François Gantheret

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François Gantheret
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
à DijonVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès Voir et modifier les données sur Wikidata (à 84 ans)
à ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Profession Psychanalyste et écrivainVoir et modifier les données sur Wikidata

François Gantheret (né à Dijon en 1934 et mort le 25 décembre 2018 à Paris[1],[2]) est un psychanalyste et écrivain français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Docteur ès lettres et professeur émérite de psychopathologie à l’université de Paris VII, membre titulaire de l’Association Psychanalytique de France, proche du psychanalyste et écrivain Jean-Bertrand Pontalis, François Gantheret a été l’un des rédacteurs de la Nouvelle Revue de Psychanalyse (NRP) entre 1978 et 1994[3]. En devenant l’un des membres de la rédaction de la NRP, il va se tourner vers une forme d’écriture littéraire qui lui semble mieux rendre compte de l’expérience de l’analyste au travail. Il explique son choix et l’étonnement que la nouvelle revue a suscité chez des lecteurs en écrivant « Cela nous a valu d’être taxés par certains, tenants de la "scientificité" de l’analyse, de revue plus littéraire qu’analytique » [4].


Transmettre l’expérience par la fiction[modifier | modifier le code]

François Gantheret s’oriente vers une forme d’écriture psychanalytique fictionnelle : « J’ai poussé un peu plus loin dans cette direction avec ce qui est apparu comme une provocation, et qui l’était en vérité. Devant un parterre d’analystes, j’ai soutenu que le seul mode de transmission de l’expérience de l’analyse ne pouvait être que de fiction »[5]. Il avait fait croire aux participants de ce colloque que son exposé était articulé autour d’un fragment d’une vraie analyse. Et lorsqu’il a « révélé, in fine, le caractère fictionnel de [son] récit, cela [lui] a valu la réprobation scandalisée d’une bonne partie de ceux qui l’avaient écouté. Je les avais trompés, disaient-ils, et le mot d’imposture a circulé »[6].

François Gantheret a écrit des nouvelles de fiction (…) ‘’des nouvelles de divan (…) tout en gardant le fil rouge de la psychanalyse’’. Il estime que son travail d’écriture est proche de l’écriture automatique des surréalistes : « Passif, celui qui écrit borne son rôle à enregistrer : il s’agit en somme d’écrire dans un état second(…) sous la dictée de l’inconscient(…) sans aucune intervention de l’esprit critique. On se laisse porter au gré des associations, par le flux des images, sans aucun souci d’ordre esthétique »[7].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

  • "Le pouvoir des racines", in «Pouvoirs», Nouvelle Revue de Psychanalyse, n° 8, pages 95-113, Paris, Gallimard, 1973.
  • "La peau de l’analyse", in «La Psyché», Nouvelle Revue de Psychanalyse, n° 12, pages 119-124, Paris, Gallimard, 1975.
  • "Trois mémoires", in «Mémoires», Nouvelle Revue de Psychanalyse, n° 15, pages 81-91, Paris, Gallimard, 1977.
  • "Per via di levare", in «L’Idée de guérison», Nouvelle Revue de Psychanalyse, no 17, pages 201-214, Paris, Gallimard, 1978.
  • "Je t’aime, je crois, j’ai mal", in «La Croyance», Nouvelle Revue de Psychanalyse, n° 18, pages 243-252, Paris, Gallimard, 1978.
  • "Une parole qui libère", in Le Signifiant pour quoi dire ?, ouvrage collectif auquel ont participé les psychanalystes André Beetschen, Catherine Chabert, Dominique Clerc-Maugendre, Michel Gribinski, Jean-Claude Lavie, Danielle Margueritat, J.-B. Pontalis, Jean-Claude Rolland et Guy Rosolato. Ce live a été édité par l’Association Psychanalytique de France, février 1998.
  • "D’un nécessaire naufrage du moi", Le Monde des livres, 24 mai 2007, à l’occasion des Assises internationales du roman, Lyon, mai-juin 2007.
  • "Avant-propos" de François Gantheret et Jean-Michel Delacomptée in Le royaume intermédiaire, Psychanalyse, littérature, autour de J.-B.Pontalis, Paris, Gallimard, 2007, coll. "Folio essais", (ISBN 978-2-07-034775-9).
  • "Quelques éléments de recherche sur la place du biologique dans la théorie psychanalytique", in Psychanalyse à l’Université, Editions Réplique, t. 1, n° 1, décembre 1975, pages 97-104.
  • "Étude d’un modèle perspectif en psychanalyse" (suite et fin), in Psychanalyse à l’Université, Éditions Réplique, t. 1, n° 1, janvier 1986, pages 5–18, (ISSN 0338-2397).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. [2]
  3. François Gantheret, « La nostalgie du présent, psychanalyse et écriture », Éditions de l’Olivier, 2010, p. 10.
  4. François Gantheret, « La nostalgie du présent, psychanalyse et écriture », Éditions de l’Olivier, 2010, p. 17.
  5. François Gantheret, « La nostalgie du présent, psychanalyse et écriture », Éditions de l’Olivier, 2010, p. 17 et 18.
  6. François Gantheret, « La nostalgie du présent, psychanalyse et écriture », Éditions de l’Olivier, 2010, p. 19.
  7. La Littérature française de A à Z, sous la direction de Claude Éterstein, Hatier, p. 149, (ISBN 2-218-72086-8).

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