Abbas Laghrour

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Abbès Laghrour
Laghrour Abbas
Abbas Laghrour
Abbès Laghrour

Naissance
N’Sigha, Algérie
Décès (à 31 ans)
Tunisie
Mort au combat
Origine Drapeau de l'Algérie Algérie
Allégeance FLN
Grade Lieutenant de Mostefa Ben Boulaïd ALN Drapeau : Algérie
Commandement ALN,Wilaya I
Conflits Guerre d'Algérie
Hommages 1er novembre 1954
Autres fonctions Approvisionnement militaire, direction

Abbès Laghrour ou Abbas Leghrour d'une famille berbère Chaouia (en arabe : عباس لغرور) est né le [1] au Douar de N'Sigha près de la ville de Khenchela en Algérie. Il suit son éducation à l’école française et obtient son certificat d’études primaires.

Parcours du militant[modifier | modifier le code]

En 1946, il adhère au Parti du peuple algérien (PPA) et active auprès du responsable régional des Aurès Brahim Hannachi. Après avoir été renvoyé de son travail, il ouvre une boutique de fruits et légumes qui devient un lieu de rencontre pour les militants du parti. En 1951, il organise une marche importante mobilisant les jeunes de sa ville dénonçant le chômage et la précarité dans laquelle ils vivent. Il est arrêté par les autorités françaises et l’emprisonne pendant trois jours où il subit des tortures sauvages ce qui lui occasionne une maladie pulmonaire. Le Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD) prend en charge ses soins médicaux à Batna. Il retourne à Khenchela après sa guérison et poursuit son militantisme au sein du parti[2].

Abbès Laghrour participe aux préparatifs pour la guerre de libération dans la région des Aurès en compagnie de Mostefa Ben Boulaïd, Belkacem Grine et Ben Abdelhafid Adjoul-Adjoul et dirige les groupes chargés du lancement des attaques durant la nuit du 1er novembre 1954. Adjoint à Bachir Chihani, qui remplaça Mostefa Ben Boulaïd à la tête de la Willaya I, Abbès Laghrour prend part à de nombreuses batailles durant la Révolution telles que les batailles d'El Djorf (en), de la zaouia et Tefsour à Chechar, d’El Bayadha et de Kentis Mrah El Baroud jusqu’à sa mort le .

Assassinat[modifier | modifier le code]

Il décida en 1955 avec Adjoul-Adjoul l'exécution de Bachir Chihani. Il fut à son tour liquidé, en Tunisie où il se replia refusant l'autorité de Mahmoud Cherif, pour complot en 1957. Actuellement le centre universitaire de Khenchela porte son nom[2].

Selon Mohammed Harbi, Lazhar Cheriet et Abbès Laghrour ont été exécutés sur ordre des représentants du CCE, pour avoir refusé de reconnaître l'autorité de Mahmoud Cherif nommé lors du Congrès de La Soummam comme responsable de la Wilaya I (les Aurès)[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]