Édouard VIII du Royaume-Uni
| Édouard VIII | |
Le prince Edward au Canada en 1919 |
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| Titre | |
|---|---|
| Roi du Royaume-Uni et des dominions britanniques, empereur des Indes | |
| 20 janvier – 11 décembre 1936 (10 mois et 21 jours) |
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| Couronnement | Abdique avant son couronnement |
| Premier ministre | Stanley Baldwin |
| Prédécesseur | George V |
| Successeur | George VI |
| Biographie | |
| Dynastie | Maison de Windsor |
| Nom de naissance | Edward Albert Christian George Andrew Patrick David |
| Date de naissance | 23 juin 1894 |
| Lieu de naissance | Richmond upon Thames, Londres (Royaume-Uni) |
| Date de décès | 28 mai 1972 (à 77 ans) |
| Lieu de décès | Neuilly-sur-Seine (France) |
| Père | George V du Royaume-Uni |
| Mère | Mary de Teck |
| Conjoint | Wallis Simpson |
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| Monarques du Royaume-Uni | |
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Édouard VIII (né Edward Albert Christian George Andrew Patrick David ; 23 juin 1894 - 28 mai 1972) fut roi du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord et des autres dominions du Commonwealth britannique et empereur des Indes du 20 janvier 1936 au 11 décembre 1936.
Avant son accession au trône, Edward était prince de Galles, duc de Cornouailles et de Rothesay. Il participa à la Première Guerre mondiale au sein des forces armées britanniques et réalisa plusieurs voyages pour le compte de son père, le roi George V. Edward eut des liaisons avec de nombreuses femmes mariées et souvent plus âgées que lui mais resta célibataire jusqu'à ce qu'il devienne roi.
Edward monta sur le trône à la mort de son père en janvier 1936 sous le nom d'Édouard VIII. Il montra rapidement son refus des protocoles de la cour et les hommes politiques s'inquiétaient de son apparent mépris des conventions établies. Quelques mois après le début de son règne, il provoqua une crise constitutionnelle en demandant en mariage la mondaine américaine Wallis Simpson qui avait divorcé de son premier époux et était en instance de divorce avec le second. Les premiers ministres du Royaume-Uni et des dominions s'opposèrent à cette union en avançant que le peuple n'accepterait jamais une femme avec ses deux ex-époux en vie comme reine. De plus, un tel mariage serait entré en conflit avec le statut d'Édouard VIII de chef suprême de l'Église d'Angleterre, qui s'opposait au remariage de personnes divorcées si leurs anciens époux ou épouses étaient toujours en vie. Édouard VIII savait que le gouvernement dirigé par le premier ministre Stanley Baldwin démissionnerait si le mariage avait lieu et que cela l'aurait poussé à organiser des élections générales perdant ainsi son statut de monarque politiquement neutre. Il choisit d'abdiquer plutôt que de renoncer à sa relation avec Simpson. Son frère cadet Albert monta sur le trône sous le nom de George VI. Avec un règne de 326 jours, Édouard VIII est l'un des monarques ayant eu le règne le plus court de l'histoire de la monarchie britannique et il ne fut jamais couronné.
Après son abdication, il reçut le titre de duc de Windsor et épousa Wallis Simpson en France le 3 juin 1937 après l'officialisation de son second divorce. Plus tard dans l'année, le couple se rendit en Allemagne. Durant la Seconde Guerre mondiale, il fut initialement stationné avec le corps expéditionnaire britannique en France mais après des accusations de sympathies nazies, il fut nommé gouverneur général des Bahamas. Après la guerre, il ne reçut pas d'autres fonctions officielles et il passa le reste de sa vie en France.
Sommaire |
Jeunesse [modifier]
Édouard VIII est né le 23 juin 1894 à Richmond Park, dans les faubourgs de Londres sous le règne de son arrière-grand-mère, la reine Victoria[1]. Il était le fils aîné du prince George, duc d'York (futur George V), lui-même second fils du prince de Galles (futur Édouard VII et de la princesse de Galles, Alexandra de Danemark). Sa mère était la duchesse d'York (future reine Mary) qui était la fille aînée du duc et de la duchesse de Teck (en). En tant qu'arrière-petit-fils du monarque dans la lignée mâle, Édouard reçut à la naissance le titre de Son Altesse le prince Édouard d'York.
