Internet des objets

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L'Internet des objets (IdO ou IoT pour Internet of Things en anglais) représente l'extension d'Internet à des choses et à des lieux du monde physique.

Alors qu'Internet ne se prolonge habituellement pas au-delà du monde électronique, l'Internet des objets connectés représente les échanges d'informations et de données provenant de dispositifs présents dans le monde réel vers le réseau Internet.

Considéré comme la troisième évolution de l'Internet, baptisée Web 3.0 (parfois perçu comme la généralisation du Web des objets mais aussi comme celle du Web sémantique) qui fait suite à l'ère du Web social, l'Internet des objets revêt un caractère universel pour désigner des objets connectés aux usages variés, dans le domaine de la e-santé, de la domotique ou du Quantified Self.

L'internet des objets est en partie responsable d'un accroissement exponentiel du volume de données générées sur le réseau, à l'origine du Big Data.
Selon une équipe de l'ETH de Zurich avec les smartphones puis un nombre croissant d'objets connectés, en dix ans (2015-2025) 150 milliards d'objets devraient se connecter entre eux, avec l'internet et avec plusieurs milliards de personnes[1]. L'information issue de ce big data devra de plus en plus être filtrée par des algorithmes complexes, ce qui fait craindre une moindre protection des données personnelles, une information des personnes et de la société de moins en moins autodéterminée notamment en cas d'appropriation exclusive de filtres numériques par des entités (gouvernementales ou privées) qui pourraient alors manipuler les décisions. L'ETH plaide donc pour des systèmes d'information ouverts et transparents, fiables et contrôlés par l'utilisateur[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La connectivité des choses.png

L'Internet des objets est apparu dans le cadre d'une tendance[2] lourde, issue de la mécanisation et standardisation, appliquée à l'automatisation du traitement du document et de l’information sur support matériel puis numérique (dont au service de la production et recherche documentaire). Apparu aux États-Unis, il s'est rapidement diffusé avec la mondialisation, aboutissant à connecter des machines à des serveurs capables de les superviser (ces machines étant notamment des ordinateurs mis en réseau dans ce que certains ont nommé l'« internet des machines »)[3]. Peu à peu des objets ont été modifiés (avec des puces RFID par exemple) ou conçus pour « parler le protocole IP », devenant des « objets connectés », reliés à des serveurs centralisés et/ou capables de communiquer entre eux et/ou avec des réseaux de serveurs et divers acteurs, d'une manière de moins en moins centralisée.

Ses enjeux diffèrent selon les pays ou régions du monde, et selon les acteurs « et de leurs intérêts parfois divergents »[4]. Ce mouvement s'est accompagné d'une croissance et complexification des systèmes de sécurité (pare-feux, mots de passe, etc.).

Il est parfois suggéré que l'objet deviendra un acteur autonome de l'Internet, capable de percevoir, analyser et agir de lui-même selon les contextes ou processus dans lesquels il sera engagé[5]. Dans ce cas de figure, l'avènement de l'Internet des objets s'associe à celui des technologies ou méthodes de conception logicielle liées à l'Intelligence artificielle et des sciences de la Complexité. Le couple « objet physique » / « intelligence virtuelle associée », qu'elle soit embarquée, distribuée ou hébergée dans le Cloud (cloud computing) y est alors mentionné sous l’appellation « cyberobjet »[6]. Les cyberobjets sont des acteurs potentiels des chaînes de valeurs qui agissent sous le contrôle des opérationnels ou en partenariat avec eux. En accédant ainsi au statut d’assistants, de conseillers, de décideurs ou encore d’organisateurs (selon les cas), ils deviennent de véritables agents économiques[7] et contribuent à la mutation des modèles économiques ou de gestion existants.

Deux enjeux récurrents sont la protection de la vie privée (« privacy ») et de la régulation[8] et la gouvernance de cet internet de plus en plus ubiquitaire et multiforme, quand il n'y a plus d'interface unique[9],[10]. En France, à partir de 2015, le forum international IoT Planet se déroule chaque mois de novembre à Grenoble afin de faire le point sur l'évolution technologique des objets connectés[11],[12].

Définition[modifier | modifier le code]

L'internet des objets est « un réseau de réseaux qui permet, via des systèmes d’identification électronique normalisés et sans fil, d’identifier et de communiquer numériquement avec des objets physiques afin de pouvoir mesurer et échanger des données entre les mondes physiques et virtuels. »[13].

Une recommandation Présentation générale de l'Internet des objets (ITU-T Y.2060), juin 2012, § 3.2.2,définition internationale (par l'Union internationale des télécommunications[14]) définit l'Internet des Objets comme une « infrastructure mondiale pour la société de l'information, qui permet de disposer de services évolués en interconnectant des objets (physiques ou virtuels) grâce aux technologies de l'information et de la communication interopérables existantes ou en évolution »[15]. Pour l'Union, en exploitant les capacités d'identification, de saisie de données, de traitement et de communication, l'IdO tire pleinement parti des objets pour offrir des services à toutes sortes d'applications, tout en garantissant le respect des exigences de sécurité et de confidentialité. Elle note enfin que, dans une optique plus large, l'IdO peut être considéré comme un concept ayant des répercussions sur les technologies et la société[16].

