Carl Friedrich von Siemens

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Carl Friedrich von Siemens
Jacob Hilsdorf - Carl Friedrich von Siemens.jpg
Carl Friedrich von Siemens
Fonction
Député au Reichstag sous la république de Weimar
Biographie
Naissance
Décès
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Neu Fahrland (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Père
Fratrie
Anna Zanders (d)
Arnold von Siemens (en)
Georg Wilhelm von Siemens (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Ernst von Siemens (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
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Carl Friedrich von Siemens (5 septembre, 1872 - 9 septembre, 1941), industriel allemand, né à Berlin, est décédé à Heinendorf près de Potsdam. Siemens, fils de Werner von Siemens, était directeur des entreprises Siemens entre 1919 et 1941.

Famille[modifier | modifier le code]

Carl Friedrich Siemens est issu d'une vieille famille de Goslar : les Siemens y sont recensés dès 1384. Il était le fils benjamin de l'officier et industriel prussien Werner von Siemens (1816–1892) et d’Antonie Siemens (1840–1900). Son père Werner Siemens fut anobli, avec sa descendance par le roi de Prusse, à Charlottenburg le 5 mai 1888.

Siemens s'était marié en secret à Londres en 1895, et cette initiative s'était heurtée à la désapprobation de toute sa famille. Ayant découvert les impostures de son épouse, il divorça en 1897. Le 14 juin 1898, il épousa en secondes noces à Berlin Augustine (Tutty) Bötzow (1878 † 1935), fille du propriétaire des brasseries Bötzow, qui lui donna deux enfants : Ernst et Ursula (qui deviendra comtesse Blücher par alliance). Il divorça de nouveau le 11 novembre 1923. Le 19 novembre 1929 il épouse en troisièmes noces à Berlin-Charlottenburg Margarete (Grete) Heck (1890 † 1977), fille du grand-duc de Hesse Ludwig Heck. Margarete Heck avait divorcé d'avec Wilhelm Siemens (1882–1945), à Dresde.

Biographie[modifier | modifier le code]

L'entrepreneur[modifier | modifier le code]

Carl-Friedrich von Siemens fut embauché par la Sté Siemens & Halske en 1899 et dirigea la division « Courants forts » de Siemens Brothers & Co., à Londres, de 1901 à 1908. En 1912 il fut nommé président du Directoire de Siemens-Schuckertwerke, et en 1919 devint, comme son demi-frère Georg Wilhelm von Siemens (1855–1919) président du conseil de surveillance de Siemens & Halske AG et de Siemens-Schuckertwerke, poste suprême au sein du groupe industriel.

Siège social de Siemens dans le quartier de Berlin-Siemensstadt, dans Nonnendammallee.
C.-Fr. von Siemens (à droite) et le président de la Chambre des Comptes du Reich, Friedrich Saemisch, en 1928

Malgré la dépression qui suivit l’armistice Première Guerre mondiale, Siemens s’était de nouveau imposé dès le milieu des années 1920 comme l’un des cinq plus grands groupes du secteur Électrique au monde. Alors le groupe fut réorganisé en filiales, chacune spécialisée dans un type d'appareil : il y eut ainsi Osram G.m.b.H. KG (1920), Siemens-Bauunion (1921), Siemens-Reiniger-Veifa Gesellschaft für medizinische Technik mbH (1925, devenue Siemens-Reiniger-Werke AG, ou SRW, en 1932) et, après le rachat de l’entreprise de signalisation ferroviaire Eisenbahnsignal-Bauanstalt Max Jüdel & Co de Brunswick, Vereinigte Eisenbahn-Signalwerke GmbH (1929). Siemens & Halske, importateur exclusif des appareils téléphoniques d’ITT, de General Electric, d’AT&T et d’Ericsson (avec lesquels elle formait un cartel) en Europe et même en Amérique Latine, a joué un rôle de premier plan dans la modernisation du réseau téléphonique allemand au cours des années 1920. La firme contrôlait le marché allemand par contrat avec la Reichspost. Carl Friedrich von Siemens fit agrandir en 1922 par Friedrich Blume et Hans Hertlein le siège social du groupe, construit en 1910–1913 par Karl Janisch dans la Nonnendammallee de Berlin, au cœur du quartier de Siemensstadt aménagé par ses frères.

La Grande Dépression de 1929 occasionna d'importantes pertes financières pour le groupe et la famille Siemens, mais la prise de pouvoir de Hitler en 1933 s'accompagna bientôt du réarmement de la Wehrmacht, de la Luftwaffe et de la Kriegsmarine et donc d'une forte reprise de l'activité industrielle. En 1939, Siemens devenait, avec quelque 187 000 employés, le plus grand groupe industriel du secteur de l’Électricité au monde. La croissance était d'ailleurs tirée aussi par le développement de nouveaux marchés, comme ceux du génie biomédical, de la radio, des radiateurs électriques et de l’électro-ménager ou même du microscope électronique. Dès 1936, la firme possédait 16 usines en Europe (notamment à Vienne, à Budapest, à Milan et à Barcelone) ; elle avait noué des partenariats à Tokyo et Buenos Aires. Elle s'était aussi investie dans d'importants projets internationaux au cours de l’Entre-deux-guerres.

Le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale en 1939 et les commandes de l'armée allaient solliciter au maximum les capacités de production du groupe Siemens. Tout au long du conflit, il fallut multiplier les usines non seulement à travers le Reich allemand, mais même dans tous les territoires occupés, et Siemens fut l'un des principaux bénéficiaires de la main d’œuvre déportée.

À la mort de Carl-Friedrich en 1941, la présidence du groupe Siemens fut assurée par son neveu Hermann von Siemens (1885–1986), puis en 1956 par son fils unique, Ernst von Siemens.

Autres activités[modifier | modifier le code]

Carl-Friedrich von Siemens (à droite) en compagnie du chancelier en titre Wilhelm Cuno, président de la compagnie HAPAG, lors de leur départ pour l’Amérique en 1931.

En 1921, Siemen reçut le titre honorifique de Docteur-Ingénieur de l’Université technique de Munich, puis en 1927 celui de docteur honoris causa rerum naturalium de l’Université de Halle. En 1923 il était élu président du Conseil provisoire de l’Économie du Reich, l'année suivante président du conseil d'administration de la Deutsche Reichsbahn et il dirigea en 1927 la délégation allemande à la Conférence Économique de Genève.

Fondateur en 1919 d'un Conseil pour le Redressement de l'économie allemande (Kuratorium für den Wiederaufbau des deutschen Wirtschaftslebens), il fut de 1920 à 1924 député du Deutsche Demokratische Partei au Reichstags. En 1929 trat er der Gesellschaft der Freunde bei. Zur Élections législatives allemandes de 1919.

En 1926, il devint sénateur à vie de la Société Kaiser-Wilhelm, et fut élu membre de l'académie Leopoldina. À l'avènement du Troisième Reich, il se porta membre de l'Akademie für Deutsches Recht d'obédience nazie[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. D'après Ernst Klee, Das Personenlexikon zum Dritten Reich. Wer war was vor und nach 1945, Francfort-sur-le-Main, Fischer Taschenbuch Verlag, (réimpr. 2e augmentée) (ISBN 978-3-596-16048-8), p. 583.

Bibliographie[modifier | modifier le code]