Il fut baptisé Edward Albert Christian George Andrew Patrick David dans le 16 juillet 1894 par l'archevêque de Cantorbéry Edward White Benson[n 1],[2]. Les noms furent choisis en honneur de son oncle qui était appelé « Eddy » ou Edward par sa famille et son arrière-grand-père Christian IX de Danemark. Le nom Albert fut inclus sur injonction de la reine Victoria, pour rappeler son défunt mari, et ses quatre derniers noms, Georges, Andrew, Patrick et David dérivaient des quatre saints patrons de l'Angleterre, de l'Écosse, de l'Irlande et du Pays de Galles. Il était toujours appelé David par les membres de sa famille et ses amis proches.
Comme les autres enfants de la haute société britannique de l'époque, Edward et son jeune frère furent élevés par des nourrices. L'une de ses premières nourrices malmena Edward en le pinçant avant qu'il ne soit présenté à ses parents. Ses pleurs et ses gémissements poussèrent le duc et la duchesse à renvoyer Edward et la nourrice[3]. La nourrice fut par la suite licenciée.
Le père d'Edward, bien qu'étant strict en matière de discipline[4] était manifestement affectueux[5] et sa mère présentait un caractère enjoué avec ses enfants qui contredisait son image publique assez austère. Elle était amusée par ses enfants mettant des têtards sur les toasts pour leur professeur de français[6] et elle les encouragea à se confier à elle[7].
Éducation [modifier]
Edward fut initialement éduqué à domicile par Helen Bricka. Lorsque ses parents visitèrent l'Empire britannique durant près de neuf mois à la suite de la mort de la reine Victoria en 1901, le jeune Edward et son frère restèrent en Grande-Bretagne avec leurs grands-parents, la reine Alexandra et le roi Édouard VII qui leur témoignèrent beaucoup d'affection. Au retour de ses parents, Edward fut placé sous les soins de deux hommes, Frederick Finch et Henry Hansell, qui élevèrent virtuellement Edward et son frère durant leurs premières années[8].
Edward fut gardé sous le tutorat strict de Hansell jusqu'à environ l'âge de 13 ans ; Hansell souhaitait qu'Edward entre à l'école plus tôt mais son père s'y opposa. Edward passa les concours pour entrer au collège naval d'Osborne et il fut accepté en 1907[9]. Après deux années au collège naval où il ne se plaisait pas, Edward intégra le Britannia Royal Naval College à Dartmouth. Deux années d'étude suivies par son entrée dans la Royal Navy étaient prévues. Lorsque son père monta sur le trône le 6 mai 1910 après la mort d'Édouard VII sous le nom de George V, Edward devint automatiquement duc de Cornouailles et de Rothesay. Il fut investit prince de Galles un mois après son 16e anniversaire le 23 juin 1910 et les préparatifs se mirent en place pour ses futures missions en tant que roi. Ses études furent arrêtées avant la fin formelle de ses études et il passa trois mois en tant qu'aspirant à bord du cuirassé HMS Hindustan avant d'intégrer le Magdalen College d'Oxford, pour lequel, selon l'opinion de ses biographes, il n'était pas intellectuellement préparé. Il quitta Oxford sans aucun diplôme[10].
Prince de Galles [modifier]
Edward devint officiellement prince de Galles lors d'une cérémonie spéciale au château de Caernarfon le 13 juillet 1911[11]. L'investiture eut lieu au Pays de Galles à l'instigation du politicien gallois, David Lloyd George, connétable du château et chancelier de l'Échiquier du gouvernement liberal[12]. Lloyd George inventa une cérémonie assez extravagante dans le style d'une reconstitution historique et il apprit quelques mots de gallois à Edward.