L'IdO est donc « un réseau de réseaux qui permet, via des systèmes d’identification électronique normalisés et unifiés, et des dispositifs mobiles sans fil, d'identifier directement et sans ambiguïté des entités numériques et des objets physiques et ainsi de pouvoir récupérer, stocker, transférer et traiter, sans discontinuité entre les mondes physiques et virtuels, les données s’y rattachant »[17].

D'autres définitions insistent sur les aspects techniques de l’IdO (« des objets ayant des identités et des personnalités virtuelles, opérant dans des espaces intelligents et utilisant des interfaces intelligentes pour se connecter et communiquer au sein de contextes d’usages variés »[18]), d’autres portent sur les usages et les fonctionnalités (« la convergence des identifiants numériques »[19]) notant qu’il devient possible d'identifier de manière unifiée des éléments d'information numérique (adresses) et des éléments physiques (une palette dans un entrepôt, ou un animal dans un troupeau).

Commercialisation et marché[modifier | modifier le code]

L'explosion du nombre de smartphones et de connexions a créé un marché nouveau aux opportunités quasi-infinies : dans les années 2010, de nombreux rapports comme celui du cabinet McKinsey[20] désignent ce marché comme l'une des principales sources de croissance. En 2016, 5,5 millions d'objets sont connectés chaque jour dans le monde. Un nombre qui pourrait rapidement dépasser la barre des milliards, d'ici à 2020[21]. Gartner prévoit en effet que 26 milliards d'objets seront installées en 2020, une augmentation importante par rapport aux 0,9 milliards d'unités de 2009[22].

Des entreprises comme IBM, Intel et Google entrent rapidement dans la « transition connectée », qui suppose de profondes transformations des méthodes de production et de management. En effet, la connexion permanente, malgré les facilités de communications qu'elle suppose, crée de nouveaux obstacles liés notamment à la sécurité des produits ; le risque de Hacking en particulier contraint à des investissements non négligeables qui tendent à transformer la chaîne de production et de radicalisation. Au-delà des opportunités offertes et de la transformation radicale de nos vies qu'entraîne la démocratisation de l'IoT, cette dernière se conjugue également à une réorientation de la chaîne de production de l'envergure de celle séparant Taylorisme et Toyotisme

Les géants du web[modifier | modifier le code]

Les grandes firmes du web visent non seulement à vendre des objets connectés mais aussi des services liées à ceux-ci, attirées par les prévisions de revenus qui pourraient excéder les 300 milliards grâce aux services en 2020[22].

Ces services dérivent directement de l'énorme quantité de données produites par les objets connectés qui demandent espace de stockage, vitesse de traitement et souvent bande passante pour streaming de data, audio et/ou vidéo. Pour certains, la solution idéale à ces problèmes est le Cloud Computing[23].

Intel[modifier | modifier le code]

En avril 2016, Intel qui est devenu le colosse actuel en produisant des microprocesseurs pour ordinateurs annonce le licenciement de 12000 employés (11 %) dans le but de se focaliser sur le IdO et les FPGA qui ensemble ont produit 40 % de ses revenus pour l'année 2015[24].

Les rapports aux investisseurs de l'entreprise montrent bien l'importance économique de l'IdO : alors qu'en 2013 le mot « Internet of Things » n'apparaissait même pas dans ces documents[25], en 2014, la division IdO annonce un revenu de 2,1 milliards, en augmentation de 19 % par rapport à 2013[26].

En 2015 la tendance continue avec une augmentation du 7 % par rapport au 2014 avec 2,3 milliards[27].

Samsung[modifier | modifier le code]

Le géant coréen entre à tous les niveaux dans le marché du IdO en 2014 avec l'acquisition de Smart Things, startup américaine développant des objets connectés pour la maison. Le prix d'achat n'est pas public, mais Samsung annonce à ses investisseurs que cette acquisition a apporté une augmentation du revenu de 2469 millions KRW[28].

IBM[modifier | modifier le code]

IBM annonce en 2015 l'investissement de 3 milliards de dollars pour établir une unité IdO. Le but est de proposer:

  • Une plateforme pour analyser les nécessités des entreprises en matière d'IdO.
  • Une plateforme pour aider les programmeurs à exploiter les informations produites par l'IdO
  • Créer un écosystème avec producteurs hardware, fournisseurs de services (compagnies téléphoniques)[29]

Google[modifier | modifier le code]

Google achète en janvier 2014 Nest, producteur de thermostats connectés, avec un investissement de 3,2 milliards de dollars[30].

Le géant de la recherche vend en outre des services de traitement des données récoltées par les objets connectés, comme BigQuery[31] et FireBase[32], rachetés par Google en 2014 pour un montant non diffusé au public[33].

Fournisseurs des réseaux : l'exemple français[modifier | modifier le code]

Contrairement aux grandes entreprises américaines, sur le territoire français le IdO est développé par les grandes compagnies de télécommunication qui peuvent exploiter leur réseau, leurs partenaires et leur savoir faire pour gagner cette partie du marché.

