Lion-sur-Mer

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Lion-sur-Mer
La plage de l'ouest de Lion-sur-Mer.
La plage de l'ouest de Lion-sur-Mer.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Calvados
Arrondissement Caen
Canton Ouistreham
Intercommunalité Communauté d'agglomération Caen la Mer
Maire
Mandat
Isabelle Laforgue-Desguet
2014-2020
Code postal 14780
Code commune 14365
Démographie
Gentilé Lionnais
Population
municipale
2 568 hab. (2012)
Densité 541 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 18′ 04″ N 0° 19′ 08″ O / 49.301111, -0.31888949° 18′ 04″ Nord 0° 19′ 08″ Ouest / 49.301111, -0.318889
Altitude Min. 0 m – Max. 30 m
Superficie 4,75 km2
Localisation

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Liens
Site web www.lionsurmer.fr

Lion-sur-Mer est une commune française, située dans le département du Calvados en région Basse-Normandie, peuplée de 2 568 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Lion-sur-Mer est située sur la Côte de Nacre, au bord de la Manche, au nord de la plaine de Caen. Son bourg est à 5,5 km à l'est de Douvres-la-Délivrande, à 5,5 km à l'ouest d'Ouistreham et à 14 km au nord de Caen[1].

La plage est constituée de sable fin et est, à l'ouest, bordée par des falaises de taille moyenne.

La ville est desservie par la ligne 62 du réseau Twisto, ainsi que la ligne 61 (ex-ligne 1 du réseau Bus Verts), la ligne 32 (sur réservation uniquement), et également la ligne Flexo 2 (ligne de soirée) du même réseau.

Communes limitrophes de Lion-sur-Mer[2]
Luc-sur-Mer Mer de la Manche Mer de la Manche
Luc-sur-Mer,
Cresserons
Lion-sur-Mer[2] Mer de la Manche,
Hermanville-sur-Mer
Cresserons Cresserons, Hermanville-sur-Mer Hermanville-sur-Mer

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Lyon en 1202 et apud Leonem super mare en 1234[3]. Le toponyme peut faire référence à des écueils ou des rochers en forme de lions[3],[4] ou honorer le dieu gaulois Lug dont le nom serait adjoint de dunon, terme gaulois évoquant une « agglomération »[5],[6].

Le gentilé est Lionnais.

Histoire[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Sword Beach et Bataille de Normandie.

La commune est desservie de 1891 à 1944 par la ligne de Caen à Luc-sur-Mer des Chemins de fer du Calvados, une ligne de chemin de fer secondaire à voie étroite.

Le 6 juin 1944 a lieu le débarquement de soldats britanniques, essentiellement du 41st Royal marines mais aussi du 22nd dragoons. Lion-sur-Mer fait partie du secteur de Sword Beach secteur Queen / green. La plage portait le nom de « sous-secteur Queen » de la zone « Sword ».

Le 41st Royal marines commando, composé de 450 officiers et soldats était dirigé par le lieutenant-colonel Gray. Partis le 5 juin de Warshaw à bord de cinq péniches, les hommes du 41st étaient particulièrement chargés de prendre le contrôle d'un blockhaus situé rue de la Hève et d'attaquer le château. La journée du 6 juin voit la disparition de 140 hommes.

Des vétérans visitent régulièrement les lieux du débarquement. Le dernier vétéran connu à avoir refait le chemin est le sergent "Paddy" Smyth, ancien du 22nd dragoons, pendant l'été 2007. Le maire de Lion-sur-Mer, Jean-Marc Gilles lui a remis à l'occasion la médaille de la commune.

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Héraldique[modifier | modifier le code]

armes de Lion-sur-Mer

Les armes de la commune de Lion-sur-Mer se blasonnent ainsi :
Burelé-ondé d'argent et d'azur de dix pièces, à l'ancre, dont la tige retient une vergue posée légèrement en bande, surmontée d'une hune, le tout de sable, la tige flammée d'or à dextre, la vergue retenant une voile carrée de gueules chargée d'un lion d'or, attachée au bec des pattes de l'ancre ; le tout brochant sur le burelé-ondé[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1912 1944 Edmond Bellin[8]    
 ? 1971 René Desmézière   Entrepreneur
1971 1981 Pierre Corbin SE Ingénieur agronome
1981 1991 Jean-René Desmézière - Entrepreneur
1991 mars 2014 Jean-Marc Gilles PS Postier
mars 2014[9] en cours Isabelle Laforgue-Desguet SE Professeur des écoles
Les données manquantes sont à compléter.