Lors du déclenchement de la Première Guerre mondiale, Edward avait l'âge minimum pour entrer dans l'armée et voulait participer au conflit[13]. Il avait rejoint les Grenadier Guards en juin 1914 mais le secrétaire à la Guerre Lord Kitchener refusa de le laisser combattre sur le front en évoquant le mal terrible que produirait la capture de l'héritier par l'ennemi[14].
Malgré cela, Edward vit la guerre de tranchée de ses propres yeux et il essayait de visiter les premières lignes aussi souvent que possible, ce qui lui valut la croix militaire en 1916. Son rôle dans la guerre, bien que limité, le rendit populaire auprès des vétérans[15]. Edward réalisa son premier vol militaire en 1918 et il obtint par la suite sa licence de pilote[16].
Tout au long des années 1920, Edward, en tant que prince de Galles, représenta son père, le roi George V, au Royaume-Uni et à l'étranger en de nombreuses occasions. Il se rendait fréquemment dans les zones pauvres du pays[17] et il réalisa 16 tournées dans diverses parties de l'Empire entre 1919 et 1935 ; durant une visite au Canada en 1919, il acheta le ranch Bedingfield près de Pekisko dans l'Alberta[18]. En 1924, il remit le trophée Prince de Galles à la Ligue nationale de hockey[19]. Son rang, ses voyages, son air élégant et son statut de célibataire attirèrent l'attention du public et à l'apogée de sa popularité, il était la célébrité la plus photographiée au monde[20]
Son attitude envers de nombreux sujets de l'Empire et ses divers peuples indigènes, à la fois en tant que prince de Galles puis par la suite en tant que duc de Windsor, ont été peu commentées à l'époque mais ont par la suite terni sa réputation[21]. Il déclara par exemple des aborigènes d'Australie, « ils sont les formes de vie les plus révoltantes que j'aie jamais vues ! Ils sont les êtres humains connus les plus primitifs et les choses les plus proches des singes[22] ».
Romances [modifier]
La réputation de coureur de jupons d'Edward et les exemples de comportements imprudents durant les années 1920 et 1930 inquiétèrent le premier ministre britannique Stanley Baldwin, le roi George V et les personnes proches du prince. Alan Lascelles, le secrétaire privé d'Edward durant huit ans lors de cette période, croyait que « pour une raison héréditaire ou psychologique, son développement mental s'était arrêté lorsqu'il avait atteint l'adolescence[23] ». George V était mécontent de l'échec d'Edward à se ranger, dégoûté par ses nombreuses aventures avec des femmes mariées et réticent à le voir monter sur le trône. Il déclara à propos de son fils, « Après ma mort, ce garçon va se ruiner en un an[24] ».
En 1929, le magazine Time rapporta qu'Edward avait taquiné sa belle-sœur, Elizabeth, l'épouse de son frère cadet Albert, en l'appelant « reine Élisabeth ». Le magazine s'interrogeait « si elle ne se demandait pas parfois quelle était la part de vérité dans l'histoire selon laquelle il avait une fois dit qu'il renoncerait à ses droits à la mort de George V, ce qui ferait de son surnom la vérité[25] ». Edward vieillissait et restait célibataire mais son frère et sa belle-sœur avaient déjà deux enfants dont la princesse Élisabeth. Le roi George V préférait son fils Albert (« Bertie ») et sa petite-fille Élisabeth (« Lilibet ») et dit à un courtisan, « Je prie Dieu que mon fils aîné [Edward] n'ait jamais ni femme ni enfant, et que rien n'empêche Bertie et Lilibet d'accéder au trône[26] ».
En 1930, George V donna une résidence à Edward à Fort Belvedere (en) dans le Grand Parc de Windsor[27]. Edward y entama une série de relations avec des femmes mariées dont l'héritière du textile Freda Dudley Ward (en) et Lady Furness (en), l'épouse d'un pair britannique, qui le présenta à son amie américaine, Wallis Simpson. Simpson avait divorcé de son premier mari en 1927 et son deuxième époux, Ernest Simpson (en), homme d'affaire américo-britannique. Il est généralement accepté que Wallis Simpson et le prince de Galles devinrent amants lorsque Lady Furness voyageait à l'étranger même si Edward assura véhément à son père qu'il n'y avait aucune intimité et qu'il n'était donc pas approprié de parler de maîtresse[28]. La relation avec Simpson aggrava encore plus ses liens déjà tendus avec son père. Même si le roi George V et la reine Marie avaient rencontré Simpson au palais de Buckingham en 1935[29], ils refusèrent de la revoir[30].
