Rocquancourt

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d’aide sur l’homonymie Pour l’article ayant un titre homophone, voir Rocquencourt.
image illustrant une commune du Calvados
Cet article est une ébauche concernant une commune du Calvados.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?). Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade « Bon début » quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l’atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d’aide à la rédaction d’un article de commune.

Rocquancourt
Image illustrative de l'article Rocquancourt
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Calvados
Arrondissement Caen
Canton Évrecy
Intercommunalité Communauté urbaine Caen la Mer
Maire
Mandat
Denis Viel
2014-2020
Code postal 14540
Code commune 14538
Démographie
Gentilé Rocquancourtois
Population
municipale
851 hab. (2014)
Densité 309 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 05′ 43″ nord, 0° 19′ 16″ ouest
Altitude Min. 68 m – Max. 92 m
Superficie 2,75 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Calvados

Voir sur la carte administrative du Calvados
City locator 14.svg
Rocquancourt

Géolocalisation sur la carte : Calvados

Voir sur la carte topographique du Calvados
City locator 14.svg
Rocquancourt

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Rocquancourt

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Rocquancourt

Rocquancourt est une commune française, située dans le département du Calvados en région Normandie, peuplée de 851 habitants[Note 1] (les Rocquancourtois).

Géographie[modifier | modifier le code]

Rocquancourt est une commune située à 10 km au sud de Caen. C'est une commune péri-urbaine qui se situe dans le canton de Bourguébus.

La commune est traversée du nord au sud par la RN158 qui relie Caen à Falaise. Le village est traversé par la route départemental D41.

Communes limitrophes de Rocquancourt[1]
Saint-Martin-de-Fontenay Saint-Martin-de-Fontenay Tilly-la-Campagne
Fontenay-le-Marmion Rocquancourt[1] Garcelles-Secqueville
Fontenay-le-Marmion Bretteville-sur-Laize Saint-Aignan-de-Cramesnil

Histoire[modifier | modifier le code]

Des travaux récents pour le franchissement de la RN 158 ont mis au jour des vestiges révélant l'existence d'une ferme gauloise remontant à 2 000 ans environ.

En 1225, l'église de Rocquancourt est donnée à Acarin, le premier doyen du chapitre du Saint-Sépulcre par Pétronille de Mondeville. Les sols manquant de fertilité, c'est ainsi qu'au milieu du XVIIIe siècle, un tiers des terres de la paroisse sont laissées à l'abandon. L'année doit être pluvieuse pour réussir une récolte.

Par contre, le sous-sol est riche en minerai de fer. De ce fait, au début du XXe siècle, une course de vitesse s'engage entre les différentes compagnies minières pour l'obtention des concessions sur la commune. En 1923, le puits Urbain Le Verrier à Lorguichon est ouvert par la mine de May-sur-Orne ; il sera fermé en 1962. Le site sera repris par GDE, une entreprise de recyclage de déchets industriels, en 1968.

La commune a beaucoup souffert lors des combats de la bataille de Normandie et a été détruite à plus de 95 %. Elle a été libérée le , lors de l'opération Totalize par les Canadiens du South Saskatchewan Regiment de la 2e division d'infanterie. Une stèle sur la place du village commémore cet événement.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1850   Pierre Deloges    
1852   Adolph Collet    
1869   Leonce De Parfouru    
1876 1881 Louis Gosse    
1881 1892 Armand Paris    
1892 mars 1892 Gustave Chretien    
1902 M. Dujardin    
1902 1908 M. Romain    
1908 1919 René Ozanne    
1919 1922 M. Lesueur    
1922 décédé en 1925 Georges Touchet    
1925 décédé novembre 1925 Eugène Tison    
1925 1944 démission Jules Guesdon    
1944 1945 Michel Tesson    
1945 décédé en 1971 Maurice Rousseau    
1971 1995 Georges Lepeltier    
1995 mars 2008 Italo Porta    
mars 2008 mars 2014 Sylviane Vastel   Attachée d'administration
mars 2014[2] en cours Denis Viel   Professeur université de Caen
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et quatre adjoints[2].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[4],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 851 habitants, en augmentation de 9,1 % par rapport à 2009 (Calvados : 1,56 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
216 175 175 200 202 203 203 253 190
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
223 243 225 203 219 247 252 247 238
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
252 218 235 232 321 276 270 105 328
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
440 506 503 530 519 581 684 815 851
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006 [6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Malgré les bombardements de la Libération, il reste encore des vestiges d'une histoire vivace, notamment l'église Saint-Martin du XIIe siècle dont la tour avait déjà été remplacée en 1900 par un clocher en pierre[7].

Existence d'un château avant sa destruction en 1944 ; des travaux du franchissement de la N 158 ont mis au jour des vestiges révélant l'existence d'une ferme gauloise qui datait de 2 000 ans.

La dernière dentellière exerça son activité jusqu'au début des années 1980[8].

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Le Football Club de Rocquancourt fait évoluer une équipe de football en division de district[9].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Georges Lepeltier, maire de Rocquancourt de 1971 à 1995 et conseiller général du canton de Bourguébus de 1979 à 1985. Résistant-prisonnier de guerre, il est l'un des responsables du Mouvement national des prisonniers de guerre et déportés (MNPGD) dirigé par François Mitterrand (président de l'Association départementale du mouvement pour le Calvados, il devient dès novembre 1946 président de la Fédération nationale des prisonniers de guerre). À ce titre, il rejoint les instances dirigeantes de l'UDSR au congrès de Marseille de 1953 et devient membre du comité directeur de ce même parti. Il suit François Mitterrand dans la reconstruction partisane d'une gauche non communiste durant les années 1960 et 1970. Il adhére ainsi au Parti socialiste et est président de la FDSER (Fédération départementale des élus socialistes et républicains) du Calvados. Il perd son mandat de conseiller général du canton de Bourguébus en 1985 face à René Garrec[10],[11],[12],[13],[14]. Il est enterré au cimetière communal.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Le patrimoine des communes du Calvados, vol. 1, Paris, Flohic Éditions, (ISBN 2-84234-111-2), p. 296-297
  • Archives municipales

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  • Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[15].
  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  2. a et b « Rocquancourt (14540) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 18 mai 2014)
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. N° 5, Autrefois Rocquancourt, Bulletin municipal de Rocquancourt 2003
  8. N° 4, Bulletin de CDC Plaine Sud de Caen, janvier 2003
  9. « Site officiel de la Fédération française de football – FC Rocquancourt » (consulté le 16 novembre 2011)
  10. Louis Mermaz, Il faut que je vous dise, Paris, Odile Jacob,
  11. Eric Duhamel, L'UDSR, ou, La genèse de François Mitterrand, Paris, CNRS Éditions,
  12. Eric Duhamel, « Pleven et Mitterrand », Vingtième Siècle - Revue d'Histoire,‎ janvier - mars 1995 (volume n°45), pp. 67-75
  13. Pierre Bugeaud, Militant prisonnier de guerre. Une bataille pour l'histoire, Paris, Nouvelles éditions du Pavillon, rééd. L'Harmattan, 1990 et 1991 pour la réédition, 307 p.
  14. Christophe Lewin, Le retour des prisonniers de guerre français. Naissance et développement de la FNPG 1944-1952, Paris, Publications de la Sorbonne, , P. 326 pour la notice biographique détaillant les fonctions
  15. « Rocquancourt sur le site de l'Institut géographique national » (archive Wikiwix)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]