Le Livre noir de la psychanalyse

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Le Livre noir de la psychanalyse. Vivre, penser et aller mieux sans Freud est un corpus d'articles publié sous la direction de Catherine Meyer, condensant des critiques émanant de plusieurs auteurs et dans la poursuite des critiques provenant des Freud scholars formulées par des scientifiques[1].

Ces critiques portent sur l'histoire de la psychanalyse et la scientificité des théories de Freud. Elles mettent en avant des échecs de la psychanalyse. Ce livre, paru en septembre 2005, rassemble quarante auteurs de différentes nationalités et de différentes spécialités : historiens, psychiatres, philosophes, etc.

Cet ouvrage a fait l'objet de critiques de la part de psychiatres, de psychologues et de psychanalystes français ou américains.

Origine du projet[modifier | modifier le code]

À la suite du retrait du site du ministère par le ministre de la Santé, Philippe Douste-Blazy, d'un rapport de l'Inserm comparant l'efficacité des différentes psychothérapies ; Catherine Meyer ex-normalienne, ancienne éditrice chez Odile Jacob et Laurent Beccaria fondateur des éditions des Arènes, décident de ce projet lors d'un déjeuner dans un restaurant parisien durant l'été 2004[2].

Le contenu[modifier | modifier le code]

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Le livre critique la psychanalyse freudienne comme théorie (métapsychologie) et comme pratique selon plusieurs axes, dont on peut dégager l'essentiel, à partir des cinq parties qu'il contient :

  1. La face cachée de l'histoire freudienne
  2. Pourquoi la psychanalyse a-t-elle eu un tel succès ?
  3. La psychanalyse et ses impasses
  4. Les victimes de la psychanalyse
  5. Il y a une vie après Freud

Les mensonges (La face cachée de l'histoire freudienne)[modifier | modifier le code]

Dans cette partie sont présentés des travaux d'historiens et critiques du freudisme et de la psychanalyse. Cette présentation s'articule autour des sections suivantes :

  1. Mythes et légendes de la psychanalyse,
  2. Les fausses guérisons,
  3. La fabrication des données psychanalytiques,
  4. L’éthique de la psychanalyse ?

Le principal objectif de recherche est de démontrer le décalage important entre ce qu'ils nomment l'histoire réelle de la psychanalyse et celle concernant le personnage de Freud par rapport à ce qui est nommé l'histoire officielle[3]. Ces historiens, pour la plupart anglo-saxons, et nommés les Freud Scholars (« érudits de Freud »), analysent la psychanalyse comme construite autour de « légendes ». Selon Mikkel Borch-Jacobsen[4], la psychanalyse ne résiste pas à « la police du passé ».

D'après ces historiens, Freud et certains de ses hagiographes ont produit des mensonges au sujet de :

  • 1. ses études cliniques,
  • 2. son matériel clinique,
  • 3. ses résultats thérapeutiques,
  • 4. de la portée et de l'innovation de ses résultats théoriques et pratiques,
  • 5. sur ses méthodes de travail.

Ils rapportent, par ailleurs, l'édification progressive de légendes autour de sa personne, critiquent ce qui est postulé comme son génie scientifique, et remettent en cause l'efficacité de la thérapie psychanalytique.

Le travail d'historiens comme Frank Sulloway[5], celui de Mikkel Borch-Jacobsen et Sonu Shamdasani (psychologue jungien)[6], ainsi que les travaux de Frederick Crews, Frank Cioffi, Han Israëls, Jacques Van Rillaer, Robert Wilcocks, Allen Esterson, Richard Webster, Richard Pollak, Patrick Mahony (psychanalyste), etc., tendent tous vers la dénonciation de la mystification qui tient à diverses légendes mensongères et désinformatrices construites et entretenues autour de Freud et de la psychanalyse[7],[8].

La publication des lettres de Freud à Fliess va également dans le sens de ce travail, même si beaucoup d'archives entreposées à la bibliothèque du Congrès à Washington sont ou étaient inaccessibles aux historiens[9].

