Urville (Calvados)

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Urville
Urville (Calvados)
Le bourg.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Calvados
Arrondissement Caen
Canton Thury-Harcourt
Intercommunalité Communauté de communes Cingal-Suisse Normande
Maire
Mandat
Nicole Goubert
2014-2020
Code postal 14190
Code commune 14719
Démographie
Gentilé Urvillais
Population
municipale
655 hab. (2016 en augmentation de 23,35 % par rapport à 2011)
Densité 109 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 01′ 32″ nord, 0° 17′ 50″ ouest
Altitude Min. 66 m
Max. 136 m
Superficie 6,02 km2
Localisation

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Urville est une commune française, située dans le département du Calvados en région Normandie, peuplée de 655 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune d'Urville est située sur l'axe Caen - Falaise à 24 kilomètres de Caen. Le village est voisin de Gouvix, Saint-Germain-le-Vasson, Barbery, Grainville-Langannerie.

Communes limitrophes d’Urville[1]
Gouvix Gouvix Cauvicourt
Gouvix Urville[1] Bretteville-le-Rabet
Barbery Saint-Germain-le-Vasson Grainville-Langannerie

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Urvillum en 1108[2], Eurvilla en 1248[3] et Urivilla au XIVe siècle[3]. Le toponyme est issu de l'anthroponyme germanique Uro[2],[3] et de l'ancien français vile dans son sens originel de « domaine rural » issu du latin villa rustica.

Le gentilé est Urvillais.

Histoire[modifier | modifier le code]

La catastrophe des Aucrais[modifier | modifier le code]

Le , lors d'un déchargement d'oxygène liquide d'un camion de la SMN à la carrière des Aucrais, sur le territoire d'Urville[4], une triple explosion provoque la mort de vingt ouvriers locaux[5],[6].

La libération d'Urville[modifier | modifier le code]

L'opération Totalize est lancée dans la nuit du 7 au par les forces armées canadiennes, britanniques et polonaises le long de la route de Caen à Falaise pour briser le front allemand. Les Alliés gardent l'avantage jusque dans la matinée du 8 août, profitant de leur supériorité aérienne et de la nuit.

L’effort canadien a porté essentiellement sur le flanc droit, à l’ouest de la route Caen-Falaise, négligeant les hauteurs à l’est, sur le flanc gauche des Polonais. Au matin du 8 août lorsque les chars d’assaut alliés se mettent en marche dans la plaine, ils sont rapidement pris à partie par les canons allemands, qui ont subi peu de pertes lors du bombardement aérien de la RAF. Cramesnil et Cintheaux sont libérés, mais au prix de combats acharnés qui n’ont rien à voir avec la percée escomptée[7].

Au soir du 8 août, les Alliés tentent de reprendre l'offensive, deux divisions blindées s’élancent : la 4th Canadian Armoured Division du Major General George Kitching (en) et la 1re division blindée polonaise du géneral Stanisław Maczek. Le 9 août, un détachement blindé canadien se trompe d’itinéraire près d’Estrées-la-Campagne, les Panther et les Tigre du Kampfgruppe Wünsche anéantissent le groupement, quarante-sept chars sur cinquante-deux sont détruits. Au soir du 9 août, la 9th Canadian Infantry Brigade libère Urville, puis Grainville et s’installe au pied de la cote 195, au nord-ouest de Potigny. Un monument à la mémoire des libérateurs canadiens se situe à la sortie du village vers Barbery, place des Glens[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
? mars 2001 Bertrand Lidou    
mars 2001[9] En cours Nicole Goubert[10] DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et trois adjoints[11].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[13].

