Matteo Trentin

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Matteo Trentin
Harelbeke - E3 Harelbeke, 27 maart 2015 (G18).JPG
Matteo Trentin lors du Grand Prix E3 2015
Informations
Naissance
Nationalité
Équipe actuelle
Spécialité
Équipes amateurs
2008Moro Scott Bicycle Line Spercenigo
2009Moro-Scott-Bicycle Line-Spercenigo
2010Marchiol-Pasta Montegrappa-Orogildo
01.2011-07.2011[n 1]Brilla-Pasta Montegrappa
Équipes professionnelles
08.2011-12.2011[n 2]Quick Step (stagiaire)
2012-2014Omega Pharma-Quick Step
2015-2016Etixx-Quick Step
2017Quick-Step Floors
2018-2019Mitchelton-Scott
2020-CCC Team
Principales victoires
Championnat
European champion jersey 2016.svg Champion d'Europe sur route 2018
2 classiques
Paris-Tours 2015 et 2017
8 étapes de grands tours
Tour de France (3 étapes)
Tour d'Italie (1 étape)
Tour d'Espagne (4 étapes)

Matteo Trentin, né le à Borgo Valsugana, (dans la province de Trente) est un coureur cycliste italien, membre de l'équipe Mitchelton-Scott et professionnel depuis 2011. Bon sprinteur et coureur de classiques, il a remporté des étapes sur les trois grands tours et à deux reprises Paris-Tours (2015 et 2017). Il s'est également illustré sur les championnats, avec un titre de champion d'Europe sur route 2018 et une deuxième place sur les championnats du monde sur route 2019.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 2006, à 17 ans, Matteo Trentin est suspendu deux mois pour un contrôle anti-dopage positif au salbutamol, au mois de décembre[1]. De retour à la compétition en 2007, il est sacré champion d'Italie de cyclo-cross juniors.

En 2011, Matteo Trentin intègre l'équipe cycliste amateur Marchiol-Pasta Montegrappa-Orogildo. Avec celle-ci, il s'illustre notamment en devenant champion d'Italie sur route espoirs, devant Fabio Aru.

2011-2017 : Quick Step[modifier | modifier le code]

2011-2014 : débuts professionnels et deux étapes du Tour[modifier | modifier le code]

En juin 2011, la formation Quick Step, devenue, en 2012, Omega Pharma-Quick Step, annonce sa signature[2]. Matteo Trentin fait ses débuts dans le peloton professionnel au mois d'août 2011 en tant que stagiaire au sein de la Quick Step. À l'aise dans les sprints, ses directeurs sportifs le voient se distinguer dans les classiques[3].

En 2012, il découvre Milan-San Remo et les classiques du Nord. Il se classe notamment onzième au sprint du Grand Prix de l'Escaut remportés par Marcel Kittel. À la fin de la saison, il est sélectionné pour les championnats du monde à Valkenburg, où il termine 120e à près de dix minutes du vainqueur Philippe Gilbert.

En 2013, il se fracture le scaphoïde droit, en début de saison, à la suite d'une chute durant le Circuit Het Nieuwsblad[4], le privant de compétition pendant deux mois. Trentin est aligné sur le Tour d'Italie puis sur le Tour de France pour servir d'équipier à Mark Cavendish et lui préparer les arrivées au sprint. Dans l'épreuve française, il profite d'une autorisation de sa direction pour s'immiscer dans une échappée et s'imposer à l'arrivée de la quatorzième étape[3]. De son propre aveu, ne collaborant pas efficacement, fatigué, il profite du retour du groupe sur Julien Simon, parti seul, pour déclencher son sprint à moins de deux cent mètres de la ligne et remporter la première victoire d'un Italien sur le Tour, depuis 2010[5].

En 2014, il remporte la 6e étape du Tour de Suisse et est à nouveau présent au départ du Tour de France, où il remporte pour quelques millimètres la 7e étape à l'issue d'un sprint en petit comité devant Peter Sagan et Tony Gallopin[6].

2015-2017 : victoires au Giro, à la Vuelta et sur Paris-Tours[modifier | modifier le code]

En 2015, il obtient son premier podium dans une semi-classique du nord, terminant troisième du Grand Prix E3, remporté par Geraint Thomas. Après avoir remporté deux étapes du Tour de Poitou-Charentes et une du Tour de Grande-Bretagne, il est sélectionné pour la course en ligne des championnats du monde de Richmond[7], où il se classe 34e. Deuxième du Tour du Piémont, il remporte ensuite Paris-Tours après avoir été membre d'une échappée initiée dès la première heure de course. Auteur d'une moyenne de 49,642 km/h, il réalise la moyenne la plus rapide de l'histoire sur une course de plus de 200 kilomètres, obtenant ainsi le Ruban jaune à la place de Marco Marcato qui en était détenteur depuis Paris-Tours 2012[8].

En 2016, il se classe dixième de Milan-San Remo. Lors de la 18e étape du Tour d'Italie, il figure dans l'échappée du jour. Il est lâché dans le dernier grand prix de montagne par Moreno Moser et de son coéquipier Gianluca Brambilla. Grâce à une poursuite dans la dernière ligne droite, il revient sur les deux coureurs devant et les bats au sprint, favorisé à la fois par la présence de Brambilla et par le fait que Moser n'avait pas remarqué son retour. En fin de saison, il remporte une étape au Tour de Wallonie et une autre au Tour de l'Ain, puis abandonne aux mondiaux de Doha.

En 2017, il termine 13e du Tour des Flandres, puis neuvième du championnat d'Italie sur route sur un profil qui ne correspond pas à ses caractéristiques. Il retourne sur le Tour de France mais est hors délais à la fin de la neuvième étape, en raison d'une chute. Contrairement à ses coéquipiers Julian Alaphilippe et Fernando Gaviria, il fait le choix de ne pas prolonger son contrat avec Quick-Step Floors en août 2017 et s'engage avec la formation australienne Orica-Scott pour 2018[9]. Après s'être rétabli, il fait ses débuts sur le Tour d'Espagne et remporte quatre étapes au sprint, la quatrième, la dixième, la treizième et la dernière. Ses victoires lui permettent d'avoir remporté une étape sur chaque grand tour, il est le 100e coureur à avoir réussi cette performance[10]. Grâce à son état de forme (il s'impose également sur la Primus Classic en Belgique), il est de nouveau convoqué pour les championnats du monde de Bergen, en tant que leader. Il se classe quatrième au sprint derrière Peter Sagan, Alexander Kristoff et Michael Matthews. Il conclut sa saison et son passage chez Quick-Step Floors en remportant pour la deuxième fois Paris-Tours.

2018-2019 : titre européen et médaille mondiale chez Mitchelton-Scott[modifier | modifier le code]

Avec sa nouvelle formation Mitchelton-Scott, sa saison 2018 débute tardivement, à cause d'une côte cassée à l'entraînement début janvier. Après avoir atteint une bonne forme à Paris-Nice, il court Milan-San Remo. Dans la descente du Poggio, il se lance à la poursuite du futur vainqueur Vincenzo Nibali, sans pouvoir le rejoindre, terminant la course à la trente-septième place. En avril, il termine notamment septième de Gand-Wevelgem, mais est victime d'une lourde chute sur Paris-Roubaix (fracture d'une vertèbre) qui l'oblige à déclarer forfait pour le Tour d'Italie[11]. En août, il devient champion d'Europe sur route à Glasgow devant Mathieu van der Poel et Wout Van Aert[12], puis termine cinquième de l'EuroEyes Cyclassics[13].

En 2019, il gagne une étape du Tour de la Communauté valencienne et deux sur le Tour d'Andalousie. Lors du Tour de France, il remporte en échappée à Gap la 17e étape. Fin juillet, il est présélectionné pour représenter son pays aux championnats d'Europe de cyclisme sur route[14]. Il s'adjuge à cette occasion la septième place de la course en ligne[15]. En septembre, il est leader de l'équipe lors des championnats du monde dans le Yorkshire. Il fait partie du groupe des trois coureurs en lice pour la victoire finale mais se classe deuxième, battu par le Danois Mads Pedersen.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Parallèlement à sa carrière de coureur, Trentin a poursuivi des études d'économie jusqu'à l'âge de 23 ans[3].

