SAP (entreprise)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

49° 17′ 36″ N 8° 38′ 31″ E / 49.29347222, 8.64180556

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir SAP.
SAP SE
Description de cette image, également commentée ci-après

Logo de SAP

Création 1 avril 1972
Fondateurs Dietmar Hopp, Hasso Plattner, Hans-Werner Hector, Klaus E. Tschira et Claus Wellenreuther
Personnages clés Hasso Plattner: Président du conseil de surveillance
Forme juridique Societas Europaea (SE)
Action Euronext : SAP
FWB : SAP
Slogan Run Simple
Siège social Drapeau d'Allemagne Walldorf, Bade-Wurtemberg (Allemagne)
Direction Bill McDermott (en)
Activité Informatique, Progiciel
Produits SAP ERP, SAP Business Suite, Netweaver, SAP Business All-in-One, SAP Business ByDesign, SAP Business One
Effectif 74497 (juin 2015) [1]
Site web SAP
SAP France
Chiffre d’affaires 17,56 milliards € (2014) [2]
+4%
Résultat net 3,28 milliards € (2014) [3]
-1%

SAP SE est une entreprise de droit européen (SE signifiant « Societas Europaea » en Latin) [4] qui conçoit et vend des logiciels, notamment des systèmes de gestion et de maintenance, principalement à destination des entreprises et des institutions dans le monde entier. Premier éditeur de logiciels en Europe et quatrième dans le monde[5]. Son siège se trouve à Walldorf, en Allemagne, et il dispose de bureaux régionaux sur les cinq continents. Son produit le plus connu est le progiciel de gestion intégrée SAP ERP.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les années 1970[modifier | modifier le code]

En 1972, cinq anciens employés d’IBMDietmar Hopp, Hans-Werner Hector, Hasso Plattner, Klaus E. Tschira, et Claus Wellenreuther – fondent Systems Applications and Products in Data Processing (Systèmes, Applications et Progiciels), à Mannheim, en Allemagne[6]. Leur projet est de développer un logiciel standard de gestion des données en temps réel, à destination des entreprises. Imperial Chemical Industries (ICI) est le premier client de SAP, en 1972[7]. Un an plus tard, SAP lance son premier logiciel de comptabilité, à partir duquel seront développées les autres composantes du “système R/1" ("R" signifiant “real-time data processing”, traitement des données en temps réel)[8]. En 1976, la société “Systems Applications and Products in Data Processing” est rebaptisée SAP GmbH. Moins de sept ans après le début de ses recherches, en 1979, SAP lance le système R/2 [8].

Les années 1980[modifier | modifier le code]

Dans les années 1980, SAP s’installe à Walldorf, près de Heidelberg, en Allemagne. La société s’étend à l’international avec l’ouverture de filiales au Danemark, en Suède, en Italie, et aux États-Unis. Le système R/2 est remodelé pour s’adapter à différentes langues et devises. En août 1988, SAP GmbH devient SAP AG (une société par actions, dans le droit allemand). Avec un directoire composé de quatre des membres fondateurs de SAP - Hopp, Plattner, Tschira et Hector, la société entre en bourse à Francfort en novembre 1988. Le mensuel économique allemand Manager Magazin élit SAP Entreprise de l’Année ; une distinction que la société recevra un grand nombre de fois au cours des années suivantes.

Années 1990[modifier | modifier le code]

En 1991, Le Pr Henning Kagermann rejoint le directoire de SAP. Le SAP R/3 sort en 1992. Avec cette troisième version de son système de gestion d’entreprise, SAP passe de l’ère de l’ordinateur central à celle de l’architecture informatique moderne, fondée sur les bases de données, les applications, et les interfaces. Le Dr Peter Zencke entre au comité exécutif de SAP en 1993[9], Claus Heinrich et Gerhard Oswald en 1996. SAP fête son vingt-cinquième anniversaire en 1997. Le 3 août 1998, SAP est cotée pour la première fois à la Bourse de New York (NYSE). La même année, SAP connaît un premier changement majeur dans sa hiérarchie : Dietmar Hopp et Klaus Tschira entrent au comité de surveillance, dont Dietmar Hopp est nommé président. Henning Kagermann prend le fauteuil de coprésident de ce comité et de co-PDG aux côtés de Hasso Plattner. Avant l’entrée dans le troisième millénaire, SAP lance sur le marché la stratégie globale mySAP.com, qui fait le lien entre les progiciels de gestion intégrés existants et le commerce électronique, grâce à la technologie Internet.

