Cairon

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Cairon
L'église Saint-Hilaire.
L'église Saint-Hilaire.
Blason de Cairon
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Calvados
Arrondissement Caen
Canton Bretteville-l'Orgueilleuse
Intercommunalité Communauté de communes entre Thue et Mue
Maire
Mandat
Claude Yver
2014-2020
Code postal 14610
Code commune 14123
Démographie
Gentilé Caironnais
Population
municipale
1 901 hab. (2014)
Densité 322 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 14′ 04″ nord, 0° 26′ 49″ ouest
Altitude Min. 28 m – Max. 72 m
Superficie 5,91 km2
Localisation

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Cairon
Liens
Site web www.cairon.info

Cairon est une commune française, située dans le département du Calvados en région Normandie, peuplée de 1 901 habitants[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Cairon se situe en Normandie, dans le Calvados, à 5 km au nord-ouest de Caen.

La rivière la Mue et son affluent le Vey traversent le village.

Communes limitrophes de Cairon[2]
Thaon Thaon Anisy,
Villons-les-Buissons
Rots (comm. dél. de Lasson) Cairon[2] Villons-les-Buissons
Rosel Rosel, Authie Saint-Contest

Toponymie[modifier | modifier le code]

Cairon, Karon en 1077, Cayron en 1231[3] : le toponyme s'est sans doute formé à partir de l'anthroponyme roman Carius adjoint du suffixe -onis[4].

Le gentilé est Caironnais.

Histoire[modifier | modifier le code]

Lors de la bataille de Normandie, Cairon est libéré le 11 juin 1944 par le 46th Royal Marine Commando (en).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Cairon

Les armes de la commune de Cairon se blasonnent ainsi :
De gueules aux trois coquilles d’or[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1995[6] en cours Claude Yver[7] SE Controleur principal du trésor
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de dix-neuf membres dont le maire et cinq adjoints[7].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune comptait 1 901 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2008, 2013, 2018, etc. pour Cairon[8]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 1].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
567 586 540 646 701 702 684 671 569
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
543 545 537 501 471 429 402 402 339
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
309 320 292 281 261 269 300 349 370
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
409 480 664 809 1 098 1 585 1 571 1 830 1 901
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006 [10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de Cairon date du XVIIIe siècle. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il servit d'hôpital, de résidence aux Allemands, puis aux Alliés. On peut encore y voir des trous d'hommes et des trous de chars, où les soldats se tapissaient pour éviter les éclats d'obus horizontaux. Il accueillit ensuite le Général de Gaulle. Son colombier du XVIe siècle fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 13 avril 1933[11].
  • Le dolmen de la Pierre Tourneresse inscrit aux Monuments historiques[12] est un monument mégalithique implanté sur une terrasse surplombant la petite vallée du Vey. Selon la légende, la pierre aurait le pouvoir de tourner sur elle-même. Le nom de la commune pourrait venir de là, karn signifie pierre en celtique. Des fouilles ont été réalisées par Cyril Marcigny et Emmanuel Ghesquière de 1996 à 1999, des restes humains ont été retrouvés dans la chambre funéraire[13]. Aujourd'hui, le dolmen est restauré et ouvert au public.
  • L'église Saint-Hilaire fortifiée du XIIIe siècle fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 16 mai 1927[14]. L'église est située sur une hauteur, elle fut un point stratégique durant la guerre de Cent Ans. Sa situation excentrée au nord du village serait due à la peste qui aurait ravagé le village autour d'elle. Les habitants se seraient alors déplacés dans le vallon de la Mue.
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Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

  • Rassemblement de la Pointe.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Perrotte (de Cairon ; vers 1450)[15] :
La famille de Cairon remonte à Nicolas Perrotte, qui combattit sous les ordres du connétable Arthur de Bretagne, comte de Richemont, pour expulser les Anglais de la Normandie, et qui commandait à la bataille de Formigny (14 avril 1450) une compagnie d’hommes armés levée à ses frais. Il fut anobli par le roi Charles VII (ainsi qu’un Jean Laurence, individu qu’on retrouve dans « le livre de raison »), en raison de ses services, le 3 février 1454 ou en février 1455 (Lettres de noblesse délivrées à Mehun-sur-Yèvre, Cher). « L’histoire de Charles VII » par G. Gaston du Fresne de Beaucourt le confirme dans le tome VI, page 373 : « anoblis pour services rendus à la réduction de la Normandie ».
Des lettres patentes du roi Louis XI, datées de La Guerche (Touraine), le 5 août 1472, autorisèrent les membres de cette famille à prendre le nom de Cairon. Famille maintenue en noblesse par Roissy en 1599, et par Chamillard en 1667.
Marié à très noble damoiselle Guillemette d’Estampes, fille de Robert seigneur d’Audrieu.
  • Nicolas (I) Perrotte de Cairon (vers 1470) :
A pris le nom de Cairon au lieu de celui de Perrotte, par lettres-patentes du 5 août 1472, vérifiées aux assises d’Évrecy. Demeurait à Saint-Vigor-des-Mézerets, sergenterie de Saint-Jean-le-Blanc, élection de Vire. A continué les services militaires de son père. Porte : « de gueules, à trois coquilles d’argent, 2 et 1 » (similitude avec le blason de la commune).
  • Nicolas (II) (Perrotte) de Cairon (vers 1600) :
Fils de feu noble homme Guillaume, sieur de Bretteville-l'Orgueilleuse et de noble damoiselle Jeanne de La Mariouze. Figure dans plusieurs documents jusqu’en 1631, mort avant 1634. Marié à Isabeau du Boissel (ou Boussel), dont sont issues deux filles :
- Anne qui épousé à Bretteville les 16-25 juin 1641, Jean-Jacques Le Coustellier, écuyer, sieur de Beaumont
- Isabeau.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Emmanuel Ghesquière, Cyril Marcigny, Cairon : vivre et mourir au Néolithique, Presses universitaires de Rennes, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,
  4. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Charles Corlet, (ISBN 2-95480-455-4 (édité erroné), notice BnF no FRBNF36174448), p. 83
  5. « Blasonnement de Cairon, », sur www.labanquedublason2.com (consulté le 22 avril 2012)
  6. « Claude Yver se représente et brigue un 4e mandat », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 1er janvier 2017)
  7. a et b Réélection 2014 : « Cairon (14610) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 8 juin 2014)
  8. Date du prochain recensement à Cairon, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. « Colombier », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  12. « Mégalithe nommé La Pierre Tourneresse », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. Emmanuel Ghesquière et Cyril Marcigny, 2000 – Fouille et restauration d’un mégalithe voué à la destruction à Cairon « La Pierre Tourneresse », Archéopages, no 1, juin 2000, p. 4-9
  14. « Église Saint-Hilaire », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. Voir « Notes extraites de trois livres de raison de 1473 à 1550 – Comptes d’une famille de gentilshommes campagnards normands » par M. l’abbé Aubert (comptes courants des Perrotte de Cairon sur cette période). Après la conquête de la Normandie par Henri V roi d’Angleterre, un Thomas Linford a eu les terres « que furent à Nicolas Perotte ». Il est plausible que ce Nicolas, ou son fils du même nom, soit celui présent à la bataille de Formigny qui conclut la reconquête de la Normandie par les Français au terme de la guerre de Cent Ans. (in Mémoires de la société des antiquaires de Normandie -1865 (volume 23) – citant diverses sources).

Liens externes[modifier | modifier le code]