L'aventure d'Edward avec une femme américaine divorcée entraîna de telles inquiétudes que le couple était espionné par les membres de la Special Branch de la Metropolitan Police Service (habituellement chargée de missions antiterroristes) qui se renseignèrent en secret sur la nature de leur relation. Un rapport non daté détaille la visite d'un magasin d'antiquités par le couple dont le propriétaire nota par la suite que « la dame semblait contrôler complètement le POW [prince de Galles][31] ». La perspective qu'une américaine divorcée au passé discutable ait une telle influence sur le prince héritier inquiéta le gouvernement et les membres de l'institution monarchique.
Règne [modifier]
George V mourut le 20 janvier 1936 et Edward monta sur le trône sous le nom d'Édouard VIII. Le lendemain, il brisa le protocole royal en regardant la proclamation de son accession au trône depuis une fenêtre en compagnie de Simpson qui était toujours mariée[32]. Édouard VIII causa un malaise dans les cercles gouvernementaux avec des actions interprétées comme des interférences dans les affaires politiques. Sa déclaration lors d'une visite dans les mines de charbon en déclin de Galles du Sud selon laquelle « quelque chose devait être fait[33] » pour les mineurs au chômage fut considéré comme une critique directe du gouvernement même s'il n'était pas certain qu'Édouard le pensait ainsi. Les ministres étaient réticents à envoyer des documents confidentiels et des papiers officiels à Fort Belvedere car il était clair qu'Édouard ne s'y intéressait pas et qu'il était possible que Simpson et les autres invités puissent y avoir accès[34].
L'approche peu orthodoxe d'Édouard vis-à-vis de son rôle s'étendit également à la monnaie qui portait son effigie. Il s'opposa à la tradition selon laquelle le profil du nouveau monarque sur les pièces de monnaie était tourné dans la direction opposée à celle de son prédécesseur. Édouard insista pour qu'il soit tourné vers la gauche (comme son père)[35] pour montrer la séparation des cheveux[36]. Seules quelques pièces d'essai furent frappées avant l'abdication et lorsque George VI monta sur le trône, son profil était tourné vers la gauche pour maintenir la tradition qui aurait voulu que les pièces du règne d'Édouard VIII le montrent regardant vers la droite[37].
Le 16 juillet 1936, un escroc irlandais appelé Jerome Bannigan, alias George Andrew McMahon, dégaina un revolver chargé alors qu'Édouard descendait à cheval Constitution Hill près du palais de Buckingham. La police repéra l'arme et il fut rapidement arrêté. À son procès, Bannigan déclara qu'une « puissance étrangère » l'avait approché pour qu'il tue Édouard, qu'il avait informé le MI5 du plan et qu'il avait exécuté sa mission pour que le MI5 puisse arrêter les véritables coupables. Le tribunal rejeta ces déclarations et il fut condamné à un an de prison[38]. On pense aujourd'hui que Bannigan avait effectivement été en contact avec le MI5 mais la véracité de ses autres déclarations reste incertaine[39].
En août et septembre 1936, Édouard et Simpson effectuèrent une croisière dans l'est de la Méditerranée à bord du yacht à vapeur Nahlin. En octobre, il devint clair que le nouveau roi avait l'intention d'épouser Simpson, en particulier lorsque la procédure de divorce du couple Simpson commença au tribunal d'Ipswich[40]. Les préparatifs pour toutes les éventualités commencèrent dont celle d'un couronnement du roi Édouard VIII et de la reine Wallis. Du fait des implications religieuses de tout mariage, des plans furent réalisés pour organiser une cérémonie de couronnement laïque non pas dans des lieux religieux comme l'abbaye de Westminster mais dans la maison des banquets de Whitehall[41]. Même si les journaux américains firent les gros titres avec cette relation, les médias britanniques restèrent volontairement silencieux et le public ignora tout jusqu'au début du mois de décembre.