Années 2000[modifier | modifier le code]

Avec l’explosion de l’Internet, les progiciels se concentrent sur l’utilisateur. SAP commercialise SAP Workplace, concept de portail d’entreprise et de l’accès personnalisé aux informations. Werner Brandt rejoint SAP en 2001 en tant que membre du comité exécutif et directeur financier. Léo Apotheker devient Président des Opérations et Solutions Client au niveau mondial et membre du comité exécutif de SAP en 2002. Henning Kagermann occupe seul le poste de PDG à partir de 2003[10]. En février 2007, son contrat est prolongé jusqu’en 2009, et il nomme Léo Apotheker PDG adjoint. La même année, en raison de désaccords sur la responsabilité de l’orientation stratégique, Shai Agassi, membre respecté du comité exécutif et proche collaborateur de Kagermann, quitte SAP[11]. En 2008, Léo Apotheker devient co-PDG aux côtés de Kagermann, qui prépare sa succession [12]. En avril, le comité de surveillance de SAP nomme trois nouveaux membres au comité exécutif : Erwin Gunst, Bill McDermott et Jim Hagemann Snabe. SAP rachète Business Objects en 2008. Toujours en 2008, SAP provoque la colère et la frustration parmi ses clients en augmentant ses tarifs de maintenance, ce qui alimente des débats animés sur les forums d’utilisateurs. En 2009, environ 3000 employés sont licenciés. SAP rachète Sybase en 2010. En mars 2014, SAP acquiert Fieldglass, pour un montant inconnu[13]. En septembre 2014, SAP acquiert Concur, une entreprise américaine de conception de logiciel de gestion de déplacements pour 7,3 milliards de dollars[14].

En mars 2015, SAP envisage de licencier 2 200 employés dans le monde tout en créant un nombre équivalent d'emplois dans ses activités cloud[15].

Activités et marchés[modifier | modifier le code]

Le siège social de SAP AG, à Walldorf.

SAP opère dans trois zones géographiques : Europe/Moyen-Orient/Afrique (EMEA), Amériques (le siège de SAP America, qui regroupe Amérique du Nord et Amérique latine, se trouve à Newtown Square, en Pennsylvanie), et Asie/Pacifique/Japon (APJ, qui regroupe Japon, Australie, Inde et plusieurs autres pays d’Asie). SAP dispose également d’un réseau de 115 filiales, et de cabinets de Recherche & Développement.

SAP se concentre sur six secteurs : procédés industriels de fabrication, d’assemblage, de distribution et de services aux consommateurs, services financiers et publics[16][réf. insuffisante]. La société propose plus de 25 produits aux grandes entreprises[17][réf. insuffisante] et plus de 550 pour les petites et moyennes entreprises[18][réf. insuffisante].

Les différents départements opérationnels de SAP sont divisés en trois catégories : Recherche & Développement, activités de terrain et assistance aux consommateurs. SAP Labs conçoit et développe les produits, tandis que des bureaux installés dans chaque pays partenaire se chargent des opérations de terrain comme la vente, le marketing et le conseil. La stratégie et la gestion globale sont décidées et menées au siège de SAP AG, en Allemagne, tout comme le travail d’ingénierie lié à la fabrication des produits.

Produits[modifier | modifier le code]

La suite logicielle intégrée de gestion d'entreprise de SAP, Business Suite (en) comprend cinq applications pour les entreprises. Si ses premiers produits ont surtout été utilisés par de grandes entreprises (notamment plusieurs figurant dans le classement Fortune 500), SAP s'adapte aux petites et moyennes entreprises (PME)

Services[modifier | modifier le code]

Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour voir d'autres.
Question book-4.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (indiquez la date de pose grâce au paramètre date).
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [Comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

SAP compte plus de 197 000 clients dans le monde, et 140 000 installations dans 120 pays. SAP voit la collaboration entre 51 000 employés, dont 13 000 consultants et formateurs et 7 700 techniciens de service et de maintenance. SAP compte aussi 185 000 employés vacataires, 77 centres de formation, 7 centres d’assistance internationaux et 9 centres de développement d’applications et de contenu.