Bouygues[modifier | modifier le code]

Bouygues est officiellement active dans le secteur depuis février 2016 quand elle annonce sa filière Objenious. La petite entreprise (une vingtaine de collaborateurs) est conçue comme une startup et relie sur le réseau bas débit LoRa de Bouygues qui devrait couvrir la totalité du territoire français avant la fin du 2016[34].

Objenious se limitera aux objets connectés en bas débit: objets qui s'échangent messages très court concernant l'environnement, la localisation ou l'utilisation de biens (à travers des capteurs)[35].

En février 2016 Objenious signe un accord de roaming avec le groupe américain Senet qui déploie le même type de réseau bas-débit aux États Unis: les dispositifs produits par les deux groupes marcheront aussi bien en France que outre-océan, étape clé pour rendre le marché international.

Comme les géants du web américain, Bouygues, à travers Objenious, proposes deux nouvelles plateformes permettant de gérer les objets connectés déployés et de visualiser et exploiter les données produites par ceux-ci.

Le groupe des télécommunications signe aussi beaucoup d'accord avec les producteurs de capteurs pour satisfaire les besoins de tous les types d'industries[34].

Orange[modifier | modifier le code]

Orange, à travers son Orange Business Service (OBS), fournit des solutions aux entreprises désireuses de se développer dans l'IdO. En plus, en novembre 2015, il ouvre deux plateformes d'analyse de données aux entreprises de tous secteurs:

  • Live Objects permet aux entreprises de sélectionner des objets connectés et des capteurs sur catalogue, de les doter du type de connectivité (LoRa, réseau cellulaire) approprié mais aussi de stocker et traiter les données issues des objets et de les visualiser.
  • Flexible Data: un environnement Big Data complet.

Le groupe Orange ambitionne de réaliser 600 millions d'euros de chiffre d'affaires dans l'internet des objets[36].

SFR[modifier | modifier le code]

Altice est en revanche concentrée sur le M2M : le "Machine to Machine" qui permet de connecter des objets à travers des cartes SIM et qui permet l'échange de messages beaucoup plus grands que le bas débit de LoRa.

Pour mettre en communication les capteurs et les petits objets, Altice relie sur un partenariat signé avec le concurrent Sigfox qui opère déjà 7 millions d'objets dans 14 pays[37].

Composants systèmes[modifier | modifier le code]

L’Internet des objets n’est pas une technologie mais un système de systèmes où l’intégration de tous les composants induit une complexité que l'interopérabilité diminue mais n'évite pas. La gestion des interfaces y est déterminante. Voici les principaux systèmes technologiques nécessaires au fonctionnement de l’IdO[17] :

Type de systèmes Identification Capteurs Connexion Intégration Traitement de données Réseaux
Enjeux Reconnaître chaque objet de façon unique et recueillir les données stockées au niveau de l’objet. Recueillir des informations présentes dans l’environnement pour enrichir les fonctionnalités du dispositif. Connecter les systèmes entre eux. Intégrer les systèmes pour que les données soient transmises d’une couche à l’autre. Stocker et analyser les données pour lancer des actions ou pour aider à la prise de décisions. Transférer les données dans les mondes physiques et virtuels.
Technologies anciennes Codes barre, solutions RFID simples, URI, coordonnées GPS Luxmètre, capteur de proximité, thermomètre, hydromètre... Câbles, radio... Middleware... Base de données, tableur, Progiciel de gestion intégré, Gestion de la relation client... Internet, Ethernet...
Technologies récentes Solutions RFID complexes, onde acoustique de surface, puces optiques, ADN Accéléromètre, gyroscope, capteurs miniaturisés nanotechnologies Bluetooth, communication en champ proche, Wi-Fi, ZigBee... Middleware évolués, analyse décisionnelle des systèmes complexes Entrepôt de données 3D (compatible avec les puces RFID), Web sémantique... Réseau EPCglobal...

Lier un objet ou un lieu à Internet est un processus plus complexe que la liaison de deux pages Web. L'Internet des objets exige sept composants :

  1. Une étiquette physique ou virtuelle pour identifier les objets et les lieux. Quelques systèmes d'étiquetage sont décrits ci-dessous. Pour permettre aux étiquettes physiques plus petites d'être localisées elles doivent être embarquées dans des marqueurs visuels.
  2. Un moyen de lire les étiquettes physiques, ou de localiser les étiquettes virtuelles.
  3. Un dispositif mobile tel qu'un téléphone cellulaire, un organizer ou un ordinateur portable.
  4. Un logiciel additionnel pour le dispositif mobile.
  5. Un réseau sans fil de type 2G, 3G ou 4G afin de permettre la communication entre le dispositif portable et le serveur contenant l'information liée à l'objet étiqueté.
  6. L'information sur chaque objet lié. Cette information peut être contenue dans les pages existantes du Web, les bases de données comportant des informations de type prix, etc.
  7. Un affichage pour regarder l'information sur l'objet lié. À l'heure actuelle, il est probable que ce soit l'écran d'un téléphone mobile.

