Lugrin

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Lugrin
La maison forte de Chatillon, dite Château-Gaillet.
La maison forte de Chatillon, dite Château-Gaillet.
Blason de Lugrin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Thonon-les-Bains
Canton Évian-les-Bains
Intercommunalité Communauté de communes Pays d'Évian Vallée d'Abondance
Maire
Mandat
Jacques Burnet
2014-2020
Code postal 74500
Code commune 74154
Démographie
Gentilé Lugrinois
Population
municipale
2 395 hab. (2014)
Densité 181 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 24′ 04″ nord, 6° 39′ 53″ est
Altitude Min. 373 m – Max. 1 248 m
Superficie 13,22 km2
Localisation

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Lugrin est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Le village se trouve à 6 km à l'est d'Évian-les-Bains et se situe sur les bords du lac Léman, dans le Chablais savoyard, à quelques kilomètres de Saint-Gingolph et de la frontière suisse.

Ses habitants sont les Lugrinois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Lugrin a pour communes limitrophes Maxilly-sur-Léman, Saint-Paul-en-Chablais, Bernex, Thollon-les-Mémises et Meillerie. La commune est composée de plusieurs villages et hameaux que sont Chez Busset ; Troubois ; Roseires ; Véron ; Tourronde ; Chez Cachat ; Crétal ; les Combes ; Vieille Église ; Rys ; Chef-Lieu ; Laprau ; les Bossons ; Chez les Nives ; Chez les Servoz ; Leucel ; les Grabilles ; Pont Rouge ; les Prés Parraux et Allaman.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

La première mention du village se trouve dans une charte de donation du IXe siècle sous la forme ad Logrino capella (892)[1],[2]. Plus tard, on trouve la forme Lugrino au XIIIe siècle[1].

Le toponyme provient d'un nom romain Lugrianum, qui dérive du patronyme Lugrius avec le suffixe -anum[1].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Lgrin, selon la graphie de Conflans[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Lugrin

Les armes de Lugrin se blasonnent ainsi :

Coupé : au premier d'argent à un cerisier fruité au naturel mouvant de la partition ; au deuxième de gueules à une barque du Léman à deux voiles latines d’argent posée de front.

On sait très peu de chose sur ce blason

Faits historiques[modifier | modifier le code]

La commune de Lugrin est remarquable à plusieurs titres :

  • elle abrite le château de Blonay, où a vécu pendant de nombreuses années la duchesse de Vendôme, sœur du roi Albert Ier, roi des Belges ; le rôle historique de ce château au cours du XXe siècle a été rappelé dans l'ouvrage de Dominique Paoli consacré à la duchesse de Vendôme ;
  • le château d'Allaman a été le lieu où ont été négociés, pour une grande part, les accords d'Évian qui ont mis fin à la guerre d'Algérie ;
  • durant les années 1950 et le début des années 1960, l'école primaire municipale de Lugrin a été dirigée et animée par le couple Berthier, pionniers de la méthode Freinet pour l'enseignement primaire.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

La commune de Lugrin appartient au canton d'Évian-les-Bains, qui compte selon le redécoupage cantonal de 2014 33 communes[4].

La commune est membre de la communauté de communes Pays d'Évian Vallée d'Abondance.

Lugrin relève de l'arrondissement de Thonon-les-Bains et de la cinquième circonscription de la Haute-Savoie, dont le député est Marc Francina (UMP) depuis les élections de 2012[5].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du conseil municipal de Lugrin :

Groupe Président Effectif Statut
... Jacques Burnet 19 majorité
... ... 0 opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste de l'ensemble des maires qui se sont succédé à la mairie de Lugrin :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1946 Georges Braconnay    
1946 octobre1947 Célestin Julliard    
octobre 1947 1966 Jean-Philippe Lugrin ...  
1966 mars 1977 Auguste Burnet    
mars 1977 juin 1995 Robert Julliard    
juin 1995 mars 2008 Edmond Pertuiset    
mars 2008 en cours Jacques Burnet LR[6]  

