Parti communiste algérien

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Parti communiste algérien
Image illustrative de l'article Parti communiste algérien
Logotype officiel.
Présentation
Fondation 1920 (branche du PCF)
1936 (parti autonome)
Disparition 1964
Siège Alger
Positionnement Extrême gauche
Idéologie communisme
Couleurs rouge

Le Parti communiste algérien (PCA), était un parti communiste en Algérie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une branche du Parti communiste français[modifier | modifier le code]

Le PCA émerge en 1920 comme une extension du Parti communiste français (PCF). Ses noyaux (cellules) sont principalement composés d'ouvriers expatriés, européens dont de nombreux Français « indésirables » en métropole, après que leurs parents eurent été envoyés dans les colonies à la suite de la commune de Paris et de mouvements ultérieurs.

Une formation autonome[modifier | modifier le code]

Le PCA devient finalement une entité séparée en 1936 et ouvre ses rangs aux autochtones. De son congrès constitutif, tenu les 16 et , regroupant des délégués-militants d'origines diverses, sort un secrétaire, Kaddour Belkaïm, un ouvrier du bâtiment qui mourra en déportation en 1940.

Envoyé du PCF, Robert Deloche, est considéré comme étant « la véritable autorité du PCA avec pour rôle d’appliquer les directives du PCF ».

Larbi Bouhali remplace dès la fin de la Seconde Guerre mondiale Amar Ouzegane, exclu lors d'un congrès extraordinaire en raison de ses différends avec les Amis du manifeste et de la liberté (AML), qui revendiquent tout au long de la Seconde Guerre mondiale la citoyenneté française pour les Algériens, sinon l'autonomie de leur pays.

Pendant la guerre d'Algérie[modifier | modifier le code]

À l'unanimité de ses cadres et militants, le PCA participe à la lutte anticolonialiste.

Des militants du PCF et du PCA créent un réseau de maquisards, les Combattants de la libération (CDL), qui bénéficient du détournement par l'aspirant Maillot d'un camion chargé d'armes.

Pendant le mois de , le dirigeant du FLN Abane Ramdane conduit des rencontres avec ceux qui désiraient participer à la guerre pour l'indépendance. Un accord PCA-FLN est négocié par Bachir Hadj Ali et Sadek Hadjerès, afin de maintenir l'autonomie politique du PCA[1]. Il n'admet l'adhésion de communistes au FLN qu'à titre individuel et non en tant que groupe[2].

Pendant la guerre d'Algérie (1954–1962), Bachir Hadj Ali succède à Larbi Bouhali au poste de secrétaire général du PCA.

Le , le parti est interdit par les autorités françaises[1]. Il se rapproche alors de plus en plus du FLN.

En 1956, le PCA est progressivement marginalisé par le FLN, les militants de son groupe armé, les Combattants de la libération (CDL), ayant rejoint le FLN. C'est ainsi que Fernand Iveton pose une bombe à Alger peu de temps après l'incorporation des CDL dans le FLN[3],[4]. Certains chimistes qui fabriquent les bombes, Daniel Timsit et Giorgio Arbib, sont aussi issus du PCA.

Peu de temps après, en septembre 1956, le mathématicien Maurice Audin organise l'extradition clandestine, vers l'étranger, du premier secrétaire du PCA, Larbi Bouhali, avant d'être lui-même arrêté et assassiné lors de la bataille d'Alger.

Après l'indépendance[modifier | modifier le code]

Le PCA est toléré en 1962, mais en 1964 il est interdit et dissous. Les communistes algériens se regroupent ensuite dans le Parti de l'avant-garde socialiste (PAGS).

Presse[modifier | modifier le code]

L'organe de presse du PCA s'appelait Liberté.

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Monneret, Histoire cachée du Parti communiste algérien : de l'Étoile nord-africaine à la bataille d'Alger, Via Romana, 2016 (ISBN 978-2-37271-050-3)
  • Jean-Luc Einaudi (préf. Pierre Vidal-Naquet), Pour l’exemple, l’affaire Fernand Iveton : enquête, Paris, Éditions L’Harmattan, coll. « Histoire et perspectives méditerranéennes », , 250 p. (ISBN 978-2-85802-721-7)
  • (en) Drew, Allison. We Are No Longer in France : Communists in Colonial Algeria. Manchester ; New York: Manchester University Press, 2014.
  • Khatib, Hafid. 1er juillet 1956: l’accord FLN-PCA. O.P.U, s. d.
  • Sivan, Emmanuel. Communisme et nationalisme en Algérie, 1920-1962. Travaux et recherches de science politique ; n°41. Paris: Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 1976.

Articles liés[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]