore plus étrange car Gand-Gand était le parcours du Tour des Flandres jusqu'à la fin de la guerre.
  3. Paul Deman a été récompensé pour ses activités d'espionnage : la France, la Belgique et l'Angleterre lui ont décerné une décoration de guerre.
  4. Cyrille Van Hauwaert était devenu un héros, car malgré ses origines modestes, il avait atteint une prospérité relative en tant que cycliste et avait changé de statut social
  5. Le Kattenstoet à Ypres, est une tradition du Moyen Âge où les chats étaient jetés du haut de la Halles aux draps. Anciennement, il s'agissait de vrais chats qui ont été remplacés depuis par des peluches.
  6. Stijn Streuvels, b. Heule, Belgium, 3 October 1871, d. 15 August 1969, was the pen-name of Frank Lateur of the Van Nu en Straks (Now and Soon) literary group in Flanders. He and van Wijnendaele became friends. Streuvels wrote when he was 97: "Karel made cycling what it is and the riders what they are."
  7. Les Allemands ont non seulement accueilli et apprécié la course, mais ils ont également aidé la police sur le parcours. (Konrad, Gabe and Melanie (200), Bikelore, On The Wheel Publications (USA), ISBN 1-892495-32-5, p. 101)
  8. Le Challenge Desgrange-Colombo, du nom des organisateurs du Tour de France et du Tour d'Italie, est le premier classement par points regroupant plusieurs compétitions internationales de cyclisme. Il est remplacé par le Challenge Pernod, puis par la Coupe du monde. À une époque où les voyages étaient difficiles, le Challenge Desgrange-Colombo ne pouvait pas avoir deux événements le même jour et donc le Tour des Flandres, en tant que course la plus récente, a changé sa date pour ne pas rentrer en concurrence avec Milan-San Remo.
  9. Le sentiment de la mer du Nord comme une figure de la Belgique est un thème souvent évoqué en Flandre. Le chanteur belge Jacques Brel (8 avril 1929-9 octobre 1978) a chanté "Le plat pays" en français et en néerlandais. Pour Van Wijnendaele la mer du Nord a une signification supplémentaire parce que l'ensemble de la côte belge est en Flandre.
  10. Voir la définition de la bordure, qui est le terme utilisé dans le cyclisme.
  11. La campagne de Bruges pour promouvoir la vie à la ville, et non compter uniquement sur le tourisme historique, est allé au-delà de vélo. En 2000, il attire le championnat d'Europe de football, en 2002 Bruges est nommé capitale culturelle de l'Europe pour l'année. Le bourgmestre Patrick Moenaert (nl) déclare qu'il est ravi de l'apport du Tour des Flandres, qui a réuni 15 000 personnes à Bruges, a été diffusé dans 16 pays par Eurovision, avec une audience estimée à 50 millions.
  12. Les primes et les bonus intermédiaires sont d'une importance particulière jusqu'à la fin des années 1960, à une époque où peu de professionnels sont payés par leur équipe. Leurs dépenses sont souvent payées et ils recoivent un vélo, mais leur revenu, en l'absence de victoire de course, dépendent de ce qu'ils pouvent ramasser le long du parcours. Le résultat est que ces monts acquiert une dimension financière et une approche stratégique et par conséquent une importance qu'ils ont conservé depuis.
  13. Le Paterberg est une route construite exprès pour la course. Un agriculteur, jaloux d'un ami qui vit à côté du Koppenberg et voit le passage de la course devant chez lui, décide de construire une route pavée en face de sa maison. Il déclare en 1984 qu'il souhaite le passage de la course. La route est terminé juste à temps pour 1986.
  14. George Hincapie, initialement troisième, a été déclassé par l'UCI[90],[91]

Références[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]