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Depuis 1976, l'Harmonie municipale de Lugrin est jumelée avec le Turnerbund de Dilsberg (Bade-Wurtemberg - Allemagne). jumelage réalisé dans le cadre de l'échange Évian-les-Bains/Neckargemünd. Des échanges réguliers ont lieu tous les deux ans, une fois en France, une fois en Allemagne et toujours chez l'habitant ce qui apporte à ce jumelage une vraie rencontre entre musiciens des deux côtés du Rhin.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 395 habitants, en augmentation de 5,97 % par rapport à 2009 (Haute-Savoie : 7,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
1 060 986 1 003 1 190 1 274 1 413 1 331 1 477 1 450
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 400 1 571 1 610 1 788 1 666 1 696 1 733 1 569 1 637
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 454 1 452 1 399 1 418 1 283 1 289 1 278 1 344 1 334
1982 1990 1999 2004 2009 2014 - - -
1 417 2 025 1 997 2 132 2 260 2 395 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements éducatifs[modifier | modifier le code]

Lugrin relève de l'académie de Grenoble. Celle-ci évolue sous la supervision de l'inspection départementale de l'Éducation nationale.

Voici ci-dessous la liste exhaustive des principaux établissements scolaires de la commune :

Établissements spécialisés[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

  • 1 cabinet médical (3 docteurs) ;
  • 1 cabinet d'infirmières ;
  • 1 cabinet de kinésithérapie ;
  • 1 pharmacie.

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

On trouve sur la commune une vingtaine de sociétés et associations : musique (Harmonie municipale et Musique Jeanne d'Arc), foot, sauvetage, Tennis, donneurs de sang, parents d'élèves, syndicat d'initiative, MJC, bibliothèque, Club des aînés, ADMR, Chasse, Vétérans du Foot, Comité paroissial, Club échanges & savoir, Anciens d'AFN, Voile, Association pour la restauration de la vieille église…

Lugrin dispose d'un stade de football.

Médias[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Yves Dessca, auteur-compositeur français né à Lugrin.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Commerce[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Période médiévale[modifier | modifier le code]

Article connexe : Châteaux de Lugrin.

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

Espaces verts[modifier | modifier le code]

  • Zone forestière intermédiaire, pente 20 à 40 % : hêtres et sapins.
  • Zone du plateau de Laprau (900 m d'altitude) : prairie.
  • Zone du Mont Benand (1 248 m d'altitude) : forêt.

Dans le hameau de Troubois, se trouve l'un des plus gros châtaigniers de la région[12]. Il a perdu une de ses deux branches principales durant la tempête de 1999.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

La vie culturelle locale bénéficie de plusieurs infrastructures dont une salle polyvalente.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Henry Suter, « Massongex », sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch, 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté le 16 novembre 2016).
  2. Pierre Duparc, Le comté de Genève, IXe-XVe siècle, t. XXXIX, Genève, Société d'histoire et d'archéologie de Genève, coll. « Mémoires et Documents », , 128 p. (lire en ligne).
  3. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 16
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  4. « Décret no 2014-185 du 18 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Haute-Savoie », Légifrance, (consulté en octobre 2014).
  5. « Résultats des élections législatives de 2012 : Haute-Savoie (74) - Cinquième circonscription (résultats officiels) », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 15 mars 2015).
  6. http://www.herve-mariton.fr/elus-signataires/
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. Georges Chapier, Châteaux Savoyards : Faucigny, Chablais, Tarentaise, Maurienne, Savoie propre, Genevois, La Découvrance, coll. « L'amateur Averti », , 410 p. (ISBN 978-2-8426-5326-2), p. 80-84.
  12. « Le châtaignier n'a plus de secret pour les petits Lugrinois », Le Dauphiné libéré,‎ (lire en ligne).