Le psychologue Ernst Falzeder note en 2015 que les œuvres publiées de Freud sont dans le domaine public en 2009 et qu'en ce qui concerne « une quantité de matériaux d’archives non publiés, tels que des lettres ou des interviews, les restrictions ont maintenant été considérablement relâchées »[10].

La méthode[modifier | modifier le code]

Les psychanalyses freudienne et lacanienne (comme méthode d'exploration du psychisme, comme ensemble de théories et comme thérapie) se voient critiquées d'un point de vue méthodologique et, à la suite de Karl Popper, épistémologique. Cependant, certains auteurs du Livre noir, comme Crews ou Cioffi, contestent quelque peu la critique de Popper sur l'irréfutabilité du corpus freudien.

L'efficacité[modifier | modifier le code]

La psychanalyse freudienne comme thérapie, soit la cure psychanalytique, est critiquée en tant que peu efficace, peu sûre, par opposition aux thérapies cognitivo-comportementales issues du béhaviorisme et de la psychologie cognitive[11].

La légitimité du praticien[modifier | modifier le code]

L'analyste est un ancien analysé sans autre légitimité universitaire ni d'obligation de diplômes, sa pratique flirte, selon certains[Par qui ?], avec l'exercice illégal de la médecine.[réf. souhaitée] Melanie Klein, Anna Freud, Otto Rank, Theodor Reik, Marie Bonaparte, Lou Andreas-Salomé, pour ne citer qu'eux, n'étaient ni médecins ni psychologues. Des auteurs du livre comme Catherine Meyer, affirment l'exception de la France et de l'Argentine qui sont selon elle les pays les plus freudiens au monde[12]. Pour l'historien de la médecine Edward Shorter, la pratique de l'analyse freudienne s'est démodée dans une grande partie du monde et le déclin inexorable de la psychanalyse n'épargne que la France et l'Argentine[13].

La position des psychanalystes[modifier | modifier le code]

Le livre avance que les pratiques des psychanalystes freudiens et lacaniens s'éloignent de plus en plus des avancées de la connaissance de la psyché :

« Hier insurgés et de toutes les avant-gardes, les freudiens et les lacaniens sont devenus aujourd'hui des intellectuels sourcilleux et volontiers agressifs, défendant leur bastion avec dogmatisme. La sclérose de la réflexion est patente : refus de diffuser les travaux des historiens critiques de Freud, fermeture aux découvertes scientifiques dérangeantes et censure des travaux qui évaluent l'efficacité des psychothérapies (peu favorables à la psychanalyse…)[14]. »

[réf. insuffisante]

Critique des médias en France[modifier | modifier le code]

De nombreux auteurs du livre et ceux qui sont responsables de sa création dénoncent une loi du silence médiatique qui entoure d'après eux, en France, la critique de la psychanalyse.

Réception de l'ouvrage[modifier | modifier le code]

Presse[modifier | modifier le code]

De nombreux journaux ont fait état de cette publication et relayé les débats soulevés par le livre, notamment Le Point, Le Nouvel Observateur, Le Monde ou encore Libération pour la France, mais également des journaux étrangers : Frankfurter Allgemeine Zeitung (Allemagne), Le Temps (Suisse), The Observer (Grande-Bretagne), NRC Hangelsblad (Amsterdam)[15].

Dans une recension de la revue Science Humaine de janvier 2014[16], Nicolas Journet prend le parti du livre et l'inscrit dans les 200 ouvrages importants des sciences humaines.

Editions[modifier | modifier le code]

C'est un succès commercial, il a dû être réimprimé à plusieurs reprises dès sa sortie. Il a été réédité à deux reprises, en 2010 et en 2013, avec des modifications, la dernière partie du livre étant désormais publié dans un ouvrage intitulé les nouveaux psys. Il a été traduit en plusieurs langues[réf. nécessaire].