Applications[modifier | modifier le code]

Les domaines d'applications sont par exemple : la gestion des déchets, la planification urbaine, la détection environnementale[38], les gadgets d'interaction sociale, l'environnement urbain durable, les services d'urgence, l'achat mobile, les compteurs intelligents, la domotique[39],[40]. On peut distinguer différentes catégories d'applications[41]:

Transports et logistique[modifier | modifier le code]

Voitures, trains, bus et vélo se voient de plus en plus doués de capteurs, actuateurs et logique de traitement d'informations. Le routes aussi peuvent être munies de capteurs et tags qui envoient informations sur la circulation aux stations de contrôles mais aussi directement aux voyageurs pour mieux gérer le trafic, améliorer la sécurité routière, et guider les touristes.

Exemple : les systèmes d'étiquetage[modifier | modifier le code]

Il y a un certain nombre de systèmes d'étiquetage différents en compétition.

Radio-étiquettes[modifier | modifier le code]
Parfois désigné par l'anglicisme RFID, ce dispositif d'identification de radiofréquence est un petit transpondeur qui peut être lu à courte distance par un émetteur récepteur (lecteur). Comme les radio-étiquettes peuvent être très petites, elles sont souvent encapsulées dans un marqueur plus visible pour leur permettre d'être localisées.
Un lecteur de radio-étiquettes peut être ajouté à un téléphone mobile existant en tant que coque. Nokia produit ce type de coque pour ses téléphones portables 3220. À l'heure actuelle, peu de mobiles offrent des fonctionnalités de radio-identification, mais ceci peut changer puisque de tels mobiles peuvent être employés pour des paiements sans argent liquide et pour d'autres buts.
Depuis 2005, les voyageurs dans la ville de Hanau, près de Francfort en Allemagne peuvent payer les billets d'autobus en passant leur téléphone Nokia au-dessus d'un lecteur adéquat installé dans les autobus. D'autres applications pour mobiles incluent l'échange de cartes de visite professionnelles électroniques entre les téléphones, ou l'utilisation d'un téléphone mobile pour s'enregistrer à l'aéroport ou à l'hôtel.
Étiquettes graphiques[modifier | modifier le code]
Une étiquette graphique se compose d'une image sur un marqueur, qui peut être lu par un appareil-photo de téléphone mobile. Il y a nombre de systèmes en concurrence, comme les Semacodes, les QR codes, ShotCodes et les codes barres. La conception de tels codes doit être assez riche pour inclure un bon nombre d'information et assez robuste pour que l'étiquette soit lisible, même lorsqu'elle est en partie obscurcie ou endommagée : les étiquettes pourraient être sur l'extérieur des bâtiments et exposées à l'usure et au temps.
Les étiquettes graphiques ont un certain nombre d'avantages. Elles sont faciles à comprendre et bon marché à produire. Elles peuvent également être imprimées sur presque n'importe quoi, y compris des t-shirts. Les codes barres sont une forme particulièrement attrayante d'étiquetage parce qu'ils sont déjà très employés couramment, et les appareils-photo des téléphones peuvent facilement les lire.
Étiquettes de type SMS[modifier | modifier le code]
Une étiquette de type SMS comporte un code alphanumérique court, qui peut être imprimé sur un marqueur ou être marqué à la craie sur un mur. Le service de message court (SMS) est alors employé pour envoyer le code et pour renvoyer un message.
Étiquettes virtuelles[modifier | modifier le code]
Dans un système d’étiquetage virtuel, il n'y a aucune étiquette physique à un lieu donné. Au lieu de cela, une URL est associée à un ensemble de coordonnées géographiques. Quand un téléphone portable équipé par GPS entre dans un secteur particulier, le téléphone peut être utilisé pour retrouver toutes les URLs associées à ce secteur. Le secteur peut être délimité sur quelques mètres ou représenter un secteur beaucoup plus large. Actuellement, peu de mobiles offrent des fonctionnalités de type GPS et le GPS n'est pas précis dans des secteurs urbains. L'exactitude du GPS pourrait s'améliorer lorsque le système de positionnement de l'Union européenne Galileo deviendra opérationnel.

Soins de santé[modifier | modifier le code]

Les objets connectés permettent de suivre et identifier en temps réel et à la demande outils, équipement et médicaments. Pouvoir avoir des informations instantanément sur un patient peut souvent être déterminant.

Environnements intelligents[modifier | modifier le code]

Capteurs et actuateurs distribués dans plusieurs maison et bureaux peuvent augmenter le confort dans ces environnements: le chauffage peut s'adapter à la météo, l'éclairage suivre l'horaire et la position du soleil, des incident domestiques peuvent être évités avec des alarmes et beaucoup d’énergie pourrait être économisée.

Mais des environnements intelligents peuvent améliorer l'automatisation en milieu industriel avec un déploiement massif de tags RFID associés aux différentes étapes de la production.

La ville intelligent est un exemple d'environnement intelligent.

Vie sociale[modifier | modifier le code]

On trouve ici toutes les applications qui permettent à l'utilisateur d’interagir avec les autres pour entretenir et construire des relations. Par exemple les objets connectés pourraient déclencher automatiquement l'envoi de messages à nos amis pour leur communiquer ce que nous sommes en train de faire et où nous sommes.

D'autres exemples[modifier | modifier le code]

Les applications de l'Internet des objets décrites ci-dessus permettront de lier de l'information complète et éditable à n'importe quel objet ou lieu. Mais quant à savoir comment ces possibilités peuvent être utilisées au mieux, cela reste à définir. Ce qui a émergé jusqu'ici est un mélange d'applications sociales et commerciales.

