Siemens Mobility

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Siemens Mobility France
logo de Siemens Mobility
illustration de Siemens Mobility
Un Neoval, variante CityVal de Siemens de la ligne B du métro de Rennes.

Création 1965 : création d'Interelec
Dates clés 1985 : Interelec devient Matra Transport

2001 : Siemens Transportation Systems

Fondateurs Jean-Pierre Malon
Forme juridique Société par actions simplifiée
Siège social 150, avenue de la République, Châtillon
Drapeau de France France
Direction Eric Cazeaux, président (division France)

Sabrina Soussan, CEO

Actionnaires Drapeau de l'Allemagne Siemens AG
Activité Ferroviaire
Produits Véhicule automatique léger, VAL 206, VAL 208, Neoval
Société mère Siemens Mobility
Site web www.mobility.siemens.com
Rame VAL 206 du métro de Lille, le premier métro automatique léger (1983).
Une rame CDGVAL.
MP 89 CA sur la ligne 14 du métro de Paris.

Siemens Mobility est une filiale de Siemens concevant et commercialisant des automatismes de métro, située à Munich, en Bavière.

La division française Siemens Mobility France, anciennement Matra Transport de 1985 à 2001, puis Siemens Transportation Systems (STS) de 2001 à 2010 est située à Châtillon, dans les Hauts-de-Seine.

Le , Alstom présente un projet de fusion avec Siemens Mobility qui devait être finalisé en 2018[1]. La nouvelle entreprise devait prendre le nom de Siemens-Alstom. En , la Commission européenne dit non à la fusion d’Alstom avec Siemens Mobility[2].

Historique[modifier | modifier le code]

L'ère Interelec[modifier | modifier le code]

En 1965, Jean-Pierre Malon fonde Interelec en juillet, société anonyme pour études et recherches dans le domaine ferroviaire. Premier établissement à Paris. En 1967, installations de quatre interstations prototypes sur le réseau RATP. En 1968, contrat Mexico : contrôle automatique et arrêt automatique de vitesse des trains du métro. La société déménage à Aubervilliers.

En 1970, Interelec équipe de la ligne 4 du métro de Paris en pilotage automatique. La société génère un chiffre d'affaires de 6 millions de francs avec 80 salariés.

En 1972, Matra, qui cherche une société pour les automatismes du VAL, prend une participation au capital et entre dans son conseil d'administration. Jean-Pierre Malon reste président-directeur général. En 1973, la société grandit et s'installe à Drancy. Chiffre d'affaires : 13 M. francs. Effectifs : 120 salariés.

En 1974, Interelec équipe de la ligne 6 du métro de Paris en pilotage automatique avec deux nouveautés : pilotage automatique avec transmission voie-machine haute fréquence (135 kHz), suppression des relais électromécaniques remplacés par des circuits de signalisation entièrement électroniques. Presque toutes les lignes du métro parisien seront équipés en PA135. Chiffre d'affaires : 18 M. francs. Carnet de commandes : 120 M. francs. Effectifs : 150 salariés. Matra augmente sa participation à 82 % du capital de la société. En 1975, mise en service du métro de Santiago du Chili et son système de pilotage automatique avec signalisation embarquée (suppression de la signalisation latérale dans le tunnel. Chiffre d'affaires : 32 M. francs.

En 1976, Matra confirme sa participation dans Interelec en prenant la part de la compagnie industrielle de matériel de transport (CIMT). Chiffre d'affaires : 48 M. francs. Effectifs : 250 salariés.

En 1978, mise en service du métro de Rio de Janeiro : système de pilotage automatique en haute fréquence, signalisation en cabine, automatisation plus performante. Chiffre d'affaires : 60 M. francs. L'année suivante, la société poursuit sa fulgurante expansion, les contrats export prenant le relais des contrats RATP, et s'installe au Bourget tout en conservant l'établissement de Drancy. Chiffre d'affaires : 92 M. francs (70 % à l'exportation). Marcel Mas devient président-directeur général.

En 1980, Interelec poursuit des contrats du métro de Mexico avec mises en service des lignes 4 à 7 et extensions. Nouvelles techniques de sécurité avec utilisation des microprocesseurs et codage pour optimiser la fonction sécurité. Chiffre d'affaires : 105 M. francs (70 % à l'export). Effectifs : 380 salariés.

En 1981, Interelec devient filiale directe de Matra. La société génère 167 M de francs de chiffre d'affaires avec 460 salariés. Georges Kayanakis devient directeur général. Deux ans après, le chiffre d'affaires en baisse de 213 en 1982 à 186 M. de francs (révisé à 170 M. à la suite d'un audit), carnet de commandes à 154 M. de francs, prises de commandes décevantes (report contrats Mexico). Effectifs en baisse à 440 salariés.

En 1984, Matra se sépare des ateliers de fabrication d'Interelec pour faire une société d'ingénierie, erreurs de gestion, faiblesse des commandes : plans de licenciements massifs (90 licenciements en juin, ... en ...). Le nouveau directeur général est Georges Duhamel. Les effectifs tombent à 230 salariés.

Interelec devient la branche transport de Matra[modifier | modifier le code]

À la fin des années 1960, la société Matra cherche une diversification vers le secteur civil. Une petite équipe d'ingénieurs de Matra est chargée de regarder du côté des automatismes dans les transports publics. Cette équipe s'intéresse tout d'abord aux systèmes de petits métros automatiques, ce qui donnera le projet ARAMIS, plus tard abandonné faute de débouchés commerciaux.