Critiques[modifier | modifier le code]

La psychanalyste Élisabeth Roudinesco accuse l'éditeur d'être voué aux « thèmes conspirationnistes »[17]. Laurent Beccaria, le directeur des éditions Les Arènes a répondu publiquement à ce qu'il considère être « un procès d'intention » et une « absurdité »[18]. Élisabeth Roudinesco a aussi accusé le livre d'être une publicité déguisée pour la psychothérapie cognitivo-comportementale[19]. Sur le site de l'Association française pour l'information scientifique Jacques Van Rillaer répond que sur les 16 professionnels de la santé mentale (sur quarante auteurs), neuf sont des comportementalistes[20].

Selon la psychanalyste Françoise Baldé la plupart des critiques effectuées dans l’ouvrage datent des débuts de la psychanalyse et si peu de textes font preuve « de modération et de réflexion » que cela empêche tout débat[21].

Dans une recension publiée dans la revue à comité de lecture The International Journal of Psychoanalysis (en), le psychiatre et psychanalyste Simon Daniel Kipman livre la critique suivante :

« Il devient clair à la lecture de l'ouvrage qu'il n'y a pas d'espace pour le débat et que le ton polémique délibérément adopté l'est plutôt dans l’intention de générer du profit et et de l’émotion et d'« occuper l'esprit » […]. Le titre et le sous-titre (« Vivre […] mieux sans Freud ») font plus penser à la presse sensationnaliste qu'à un travail scientifique sérieux […]. La méthode historique déployée […] est plus celle d'un reportage d'investigation de la presse populaire qu'un réexamen ou une revue historique […] S'agit-il d'un livre scientifique ? Bien que certains auteurs se proclament scientifiques, principalement historiens des sciences, ce livre cible le grand public, avec cette notion implicite qu’il est approprié de simplifier pour atteindre ce lectorat. […] La critique du statut scientifique de la psychanalyse tombe complètement à plat. Elle est basée sur une vision de la science qui n'est plus partagée que par quelques psychanalystes réactionnaires […] Il semble que les auteurs se limitent a considérer et rejeter les premières pratiques expérimentales de Freud (là où il est bien connu qu'il n’a pas conduit d’analyses d'après ces critères, et non sans raison !). Il ne veulent probablement pas et sont incapables de suivre les débats et développements en psychanalyse. Ce qui donne à l’ouvrage entier un goût anachronique et vieux-jeu, qui n'est pas sans charme. Quoi qu'il en soit, en ce qui concerne les débats techniques et scientifiques, il vaut mieux passer son chemin rapidement[22]. »

Pour les Annales médico-psychologiques cet ouvrage est critiqué comme faisant dans la « caricature » et qui « n’aborde que la part d’ombre de cet énorme mouvement psychodynamique, tait les nombreux concepts élaborés dont certains ont été validés, et surtout les développements et les mouvements orthodoxes actuels »[23].

Dans une recension publiée dans la Revue française de psychanalyse, le psychiatre et psychanalyste Bernard Brusset affirme que

« la première réaction des psychanalystes et des commentateurs de bonne foi est que ce serait faire bien des honneurs à cette encyclopédie de la mauvaise humeur et de la mauvaise foi dans l’hostilité à la psychanalyse que d’en faire une recension détaillée. À la réflexion, on se dit que l’accumulation de toutes les critiques déjà faites à la psychanalyse pourrait constituer en elle-même un corpus instructif. Mais le plus souvent, il s’agit de critiques ressassées depuis l’origine de la psychanalyse, sans méthode, sans argumentation, au mépris de toute rigueur scientifique et de toute objectivité […] La psychanalyse est dénaturée, réduite à un système fermé que les psychanalystes appliqueraient automatiquement, comme si les théories de Freud étaient les mêmes en 1895 et en 1938 et que rien n’ait changé depuis lors. Or, les débats internes à la psychanalyse ayant été constants depuis l’origine, il est difficile de reconnaître la psychanalyse dans ces schémas, ces citations tronquées, décontextualisées, mettant sur le même plan théorie psychanalytique et propos improvisés et provocateurs de Lacan et de Dolto[24]. »