Le conseil municipal est composé de vingt-trois membres dont le maire et cinq adjoints[9].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 2 568 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2004, 2009, 2014, etc. pour Lion-sur-Mer[10]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
960 750 1 067 1 142 1 063 1 037 1 041 1 035 1 014
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 031 1 056 1 103 1 082 1 127 1 060 1 045 1 060 1 061
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 057 1 067 1 099 1 021 1 045 1 048 1 002 1 530 1 447
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 531 1 613 1 748 1 823 2 086 2 401 2 508 2 568 2 600
2012 - - - - - - - -
2 568 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Les communes de Lion-sur-Mer et Hermanville-sur-Mer forment une unité urbaine de 5 266 habitants (2010)[13].

Économie et tourisme[modifier | modifier le code]

Depuis mars 2010, Lion-sur-Mer est dénommée « commune touristique »[14].

La ville est traversée par la voie EuroVelo 4.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre dont le clocher datant de la première partie du XIIe siècle lui vaut classement au titre des Monuments historiques[15].
  • Le château de Lion-sur-Mer (habitation privée, fermée au public) et ses dépendances sont en partie classés et en partie inscrits[16].
  • Monument de la Liberté érigé à la mémoire du 41 Royal Marines Commando qui a débarqué sur la plage à l'heure indiqué par l'emplacement d'une pierre sur le cadran solaire au sol le 6 juin 1944.
  • La maison le Castel Louis, ancien casino construit en 1866-1868 et remaniée ensuite dans le style art nouveau est inscrit au titre des Monuments historiques[17].
  • Les falaises des Confessionnaux [18]. La mer a creusé dans les falaises friables des grottes peu profondes qui étaient le lieu de rendez-vous galants des habitants des communes voisines. Ces petits espaces discrets ont donné son nom à ces falaises.
  • La plage, la digue.
  • Maison du fossile (musée).
  • Villa Bella Vista

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

L'Olympique de Lion-sur-Mer a fait évoluer deux équipes de football en divisions de district jusqu'en 2014[19].

Autres sports
  • Sporting club de Lion-Hermanville (tennis : huit courts en terre battue).
  • École municipale de voile.
  • Complexe sportif (gymnase, courts de tennis et terrain de football).
  • Association Tennis de Table Lion-sur-Mer (dix-huit tables au gymnase).

Associations[modifier | modifier le code]

  • Archloss, association locale de conseil et d'entraide en informatique libre, aide à la mise en place et développement de solutions informatiques à base de logiciels libres

Jumelages[modifier | modifier le code]

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • Les Terrasses musicales de l’été : concerts gratuits, en juillet et août, organisés par l'office municipal de la culture.
  • Les Rencontres du Libre de Lion sur Mer: découverte des logiciels, de la culture et des arts libres (au mois de janvier).
  • Déballage de livres (exposants professionnels et particuliers, l'été).
  • Salon annuel du livre ancien et moderne (exposants professionnels, en novembre).
  • Les Littéraires de Lion-sur-Mer, conférences et débats avec des auteurs, projections de films.
  • Concerts classiques organisés par les Amis de l'orgue à l'église et au château.
  • Brocantes régulières.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Sophie Lucet, écrivaine (Poussin de haie, Parloir avec toi, Les Amants de Tourlaville, coécrit avec Jean-Michel Guillaud…), directrice du département théâtre de l'UFR Sciences de l'homme (Université de Caen Normandie) et sœur d'Élise Lucet[20], réside à Lion-sur-Mer.
  • Gyp, nom de plume de la comtesse de Martel, née Mirabaud (1849-1932), femme de lettres prolifique et égérie des mouvements nationalistes et anti-dreyfusards. Lion-sur-Mer fut son lieu de résidence habituel à la charnière des XIXe et XXe siècles.