Abdication [modifier]
Le 16 novembre 1936, Édouard VIII invita le premier ministre britannique Stanley Baldwin au palais de Buckingham et il exprima son désir d'épouser Wallis Simpson lorsqu'elle aurait terminé son divorce. Baldwin répondit que ses sujets considéreraient que le mariage serait moralement inacceptable, en grande partie parce que le divorce n'était pas accepté par l'église d'Angleterre et que les gens ne toléreraient pas Wallis comme reine[42]. En tant que roi, Édouard VIII était devenu gouverneur suprême de l'Église d'Angleterre et le clergé exigea de lui qu'il soutînt les enseignements de l'église.
Édouard VIII proposa la solution alternative d'un mariage morganatique par lequel il deviendrait roi sans que Wallis ne devienne reine. Elle aurait un titre de rang inférieur et aucun des enfants qu'ils auraient ne pourrait revendiquer le trône. Cette proposition fut rejetée par le Cabinet britannique[43] de même que les autres gouvernements des dominions[44] dont les vues étaient conformes au Statut de Westminster de 1931 qui précisait que « toute modification des règles de succession au trône et de présentation des titres royaux [soit présentée] à l'assentiment des parlements des dominions comme à celui du Parlement du Royaume-Uni[45] ». Les premiers ministres d'Australie, du Canada et d'Afrique du Sud rendirent publique leur opposition au mariage du roi avec une femme divorcée[46]. Le premier ministre irlandais exprima son indifférence et son détachement tandis que le premier ministre de Nouvelle-Zélande, qui n'avait jamais entendu parler de Simpson auparavant, resta bouche bée[47]. Face à cette opposition, Édouard VIII répondit qu'il « n'y avait pas grand monde en Australie » et que leur opinion ne comptait pas[48].
Édouard VIII informa Baldwin qu'il abdiquerait s'il ne pouvait pas épouser Simpson. Baldwin présenta trois possibilités à Édouard VIII : abandonner l'idée du mariage, se marier contre l'avis de ses ministres ou abdiquer[49]. Il était clair qu'Édouard VIII n'était pas prêt à abandonner Simpson et il savait que s'il se mariait contre l'avis de ses ministres, il causerait la démission du gouvernement et une crise constitutionnelle[50]. Il choisit donc d'abdiquer[51].
La mythographie romantique qui donne comme cause à la crise d'abdication d'Édouard VIII l'amour de ce dernier pour Wallis et son obstination à vouloir épouser une divorcée, cachait probablement une manœuvre du gouvernement britannique pour écarter un couple qui avait beaucoup trop de sympathie pour l’Allemagne nazie[52].
Édouard VIII signa les actes[n 2] d'abdication à Fort Belvedere le 10 décembre 1936 en présence de ses trois frères, les ducs d'York, de Gloucester et de Kent (son plus jeune frère, John, était mort en 1919)[53]. Le lendemain, le dernier acte de son règne fut la sanction royale de sa déclaration d'abdication. Comme imposé par le Statut de Westminster, tous les dominions acceptèrent l'abdication[54] même si l'État libre d'Irlande ne vota pas l'External Relations Act incluant l'acceptation de son abdication avant le 12 décembre.
Dans la nuit du 11 décembre 1936, Edward maintenant redevenu prince, prononça une allocution radiophonique à la nation et à l'Empire pour expliquer sa décision d'abdiquer. Il déclara notamment « J'ai estimé impossible de porter le lourd fardeau de responsabilités et de remplir les devoirs qui m'incombent en tant que roi sans l'aide et le secours de la femme que j'aime[55] ».
Après cette allocution, Edward quitta le Royaume-Uni pour l'Autriche, mais il ne put rejoindre Simpson avant que son divorce ne soit prononcé plusieurs mois plus tard[56]. Son frère, le prince Albert d'York, monta sur le trône sous le nom de George VI et sa fille aînée, la princesse Élisabeth, devint la première dans l'ordre de succession.