Selon le psychanalyste, professeur de psychologie clinique et directeur de l’unité de recherche en psychologie à l’université Louis Pasteur de Strasbourg, Serge Lesourd :

« La longue histoire de la détestation de Freud vient d'être réactualisée avec la publication d'un brûlot, Le livre noir de la psychanalyse, qui réunit des historiens anglophones et des thérapeutes comportementalistes. Les premiers entendent dénoncer les mythes fondateurs d'un mensonge freudien qui n'aurait été que la face cachée d'une conspiration visant à livrer la civilisation occidentale au triple pouvoir d'une sexualité coupable, d'une corruption par l'argent et d'une mystification intellectuelle. Quant aux seconds, ils cherchent à évincer de l'Université et des institutions de soins les représentants d'un Establishment psychanalytique jugé hégémonique afin de remplacer les cures classiques par des techniques de normalisation des conduites humaines. Comme bien d'autres avant lui, cet ouvrage n'aurait été connu que des spécialistes s'il n'avait pas été présenté sous un jour favorable, en septembre 2005, à la une du plus grand hebdomadaire de la gauche française[25]. »

Selon le psychanalyste et professeur de psychologie clinique de l’université Paris-XIII Jean-Yves Chagnon : « le numéro du Nouvel Observateur intitulé « Faut-il en finir avec la psychanalyse ? » […] prétend ouvrir un débat en relayant sans critique les thèses du Livre noir de la psychanalyse, thèses tellement haineuses et mensongères qu’elles s’en discréditent elles-mêmes[26]. »

Dans un entretien, le psychanalyste et psychologue clinicien Jean-Pierre Winter :

« comme l’ont déjà fait remarquer plusieurs critiques de ce livre, il s’agit d’une resucée de critiques à l’égard de la psychanalyse qui ont déjà eu lieu depuis la naissance de la psychanalyse. Déjà, dès les années 1905, la psychanalyse faisait l’objet d’objections plus ou moins fondées scientifiquement sur des lignes ou sur des positions qui, à peu de chose près, sont celles qui ont été développées dans plusieurs articles du Livre noir. […] Depuis que la psychanalyse existe, on annonce régulièrement sa mort… et vous pouvez constater que le cadavre se porte bien ! À vrai dire, ce qui me frappe particulièrement […] c’est la récupération par la gauche de la critique dite « scientifique » de la psychanalyse. Et nommément le Nouvel Observateur. Ce n’est pas un élément ponctuel ; cela s’inscrit dans un processus de bouleversement idéologique qui, lui, mérite que l’on s’y arrête et que l’on se pose à son sujet un certain nombre de questions[27]. »

Dans un éditorial de la revue L'information psychiatrique, le psychiatre et chef de service de l’hôpital psychiatrique d'Aulnay-sous-bois, Thierry Trémine écrit :

« Le Livre noir de la psychanalyse est paru la même semaine que le Livre noir de Saddam Hussein et Jean Birbaum a raison de noter, dans le Monde des Livres, qu’en choisissant ces termes, rapportés habituellement aux crimes de masse, on se situait d’emblée dans le contexte d’un opportunisme marchand qui excluait la possibilité du débat. Ce serait donc une lutte à mort dont il est question, quand bien même l’argumentaire pourrait laisser penser, tout comme dans le cas de la psychanalyse, que les thérapeutiques cognitives et comportementales, ça n’empêche pas d’exister. Il est évident, dès la préface, que l’on sera loin des grands débats entre perspectives différentes, comme celui de 1946, à Bonneval, sur « la causalité psychique des troubles mentaux ». Le questionnement plus récent de Kandell, psychanalyste devenu prix Nobel de biologie pour ses travaux sur la mémoire, est à des années-lumière… […] On aimerait bien que le débat ne glisse pas vers une psychiatrie des égouts[28]. »

Réponses aux débats médiatiques[modifier | modifier le code]

Le psychanalyste Pierre-Henri Castel souligne « l’incroyable pauvreté » des attaques contre le Livre noir de la psychanalyse[29].