    Elle hébergea souvent son proche ami Anatole France dans sa villégiature de Lion-sur-Mer, le chalet Vernet et la villa « La Farandole ». Anatole France logera dans cette villa qui servait de maison d'amis. Antérieure à l'affaire Dreyfus, l'amitié entre la nationaliste antisémite et la grande conscience dreyfusarde ne laisse pas de surprendre. Elle ne résistera d'ailleurs pas vraiment à « l'affaire ». Dès avant cependant, l'amitié entre les deux écrivains ne se situe pas sur le terrain des idées mais essentiellement sur un plan très personnel et intime, notamment aux moments où Anatole France cherchait à fuir son épouse.

    Gyp écrivit (au moins) trois romans ayant Lion pour décor :
    • Élections à Tigre sur mer,
    • Un trio turbulent,
    • C'est nous qui sont l'histoire.
  • Gregory Lesueur, fondateur du premier bouquet de radio sur internet PulsRadio dont les émissions principales sont faites dans la commune. Il participe activement au déploiement de réseau Wi-Fi gratuit dans toute la région, dont celui de Lion-sur-Mer via Lion Wi-Fi.


Lion-sur-Mer fut aussi la commune de résidence de photographes de grand renom :

  • Edmond Bacot (1814 Caen - 1875 Caen) : il participe à l'exposition de tableaux de 1846 en tant que peintre et photographe. En 1855, il participe à la création de la Société des Beaux-Arts de Caen. Considéré comme un des meilleurs photographes normands, il compte parmi les précurseurs de l'instantané. Grâce au procédé de l'albumine rapide, il réussit à saisir le mouvement des vagues en 1850 dans Au bord de la mer.
    Edmond Bacot fait la connaissance de Victor Hugo dont il partage les convictions républicaines. Il soutient son fils, Charles Hugo, dans sa pratique de la photographie.
  • Émile Berjot (1850 Caen -1929 Lion-sur-Mer): Membre d'une famille de photographes, son père Frédéric Berjot était l'ami d'Edmond Bacot et un des fournisseurs de la famille Hugo. Émile deviendra capitaine au long-cours et rapportera de ses périples des photographies de voyage. Son frère Albert, photographe également, a beaucoup fait progresser l'éclairage photographique.

Personnalités inhumées à Lion-sur-Mer[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2012.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  3. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,‎
  4. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 1 : Formations préceltique, celtiques, romanes, Genève,‎ (lire en ligne), p. 322
  5. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Charles Corlet,‎ (ISBN 2-905461-80-2), p. 159
  6. La religion dans la toponymie, Sylvie Lejeune, expert auprès de la Commission de toponymie de l'IGN, secrétaire de la Commission nationale de toponymie, page 1, [lire en ligne]
  7. « Lion-sur-Mer, Calvados », sur www.labanquedublason2.com (consulté le 17 décembre 2011)
  8. www.phdnm.org Les mythes « résistancialistes » : Le cas d’E. Bellin.
  9. a et b « Isabelle Laforgue-Desguet installée maire officiellement », sur Ouest-france.fr (consulté le 5 avril 2014)
  10. Date du prochain recensement à Lion-sur-Mer, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2012.
  13. Liste des unités urbaines officielles en France avec les villes les composant, disponible en téléchargement au format texte (Insee)
  14. [PDF] « Recueil des actes administratifs du Calvados n°13/2010 (page 322) » (consulté le 23 mars 2010).
  15. « Église », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Château », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. « Maison Louis, dite Castel Louis », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. Les "Confessionnaux"
  19. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – O Lion-sur-Mer » (consulté en 19 août 2011 et 11 juin 2015)
  20. [PDF] « Le Journal du Calvados N° 85 - Le Calvados, moi j'aime… Élise Lucet » (consulté le 14 mars 2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Villas de Lion-sur-Mer et Hermanville-sur-Mer, Coll. Itinéraires du patrimoine, no 125, 1996
  • Eugène Liot, Lion-sur-Mer, Hermanville, E. Adeline, Caen, 1896

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]