Épron

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Épron
Épron
L'église Saint-Ursin.
Blason de Épron
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Calvados
Arrondissement Caen
Intercommunalité Caen la Mer
Maire
Mandat
Franck Guéguéniat (PRG)
2020-2026
Code postal 14610
Code commune 14242
Démographie
Gentilé Épronnais
Population
municipale
1 633 hab. (2018 en augmentation de 2,06 % par rapport à 2013)
Densité 1 150 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 13′ 19″ nord, 0° 22′ 16″ ouest
Altitude Min. 25 m
Max. 60 m
Superficie 1,42 km2
Unité urbaine Caen
(banlieue)
Aire d'attraction Caen
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Caen-3
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Épron
Liens
Site web www.mairie-epron.fr

Épron est une commune française, située dans le département du Calvados en région Normandie, peuplée de 1 633 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune est au nord de la plaine de Caen et appartient à la communauté d'agglomération Caen la Mer. Son bourg est à 4,5 km au nord de Caen — dont la commune est limitrophe —, à 9 km au sud de Douvres-la-Délivrande et à 13 km au sud-ouest d'Ouistreham[1].

Le territoire est traversé par la route départementale no 7 reliant Caen au sud à Douvres-la-Délivrande et la Côte de Nacre au nord. Elle partage le territoire en deux parties comparables dont la quasi-totalité du bourg occupe la partie occidentale. Deux départementales se raccordent à cet axe : la D 177 traverse le sud du village et permet de rejoindre la colline aux Oiseaux au sud-ouest, et la D 226b mène à l'est à Lébisey (Hérouville-Saint-Clair). L'accès au boulevard périphérique de Caen est à 2 km au sud (échangeur n°5), permettant de rejoindre les grands axes rayonnant de Caen.

Aucun cours d'eau notable ne parcourt la commune. Épron est dans le bassin de l'Orne, par son affluent le Dan qui reçoit les eaux sortant du territoire par l'est et collectées par « le Vallon » au sud de Biéville-Beuville.

Le point culminant (60 m) se situe en limite sud. Le point le plus bas (25 m) est à l'est du territoire (le Vallon).

Carte de la commune.

Transports[modifier | modifier le code]

La commune d'Épron est desservie par la ligne 7 du réseau Twisto (Épron Mairie ou Caen Campus 2 <> Caen Gambetta).

Les lignes 3 (Caen<>Courseulles sur mer) et 4 (Caen<>Cresserons) des bus verts du Calvados ont un arrêt dans la commune (le long de la RD7).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Épron est une commune urbaine[Note 2]. Elle appartient en effet à l'unité urbaine de Caen, une agglomération intra-départementale regroupant 24 communes[3] et 205 163 habitants en 2017, dont elle est la banlieue[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Caen, dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 296 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[6],[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme est attesté sous la forme Esperon en 1207[8]. Il est issu de l'anthroponyme latin[8] ou roman[9] Asperius.

Le gentilé est Épronnais.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le , la 59th Staffordshire Division entre dans Épron, occupée par la 21e Panzer Division. Les pertes seront lourdes des deux côtés. Par vingt fois, le village sera pris et repris[10], deux cent mille obus le bombardent.

Village de la radio[modifier | modifier le code]

Épron est appelée « le village de la radio » car sa reconstruction après la guerre a été parrainée par la Radiodiffusion française, en . En été cette année-là, les animateurs Jean Nohain et Francis Bernard suivent le Tour de France pour la radio et traversent des régions où les séquelles de la guerre sont encore visibles[11]. La radio demande alors aux auditeurs de désigner quel département, selon eux, a été le plus sinistré durant la guerre : le Calvados l'emporte, du fait que sur près de 800 communes, seule une vingtaine ont échappé à la destruction[11],[12]. Le préfet du département se voit alors confier la tâche de dresser la liste des dix communes les plus touchées[11] : Authie, Touffréville, Soumont, Truttemer-le-Grand, Pontécoulant, May-sur-Orne, Maltot, Cheux, Noyers-Bocage et Épron ; début décembre, c'est le nom d'Épron qui est tiré[12]. Un appel aux dons lancé par la radio permet d'obtenir plusieurs millions d'anciens francs en billets de 5, 10 et 20[11]. Le , Jean Nohain, le ministre de la Reconstruction et le directeur de la RTF Wladimir Porché lancent les travaux qui reconstruiront tout le village (y compris le clocher de l'église Saint-Ursin, typique des XIe et XIIe siècles, relativement épargnée par les combats) sur le tracé d'antan en quelques mois[12].