En 2005, le docteur en psychologie et psychothérapeute Jacques Van Rillaer répond à toutes les critiques d'Élisabeth Roudinesco à propos du Livre noir de la psychanalyse[30]. Il lui a reproché à l'occasion d'une autre polémique, « mauvaise foi » et mensonge[31].

À la question, est-ce « le meilleur moyen de lancer un débat était-il de traiter Freud de tous les noms ? » Jean Cottraux, l'un des coauteurs, répond : « On a forcé un peu la note et un débat a besoin d'être polémique. » À la question : « Mais pourquoi aller jusqu'aux injures ? », il répond : « Freud n'est pas qu'un scientifique, c'est aussi un leader politique. Sans insultes ni diffamation, nous avons exploré le côté obscur de ce leader politique. Un exercice démocratique : le public a le droit de savoir[32]. »

Laurent Joffrin constate qu'« un petit groupe de psychanalystes qui ont déployé toutes sortes d’efforts rhétoriques et électroniques pour discréditer à l’avance le "Livre noir" », « continue de qualifier de "fascistes", "d’ultra-libéraux", "d’agents des trust pharmaceutiques", "de rouages d’une machine destinée à fournir au capital des individus formatés", les tenants de la psychothérapie sans Freud[33]. »

Laurent Joffrin écrit qu'« Elisabeth Roudinesco a d’abord refusé de débattre avec un quelconque auteur du Livre noir. Elle nous a ensuite encouragés à passer sous silence purement et simplement l’ouvrage et à remplacer les extraits prévus par un long entretien avec elle. Le livre, disait-elle en substance, est politiquement louche, à la limite de l’antisémitisme. Accusation aussi grave que ridicule quand on connaît les auteurs du livre[33]. ». Dans "Mais pourquoi tant de haine", Roudinesco explique qu'elle a décliné la proposition de débat avec l'un des auteurs du livre, préférant donner un entretien à L'Express car elle ne souhaitait « pas contribuer à la diffusion d'un livre de pure démolition de Freud et de la psychanalyse qui était présenté sous un jour favorable par le Nouvel Observateur » et que si le titre de couverture du journal avait été autre, elle aurait accepté de contribuer[34]. Joffrin publie par la suite un droit de réponse de Roudinesco allant dans le même sens[35].

Le philosophe Michel Onfray a plusieurs fois soutenu l'ouvrage et raillé les critiques organisées par le milieu psychanalytique[36].

Auteurs[modifier | modifier le code]

Auteurs principaux[modifier | modifier le code]

