Siemens Mobility

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Rame VAL 206 du métro de Lille, le premier métro automatique léger (1983)
Une rame CDGVAL
MP 89 CA sur la ligne 14 du métro de Paris

Siemens Mobility, anciennement Matra Transport International avant 2001, puis Siemens Transportation Systems (STS) de 2001 à 2010, est une filiale de Siemens concevant et commercialisant des automatismes de métro. L'entreprise offre notamment les systèmes VAL, une technologie développée à l'origine par Matra. Depuis 2010, la filiale est pleinement intégrée au sein de l'unité Mobility du groupe Siemens.

Historique[modifier | modifier le code]

Interelec[modifier | modifier le code]

  • 1965 : Jean-Pierre Malon fonde Interelec en juillet, société anonyme pour études et recherches dans le domaine ferroviaire. Premier établissement à Paris.
  • 1967 : installations de quatre interstations prototypes sur le réseau RATP.
  • 1968 : contrat Mexico : contrôle automatique et arrêt automatique de vitesse des trains du métro. La société déménage à Aubervilliers.
  • 1970 : Équipement de la ligne 4 du métro de Paris en pilotage automatique. Chiffre d'affaires : 6 millions de francs. Effectifs : 80 salariés.
  • 1972 : Matra, qui cherche une société pour les automatismes du VAL, prend une participation au capital et entre dans son conseil d'administration. Jean-Pierre Malon reste président-directeur général.
  • 1973 : la société grandit et s'installe à Drancy. Chiffre d'affaires : 13 M. francs. Effectifs : 120 salariés.
  • 1974 : équipement de la ligne 6 du métro de Paris en pilotage automatique avec deux nouveautés : pilotage automatique avec transmission voie-machine haute fréquence (135 kHz), suppression des relais électromécaniques remplacés par des circuits de signalisation entièrement électroniques. Presque toutes les lignes du métro parisien seront équipés en PA135. Chiffre d'affaires : 18 M. francs. Carnet de commandes : 120 M. francs. Effectifs : 150 salariés. Matra augmente sa participation à 82 % du capital de la société.
  • 1975 : mise en service du métro de Santiago du Chili et son système de pilotage automatique avec signalisation embarquée (suppression de la signalisation latérale dans le tunnel. Chiffre d'affaires : 32 M. francs.
  • 1976 : Matra confirme sa participation dans Interelec en prenant la part de la compagnie industrielle de matériel de transport (CIMT). Chiffre d'affaires : 48 M. francs. Effectifs : 250 salariés.
  • 1978 : mise en service du métro de Rio de Janeiro : système de pilotage automatique en haute fréquence, signalisation en cabine, automatisation plus performante. Chiffre d'affaires : 60 M. francs.
  • 1979 : la société poursuit sa fulgurante expansion, les contrats export prenant le relais des contrats RATP, et s'installe au Bourget tout en conservant l'établissement de Drancy. Chiffre d'affaires : 92 M. francs (70 % à l'exportation). Marcel Mas devient président-directeur général.
  • 1980 : poursuite des contrats du métro de Mexico avec mises en service des lignes 4 à 7 et extensions. Nouvelles techniques de sécurité avec utilisation des microprocesseurs et codage pour optimiser la fonction sécurité. Chiffre d'affaires : 105 M. francs (70 % à l'export). Effectifs : 380 salariés.
  • 1981 : Interelec devient filiale directe Matra. Chiffre d'affaires : 167 M. francs. Effectifs : 460 salariés. Georges Kayanakis devient directeur général.
  • 1983 : chiffre d'affaires en baisse de 213 en 1982 à 186 M. de francs (révisé à 170 M. à la suite d'un audit), carnet de commandes à 154 M. de francs, prises de commandes décevantes (report contrats Mexico). Effectifs en baisse à 440 salariés.
  • 1984 : Matra se sépare des ateliers de fabrication d'Interelec pour faire une société d'ingénierie, erreurs de gestion, faiblesse des commandes : plans de licenciements massifs (90 licenciements en juin, ... en ...). Nouveau directeur général, Georges Duhamel. Les effectifs tombent à 230 salariés.

Matra - Branche Transport[modifier | modifier le code]

À la fin des années 1960, la société Matra cherche une diversification vers le secteur civil. Une petite équipe d'ingénieurs de Matra est chargée de regarder du côté des automatismes dans les transports publics. Cette équipe s'intéresse tout d'abord aux systèmes de petits métros automatiques, ce qui donnera le projet ARAMIS, plus tard abandonné faute de débouchés commerciaux.

