Turbot
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Turbot
Psetta maxima
Le turbot (Scophthalmus maximus) est une espèce de poissons platssenstres, dont la chair est consommée par l'homme. Sa grande taille et sa forme en losange nécessitent l'utilisation d'un récipient de cuisson adapté, la turbotière.
Au Canada, on appelle turbot l'espèce Reinhardtius hippoglossoides, aussi appelé turbot de Terre-Neuve ou turbot américain, qui est en fait le flétan noir ou flétan du Groenland pour les Français (ce poisson que les Français appellent « flétan » a été d'ailleurs à l'origine dans les années 1990 d'une « guerre » de la pêche entre Canadiens et Français).
L'expression « turbot de sable » désigne une autre espèce de poisson plat (Scophtalmus aquosus), qu'on trouve du côté américain de l'Atlantique.
Il ne faut pas confondre le turbot avec la barbue (Scophthalmus rhombus), très proche d'aspect physique, mais de qualité de chair très différente.
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Aire de répartition[modifier]
De la Norvège et l'Islande jusqu'au Maroc ainsi qu'en Méditerranée et en Mer Noire.
Il a été introduit avec un certain succès dans les eaux de Nouvelle-Zélande.
Description[modifier]
Le turbot est un poisson plat gaucher, c'est-à-dire qu'il repose sur sa face droite. La face supérieure est recouverte de tubercules osseux (des écailles transformées) épars, ce qui le distingue de la barbue.
- Poids : 6 kg en moyenne (jusqu'à 25 kg)
- Taille : 50 cm à 1 m
- Durée de vie : jusqu'à 25 ans
- Période de frai : avril à août
- Ponte : de 5 à 15 millions d'œufs de 1 mm
Économie[modifier]
Depuis les années 1980, on produit du turbot d'élevage, surtout en Espagne - 6 419 tonnes en 2006. La production européenne est stabilisée autour de 5 000 tonnes (2005).
Le turbot label rouge est élevé dans l'Ouest de la France (Bretagne, Charente-Maritime et Vendée), selon un cahier des charges visant à garantir la finesse (dont une faible teneur en graisses) et la fermeté de la chair. La place de la France dans la production de turbot de taille commerciale est modeste, moins de 1 000 tonnes. La France est, par contre, le leader mondial pour la production de juvéniles vers l'Europe ou la Chine[réf. nécessaire].
Pêche[modifier]
La production annuelle française, qui représente entre 600 et 800 tonnes de poisson, provient essentiellement de la Manche, du golfe de Gascogne et, dans une moindre mesure, de la Méditerranée. Toutefois, le turbot est aussi pêché sur des petits bateaux à la palangre le long des côtes bretonnes, au niveau de l'île d'Ouessant en particulier[réf. nécessaire].
Tailles minimums de capture[modifier]
Mailles légales pour la France[modifier]
La maille du Turbot, c'est-à-dire la taille légale de capture pour les pêcheurs amateurs et professionnels est de 30 cm en Manche, en Atlantique et en Mer du Nord[1], et n'est pas fixée pour la Méditerranée[2]. Ces tailles minimum légales sont fixées par l'arrêté du 16 juillet 2009 déterminant la taille minimale ou le poids minimal de capture et de débarquement des poissons et autres organismes marins ainsi que par de nombreux textes de référence édictés par la Communauté européenne.
Mailles biologiques[modifier]
La maille biologique, c'est-à-dire la taille à laquelle 100 % des Turbots se sont reproduits est de 40 à 49 cm pour la Méditerranée et de 54 cm pour la Manche, l'Atlantique et la Mer du nord. Elle est donc nettement supêrieure à la maille lêgale.
Notes et références[modifier]
- [PDF] fcsmpassion.com, « Mailles pour la Manche, l'Atlantique et la Mer du nord ». Consulté le 12 août 2010.
- [PDF] fcsmpassion.com, « Mailles pour la Méditerranée ». Consulté le 12 août 2010.
Liens externes[modifier]
- Référence FishBase :
- Référence Catalogue of Life : Scophthalmus maximus (Linnaeus, 1758) (en)
- Référence ITIS : Scophthalmus maximus (Linnaeus, 1758) (fr) ( (en))
- Référence NCBI : Scophthalmus maximus (en)