  • le quartier d'affaire de Songdo en Corée du sud est la première ville intelligente opérationnelle[42],[43].
  • Les éditeurs des guides Lonely Planet distribuent des flèches jaunes avec un de leurs guides et encouragent les voyageurs à laisser des étiquettes de leurs histoires et commentaires partout où ils vont.
  • Siemens voit son système d'étiquetage virtuel être utilisé pour étiqueter les emplacements touristiques, et ainsi laisser des messages pour des amis. Siemens propose également que des étiquettes virtuelles puissent être employées pour lier des annonces (par exemple publicitaires) avec des lieux. Geominder offre également un service d'étiquetage virtuel.
  • Nokia a démontré que lorsqu'un téléphone Nokia 3220 avec la coque RFID est branché à une publicité de type RFID, une URL peut être lue et des informations sur le produit ou le service annoncé sont retournées au téléphone.
  • Des applications permettent de lire le code barre d'un produit avec un téléphone mobile, lequel télécharge ensuite les prix qui y sont associés sur internet afin de les comparer[44].
  • Semapedia a créé un système pour lier les objets physiques et les articles de Wikipédia en utilisant le schéma d'étiquetage Semacode. On peut créer des étiquettes graphiques qui instaurent des liens sur les URLs des différents articles de Wikipédia. Ces étiquettes peuvent alors être attachées aux objets physiques mentionnés dans les articles de Wikipédia. La lecture d'une étiquette avec l'appareil-photo d'un téléphone mobile permettra alors de retrouver un article de Wikipédia et le montrera sur l'écran de téléphone.
  • QRpédia est un système, basé sur le Web mobile, qui utilise les codes QR pour fournir à l'utilisateur des articles de Wikipédia dans la langue qu'il désire. À l'utilisation des codes QR, qui peuvent facilement être générés pour n'importe quel URI, le système QRpédia ajoute plusieurs fonctionnalités, fondées notamment sur la reconnaissance de la langue du téléphone mobile.
  • Une alternative à l'utilisation des codes barres 2D est d'appliquer des techniques de vision d'ordinateur pour identifier des modèles et des images plus complexes. Des compagnies comme Daem développent des plateformes d'identification d'image pour transformer n'importe quelle image en hyperliens.
  • NeoMedia Technologies offre Qode, un système breveté pour lier le monde physique au monde électronique. Avec Qode, des objets de la vie de tous les jours peuvent être employés comme hyperliens dans le World Wide Web. Le système Qode permet d'associer aux adresses Web (URLs) des Machine Readable Identifiers (MRI), même aux sous-pages des sites Web. En conséquence, Qode permet l'approche « one click to content ».
  • Violet conçoit et commercialise Nabaztag:tag, un appareil autonome permettant de lier des objets possédant une puce RFID à des actions.

Les implications sociales et cognitives de ces applications et de celles à venir de l'IdO posent d'ailleurs un certain nombre de problèmes quant à la protection de la vie privée, voire des façons de se comporter dans un environnement (par exemple grâce à objets qui viennent modifier l'appréhension de l'environnement, comme les lunettes Google). L'interconnexion d'objets transmettant continuellement de l'information sur les personnes pourrait ainsi, selon certains critiques, marquer la disparition complète du contrôle des individus sur les données les concernant[45].

Standardisation[modifier | modifier le code]

Normes et standards[modifier | modifier le code]

Le succès d'internet repose sur l'adoption généralisée de protocoles de communication clairement définis (TCP/IP, SMTP, HTTP, etc.). L'ensemble de ces protocoles représente un langage commun à tous les systèmes connectés, quels que soient leur marque, leur système d'exploitation ou les outils logiciels utilisés. En l'absence d'un tel langage commun, l'internet se réduirait à un patchwork de réseaux propriétaires et incompatible, chacun dédié soit à une application particulière, soit à un groupe d'utilisateurs donnés.

En l'absence de protocoles et de standards universels, le développement de l'internet des objets présente le même risque de balkanisation. En fait, l'existence même du concept d'internet des objets ("internet" dans son sens littéral, "entre réseaux") dépend d'une volonté de standardisation de la communication entre objets. Même si certains systèmes s'affichent dès aujourd'hui comme parties ou précurseurs de l'internet des objets, ce terme ne pourra être légitimement utilisé que lorsque chacun de ces systèmes sera en mesure de communiquer avec tous les autres sur la base de protocoles communs.

Codes-barre, EAN[modifier | modifier le code]

Dans l'industrie, les entreprises pionnières en matière de technologie RFID se sont heurtées à ce problème dès les années 1990. L'utilisation de marqueurs RFID a rapidement mené au succès de nombreuses applications propriétaires. Tant que ces applications ne concernent que les processus internes d'une entreprise (boucle fermée ; systèmes de production, par exemple), il n'y a pas de problème. Mais dès le moment où une interaction entre différents partenaires commerciaux est envisagée (boucle ouverte ; fournisseurs, clients, autorités, etc.), la compatibilité entre les différents systèmes doit être assurée. Et dans le cas général d'une chaîne d'approvisionnement complète (supply-chain) – où les produits passent par de nombreuses étapes de production, de stockage, de transport et de transformation – la mise en œuvre de standards devient indispensable.