En 2016, la commune comptait 655 habitants[Note 2], en augmentation de 23,35 % par rapport à 2011 (Calvados : +1,23 %, France hors Mayotte : +2,44 %). Urville a compté jusqu'à 716 habitants en 1836.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
565517578640680716477494489
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
488456443413390375351333301
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
300280272267305263245327405
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
470484501543519478460457559
2016 - - - - - - - -
655--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église paroissiale Notre-Dame a été fondée en 1604 par Charles de Lalongny, seigneur d'Urville en remplacement de l'ancienne église paroissiale Saint-Vigor, située au bord de la Laize dans la cour du manoir d'Urville[16]. Elle est inscrite au titre des Monuments historiques depuis le 4 octobre 1932[16].
  • Le manoir d'Urville se trouve au fond de la vallée de la Laize, en rive gauche. Du manoir médiéval ne subsiste que le logis du XIVe siècle doté d'une tour d'escalier circulaire, ainsi qu'un cellier avec baie trilobée et frise de quatre-feuilles, et un pressoir. L'ancienne église paroissiale Saint-Vigor fut détruite en 1604, et remplacée par une petite chapelle toujours existante. Enfin une grande grange du XVIIe siècle sur laquelle vient s'appuyer un logis du XIXe siècle complètent l'ensemble[17],[18]. Le manoir d'Urville est inscrit au titre des Monuments historiques depuis le 2 janvier 1929[19].
  • Les ruines d'un imposant moulin à huile se trouve dans le fond de la vallée de la Laize un peu à l'écart du village. Construit en 1789 par Charles Moisson, qui deviendra maire d'Urville de 1808 à 1816, les différents bâtiments de ce moulin s'ordonnent autour d'une cour fermée.
  • Les bâtiments de la mine de fer de Gouvix-Urville, tous situés dans la vallée de la Laize.
  • Le cimetière militaire polonais de Grainville-Langannerie qui contient 615 tombes de militaires polonais, la plupart appartenant à la 1re division blindée polonaise du général Maczek, tués dans les combats de la libération pendant l'été 1944. C'est la seule nécropole polonaise exclusivement de la Seconde Guerre mondiale en France[20] (le cimetière d'Aubérive accueillant également des soldats du premier conflit mondial).

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2016.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  2. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,
  3. a b et c Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 2 : Formations non romanes ; formations dialectales, Genève, (lire en ligne), p. 950
  4. Le lieu-dit est limitrophe des communes d'Urville, Cauvicourt, Gouvix et Bretteville-le-Rabet ; les décès ont été déclarés à l'état-civil d'Urville : archives départementales du Calvados, tables décennales.
  5. « Effroyable explosion dans une carrière près de Falaise », Le Petit Parisien, no 21787,‎ , p. 1, 4 (lire en ligne, consulté le 29 avril 2019)
  6. « Effroyable catastrophe dans une carrière du Calvados », L'Ouest-Éclair, no 14595,‎ , p. 1 (lire en ligne, consulté le 29 avril 2019)
  7. « Sur les traces de l'Obergefreiter Habersack - Page 10 - Le forum du débarquement et de la bataille de Normandie », sur www.dday-overlord.com (consulté le 27 août 2016)
  8. « 1944 la bataille de Normandie, la mémoire | Urville », sur www.normandie44lamemoire.com (consulté le 27 août 2016)
  9. « La liste du conseil municipal sortant menée par Nicole Goubert », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 22 octobre 2014)
  10. Réélection 2014 : « Urville (14190) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 23 juin 2014)
  11. « Urville (14190) - Municipales 2014 », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 8 octobre 2015)
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  16. a et b « Église », notice no PA00111770, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. « Service régional de Basse-Normandie », sur www.culture.gouv.fr (consulté le 29 janvier 2016)
  18. Joseph Decaëns, « Les enceintes d'Urville et de Bretteville-sur-Laize (Calvados). », Annales de Normandie, vol. 18,‎ , p. 311–375 (DOI 10.3406/annor.1968.6396, lire en ligne, consulté le 29 janvier 2016)
  19. « Manoir », notice no PA00111771, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. « Cimetière militaire polonais », sur normandiememoire.com, Association Normandie Mémoire (consulté le 3 juin 2015)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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