Commando Georges

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Commando Georges
Image illustrative de l'article Commando Georges
Ecusson du commando Georges

Création 1959
Dissolution 1962
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Commando
Rôle Infanterie
Devise Chasser la misère
Guerres Guerre d'Algérie
Commandant Lt Georges Grillot

Le Commando Georges était un « commando de chasse » constitué par le lieutenant Georges Grillot en 1959, pendant la guerre d'Algérie.

Il était composé essentiellement d’anciens membres du Front de libération nationale (FLN) et de l’Armée de libération nationale (ALN) ralliés à la France.

Il fut dissous en avril 1962.

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

  • février 1959 : création du commando
  • 28 avril 1962 : dissolution du commando

Historique des garnisons, combats et batailles[modifier | modifier le code]

Historique de l'unité[modifier | modifier le code]

Le commando « Georges » est l’un des premiers « commandos de chasse » dont la mission était de détecter et traquer les katibas de l’ALN.

Son objectif principal était de délivrer la population de la domination du FLN, tout en éliminant les bandes armées de la mintaka 56 (subdivision d'une Wilaya).

Composition[modifier | modifier le code]

Le lieutenant Georges Grillot est assisté des lieutenants Armand Bénésis de Rotrou et Youssef Ben Brahim.

Le commando est organisé selon les mêmes structures que l'ALN. À sa création, en 1959, il comprend quatre katibas comprenant chacune trois sticks de 10 hommes. En 1961, ses effectifs atteignent 240 hommes, organisés en 11 sticks comprenant chacun deux groupes de 11 harkis avec une mitrailleuse AA52.

Les membres du commando étaient tous des « Français de souche nord-africaine » (FSNA).

Opérations[modifier | modifier le code]

En 10 mois, le colonel Bigeard, grâce à l'action du commando, élimine à 80 % l'OPA (Organisation politico-administrative) du FLN et obtient au combat des résultats exceptionnels. Le 27 aout 1959, la visite du général de Gaulle à Saïda consacre cette réussite. Il déclare à Youssef Ben Brahim : « Terminez la pacification, une ère nouvelle s'ouvrira pour l'Algérie ».

Bilan[modifier | modifier le code]

Le commando met hors de combat environ 1 000 rebelles, une trentaine d’officiers dont 7 chefs successifs de la zone VI dans les secteurs de Saïda, Ain Sefra, Frenda, Sebdou, Géryville et Inkermann (Ouarsenis). Il est récompensé par 26 médailles militaires et 398 citations.

Après le cessez-le-feu, les autorités ayant refusé leur rapatriement en métropole, environ 60 à 70 des membres du commando sont assassinés lors de représailles. D'autres disparaissent dans les camps de l'ALN et un petit nombre est rapatrié en France grâce à l'intervention de la Croix-Rouge.

Le lieutenant Youssef Ben Brahim, né en 1927, rapatrié en Dordogne, est assassiné le 27 juillet 1968 par un de ses anciens fidèles, dont la femme avait eu une liaison avec Ben Brahim[1].

Traditions[modifier | modifier le code]

Devise[modifier | modifier le code]

« Chasser la misère »

Insigne[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Le 18 juin 2010, le nom du « Lieutenant Youssef Ben Brahim », ce « chef sensationnel » selon le général Bigeard (décoré par le général de Gaulle, titulaire de la médaille militaire, de la croix de la valeur militaire avec huit citations, dont trois à l’ordre de l’Armée, chevalier de la Légion d'honneur) a été donné par l’Armée de Terre à une promotion d’officiers formés à l’école d’application de l’infanterie (EAI) de Montpellier. À Montpellier, la cérémonie s’est déroulée en présence des fils et des filles de Ben Brahim, dont son fils, Akim Ben Brahim. Cet hommage à Youssef Ben Brahim avait été demandé par le général Bigeard[2],[3],[4].

Fanion et décorations[modifier | modifier le code]

Chant[modifier | modifier le code]

Chefs de corps[modifier | modifier le code]

Faits d'armes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. André Wormser, Pour l'honneur des harkis, 1 an de combats, 45 années de lutte, éd. Sillages, mars 2009, pp. 39-47.
  2. Lieutenant Youssef ben Brahim, Frédéric Pons, Valeurs actuelles, 18 juin 2010
  3. Promotion "Lieutenant YOUSSEF BEN BRAHIM", site atdm34.net
  4. Une promotion Youssef Ben Brahim, Sud Ouest, 5 juillet 2010

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Général G. Gaget, Le commando Georges, Grancher, 2000 (ISBN 2-7339-0683-6)
  • Lieutenant-colonel Armand Bénésis de Rotrou, Commando "Georges" et l'Algérie d'après, Dualpha, 2009
  • Pascal Le Pautremat, « Le commando Georges », Guerres mondiales et conflits contemporains 1/2004, n° 213, p. 95-103
  • Maurice Faivre, Les combattants musulmans de la guerre d'Algérie: des soldats sacrifiés, L'Harmattan, 2000

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]