Autres collaborateurs[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Livre noir de la psychanalyse, sous la direction de Catherine Meyer, 2005, Les Arènes (ISBN 978-2-912485-88-5)
  • L'Anti-Livre noir de la psychanalyse, sous la direction de Jacques-Alain Miller, Paris, Le Seuil, 2006 (ISBN 978-2-02-085774-1)
  • Pourquoi tant de haine ? Anatomie du Le Livre noir de la psychanalyse, Élisabeth Roudinesco, Jean- Pierre Sueur, Roland Gori, Pierre Delion, Jack Ralite. Navarin Éditeur, Paris, octobre 2005 (ISBN 978-2-9519169-9-9)
  • Paul-François Paoli, « Psychanalyse : traité de tous les non », Le Figaro, 15 septembre 2005
  • La Guerre des psys. Manifeste pour une psychothérapie démocratique, sous la direction de Tobie Nathan, 2006, Les Empêcheurs de penser en rond (ISBN 978-2-84671-149-4)
  • Françoise Gosselin et Philippe Viard, L'État et les psychothérapies, ou le pouvoir politique face à l'illusion scientiste, Paris, L'Harmattan, 2006 (ISBN 978-2-296-02665-0)
  • Pascal Hachet, Un livre blanc pour la psychanalyse. Chroniques 1990-2005. Paris : L'Harmattan.
  • Samuel Lézé, L'Autorité des psychanalystes, Puf, 2010 (ISBN 2130577644)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Louis Jugnet, Rudolf Allers ou l'anti-Freud, Groupe Saint-Remi,
    Henri F. Ellenberger, A la découverte de l'inconscient, SIMEP,
    Robert CASTEL, Le Psychanalysme, Maspero,
    Jacques Van Rillaer, Les Illusions de la psychanalyse, Editions Mardaga,
  2. [1] "Feu sur Freud". La parution du «Livre noir de la psychanalyse» est le dernier épisode d'un long conflit opposant violemment les analystes à des tenants de la psychothérapie. Par Éric Favereau, Libération, samedi 17 septembre 2005.
  3. Le Livre noir de la psychanalyse, Sonu Shamdasani, « Psychanalyse, marque déposée » p.162 « […] il est devenu manifeste que l'histoire officielle de la psychanalyse a été forgée à travers divers actes de censure et de réécriture sélective et tendancieuse. »
  4. « Le médecin imaginaire » par Mikkel Borch-Jacobsen, Le Livre noir de la psychanalyse, p. 72.
  5. Dans Freud biologiste de l'esprit.
  6. Dans Le Dossier Freud. Enquête sur l'histoire de la psychanalyse.
  7. Le Livre noir de la psychanalyse, « Freud recycleur : cryptobiologie et pseudoscience » article de Frank Sulloway :

    « Ainsi, quand j'eus finalement achevé ce livre, je me trouvai moi-même obligé d'admettre, un peu à contrecœur, que Freud n'était pas le grand pionnier que moi et tant d'autres avions cru. Malgré moi, j'en suis venu à critiquer non seulement la théorie psychanalytique, mais aussi ce qui m'est apparu de plus en plus comme la construction d'une légende motivée par des considérations politiques et destinée à masquer cette version des origines de la pensée freudienne. Dans cette critique générale de la légende freudienne, je suivais, bien entendu, les traces d'autres chercheurs, notamment Henri Ellenberger sur les travaux duquel je me suis beaucoup appuyé dans mon livre. »

  8. Le Livre noir de la psychanalyse, « Psychanalyse, marque déposée » article de Sonu Shamdasani, historien de la psychologie : « À la suite d'Ellenberger, Sulloway a montré comment le mouvement freudien avait construit une légende héroïque très élaborée autour de la personne de Freud, légende indispensable à l'ascension de la psychanalyse. D'après Sulloway, la légende freudienne a fonctionné en légitimant la nature particulière et durement forgée de la vérité psychanalytique; en niant les réalisations et la crédibilité des détracteurs de Freud; et en proposant une thérapie spécifique pour expliquer les défections au sein du mouvement. »
  9. Le Livre noir de la psychanalyse, « Freud cocaïno-thérapeute », Han lsraëls, p. 70.
  10. Ernst Falzeder et Maud Struchen, « Existe-t-il encore un Freud inconnu ? », Psychothérapies, Médecine & Hygiène, vol. Vol. 27, no 3,‎ , p. 175-195 (ISSN 0251-737X, lire en ligne)
  11. Le Livre noir de la psychanalyse, « La psychanalyse soigne-t-elle », article de Jean Cottraux, p. 358. Notamment :

