Orthogénie

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L'orthogénie est une action dirigée pour faire naître des enfants sans handicap et éviter les naissances d'enfants porteurs de maladies héréditaires[1].

Il est formé à partir du grec : orthos (droit, correct) et geneia (production, formation).

Dans les centres d'orthogénie exercent des médecins, souvent motivés par une démarche militante[2].[pas clair]

Les centres d'orthogénie[modifier | modifier le code]

Le premier centre d'orthogénie est créé en 1961 par le mouvement pour le planning familial à Grenoble dans une démarche militante mais illégale[3].

Depuis la loi Veil de 1973, cette démarche a été reconnue. Les 110 Propositions du programme de Mitterrand en 1981 la reprennent : L’information sur la sexualité et la contraception sera largement diffusée dans les écoles, les entreprises, les mairies, les centres de santé et d’orthogénie, et par les médias. La contraception sera gratuite, les conditions d’obtention de l’IVG seront révisées.

Dans ces centres d'orthogénie se pratiquent les interruptions volontaires de grossesses (I.V.G.), la contraception, le dépistage anonyme et gratuit des maladies sexuellement transmissibles (M.S.T.), le suivi de grossesses et les consultations tout-venant de gynécologie. Des réunions de réflexion, pluridisciplinaires, permettent de mettre en place l'attitude de service la plus cohérente possible.

Diagnostic prénatal (DPN) et diagnostic préimplantatoire (DPI)[modifier | modifier le code]

Outre les actions d'interruptions volontaires de grossesse les centres d'orthogénie pratiquent également des tests de prévention dans le cadre d'un projet parental. Ces tests peuvent être réalisé dans le cadre d'un diagnostic prénatal (in utero) ou préimplantatoire (in vitro), dans le cadre d'une procréation assistée (FIV) le diagnostic préimplantatoire étant réservé, en France, aux couples à forte probabilité de donner naissance à un enfant atteint d'une maladie génétique rare, reconnue comme incurable[4],[5] .

Encadrement et loi bioéthique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Diagnostic préimplantatoire.

En France ces actions sont encadrées par la loi de bio-éthique[4],[5]. Lors des études sur la révision des lois de bioéthiques la question des risques de dérives eugéniques a été abordée en raison de la connaissance de plus en plus précoce des caractéristiques du fœtus[4]. Les données actuelles ne font pas ressortir d'évolution préoccupante sur ce point, la loi offrant déjà un certain nombre de garanties et limitant le diagnostic à la détection de la présence d'éventuelles anomalies génétiques ou chromosomiques dans les embryons. Le DPI est interdit en Suisse, en Autriche et en Italie pour raisons éthiques. La Belgique, le Danemark, le Royaume-Uni, l'Espagne et les Pays-Bas admettent le DPI[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]