Organisation spéciale (Algérie)

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L'Organisation spéciale était le bras armé clandestin du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD), parti de Messali Hadj fondé en 1947, qui fut démantelé par la police française à la fin de l'année 1950.

Les massacres de Sétif, Guelma et Kherrata du 8 mai 1945 renforcent la position de ceux qui souhaitent passer aux actions violentes pour l'indépendance de l'Algérie.

Après sa dissolution en 1939 par les autorités françaises, le Parti du peuple algérien (PPA) n'avait plus d'existence légale. Le congrès du mouvement nationaliste convoqué du 15 au 16 février 1947 entérina la voie électoraliste (le Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD) avait été créé pour les élections de novembre 1946), alors que le PPA désormais clandestin surveillait le MTLD, en coexistant avec lui, une organisation militaire secrète était mise sur pied : l'Organisation spéciale[1].

La direction de l'Organisation spéciale était composée par :

Mohamed Belouizdad devait assurer la liaison avec le bureau politique du PPA-MTLD, dont il était membre.

Le premier état major de l'Organisation spéciale, après le congrès du 15 au 16 février 1947, était composée par :

Le deuxième état major de l'Organisation spéciale, fin 1947 jusqu’à l'été 1949, était composée par :

Le troisième état major de l’Organisation Spéciale, été 1949 jusqu’à mai 1950, était composée par:

En 1950 l'Organisation spéciale fut démantelée par la police française, détruisant ses structures, arrêtant des centaines des militants et contraignant ceux qui furent en fuite à l'inactivité[4].

La découverte de l'OS par les autorités françaises conduit à sa dissolution. Plusieurs membres dirigeants de l'OS sont jugés et condamnés par contumace pour leur responsabilité dans différents attentats. L'OS va choisir de se tenir à l’écart des dissensions qui opposent les deux clans antagonistes, centralistes et messalistes, au sein du MTLD.

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Azeddine Guerfi et Aïssa Khaled Chaïb, Boudiaf, l'homme des ruptures, Batna, éditions Chihab,‎ , 442 p.