Vacognes-Neuilly

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Vacognes-Neuilly
Église Saint-Sébastien et mairie.
Église Saint-Sébastien et mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Calvados
Arrondissement Caen
Canton Évrecy
Intercommunalité Communauté de communes Vallées de l'Orne et de l'Odon
Maire
Mandat
Michel Bannier
2014-2020
Code postal 14210
Code commune 14721
Démographie
Population
municipale
584 hab. (2015 en augmentation de 15,19 % par rapport à 2010)
Densité 74 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 04′ 29″ nord, 0° 31′ 30″ ouest
Altitude Min. 63 m
Max. 157 m
Superficie 7,90 km2
Localisation

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Vacognes-Neuilly est une commune française, située dans le département du Calvados en région Normandie, peuplée de 584 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Vacognes-Neuilly[1]
Le Locheur,
Tournay-sur-Odon
Le Locheur, Bougy Bougy,
Évrecy
Landes-sur-Ajon,
Banneville-sur-Ajon
Vacognes-Neuilly[1] Évrecy
Maisoncelles-sur-Ajon Maisoncelles-sur-Ajon Sainte-Honorine-du-Fay

Reliefs[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La petite rivière de l'Ajon passe par Neuilly-le-Malherbe et se jette dans l'Odon au Locheur.

Climat[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans le cadre du plan Raymond Marcellin visant à réduire le nombre de communes, Vacognes (109 habitants en 1968) absorbe le [2] Neuilly-le-Malherbe (137 habitants)[3],[4], au nord de son territoire, qui conserve le statut de commune associée ; cette dernière avait, au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), porté le nom de Neuilly-sur-Odon[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
 ? Henri Boutrois    
Jacques Benoist DVD  
en cours Michel Bannier[5] SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et trois adjoints[6]. L'un des adjoints est maire délégué de Neuilly-le-Malherbe.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[8].

En 2015, la commune comptait 584 habitants[Note 2], en augmentation de 15,19 % par rapport à 2010 (Calvados : +1,53 %, France hors Mayotte : +2,44 %). Vacognes a compté jusqu'à 253 habitants en 1831, Neuilly-le-Malherbe atteignant son maximum démographique la même année avec 261 habitants.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
216 235 228 245 253 238 222 205 200
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
170 185 178 148 157 144 150 145 133
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
97 121 114 107 97 104 109 121 96
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
106 109 273 332 414 412 476 510 584
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Un projet d'aménagement d'un champ éolien est actuellement en cours au sein de la commune. La commune entend ainsi profiter de l'essor de l'éolien pour assurer sa croissance et contribuer à atteindre les objectifs français en termes d'énergies renouvelables.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Dalle funéraire du XVIe siècle située dans la nef de l'église Saint-Martin.
  • Château du Moustier, dont le site est classé depuis le [11].
  • Église Saint-Sébastien de Vacognes, médiévale.
  • Église Saint-Martin de Neuilly-le-Malherbe, médiévale. D'après Arcisse de Caumont, la nef (XIIIe siècle ?[12]) est plus ancienne que le chœur (période ogivale), lui-même plus ancien que le clocher en bâtière (XVIIIe siècle). La porte principale qui se trouvait dans le mur latéral sud a été refaite en 1783. Entre cette porte et la tour a été placée dans une niche une sculpture en pierre polychrome représentant la charité de saint Martin (XVIe siècle)[13]. L'église est remaniée en néo-gothique à la fin du Second Empire et au début de la IIIe République et le clocher est restauré en 1885[14]. Dans la nef, trois dalles funéraires : dalle funéraire non identifiée (datée 1545), d'Isabeau de Fontaines (1628) et d'Antoine Louvet (1748). L'église abrite des statues dont celles de saint Célerin du XVe ou XVIe siècle[15],[Note 3], Thérèse de Lisieux, et le curé d'Ars. Vitraux signés J. Pelletier (1958).
  • Ferme d'Auvers, construite vers 1600[14].
  • Grange aux dîmes du XVIIe siècle à côté de l'église Saint-Martin, détruite après la Seconde Guerre mondiale[14].
  • Croix de chemin route d'Evrecy, érigée en 1861, réédifiée en 1893, brisée en 2017.
  • Lavoir construit en 1903 et restauré en 1988[14].
  • Château du XVIIe siècle, acquis par François Louis, comte de Saint-Pol (1780-1846)[16]. Ce château, endommagé pendant les bombardements de Normandie de juin 1944, n'existe plus[14] : ne subsistent au XXIe siècle que ses dépendances.
  • Château classique avec chapelle néogothique, construits par la famille de Saint-Pol au Second Empire. De 1897 à 1899, Lazare Cernuski, connu pour son faux témoignage contre Alfred Dreyfus, y est hébergé[17].

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Anne, Brève monographie de Vacognes-Neuilly, Vacognes-Neuilly, Jean Anne, , 23 p.
  • René Dubourg, « Quelques pages d'histoire locale. Les Vassel, seigneurs de Neuilly le Malherbe », Annuaire de l'Association normande,‎ , p. 185-286.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2015.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.
  3. L'ouvragePatrimoine des communes du Calvados l'identifie comme représentant saint Charles Borromée et la date du (XVIIe siècle)

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  2. Insee : toutes les modifications de commune pour le département du Calvados (14) de 1930 à 2012
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Vacognes-Neuilly », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 26 juillet 2012)
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Neuilly-le-Malherbe », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 26 juillet 2012)
  5. Réélection 2014 : « Un deuxième mandat pour Michel Bannier », sur Ouest-france.fr (consulté le 8 avril 2014)
  6. « Vacognes-Neuilly (14210) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 21 juin 2014)
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  11. « Site de la DREAL de Basse-Normandie - Les sites classés du département du Calvados » (consulté le 21 juin 2013)
  12. (en) Arthur Kingsley Porter, Medieval architecture, its origins and development, with lists of monuments and bibliographies, New Haven, Yale University Press, , p. 360
  13. Arcisse de Caumont, Bulletin monumental ou collection de mémoires et de renseignements pour servir à la confection d'une statistique des monuments de la France, classés chronologiquement., t. 9, Caen, A. Hardel, (lire en ligne), p. 342
  14. a, b, c, d et e Jean Anne, Brève monographie de Vacognes-Neuilly, Vacognes-Neuilly, Jean Anne, , 23 p.
  15. Communauté de communes Évrecy Orne Odon, Les communes du canton d'Évrecy, S.l., Soréco éditions, s.d., p. 31
  16. « Généalogie de la famille de Saint Pol - 9 », sur pinsonnais.free.fr (consulté le 31 juillet 2017)
  17. Ministère de la Justice, Enquête de la Chambre criminelle : Affaire Dreyfus : 2e révision. Tome 2, Paris, Imprimerie nationale, , 511-[19] p. (lire en ligne), p. 107

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]