Mouloud Feraoun

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Mouloud Feraoun
Description de l'image Mouloud-feraoun.jpg.
Nom de naissance Aït-Chabane
Naissance
Tizi Hibel, Aït Mahmoud (Algérie)
Décès (à 49 ans)
Alger
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture français

Œuvres principales

Le Fils du pauvre

Mouloud Feraoun est un écrivain algérien kabyle d'expression française né le à Tizi Hibel en Haute Kabylie (Algérie). Il a été assassiné à Alger par l’OAS le 15 mars 1962[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le 8 mars 1913 (Ses parents l’ont déclaré à l’état civil le 8 mars, mais il serait né en février) dans le village de Tizi Hibel (ancienne commune mixte de Fort-National), son nom est Aït-Chabane, Feraoun étant le nom qui a été imposé par des officiers des Affaires indigènes chargés de donner un état civil aux populations kabyles après l’insurrection de 1871.Sa famille porte le nom d’Aït Chabane. Ce sont des paysans pauvres, qui ont eu huit enfants donc cinq seulement ont survécu. Mouloud Feraoun est leur troisième enfant et le premier fils. Depuis 1910, le père a pour habitude d’émigrer périodiquement en France pour subvenir aux besoins de sa famille et ce, jusqu’en 1928, date à laquelle il est victime d’un accident et vit d’une pension d’invalidité. Cette origine familiale, sociale et culturelle, est prépondérante pour Mouloud Feraoun qui intitule son premier roman autobiographique Le fils du pauvre et fait de la culture kabyle la principale composante de son identité[2]. Il fréquente l'école de Tizi Hibel à partir de l'âge de sept ans.

En 1928, Mouloud Feraoun est boursier à l'école primaire supérieure de Tizi Ouzou. En 1932, il est reçu au concours d'entrée de l'école normale de Bouzaréah actuelle École normale supérieure en lettres et sciences humaines) - près d'Alger. Il y fait la connaissance d'Emmanuel Roblès. En 1935, il est nommé instituteur à Tizi Hibel où il épouse sa cousine Dehbia dont il aura sept enfants.

Mouloud Feraoun commence à écrire en 1939 son premier roman, Le Fils du pauvre. L'ouvrage, salué par la critique obtient le Grand Prix de la ville d'Alger. En 1946, il est muté à Taourirt Aden.

En 1952, Mouloud Feraoun est nommé directeur du cours élémentaire de Fort-National. En 1957, nommé directeur de l'école Nador de Clos-Salembier, il quitte la Kabylie pour les hauteurs d'Alger.

En 1951, Mouloud Feraoun est en correspondance avec Albert Camus. Le 15 juillet, il termine La Terre et le Sang, récompensé en 1953 par le Prix du roman populiste.

En 1960, Mouloud Feraoun est inspecteur des centres sociaux (créés sur l'initiative de Germaine Tillion) à Château-Royal près de Ben-Aknoun. Avec cinq de ses collègues, dont l'inspecteur d'académie Max Marchand, c'est là qu'il est assassiné par l'OAS le 15 mars 1962, à quatre jours du cessez-le-feu [3]Les Éditions du Seuil publient, en 1957, Les Chemins qui montent, sa traduction des poèmes de Si Mohand (Les Poèmes de Si Mohand) étant éditée par Les Éditions de Minuit en 1960. Son Journal, rédigé de 1955 à 1962, est remis au Seuil en février 1962 et ne sera publié qu'après sa mort.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le 15 mars 1962, Mouloud Feraoun… », Ligue des droits de l'homme, Toulon.
  2. « Persée », sur www.persee.fr (consulté le 24 août 2015)«Mouloud FERAOUN. Un écrivain dans la guerre d’Algérie » sylvie THENAULT.
  3. ↑ « Documents pour l'histoire, récit de l'attentat de Château Royal » Persée.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]