Concurrence[modifier | modifier le code]

SAP au CeBIT 2010

Les concurrents de SAP sont principalement les autres fabricants de progiciels de gestion intégrés (PGI). SAP est aussi en compétition avec les secteurs du logiciel de Gestion des relations Client, de comptabilité et de gestion, de fabrication et d’entreposage industriels, ainsi que de gestion de la chaîne logistique[19] : IBM, Microsoft et Oracle figurent parmi les principaux adversaires de SAP sur ce marché hyper-concurrentiel.

En mars 2007, en Californie, Oracle a lancé des poursuites contre SAP pour concurrence déloyale et espionnage industriel. Oracle accusait la filiale texane SAP TN (appelée TomorrowNow avant son rachat par SAP, elle proposait des services tiers autour de produits phares de la gamme Oracle), d’avoir accédé à des données contenues sur le site clients de la marque, en utilisant les identifiants et mots de passe d’anciens clients, et d’avoir utilisé ces informations confidentielles à son profit. Quelques mois plus tard, SAP a reconnu que des “téléchargement inappropriés” de logiciels et de documentation avaient été effectués, de façon sporadique, mais la société nie tout violation de la propriété intellectuelle[20],[21]. Le 23 novembre 2010, SAP est condamnée par un tribunal d'Oakland à verser 1,3 milliard de dollars à Oracle pour violation de droits d'auteurs[22].

SAP a provoqué l’incompréhension et la frustration d’une partie de ses clients en 2008, lorsqu’elle a augmenté le tarif de ses contrats de maintenance. Cette polémique fait l’objet d’intenses débats au sein des groupes d’utilisateurs[23].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF]
  2. « Annuels SAP 2014 : Le cloud a généré un CA de 1 Md€ », LeMondeInformatique.fr (consulté le 27 janvier 2015)
  3. (en) « SAP Announces Preliminary Fourth Quarter and Full Year 2014 Results », prnewswire.com (consulté le 27 janvier 2015)
  4. http://www.news-sap.com/sap-se-now-european-company/
  5. http://www.softwaretop100.org/global-software-top-100-edition-2011
  6. (en) « Geschichte der SAP - Die ersten zehn Jahre »
  7. http://www.sap.com/uk/about/success/casestudies/ici.epx
  8. a et b (en) « SAP at a Glance: Press Fact Sheet, April 2007 », SAP (consulté le 15 octobre 2007)
  9. (de) Hasso Plattner, August-Wilhelm Scheer, Siegfried Wendt et Daniel S. Morrow, Dem Wandel voraus. Hasso Plattner im Gespräch, Bonn, Galileo Press,‎ (ISBN 3-934358-55-1)
  10. (en) Wharton School, « Henning Kagermann: Balancing Change and Stability in the Evolution of SAP's Enterprise Software Platform », sur Knowledge.Wharton,‎ (consulté le 15 octobre 2007)
  11. (en) Jeff Moad, « Shai Agassi Leaves SAP », MA News, Thomas Publishing Company,‎ (lire en ligne)
  12. (en) Mary Hayes Weier, « SAP Promotes Leo Apotheker To Co-CEO », Information Week
  13. SAP buys U.S. cloud services firm Fieldglass, Reuters, 26 mars 2014
  14. SAP buys expenses software maker Concur for $7.3 billion, Harro Ten Wolde, Reuters, 19 septembre 2014
  15. http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-sap-supprime-2-200-postes-pour-se-recentrer-sur-le-cloud-maj-60473.html
  16. (en) « Business in Brief: Markets », SAP (consulté le 15 octobre 2007)
  17. (en) « Midmarket Solutions: SAP ALL-IN-ONE – Solutions for mid-size companies », Annual Report 2006, SAP (consulté le 15 octobre 2007)
  18. (en) « Industry Solutions: Innovation - One Industry at a Time », Annual Report 2006, SAP (consulté le 15 octobre 2007)
  19. « SAP Competitors » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), consulté le 2013-03-25
  20. (en) « Oracle Sues SAP », Oracle,‎ (consulté le 3 septembre 2007)
  21. (en) « Oracle Sues SAP », oracle.com, Oracle (consulté le 3 septembre 2007)
  22. « SAP condamné à payer 1,3 milliard de dollars à Oracle », LeMonde.fr, 24 novembre 2010.
  23. SAP faces user wrath over price hikes

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :