Ligne de Canaples à Longroy - Gamaches

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Ligne de
Canaples
à Longroy - Gamaches
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Carte de la ligne
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La gare de Longroy - Gamaches,
dans les années 1900.
Pays Drapeau de la France France
Villes desservies Canaples, Saint-Ouen, Flixecourt, Longpré-les-Corps-Saints, Airaines, Oisemont, Gamaches
Historique
Mise en service 1872 – 1874
Fermeture 1938
Concessionnaires Frévent à Gamaches (1869 – 1883)
Nord (1883 – 1937)
SNCF (1938 – 1997)
RFF (1997 – 2014)
SNCF (à partir de 2015)
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 322 000
Longueur 57 km
Écartement Voie normale (1,435 m)
Électrification

Non électrifiée

Pente maximale 12 ‰
Nombre de voies Voie unique
(Anciennement à double voie)
Trafic
Propriétaire SNCF
Exploitant(s) Hors service
Schéma de la ligne

La ligne de Canaples à Longroy - Gamaches était une ligne ferroviaire française transversale, qui reliait la gare de Canaples, sur la ligne de Saint-Roch à Frévent, à la gare de Longroy - Gamaches, sur la ligne d'Épinay - Villetaneuse au Tréport - Mers.

Elle constituait la ligne 322 000 du réseau ferré national.

Chronologie[modifier | modifier le code]

  • 15 mai 1872 : ouverture de Longpré à Gamaches par la Compagnie de Frévent à Gamaches[1].
  • 11 avril 1874, ouverture de Canaples à Longpré par la Compagnie de Frévent à Gamaches[2].
  • 7 novembre 1938, fermeture du trafic voyageurs (temporairement rouvert de 1941 à 1944)
  • 3 novembre 1969, fermeture du trafic marchandises d'Oisemont à Longroy - Gamaches
  • 31 août 1989, déclassement de 0,390 km, du PK 31,930 au PK 32,320
  • 10 novembre 1993, déclassement de 19,462 km, du PK 44,630 au PK 64,092
  • 17 septembre 2003, fermeture à tout trafic de Saint-Léger-lès-Domart à Longpré-les-Corps-Saints, du PK 32,290 au PK 44,630[3]

Histoire[modifier | modifier le code]

La dénomination de cette ligne est due à la SNCF lors d'une organisation des lignes du réseau national, sans doute vers le début des années 1950. D'où des différences avec les lignes primitives qui apparaissent ci-dessous lors des mises en service.

La ligne, partie d'un itinéraire de « de la limite du Pas-de-Calais à Gamaches, par Doullens et Airaines », est déclarée d'utilité publique, au titre de l'intérêt local par un décret impérial le 15 mai 1869. Ce même décret approuve la convention signée le 14 janvier 1869 entre le conseil général de la Somme et Messieurs Gautray, Abt et Gustave Delahante pour la concession de cette ligne[4].

La Compagnie de Frévent à Gamaches[5] obtient le 15 mai 1869 la concession d'un chemin de fer d'intérêt local de Doullens à Gamaches via Longpré.

Elle ouvre à l'exploitation la section de Longpré à Gamaches le 15 mai 1872[1]. La deuxième et dernière section de Canaples à Longpré est mise en service le 11 avril 1874, alors qu'elle ne constitue qu'un tronçon de la section de Doullens à Longpré[2].

La ligne est reprise par la Compagnie des chemins de fer du Nord selon les termes d'une convention signée entre le ministre des Travaux publics et la Compagnie de Frévent à Gamaches le 5 juin 1883. Cette convention est approuvée par une loi le 20 novembre suivant qui reclasse la ligne dans le réseau d'intérêt général[6].

Horaires de la ligne au service d'hiver 1890.

Tracé[modifier | modifier le code]

La ligne était embranchée, avec la ligne de Longueau à Boulogne-Ville en gare de Longpré-les-Corps-Saints et avec la ligne d'Épinay - Villetaneuse au Tréport - Mers en gare de Longroy - Gamaches.

En 1960, Canaples à Longroy - Gamaches était une ligne SNCF de la région Nord, qui disposait des gares et haltes suivantes[7] :

  • Longroy-Gamaches : gare de bifurcation, avec voies de service ;
  • Maisnières : halte avec voies de service ;
  • Martainneville-Saint-Maxent : halte avec voies de service et embranchement particulier ;
  • Oisemont : gare avec voies de service et trois embranchements particuliers ;
  • Allery : halte avec voie de service ;
  • Airaines : gare avec voies de service et trois embranchements particuliers ;
  • Longpré-les-Corps-Saints : gare de bifurcation, avec voies de service et trois embranchements particuliers ;
  • Flixécourt — déformation de Flixecourt — : gare avec voies de service et embranchement particulier ;
  • Saint-Ouen (Somme) : gare avec voies de service et deux embranchements particuliers ;
  • Saint-Léger-lès-Domart : halte avec embranchement particulier ;
  • Canaples : gare de bifurcation.

En effet, après la fermeture au service voyageurs en 1938 et 1944, la ligne reste utilisée pour le trafic de marchandises, grâce notamment aux nombreuses usines textiles de la région, jusqu'à la fermeture définitive de la ligne en 1969[8].

Vestiges[modifier | modifier le code]

Un chemin de randonnée a été aménagée en 2013 par un syndicat intercommunal sur l'emprise de la ligne entre Longpré-les-Corps-Saints et Oisemont[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Direction des chemins de fer, Chemins de fer français, Imprimerie nationale, Paris, 1878, p. 287 extrait (consulté le 30 août 2012).
  2. a et b Lucien Groué, Aux sources de la Nièvre, en Picardie, Abbeville, Ed. F. Paillard, , 501 p. (notice BnF no FRBNF37194369, présentation en ligne, lire en ligne), p. 260.
  3. Réseau ferré de France, « 2. Décisions de fermeture de sections de ligne du réseau ferré national », dans Bulletin officiel des actes, n°0, mars 2004, p. 3
  4. « N° 17033 - Décret impérial qui déclare d'utilité publique l'établissement d'un chemin de fer d'intérêt local de la limite du Pas-de-Calais à Gamaches, par Doullens et Airaines : 15 mai 1869 », Bulletin des lois de l'Empire Français, Paris, Imprimerie Impériale, série XI, vol. 28, no 1728,‎ , p. 29 - 46.
  5. François Caron (dir.), Les grandes compagnies de chemin de fer en France: 1823-1937 : Archives économiques du Crédit Lyonnais, Genève, Droz, , 411 p. (ISBN 9782600009423, lire en ligne), « Compagnie de Frévent à Gamaches », p. 77.
  6. « N° 14214 - Loi qui approuve la convention passée, le 5 juin 1883, entre le ministre des Travaux publics, et la Compagnie des chemins de fer du Nord : 20 novembre 1883 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 28, no 834,‎ , p. 333 - 339 (lire en ligne).
  7. D'après la p. 49 du « CARNET DE PROFILS ET SCHEMAS » 1960 de S.N.C.F. REGION DU NORD [PDF], document visible en ligne sur le site Index of /~bersano (consulté le 27 novembre 2014).
  8. a et b Jean-Luc Frère, « L'ancienne voie ferrée devient verte », Le Courrier picard, édition Selle, Bresle, Noye,‎ (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Daniel Delattre, Les chemins de fer de la Somme au début du XXe, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 144 p. (ISBN 978-2-915907-91-9), p. 72-77