Dans le milieu de la grande distribution, un standard s'est imposé depuis les années 1970 pour l'identification des produits : le code EAN (European Article Numbering). Il s'agit du code-barres que l'on trouve de nos jours sur la grande majorité des produits de consommation courante, et dont l'utilisation à la caisse des supermarchés est tellement naturelle qu'on ne la remarque quasiment plus. Un code EAN ne permet toutefois d'identifier qu'une classe de produits (p. ex. « un paquet de chewing-gum Wrigley » : tous les paquets portent le même code) et non les instances individuelles de cette classe (p. ex. « le paquet de chewing-gum Wrigley no 42 » : chaque paquet porte un code individuel unique qui le distingue de tous les autres). Or, une telle distinction au niveau individuel est indispensable à l'émergence de l'Internet des objets, de même que l'attribution d'une adresse IP unique propre à chaque connexion est indispensable au fonctionnement de l'Internet tel que nous le connaissons aujourd'hui.

Système EPC[modifier | modifier le code]

Partant de cette constatation, les organismes EAN International et UCC (Uniform Code Council) – chargés de la gestion du système EAN et aujourd'hui réunis au sein de l'organisme global GS1 – ont choisi le système EPC (Electronic Product Code) développé par l'Auto-ID Center (aujourd'hui « Auto-ID Labs ») comme base pour leur nouvelle génération de standards. L'organisation EPCglobal, Inc., créée par GS1, est chargée du développement et de la gestion de ces nouvelles normes.

Le système EPC est souvent considéré comme directement lié à la technologie RFID. En effet, la standardisation d'un système d'identification au niveau de l'article individuel s'est avérée indispensable dans ce domaine, et la pression de géants tels que la chaîne de supermarchés américains WalMart ou le Département de la Défense des États-Unis a permis une progression rapide des processus de développement et d'adoption des nouveaux standards. Néanmoins, le code EPC n'est au fond qu'une suite de bits organisés selon une systématique précise et n'est donc pas limité au domaine de la RFID. Il peut aisément prendre la forme d'un code-barres standard ou bidimensionnel (par exemple, Data Matrix ou QR Code), ou simplement d'une suite de caractères numériques.

EPC pour l'internet des objets[modifier | modifier le code]

Le système EPC possède donc toutes les caractéristiques nécessaires pour servir de langage de base commun à l'internet des objets: une identification individuelle et unique des objets, associée à la large diffusion d'un système standardisé. À ceci s'ajoute encore l'architecture EPCglobal Network, qui définit l'organisation des systèmes d'informations destinés à assurer l'échange des informations EPC au niveau global et dont l'un des composants principaux, l'ONS (Object Naming Service), est directement basé sur le DNS (Domain Name System), élément essentiel de l'infrastructure de l'internet actuel.

L'utilisation du système EPC dans le cadre de l'internet des objets n'est toutefois pas entièrement exempte de problèmes. La nature commerciale du système EPCglobal en est un (l'attribution d'une plage de codes est payante), et le fait qu'une grande partie de l'architecture EPCglobal Network ne soit encore qu'à l'état d'ébauche en est un autre.

Il ne fait toutefois aucun doute que le système EPC occupe une place de choix dans la perspective du développement de l'internet des objets, soit en tant que composant à part entière, soit comme source d'inspiration.

Au-delà des standards[modifier | modifier le code]

Au-delà des standards existants, l'Internet des Objets peut être compris comme un cyberespace « indéterministe et ouvert » dans lequel évoluent des objets logiciels virtuels autonomes associés aux objets physiques inertes et s'alimentant des données évènementielles (RFID, Code-barres, NFC, etc). Les nouvelles possibilités offertes par les services de mobilité via la technologie NFC sur les téléphones portables devraient permettre le développement à grande échelle de l'Internet des Objets, avec des initiatives comme celle de Cityzi en France, où le mobile et ses applications virtuelles seront en interaction directe avec son environnement physique et permettront ainsi d'en obtenir des informations utiles connexes (musée, transport, commerçant etc)[46].
Grâce à une interopérabilité croissante, ces entités autonomes dotées d’une intelligence propre pourraient devenir de plus en plus capables de s’auto-organiser (voir Auto-organisation) en fonction des circonstances, des contextes ou des environnements. Ceci leur permet déjà de partager avec des tiers (entités, objets) afin de faire converger leurs finalités (à ce titre, le concept d'Internet des Objets est très proche de celui d'Intelligence ambiante).
L'Internet des Objets, autrefois objet physique deviendrait alors - par le biais de son intelligence logicielle associée - un véritable acteur ou Agent économique[47] dans les chaines de valeur ou les processus dans lesquels il est engagé[48], au même titre que le sont les humains, les organisations ou certains systèmes d'information.
Cet Internet est par essence évènementiel[49], il se fait notamment « par le bas », c’est-à-dire selon des approches « bottom-up » basées sur l’événement et permettant un pilotage opérationnel à des niveaux subsidiaires[50].

