Ligne Morice

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Cartographie de la ligne Morice.

La ligne Morice était une ligne de défense armée constituée pendant la guerre d'Algérie, à partir de juillet 1957. Son nom provient d'André Morice, ministre français de la Défense de cette époque.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Surveillance de la ligne Morice par des soldats français à Souk Ahras.

La ligne Morice courait le long de la frontière entre l'Algérie et la Tunisie (sur 460 km), afin de couper les combattants de l'Armée de libération nationale de leurs bases à l'étranger. Elle a été la première ligne de défense française durant la bataille des Frontières.

Barbelée, électrifiée, minée et surveillée en permanence, elle a rempli son rôle. La ligne Morice a été partiellement doublée par la ligne Challe en 1959.

Mines antipersonnel[modifier | modifier le code]

La ligne Morice vers 1958

On estime qu'il restait plusieurs centaines de milliers de mines terrestres (mines antipersonnel) non désactivées de plus d'onze millions implantées par l’armée française sur l’ensemble du territoire ; selon Alger il restait plus de trois millions de mines actives au début des années 1950.

Ces mines continuent de causer des pertes de la population algérienne locale[1],[2]. C'est seulement en octobre 2007 que le général Jean-Louis Georgelin, alors chef d’état-major des armées françaises, a officiellement remis à son homologue algérien, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, les plans concernant les mines que l’armée française avait placées le long des lignes Challe et Morice entre 1956 et 1959.

L'Algérie a rejoint le Traité d'Ottawa ou Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel en 2001, et en 2017, l'Algérie a annoncé formellement à Genève, l’achèvement des obligations de déminage de son territoire après des décennies de travail, obligations qui lui incombaient au titre de la Convention, en traitant 93 zones minées ou soupçonnées de l’être, dont 78 qui faisaient partie du barrage miné[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]