Bataille de Bouzegza

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Bataille de Bouzegza

Informations générales
Date 4 août 1957 - 12 août 1957
Lieu Bouzegza Keddara, Algérie
Issue Victoire algérienne le 4 août; victoire française le 12 août[1]
Belligérants
Drapeau de la France FranceDrapeau de l'Algérie Armée de libération nationale de la Wilaya IV
Commandants
Drapeau de la France Jacques Allard[2]
Drapeau de la France Jacques Massu
Drapeau de l'Algérie Commandant Azzedine
Pertes
une trentaine de mort le 4 août
une dizaine de morts le 12 août
16 tués et 4 prisonniers le 4 août (selon l'armée française)[3]
98 tués le 12 (selon l'armée française)[4]

Guerre d'Algérie

Batailles

Du 1er novembre 1954 au 19 mars 1962
Toussaint Rouge — Opération Eckhmül — Opération Aloès — Opération Véronique — Opération Violette — Opération Timgad — Bataille d'El Djorf — Opération Massu — Embuscade de Palestro — Bataille d'Alger — Bataille de Bouzegza — Bataille des Frontières — Coup du 13 mai — Opération Résurrection — Opération Couronne — Opération Brumaire — Semaine des barricades — Manifestation de Décembre 1960 — Putsch des généraux — Combat du Fedj Zezoua — Plan Challe — Opération Oiseau bleu
Du 19 mars 1962 au 5 juillet 1962
Bataille de Bab el Oued — Fusillade de la rue d'Isly — Massacre d'Oran

La bataille de Bouzegza s'est déroulée pendant la guerre d'Algérie, dans la région berbérophone du massif d'Adrar Azegzaw (Djebel Bouzegza), à l’extrème-est de la Mitidja, en Algérie.

Le 4-12 août 1957, le commando Ali Khodja de l'Armée de libération nationale (ALN), renforcé d'unités locales, affronte les unités de l'Armée française, commandées par plusieurs généraux, dont Jacques Massu[5].

Contexte[modifier | modifier le code]

Selon les rapports français, la bataille fait suite à une embuscade, conduite fin juillet 1957, près de Médéa, contre une section du 1er régiment étranger de parachutistes, qui leur coûte 14 soldats tués, et 8 blessés[6]. Selon les Algériens, la cause est la capture de l'infirmier de l'unité locale de Palestro, commandée par Si Boualem, pendant une action de guérilla. Le prisonnier aurait donné le nom de Bouzegza aux Français, sachant que son unité n'y était pas, et ignorant la présence en ce lieu du commando Ali Khodja[7].

Déroulement[modifier | modifier le code]

Le combat du 4 août[modifier | modifier le code]

Malgré le nombre de ses soldats, et les moyens considérables qu'elle met en œuvre, l'armée française subit un lourd échec le 4 août. Le 2e escadron du 2e Régiment de Dragons, confondant le commando Khodja avec des soldats français[2],[7], perd de nombreux hommes.

Le commandant Azzedine déclare en 2009 qu'un article du quotidien Le Monde, paru le lendemain de cet événement, fait état de pertes françaises de l'ordre de 600 morts, les combattants de la Wilaya IV déplorant selon lui, seulement quelques blessés[7]. L'article du Monde en question, citant les autorités militaires françaises[3], mentionne en fait 21 tués et 18 blessés français. Selon l'historique du 2e dragons, les pertes sont de 29 tués, 12 blessés et 2 disparus[8].

Le commando n'aurait, selon le FLN, déploré qu'un seul blessé, les rebelles tués par l'armée française étant des moussebiline locaux et des civils[7].

L'épisode du 8 août[modifier | modifier le code]

Le 8 août, le commando, revenu au même endroit, échappe au bouclage français[7].

Nouveau bouclage français les 11 et 12 août[modifier | modifier le code]

Le commando Khodja a été rejoint par d'autres unités. Les soldats de l'ALN sont durement attaquées le 12 par des parachutistes[7] du 2e RPC et du 1er REP[6], les Français récupérant à cette occasion une partie des armes capturées par les rebelles[4]. D'après le commandant Azzedine, certaines ferkas sous les ordres de Si Boualem sont pratiquement décimées, tandis que le commando perd une dizaine d'hommes. Grâce à ses réseaux d'information, et sa connaissance du terrain, le commando Ali Khodja, parvient à se dégager et à se replier avec le moins dégâts possibles (selon le commandant Azzedine : quelques tués et une dizaine de blessés)[7].

Bilan[modifier | modifier le code]

Le commandant Azzedine dans une interview accordée à El Watan, donne à posteriori un bilan de 600 morts, blessés et disparus côté français. Pour Benjamin Stora ce bilan est exagéré, mais la bataille de Bouzegza reste un succès indéniable pour l'ALN et les pertes françaises sont nombreuses; de même que les pertes infligées par les parachutistes aux indépendantistes quelques jours plus tard sont également significatives[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Stora et Rochebrune 2016, p. ALN : L'apogée et le déclin.
  2. a et b « Violent combat au sud d'Alger », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  3. a et b « Vingt et un militaires tués et dix-huit blessés Seize morts chez les rebelles », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  4. a et b « Huit cents rebelles ont été mis hors de combat depuis le 5 août », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  5. Courrière 2001, p. 424.
  6. a et b Patrick de Gmeline, Nouvelle histoire de la Légion étrangère, Perrin, , 652 p. (ISBN 9782262069537, lire en ligne), p. 439
  7. a, b, c, d, e, f et g Boukhalfa Amazit, « Le commandant Azzedine raconte la bataille de Bouzegza », El Watan,‎ (lire en ligne)
  8. Claude Aïcardi, « Fiche Algérie 1954-1964 du 2e Dragons », sur Cavaliers et blindés,

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Article du journal Le Monde sur la bataille : « Un ancien officier d'Algérie commente la bataille du Bou-Zegza », Le Monde,‎ (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]