Benmostefa Benaouda

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Benmostefa Benaouda
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Fonctions
Attaché militaire
Ambassadeur dans un pays (d)
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 92 ans)
Belgique ou UccleVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
عمار بن عودة مجاهدVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Benmostefa Amar Benaouda
Surnom
Amar Benaouda
Nationalité
Activité
Autres informations
Religion
Parti politique
Arme
Grade militaire
Conflit

Benmostefa Benaouda, dit Amar, né le à Annaba et mort le 5 février 2018 à Uccle (Bruxelles), est un homme politique algérien et un combattant indépendantiste.

Il est un des négociateurs des accords d'Évian, signés le à Évian-les-Bains (Haute-Savoie, France), entre les représentants de la France et du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) durant la guerre d'Algérie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Benmostefa Benaouda est né le 27 septembre 1925 à Annaba[1],[2]. Il a effectué sa scolarisation à l’école d’Armandy (Sidi Belaïd) de la Place d’armes, avant de rejoindre les rangs du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD) puis l’Organisation spéciale (OS)[3].

Après son évasion de la prison de Bône avec plusieurs autres militants dont Youcef Zighoud, en avril 1954, il rejoint le maquis et participe à la lutte armée[4]. Le 25 juillet 1954, dans une modeste villa du Clos Salambier appartenant à Lyès Deriche, un quartier musulman d'Alger, vingt-deux Algériens, dont lui, se prononcent « pour la révolution illimitée jusqu'à l'indépendance totale » lors d'une réunion du CRUA (Comité Révolutionnaire d'Unité et d'Action), créé début 1954 pour dépasser la crise du MTLD, divisé alors entre partisans de Messali Hadj (Messalistes) et centralistes (membres du comité central opposés à Messali)[4],[5],[6]. Il participe au congrès de la Soummam en août 1956[4]. Dans le cadre de l'offensive du 20 aout 1955, il fut chargé par Zighoud Youcef de mener les opérations militaires à Annaba. Mais pour des raisons obscures et inexpliquées aucune activité militaire n'a été enregistrée ce jour là à Annaba.

Suite à la formation du Gouvernement provisoire de la République algérienne en 1958, il est affecté au ministère de l'armement et du ravitaillement dans ce gouvernement provisoire. En 1962, il participe à la phase finale des négociations des accords d'Évian signés en mars. Dans les années 1960 et 1970, il devient attaché militaire auprès de l'ambassade d'Algérie au Caire, puis à Paris puis à Tunis[7].Il préside l'Ordre du mérite national rattaché à la présidence de la République à partir de 1999[4]. Il meurt à 93 ans dans un hôpital de Bruxelles[1],[6],[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Le moudjahid Amar Benaouda tire sa révérence à l’âge de 93 ans », Radio Algérie,‎ (lire en ligne)
  2. Abderachid Mefti, « Portraits de stratèges et de fins négociateurs », Mémoria du Groupe ElDjazairCom,‎ (lire en ligne)
  3. [«  Vibrant hommage au Lion de l'Edough  », Liberté,‎ (lire en ligne)
  4. a b c et d « L'un des derniers membres des 22, Amar Benaouda, tire sa révérence », HuffPost,‎ (lire en ligne)
  5. « Mort d’Amar Benaouda, figure historique de la résistance algérienne », Le Muslim Post,‎ (lire en ligne)
  6. a et b « Algérie : décès d'"Amar" Benaouda, figure historique de la lutte d'indépendance », Europe 1,‎ (lire en ligne)
  7. Philippe Herreman, « Que sont devenus les négociateurs ? », Le Monde,‎
  8. « Décès du moudjahid Amar Benaouda », El Watan,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]