    « «La psychanalyse est une montagne théorique qui a finalement accouché d'une souris thérapeutique. Les résultats de la recherche contrôlée ne valident qu'une seule indication : les troubles de la personnalité. Mais elle n'est pas la seule à y exceller : les TCC ont montré leur efficacité et avec un plus grand nombre d'études en leur faveur. Enfin, elle n'apparait efficace que sous la forme aménagée de thérapies analytiques brèves en face à face, utilisant souvent des techniques dérivées des TCC. Cela est contraire à ses hypothèses de base, qui soulignent la nécessité d'une lente maturation du transfert en positions allongée avec trois ou quatre séances par semaine pendant plusieurs années. Finalement la psychanalyse n'apparait pas comme une psychothérapie, de l'aveu même de ses partisans.» »

  12. Le Livre noir de la psychanalyse, « Pourquoi un livre noir de la psychanalyse ? » par Catherine Meyer, p. 7.
  13. Le Livre noir de la psychanalyse, « À la conquête du monde » introduction à « Splendeur et décadence de la psychanalyse » d'Edward Shorter traduit par Violaine Gueriltault, p. 146.
  14. Extrait du dossier de presse du Livre noir de la psychanalyse.
  15. Le Livre noir de la psychanalyse, préface de l'édition de poche.
  16. Sciences Humaines, n°255s, « La bibliothèque des idées d'aujourd'hui. 200 Livres qui comptent.»
  17. http://www.psychasoc.com/layout/set/print/content/view/pdf/773
  18. Mise au point de Laurent Beccaria, directeur des éditions Les Arènes.
  19. Interview parue dans l'hebdomadaire L'Express du 5 septembre 2005 sous le titre « Elisabeth Roudinesco contre-attaque ».
  20. Analyse des affirmations d'Elisabeth Roudinesco sur Le Livre noir de la psychanalyse parues dans L'Express du 5 septembre 2005 - AFIS - Association française pour l'information scientifique.
  21. « Ce livre témoigne d’une haine d’une rare violence contre la psychanalyse et son fondateur, qui pourtant en ont vu d’autres depuis toujours, car une bonne part de ces débats sont contemporains de la naissance de la psychanalyse elle-même et parcourent toute son histoire. Cela laisse pantois le lecteur et le sidère. Quelques rares textes font preuve de plus de modération et de réflexion. Malgré ceux-ci, il se dégage une agressivité tellement massive que rien ne peut la contenir. Ce livre ne présente dès lors que bien peu d’intérêt puisqu’aucun débat n’est possible. » - Françoise Baldé, « Recensions : Le livre noir de la psychanalyse, Catherine MEYER », Revue d’éthique et de théologie morale, Éditions du Cerf, no 237,‎ , p. 127 (DOI 10.3917/retm.237.0127, lire en ligne)
  22. « A vast tome targeted at the general public, ‘The black book’ was the subject of a major media campaign even before it went on sale. It is this campaign that has given it a readership among psychoanalysts, leading some of us to debate it in the media; it is still unclear whether this stems from a particularly successful promotion or an element of public opinion. In fact, it becomes clear from reading this book that there is no room for debate and that the polemical tone deliberately adopted is rather intended to generate interest and emotion and to ‘dazzle the mind’, to echo a director of a major private television network in France. The book’s title and subtitle (‘living… better without Freud’) are more reminiscent of the sensationalist press than of a serious scientific work […] The historical method deployed, which consists in commenting on and condemning a specifi c author’s attitudes and behaviour, is more like an investigative report in the popular press than a historical re-examination or review […] In fact, no summary is possible because this is a hotchpotch of more or less apposite criticisms and attacks, which gain no increase in authority from being repeated several times over from one article to the next […] Is this a ‘scientific’ book? Although some of the authors claim to be scientists, mainly historians of science, this book is explicitly targeted at the general public, with this implicit notion that it is appropriate to simplify in order to reach this readership. As a result, the detailed criticisms and refl ections