Duc de Windsor [modifier]
Le 12 décembre 1936, lors de la réunion d'accession du conseil privé, George VI annonça qu'il voulait faire de son frère « Son Altesse Royale Le duc de Windsor[57] ». Il voulait que ce soit le premier acte de son règne bien que les documents officiels ne fussent pas signés avant le 8 mars de l'année suivante. Durant l'intérim, Edward était universellement connu comme le duc de Windsor. La décision de George VI de faire d'Edward un duc faisait qu'il ne pourrait pas se présenter à une élection pour la Chambre des communes ou parler de sujets politiques à la Chambre des Lords[58].
La lettre patente datant du 27 mai 1937 qui lui re-conférait le titre de duc de Windsor avançait spécifiquement que « sa femme et ses descendants, s'il y en a, ne pourront pas porter ce titre ou ces attributs ». Certains ministres britanniques firent remarquer qu'Edward n'avait aucun besoin de cette lettre car il n'avait pas perdu son rang et d'autres considéraient que comme il avait abdiqué, il avait perdu tous ses titres royaux et devait être simplement appelé « M. Edward Windsor ».
Le 14 avril 1937, le procureur général pour l'Angleterre et le pays de Galles Sir Donald Somervell soumit au secrétaire d'État à l'Intérieur John Allsebrook Simon un mémorandum résumant les vues du Lord Advocate Thomas Cooper, du conseiller parlementaire Sir Granville Ram et lui-même :
- Nous avons tendance à penser qu'après son abdication, le duc de Windsor n'a pas le droit de revendiquer le droit de se décrire en tant qu'Altesse Royale. En d'autres termes, aucune objection raisonnable n'aurait pu être prise si le roi avait décidé que son exclusion de la ligne de succession l'excluant du droit à ce titre comme conféré par la lettre patente.
- La question doit cependant être considérée sur la base du fait que, pour des raisons peu compréhensibles, il bénéficie, avec l'approbation expresse de Sa Majesté, de ce titre et a été appelé Altesse Royale lors d'une occasion formelle et dans les documents officiels. À la lumière de la jurisprudence, il semble clair que l'épouse d'une Altesse Royale jouit du même titre, sauf si une décision est prise pour l'en priver.
- Nous sommes arrivés à la conclusion que l'épouse ne peut pas revendiquer ce droit sur des bases légales. Nous considérons que le droit d'utiliser ce titre est dans les prérogatives de Sa Majesté et il a le pouvoir de la réguler par des lettres patentes dans des circonstances générales ou particulières[59]
Le duc de Windsor épousa Wallis Simpson, qui avait changé son nom par deed poll pour Wallis Warfield, lors d'une cérémonie privée le 3 juin 1937 au château de Candé près de Tours en France. Lorsque l'église d'Angleterre refusa de reconnaître l'union, un ecclésiastique du comté de Durham, le révérend Robert Anderson Jardine (vicaire de St Paul's, Darlington), offrit de célébrer la cérémonie et le duc accepta. Le nouveau roi, George VI, interdit aux membres de la famille royale d'assister au mariage[60] ; Edward voulait en particulier que ses frères les ducs de Gloucester et de Kent et son petit-cousin Louis Mountbatten soient présents et cela laissa des traces dans les relations familiales[61].
Le déni du titre Son Altesse Royale à la duchesse de Windsor aggrava les tensions. De même les questions financières furent un point de tension, le gouvernement ayant refusé d'inclure le duc et la duchesse sur la liste civile, la dotation du duc était payée personnellement par George VI. Le duc avait cependant compromis sa position avec son frère en cachant l'étendue de sa fortune personnelle lors des négociations informelles sur le montant de la dotation. La richesse d'Edward était issue des revenus du titre de duc de Cornouailles qui lui étaient payés en tant que prince de Galles et ordinairement à la disposition d'un futur roi. George VI payait également Edward pour la Sandringham House et le château de Balmoral. Ces propriétés appartenaient personnellement à Edward dont il avait hérité directement de son père George V[62]. Les relations entre le duc de Windsor et le reste de la famille royale restèrent tendues durant des décennies. Edward commença à devenir aigri avec sa mère à laquelle il écrivit en 1939 : « [votre dernière lettre][n 3] a détruit les derniers vestiges de sentiments que j'avais pour vous et a rendu une correspondance normale entre nous impossible[63] ». Dans les derniers jours du règne de George VI, le duc téléphonait chaque jour pour demander de l'argent et à ce que la duchesse reçoive le titre d'Altesse Royale, jusqu'à ce que le roi harcelé ait ordonné de ne plus répondre aux appels[64].