Palmarès en cyclo-cross[modifier | modifier le code]

Palmarès sur route et classements mondiaux[modifier | modifier le code]

Palmarès amateur[modifier | modifier le code]

Palmarès professionnel[modifier | modifier le code]

Podium de l'édition 2015 du Grand Prix E3 : Zdeněk Štybar (2e), Geraint Thomas (1er) et Matteo Trentin (3e).
Matteo Trentin (2e à droite) lors du départ du Paris-Tours 2017 à Brou

Résultats sur les grands tours[modifier | modifier le code]

Tour de France[modifier | modifier le code]

5 participations

Tour d'Italie[modifier | modifier le code]

2 participations

Tour d'Espagne[modifier | modifier le code]

2 participations

Classements mondiaux[modifier | modifier le code]

Année 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
UCI World Tour 215e[16] nc 113e[17] 95e[18] 74e[19] 93e[20]
UCI Europe Tour 143e[21] 98e[22]
Légende : nc = non classé

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Du 1er janvier 2011 au 31 juillet 2011
  2. Du 1er août 2011 au 31 décembre 2011
  3. Après déclassement pour dopage des Polonais Paweł et Kacper Szczepaniak.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Salbutamol: A complicated history in cycling », sur cyclingpub.com,
  2. « Trentin courra avec la Quick Step dès août », sur www.cyclismactu.net (consulté le 24 juin 2011)
  3. a b et c Xavier Colombani, « Trentin ne s'économise pas », sur lequipe.fr, L'Équipe,
  4. « Fracture pour Trentin », sur lequipe.fr, L'Équipe,
  5. « Trentin prolonge la fête », article de Manuel Martinez, publié dans le quotidien L'Équipe du dimanche 14 juillet 2013.
  6. Tour de France 2014 - 7e étape : Matteo Trentin coiffe Peter Sagan d'un boyau
  7. (en) « News shorts: Italy name their nine-man team, Keukeleire extends with Orica-GreenEdge », sur cyclingnews.com,
  8. (en) « News shorts: Trentin scoops Ruban Jaune for lightning Paris-Tours ride », sur cyclingnews.com,
  9. « Le journal des transferts du 7 août », sur velo101.com, (consulté le 7 août 2017)
  10. « Vuelta : Matteo Trentin le plus fort à Tarragone », sur lequipe.fr, L'Équipe,
  11. Vélo magazine de mai 2018
  12. Frédéric Gachet, « Championnat d'Europe - Elites Hommes : Classement », sur directvelo.com, (consulté le 13 août 2018)
  13. Nicolas Horlait, « Cyclassics de Hambourg : Elia Viviani conserve son titre », sur cyclingpro.net, (consulté le 20 août 2018)
  14. Quentin Rouillé, « Championnat d’Europe Alkmaar 2019 : Les différentes présélections », sur cyclingpro.net, (consulté le 1er aout 2019)
  15. Nicolas Mabyle, « Championnat d'Europe - Elites Hommes : Classement », sur directvelo.com, (consulté le 12 aout 2019)
  16. (en) « UCI WorldTour Ranking - 2011 - Individual », sur dataride.uci.ch, UCI (consulté le 15 août 2017)
  17. (en) « UCI WorldTour Ranking - 2013 - Individual », sur dataride.uci.ch, UCI (consulté le 15 août 2017)
  18. (en) « UCI WorldTour Ranking - 2014 - Individual », sur dataride.uci.ch, UCI (consulté le 15 août 2017)
  19. (en) « UCI WorldTour Ranking - 2015 - Individual », sur dataride.uci.ch, UCI (consulté le 15 août 2017)
  20. (en) « UCI WorldTour Ranking - 2016 - Individual », sur dataride.uci.ch, UCI (consulté le 15 août 2017)
  21. (en) « UCI Europe Tour Ranking - 2010 - Individual », sur dataride.uci.ch, UCI (consulté le 15 août 2017)
  22. (en) « UCI Europe Tour Ranking - 2016 - Individual », sur dataride.uci.ch, UCI (consulté le 15 août 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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