Chaque acteur y dispose, potentiellement, de son propre référentiel (nommage, sémantique, temps) lui assurant théoriquement une autonomie de décision et de comportement, mais il dépendra de plus en plus des filtres qui sélectionneront les données supposées pertinentes pour lui dans le big data.
En outre, la variété et la multiplicité des liens ou interactions entre ces acteurs en font un système complexe, capable d’intégrer de nouveaux acteurs autonomes de façon potentiellement « transparente ».

Dans cet Internet, l’interprétation d’un événement peut se faire selon une logique déterministe et syntaxique ou de façon contextuelle : ce Web devra donc être sémantique. Cette interprétation doit donc souvent s’affranchir de référentiels trop « généralistes » incapables de gérer les milliards d’exceptions qui seront potentiellement générés : la standardisation « EPCglobal » entre autres, trouve ici ses limites. En effet, vouloir adresser tous les cas possibles revient à définir une « finalité » globale à grande échelle : cette tâche est impossible dans une démarche « top-down » (quel organisme pourra tout prévoir ?). De même, la dimension chronologique appréhendée de façon « linéaire » perd son sens dans un système si globalisé où des milliards d’évènements, très divers se produisent au même moment et parallèlement[51] : l’internet des objets nécessitera donc le développement et l’usage de systèmes d’information « massivement » parallèles.

Aspects juridiques en France[modifier | modifier le code]

Du fait de la connexion des objets sur l’Internet, le droit de propriété devrait être logiquement renforcé ou au contraire ouvert ou adapté à une logique collaborative. En effet, l'adage juridique selon lequel « en matière de meuble, possession vaut titre » pourrait être remis en cause en cas de vol ou de recel, voire de perte. Mais il reste alors à déterminer qui aura la charge de superviser la propriété des objets connectés et de l'information qu'ils ont collectivement co-généré.

La géolocalisation et la protection des données sont débattus entre experts, entreprises et profanes[52]. Concernant les impératifs de sécurité et protection des données, il convient de rappeler que conformément à l’article 226-17 du Code pénal, le non-respect de l’obligation de sécurité imposée à tout traitement de données à caractère personnel est sanctionné de 5 ans d’emprisonnement et de 300 000 € d’amende. Lorsque c’est une personne morale qui est en cause, l’amende peut être multipliée par 5 et atteindre jusqu’à 1 500 000 €.

Gouvernance[modifier | modifier le code]

Elle doit concerner des objets mais aussi les données qu'ils acquièrent et utilisent (en croissance exponentielle : doublant chaque 12 heures attendu vers 2025 contre tous les 12 mois environ en 2015[1]).

Alors que dans un système opaque, nos comportements et sentiments sont de plus en plus prédéterminés par des informations et publicités personnalisées ou ciblées, par les résultats des moteurs de recherche, les systèmes et outils d'aide et conseil et des technologies cachées d'analyse et de suivi de nos émotions, et alors que « des milliers de morceaux de métadonnées ont été recueillies sur chacun de nous »[53], des entreprises, lobbies ou gouvernements peuvent plus facilement manipuler nos décisions. L'usager de l'internet et des objets connectés dépend aujourd'hui de filtres et d'algorithmes complexes et brevetés, qu'il ne peut maitriser[1].

On recense en effet déjà de nombreux incidents. La sécurité des voitures connectées par exemple, a été mise en cause après le piratage en juillet 2015 d'une Jeep Cherokee alors qu'elle roulait sur l'autoroute[54].

En réponse aux risques de dérives, de mésusage, de détournement, de vol, de manipulation, d'appropriation ou usages illégaux de ces informations et en particulier de l'information personnelle ou d'intérêt générale (bien commun), l'ETH de Zurich travaille avec divers partenaires à la mise au point de systèmes d'information ouverts et transparents, fiable et contrôlables par l'utilisateur qui dépend aujourd'hui de filtres et d'algorithmes complexes brevetés qu'il ne peut maitriser[1]. L'ETH veut créer un système distribué dit Nervousnet, une sorte de « système nerveux numérique » capable de préserver la vie privée en utilisant les réseaux de capteurs de l'Internet des objets (dont ceux des smartphones) afin de décrire le monde qui nous entoure de manière plus transparente dans un lieu collectif « bien commun de données ». Selon ces chercheurs, les nombreux défis à relever seront plus facilement résolus via une plate-forme ouverte et participative et des systèmes de gouvernance par la communauté basé sur des règles simples, « approche qui a fait ses preuves pour de grands projets tels que Wikipedia et Linux ». Selon les auteurs du projet, de même que « les standards ouverts du World Wide Web ont créé des opportunités socioculturelles et économiques sans précédent, un cadre approprié à l'Internet des objets et à la société numérique pourrait aussi favoriser un âge de prospérité ».