that can legitimately be made of the conclusions to the various chapters can only enter into a polemic that is probably desired but inapposite. The critique of the scientific status of psychoanalysis falls completely flat. It is based on a view of science that is no longer shared by any but a few reactionary psychoanalysts. Whether these are comments about the lack of ‘proof’ and the possibility of verification, this form of medicine based on evidence, the supremacy of dualistic thought and statistical proofs has long since ceased to exist except as a convention. As concerns psychoanalysis, it seems that the authors are limiting themselves to a consideration and rejection of Freud’s early experimental practices (when it is well known that he did not conduct analyses according to the current criteria, and with good reason!). They have probably been unwilling or unable to keep up with the debates and developments in psychoanalysis. This gives the entire book an anachronistic and old-fashioned fl avour, which is not in fact without its charms. However, as concerns scientifi c or technical debate, it is better to move on quickly […] In short, this book contains nothing of genuine interest to a psychoanalyst concerned with current developments in his profession, his theories of reference and the scientifi c status of psychoanalysis, with a curiosity about epistemology. The authors are not directly addressing psychoanalysts (despite their apparent delight with the responses they may have received from them). However, in view of their sales succhttp://www.lemonde.fr/ess and their media and marketing campaign, they are giving a very poor service to this public that they say they want to inform while boasting to them so highly of other methods. » » in International Journal of Psychoanalysis 87:5, 2006, DOI:10.1516/3JYE-39CB-8QN2-0W58
  23. Annales Médico Psychologiques, volume 164 (2006) DOI:10.1016/j.amp.2006.10.007.
  24. Bernard Brusset, « Une lecture du Livre noir de la psychanalyse », Revue française de psychanalyse, P.U.F., vol. 70,‎ (ISBN 2130555853, DOI 10.3917/rfp.702.0571, lire en ligne)
  25. Serge Lesourd « La normalité, c'est la perversion ou la psychanalyse expliquée aux enfants du XXIe siècle », Le Carnet PSY, 8/2005 (no 103), p. 29-30. DOI:10.3917/lcp.103.0029
  26. Jean-Yves Chagnon « Les TOP, THADA et autres DYS ont-ils un fonctionnement mental ? », Perspectives Psy 4/2006 (Vol. 45), p. 314-317. [2]
  27. Jean-Pierre Wlinter et Patrick Conrath « Entretien avec Jean-Pierre Winter La vérité de la psychanalyse », Le Journal des psychologues, 2/2006 (no 235), p. 42-45. [3], DOI:10.3917/jdp.235.0042.
  28. Thierry Termine « Série noire », l'Information Psychiatrique Volume 81, Numéro 8, 679-81, octobre 2005, Éditorial
  29. Plaidoyer clair et direct pour ceux qui sont contre ceux qui sont contre Michel Onfray.
  30. L'Express du 5 septembre 2005
  31. « Roudinesco ment et sans doute le sait-elle (j’ai peine à imaginer que cette « psychanalyste » mente inconsciemment). »Réponse du professeur Jacques Van Rillaer à Madame Elisabeth Roudinesco.
  32. Éric Favereau, « La psychanalyse n'est en rien démontrée », sur www.liberation.fr,‎ (consulté le 1er février 2013)
  33. a et b Retour sur "Faut-il en finir avec la psychanalyse?" , "L'Obs a-t-il trahi les psys?" par Laurent Joffrin, le nouvel observateur, le 19 septembre 2005
  34. Elisabeth Roudinesco, Pourquoi tant de haine ? Anatomie du Livre noir de la psychanalyse, Paris, Navarin éditeur, 2005, pp.  6-7
  35. « Si j’ai refusé de participer au numéro que vous avez consacré à cet ouvrage, c'est qu'il ne saurait être question pour moi d’assurer la promotion d’un livre qui travaille, à l'évidence, à la démolition de la psychanalyse, un livre présenté sous un jour favorable à la une de votre journal » Elisabeth Roudinesco, « Droit de réponse », Le Nouvel Observateur, 22-28 septembre, 2005
  36. http://www.liberation.fr/societe/2010/04/17/onfray-jette-un-pave-dans-la-psychanalyse_621370

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Critiques défavorables[modifier | modifier le code]

Critiques favorables et autres[modifier | modifier le code]