En 1971, Matra gagne le rôle d'ensemblier et le lot automatismes du métro de Lille. Une équipe chargée du projet est constituée au sein de la société. Elle deviendra la branche transport. Les premiers brevets sont déposés.

En 1977, Matra et sa branche transport adopte des choix technologiques des automatismes du VAL. Le canton fixe est préféré au canton mobile déformable de Robert Gabillard. Le tracé du métro de Lille ainsi que son financement sont fixés.

En 1983, Matra vend à Alsthom-Atlantique, qui en détenait déjà 52 %, ses 43 % d'actions de la compagnie industrielle de matériel de transport (CIMT), fabriquant des caisses du VAL. L'intérêt est financier (la CIMT perd de l'argent), Matra se désengage des activités industrielles traditionnelles. Le métro de Lille est inauguré.

En septembre 1984, la branche transport de Matra est filialisée sous le nom de Matra Transport.

L'ère Matra Transport[modifier | modifier le code]

En 1985, fusion des deux sociétés : décidée en août par les Conseils d'administration des deux sociétés. Interelec rachète Matra Transport (pour raisons fiscales) avec effet rétroactif au 1er , la nouvelle société devient Matra Transport SA. Effectifs à 360 fin 1985 (140 ingénieurs et cadres, 130 techniciens et agents de maitrise, 90 employés et ouvriers) : 90 à Vanves, 75 à Lille, 195 au Bourget (Interelec). L'année suivante, le chiffre d'affaires est de 690 M. francs. Effectifs : 500 salariés, une moitié ingénieurs et cadres.

En 1996, Matra prépare l'acquisition de Matra Transport par Siemens : création de Matra Transport International en janvier.

Matra Transport SA transfère ses actifs à la nouvelle société, sans le contrat de Taipei dont la gestion reste à sa charge. Matra Transport SA sera radiée début 2011. Siemens France SA achète 50 % des actions de Matra Transport International en février qui devient donc filiale commune entre les deux sociétés.

En septembre 1998, la participation de Siemens France SA atteint 95 % du capital de Matra Transport International. Didier Roussel devient président en . Le chiffre d'affaires dépasse le milliard de francs (178 M.€) avec 600 salariés.

L'ère Siemens[modifier | modifier le code]

Matra Transport devient Siemens Transportation Systems[modifier | modifier le code]

En 2001, Siemens France SA achète les 5 % d'actions encore détenues par Matra Transport SA et la société devient en , Siemens Transportation Systems. En 2006, la société déménage à Châtillon, dans les Hauts-de-Seine.

En 2007, le chiffre d'affaires est de 323 M€ dont 21 % à l'étranger et son résultat net de 21 M€. L'entreprise compte 700 salariés.

En 2008, Siemens Transportation Systems génère un chiffre d'affaires de 226 M€ avec 750 salariés dont plus de 500 ingénieurs et cadres. R&D : 12 M€. Didier Roussel quitte la présidence de STS, remplacé par Friedrich Smaxwill en décembre. Eric Cazeaux remplace Friedrich Smaxwill en .

Siemens Mobility France[modifier | modifier le code]

Au 1er avril 2010, Siemens Transportation Systems fusionne avec la maison-mère Siemens SAS (France) et devient sa division Industry / Mobility (Siemens SAS - I & MO). Éric Cazeaux devient alors directeur de la nouvelle division.

Au 1er octobre 2011, la branche Mobility est dissociée du secteur Industry de Siemens pour rejoindre le nouveau secteur Infrastructure & Cities et dépend alors de deux divisions : Mobility and Logistics (Siemens SAS - IC MOL) et Rail Systems (Siemens SAS - IC RL).

Le 1er octobre 2014, les deux divisions créées trois ans plus tôt sont fusionnées pour devenir Siemens Mobility SAS, filiale directe de Siemens AG.

Le projet avorté Siemens-Alstom[modifier | modifier le code]

En , Alstom et Siemens Mobility annoncent leur projet de fusion ; l'exécution finale du projet est assujettie à l'accord des actionnaires d'Alstom et des régulateurs et devait se concrétiser à la fin de l'année 2018. La nouvelle entreprise devait prendre le nom de Siemens-Alstom[3].

Le , l’Union européenne oppose son véto à la fusion d’Alstom et Siemens[2].

Activités[modifier | modifier le code]

Projets en cours[modifier | modifier le code]

Ressources humaines[modifier | modifier le code]

Résultats financiers[modifier | modifier le code]

Actuellement, les Divisions Rail Systems et Mobility and Logistics du nouveau Secteur Infrastructure & Cities de Siemens France sont "leader mondial des métros entièrement automatiques et pôle international de compétence pour les automatismes de transport urbain".

Leader mondial des métros entièrement automatiques, Siemens Transportation Systems France est pôle international d'expertise du groupe pour les automatismes de transport urbain : métro automatique sans conducteur type VAL, Neoval, rénovation de lignes...

STS assure également la commercialisation en France de l'ensemble des produits et services ferroviaires de la division Mobility.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le VAL, histoire d'un nouveau moyen de transport, Bernard Félix, Maxima, 1994.

Liens externes[modifier | modifier le code]