Le duc avait imaginé qu'il pourrait revenir en Grande-Bretagne après une année ou deux d'exil en France. Le roi George VI (avec le soutien de sa mère, la reine Marie, et son épouse la reine Elizabeth) menaça de supprimer la dotation d'Edward s'il retournait en Grande-Bretagne sans invitation[62].
Seconde Guerre mondiale [modifier]
En octobre 1937, le duc et la duchesse visitèrent l'Allemagne nazie contre l'avis du gouvernement britannique et rencontrèrent Adolf Hitler à sa résidence de l'Obersalzberg. La visite fut largement annoncée et relatée par les médias allemands. Durant la visite, le duc effectua le salut fasciste à de nombreuses reprises[65]. L'ancien ambassadeur autrichien Albert von Mensdorff-Pouilly-Dietrichstein, qui était également un petit cousin et un ami de George V, considérait qu'Edward voyait le fascisme allemand comme un rempart contre le communisme et qu'il était même initialement en faveur d'une alliance avec l'Allemagne[66]. L'expérience d'Edward des « scènes d'horreur sans fin[67] » durant la Première Guerre mondiale le poussa à soutenir la politique d'apaisement du premier ministre britannique Neville Chamberlain. Hitler considérait Edward comme un partisan de l'Allemagne nazie et pensait que les relations anglo-allemandes auraient pu être améliorées si Edward n'avait pas abdiqué. L'architecte en chef du parti nazi Albert Speer cita Hitler directement : « Je suis persuadé que des relations amicales permanentes auraient pu être établies grâce à lui. S'il était resté, tout aurait été différent. Son abdication a été une lourde perte pour nous[68] ».
Le duc et la duchesse s'installèrent en France. Au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale en septembre 1939, ils furent rappelés en Grande-Bretagne par Louis Mountbatten à bord du HMS Kelly, et le duc, bien que maréchal honoraire, fut fait major-général rattaché au corps britannique en France[33]. En février 1940, l'ambassadeur allemand à La Haye, le comte Julius von Zech-Burkersroda avança que le duc avait livré les plans de défense alliés pour la défense de la Belgique[69]. Lorsque l'Allemagne envahit le nord de la France en mai 1940, les Windsor fuirent vers le sud, au départ à Biarritz puis en juin en Espagne. En juillet, le couple déménagea à Lisbonne au Portugal où ils résidèrent initialement dans la résidence de Ricardo de Espírito Santo, un banquier portugais ayant des contacts anglais et allemands[70].
Des agents allemands tentèrent sans succès de persuader le duc de soutenir l'effort allemand et élaborèrent des plans pour le capturer. Comme écrivit Lord Caldecote à Winston Churchill, « [le duc] est bien-connu pour être un sympathisant nazi et il pourrait bien faire l'objet d'un complot[71] ». Une interview « défaitiste » du duc qui fut largement diffusée poussa le gouvernement britannique à bout : le premier ministre Winston Churchill menaça le duc de cour martiale s'il ne revenait pas sur le sol britannique[72]. En août, un navire de guerre britannique emmena le couple aux Bahamas, où, selon Churchill, ils ne gêneraient pas l'effort de guerre britannique.
