Lakhdar Bentobal

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Lakhdar Bentobal
Lakhdar Bentobal

Naissance
Mila
Décès (à 87 ans)
Alger
Origine Drapeau de l'Algérie Algérie
Allégeance FLN
Arme Armée de libération nationale
Grade Colonel
Années de service 1947-1962
Commandement Wilaya II
Conflits Guerre d'Algérie
Hommages 1er novembre
Autres fonctions membre du Conseil national de la Révolution algérienne
membre du Comité de coordination et d'exécution
négociateur des accords d'Evian

Lakhdar Bentobal dit Si Abdellah né le à Mila et mort le à Alger, est un militant indépendantiste et homme politique algérien[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en 1923[2], militant au PPA dès 1940 dans sa ville de Mila, il devient membre de l'OS en 1947. Condamné par contumace par les autorités coloniales, il entre dans la clandestinité. En 1954[3], il fait partie du groupe des 22 qui se sont réunis dans une modeste villa du Clos Salambier appartenant à Lyès Deriche afin de se prononcer « pour la révolution illimitée jusqu'à l'indépendance totale » lors d'une réunion du CRUA.

Il devient un des responsable de la lutte armée dans le nord-constantinois avant de prendre la succession de Youcef Zighoud à la tête de la Wilaya II. Après avoir rejoint Tunis en 1957, il est nommé ministre de l'Intérieur du GPRA.

Il fait partie du noyau "les 3B" c'est-à-dire Bentobal, Abdelhafid Boussouf, Belkacem Krim. C'est à ce trio que plusieurs témoignages imputent la responsabilité de l'assassinat d'Abane Ramdane[4].

Il est également l'un des instigateurs du complot qui a visé la liquidation des cadres constantinois de la willaya II (Zighed Smain dit l'Allemani, Zaadi Cherif et Bekkouche Saci) le 4 novembre 1955. cet assassinat a eu lieu dans la région d'El Milia et plus précisément à BeniSbih par le groupe de Oued Zenati (Ben Aouda Amar, Boubnider Salah, Kehleras Abdelmadjid...).

Lakhdar Bentobal est un des négociateurs des accords d'Évian, signés le à Évian-les-Bains (Haute-Savoie, France), entre les représentants de la France et du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) durant la guerre d'Algérie.

Après l'indépendance il ne jouera aucun rôle dans la vie politique[5].

Dès l'indépendance, l'État algérien le nomme à la tête de l'une des plus grandes entreprises publiques, la Société Nationale de Sidérurgie (SNS) (actuellement Arcelor-Mittal), située à Annaba ainsi que Président du Conseil d'administration de l'Union arabe du fer et de l'acier (UAFA), organisme interarabe basé à Alger à partir du 15 janvier 1972.

Fonctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nécrologie dans www.jijel-echo.com
  2. lefigaro.fr, « Algérie: obsèques de Lakhdar Bentobal », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le 11 janvier 2018)
  3. Lakhdar Bentobal, à ce moment dans une poste militaire installé dans la ferme familiale de Bounemeur, devient le tuteur d'Azzédine Bounemeur, futur auteur de romans sur la guerre d'Algérie.
  4. LAKHDAR BENTOBAL EST DÉCÉDÉ SAMEDI L’un des derniers colonels de la révolution, lesoirdalgerie.com, 23 août 2010
  5. Algérie: obsèques de Lakhdar Bentobal, lefigaro.fr, 23 août 2010