Un film documentaire, Au fil des ondes, est sorti en 1951. En souvenir de ce partenariat, la commune a donné le nom de Jean-Nohain à un square, la place de la Mairie a été baptisée place Francis-Bernard (chef du service des relations avec la presse à la RTF, à l'origine du parrainage[13]) et une rue du nom de la RTF. Peuplé d'environ 200 habitants à sa reconstruction, le village en compte aujourd'hui deux milliers et les projets d'aménagement pourraient faire doubler la population en quelques années[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1949 1983 Maurice Vaubert   Cadre de l'Équipement
1983 mars 2001 Bernard Jaeckert UDF puis RPR Retraité de l'Apave
mars 2001[14] En cours Franck Guéguéniat[15] PRG Personnel de direction de l'Éducation nationale
Conseiller régional
Vice-Président du Parti radical de Gauche
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de dix-neuf membres dont le maire et quatre adjoints[15].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[17].

En 2018, la commune comptait 1 633 habitants[Note 4], en augmentation de 2,06 % par rapport à 2013 (Calvados : +0,89 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Épron a compté jusqu'à 1 755 habitants en 1999.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
125156161188199212208214212
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
192174152126110121124132106
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
120121989390196225134184
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
2673255688581 4251 7551 6341 6161 598
2013 2018 - - - - - - -
1 6001 633-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Le Grand accélérateur national d'ions lourds est en grande partie situé sur le territoire communal. Le , Spiral 2 est inaugurée par le président de la République, François Hollande en présence des ministres de la Recherche et des Affaires européennes.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Distinction[modifier | modifier le code]

Candidat au palmarès 2019 du Concours départemental des villes et villages fleuris, Épron a reçu le 3ème prix dans la 3ème catégorie (communes de plus de 5 000 habitants) le 14 octobre 2019[20].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le chemin de la 59th-Staffordshire-Division.
  • Église Saint-Ursin, reconstruite après la Seconde Guerre mondiale.
  • Chemin de la 59th-Staffordshire-Division. Le , dans le cadre de l'opération Charnwood, la 59th Staffordshire Division britannique, emprunta ce chemin venant de Cambes-en-Plaine pour entrer dans Épron.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Manifestations[modifier | modifier le code]

Chaque année est organisée la foire aux greniers d'Épron, une des plus importantes du nord de Caen, dans la cour du foyer du père Robert et dans les rues alentour. En 2005, une série de concerts de groupes locaux (Utopia…) est appelée Épr'on The Rock.

À chaque printemps depuis 2002, la commune organise durant un week-end le printemps de la peinture et des arts. Lieu d'éveil culturel, il accueille près d'une quarantaine d'exposants.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Michel de Boüard (1909-1989), historien et archéologue, résistant et déporté. Un square, inauguré le , porte désormais son nom.
  • La commune accueille aussi depuis 2012 une préparation militaire de la Marine nationale intitulée « Amiral Hamelin ». 25 jeunes y sont formés chaque année.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Épron

Les armes de la commune d'Épron se blasonnent ainsi :
D'argent à la croix au pied fiché de sable chargée en abîme d'une molette d'éperon du champ ; au comble cousu aussi du champ chargé de l'inscription EPRON en lettres capitales aussi de sable [21] (armes adoptées par délibération municipale du 9 décembre 1988).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2018.
  2. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  3. « Unité urbaine 2020 de Caen », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 7 novembre 2020)
  4. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  5. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 7 novembre 2020)
  8. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,
  9. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Charles Corlet, (ISBN 2-95480-455-4 (édité erroné), notice BnF no FRBNF36174448), p. 116
  10. « 1949 : La radio reconstruit un village », sur franceinter.fr, (consulté le 8 juin 2015).
  11. a b c et d Christian David, « 70e anniversaire du D-Day: Epron, le village de la radio », sur lexpress.fr, (consulté le 8 juin 2015).
  12. a b c et d Aude Dassonville, « Epron, l'histoire d'un village sauvé par la radio », sur telerama.fr, (consulté le 8 juin 2015).
  13. « Epron - Village de la radio » (consulté le 19 mai 2009), sur le site de la commune.
  14. « Franck Guéguéniat briguera un troisième mandat », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 3 août 2014)
  15. a et b Réélection 2020 : « Municipales à Épron. Franck Guéguéniat est réélu maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 12 juillet 2020)
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  20. « Concours des villes et villages fleuris », sur www.calvados.fr (consulté le 22 mai 2020)
  21. http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=9421

Liens externes[modifier | modifier le code]

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