  • 1971 : Matra gagne le rôle d'ensemblier et le lot automatismes du métro de Lille. Une équipe chargée du projet est constituée au sein de la société. Elle deviendra la branche transport. Les premiers brevets sont déposés.
  • 1977 : Adoption des choix technologiques des automatismes du VAL. Le canton fixe est préféré au canton mobile déformable de Robert Gabillard. Le tracé du métro de Lille ainsi que son financement sont fixés.
  • 1983 : Matra vend à Alsthom-Atlantique, qui en détenait déjà 52 %, ses 43 % d'actions de la compagnie industrielle de matériel de transport (CIMT), fabriquant des caisses du VAL. L'intérêt est financier (la CIMT perd de l'argent), Matra se désengage des activités industrielles traditionnelles. Le métro de Lille est inauguré.
  • 1984 : En septembre la branche transport de Matra est filialisée sous le nom de Matra Transport.

Matra Transport[modifier | modifier le code]

  • 1985 : Fusion des deux sociétés : Interelec rachète Matra Transport (pour raisons fiscales). Effectifs à 360 fin 1985 (140 ingénieurs et cadres, 130 techniciens et agents de maitrise, 90 employés et ouvriers) : 90 à Vanves, 75 à Lille, 195 au Bourget (Interelec)
  • 1986 : chiffre d'affaires : 690 M. francs. Effectifs : 500 salariés, une moitié ingénieurs et cadres.
  • 1996 : création de Matra Transport international (Matra Transport sans le contrat de Taipei) en janvier. Siemens achète 50 % des actions de Matra Transport international en février.
  • 1998 : en septembre la participation de Siemens France SA atteint 95 % du capital de Matra Transport International. Didier Roussel devient président en septembre 1999. Le chiffre d'affaires dépasse le milliard de francs (178 M.€). Effectifs : 600 salariés.

Siemens Transportation Systems[modifier | modifier le code]

  • 2001 : Siemens achète les 5 % d'actions encore détenues par Matra et la société devient le 3 novembre 2001, Siemens Transportation Systems,
  • 2006 : déménagement à Châtillon (Ile de France),
  • 2007 : chiffre d'affaires : 323 M. € dont 21 % à l'étranger - Résultat net : 21 M.€ Effectifs : 700 salariés.
  • 2008 : chiffre d'affaires : 226 M. €. Effectifs : 750 dont plus de 500 ingénieurs et cadres. R&D : 12 M. €. Didier Roussel quitte la présidence, remplacé par Friedrich Smaxwill en décembre. Eric Cazeaux remplace Friedrich Smaxwill en octobre 2009.

Siemens Mobility[modifier | modifier le code]

  • 2010 : au 1er avril, Siemens Transportation Systems fusionne avec la maison-mère Siemens SAS et devient sa division Industry / Mobility (Siemens SAS - I & MO). Éric Cazeaux devient alors directeur de la nouvelle division.
  • 2011 : au 1er octobre, la branche Mobility est dissociée du secteur Industry de Siemens pour rejoindre le nouveau secteur Infrastructure & Cities et dépend alors de deux divisons : Mobility and Logistics (Siemens SAS - IC MOL) et Rail Systems (Siemens SAS - IC RL).
  • 2014 : au 1er octobre, les deux divisions créees trois ans plus tôt sont fusionnées pour devenir Siemens Mobility, filiale directe de Siemens.

Activités[modifier | modifier le code]

Projets en cours[modifier | modifier le code]

En attente d'être mise en service : Budapest ligne 2 et 4, Helsinki ligne 1 et NY PATH.

Ressources humaines[modifier | modifier le code]

Résultats financiers[modifier | modifier le code]

Actuellement, les Divisions Rail Systems et Mobility and Logistics du nouveau Secteur Infrastructure & Cities de Siemens France sont "leader mondial des métros entièrement automatiques et pôle international de compétence pour les automatismes de transport urbain"

Leader mondial des métros entièrement automatiques, Siemens Transportation Systems France est pôle international d'expertise du groupe pour les automatismes de transport urbain : métro automatique sans conducteur type VAL, Neoval, rénovation de lignes...

STS assure également la commercialisation en France de l'ensemble des produits et services ferroviaires de la division Mobility.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le VAL, histoire d'un nouveau moyen de transport, Bernard Félix, Maxima, 1994

Liens externes[modifier | modifier le code]