Difficultés[modifier | modifier le code]

Il faut une norme de communication qui consomme peu de courant, pour augmenter l'autonomie de la batterie, et peu de données pour limiter la consommation de forfait internet GSM.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Dirk Helbing & Evangelos Pournaras (2015) Share/bookmark Society: Build digital democracy, Nature, 2015-11-02
  2. Proulx, S. (2005). Penser les usages des technologies de l’information et de la communication aujourd’hui : enjeux–modèles–tendances. Lise Vieira et Nathalie Pinède, éds, Enjeux et usages des TIC : aspects sociaux et culturels, Tome, 1, 7-20.
  3. Ogor, P. (2001). Une architecture générique pour la supervision sûre à distance de machines de production avec Internet (Doctoral dissertation, Brest)
  4. Benghozi, P. J., Bureau, S., & Massit-Folea, F. (2008). des objets. Quels enjeux pour les Européens ?
  5. (fr) P. Gautier, Objets « connectés », objets « communicants »… ou objets « acteurs », http://www.refondation.org/blog/2385/internet-des-objets-objets-connectes-objets-communicants-ou-objets-acteurs
  6. (fr) L'Internet des Objets... Internet, mais en mieux, préfacé par Gérald Santucci, postfacé par Daniel Kaplan (FING) et Michel Volle, de Philippe Gautier et Laurent Gonzalez, Éditions AFNOR (Groupe AFNOR), 2011 ( (ISBN 978-2-12-465316-4))
  7. (fr) P. Gautier, Internet des objets et perspectives économiques, http://www.i-o-t.org/post/Internet-des-objets-et-perspectives-economiques
  8. Brousseau, É. (2001). Régulation de l'Internet (Vol. 52, No. 7, p. 349-377). Presses de Sciences Po.
  9. Benhamou, Bernard (2009), L’internet des objets ; Défis technologiques, économiques et politiques, Revue Esprit ; 2009/3 (mars/avril), 270 pages, SBN : 9782909210759; DOI : 10.3917/espri.0903.0137
  10. Benhamou B, Weill M Quelle gouvernance pour l’Internet des Objets ? http://mathieuweill.fr/images/Objets.pdf
  11. iot-planet.org
  12. IoT Planet : Grenoble accueille le 1er forum international dédié aux objets connectés, Channelnews.fr ; 2015-10-13
  13. L’Internet des Objets | Pierre-Jean Benghozi, Sylvain Bureau, Françoise Massit-Folléa : http://books.openedition.org/editionsmsh/84
  14. Guido Noto La Diega, « L'Internet des Objets. Effleurant la surface »,‎ (consulté le 23 février 2015)
  15. Présentation générale de l'Internet des objets (rapport ITU-T Y.2060),ITU-T Study Group 20, ITU,juin 2012
  16. « ITU-T définition du Internet des Objets »
  17. a et b [PDF] Étude L’internet des objets, par Pierre-Jean Benghozi et Sylvain Bureau (Pôle de recherche en Économie et Gestion de l’École Polytechnique) et Françoise Massit-Folléa (programme Vox Internet II).
  18. (en) Anonyme. 2008. Internet of Things in 2020. Roadmap for the Future, 1.1 ed.: 27: Infso D.4 Networked Enterprise & RFID; Infso G.2 Micro & Nanosystems in co-operation with the working group RFID of the EPOSS. p. 4
  19. (fr) S. Le Pallec, http://2005.jres.org/paper/70.pdf
  20. McKinsey, Internet of Things : Mapping the Value Behind the Hype.
  21. « Insécurité des objets connectés : comment conjuguer l’IoT et la sécurité », sur Le Journal Du Net,‎ (consulté le 4 mai 2016)
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  23. (en) In Lee et Kyoochun Lee, « The Internet of Things (IoT): Applications, investments and challenges for enterprise », Business Horizons, no 58,‎ , p. 3
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  31. (en) BigQuery
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  43. (en) Ken Hess for Consumerization: BYOD, « The Internet of Things outlook for 2014: Everything connected and communicating », ZDnet,‎ (consulté le 14 avril 2014)
  44. Tel le logiciel Pic2shop pour iPhone.
  45. Michel Cartier, « L'Internet des objets », sur 21 siècle
  46. http://lecercle.lesechos.fr/entrepreneur/tendances-innovation/221137421/nfc-cityzi-google-wallet-square-paiement-mobile-pleine-e
  47. Philippe GAUTIER, "Google rachète Jambool (Internet des Objets et monnaies virtuelles)" [1]
  48. Philippe GAUTIER, "Quel Modèle économique pour l'Internet des Objets ?" [2]
  49. Gautier P « RFID et acquisition de données évènementielles : retours d'expérience chez Bénédicta », pages 94 à 96, Systèmes d'Information et Management - revue trimestrielle No 2 Vol. 12, 2007, (ISSN 1260-4984) / ISBN 9782747212908, éditions ESKA. [3]
  50. N. Raynaud, C. Rongier, « Et si on parlait de l'internet du futur? », Octo Talks!,‎ (lire en ligne)
  51. (fr) "L'organisation et le temps" de Janusz Bucki
  52. Bellamy A, Objets connectés et sécurité des données, 28 février 2014, sur lesnumériques.com
  53. Chester J (2015) Acxiom: "For every consumer we have more than 5,000 attributes of customer data", Center for Digital Democracy ; 2015-01-10
  54. « Une Jeep piratée et stoppée à distance sur une autoroute », sur Le Figaro,‎ (consulté le 2 mai 2016)
  55. « Academia.edu »


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]