Le duc de Windsor fut nommé gouverneur général des Bahamas. Il n'appréciait pas le poste et faisait référence aux îles comme à une « colonie britannique de troisième ordre[73] ». Le bureau des Affaires étrangères s'opposa vigoureusement à une croisière du couple à bord du yacht d'un magnat suédois, Axel Wenner-Gren, que les renseignements américains considéraient à tort comme un ami proche du commandant de la Luftwaffe, Hermann Göring[74]. Le duc fut néanmoins félicité pour ses actions de lutte contre la pauvreté sur les îles même s'il était méprisant vis-à-vis des Bahamiens car ils étaient parmi les moins blancs des peuples de l'Empire. Il dit d'Étienne Dupuch, l'éditeur du Nassau Daily Tribune : « Il faut se souvenir que Dupuch est plus qu'à moitié nègre et du fait de la mentalité bizarre de cette race, il semble incapable de devenir important sans perdre son équilibre[21] ». Il fut félicité, même par Dupuch, pour sa résolution des troubles sociaux liés aux faibles salaires à Nassau en 1942, même s'il fit porter la responsabilité des problèmes à des « malfaiteurs communistes » et à des « hommes d'Europe centrale d'ascendance juive[75] ». Il démissionna de son poste le 16 mars 1945[33].
De nombreux historiens ont suggéré qu'Hitler se préparait à placer Edward sur le trône britannique dans l'espoir d'établir une Grande-Bretagne fasciste[76]. Durant l'occupation de la France, le duc demanda aux forces allemandes de placer des gardes devant ses résidences de Paris et de la Riviera, ce qu'elles firent[77]. Il est largement admis que le duc et la duchesse sympathisaient avec les idées fascistes avant et pendant la Seconde Guerre mondiale et qu'ils furent envoyés aux Bahamas pour minimiser leurs possibilités d'action. En 1940, le duc déclara : « Dans les dix dernières années, l'Allemagne a totalement réorganisé l'ordre de sa société… Les pays qui n'étaient pas disposés à accepter une telle réorganisation de la société et de ses sacrifices concomitants devraient orienter leurs politiques en conséquence[78] ». Thomas Inskip écrivit à Winston Churchill juste avant que le couple ne soit envoyé aux Bahamas : « Les sympathies nazies du duc sont bien connues et il pourrait devenir le centre des intrigues[71] ». La deuxième partie de son argumentation, pas la première, est corroborée par les opérations allemandes pour manipuler le duc. Les Alliés furent suffisamment dérangés par les complots allemands pour que le président américain Franklin D. Roosevelt ordonne une surveillance secrète du duc et de la duchesse lorsqu'ils visitèrent Palm Beach en Floride en avril 1941. Le duc Carl Alexander de Württemberg (alors moine dans un monastère américain) avait convaincu le FBI que la duchesse avait couché avec l'ambassadeur allemand à Londres, Joachim von Ribbentrop, était resté en contact constant avec lui et avait continué à lui transmettre des informations secrètes[79].
Certains auteurs ont avancé qu'Anthony Blunt, un agent du MI5, agissant sur les ordres de la famille royale britannique, avait effectué un voyage secret au château de Kronberg à Friedrichshof en Allemagne vers la fin de la guerre, afin de récupérer la correspondance sensible entre le duc de Windsor, Hitler et les autres dirigeants nazis[80]. Ce qui est certain est que George VI envoya le bibliothécaire royal, Owen Morshead, accompagné de Blunt à Friedrichshof en mars 1945 pour récupérer les documents de l'impératrice allemande Victoria, la fille aînée de la reine Victoria. Des pilleurs avaient volé une partie des archives du château dont des lettres entre la fille et la mère et certaines ne furent récupérées qu'après la guerre à Chicago. Les documents rapportés par Morshead et Blunt et ceux rendus par les autorités américaines furent déposés aux Archives Royales[81].
Après la guerre, le duc admit dans ses mémoires qu'il admirait les Allemands mais qu'il n'était pas pro-nazi. Sur Hitler, il écrivit : « Le Führer me sembla comme une figure quelque peu ridicule, avec ses postures théâtrales et ses prétentions pompeuses[82] ». Cependant, dans les années 1960 il déclara en privé à un ami, Patrick Balfour, « Je n'ai jamais pensé qu'Hitler était un mauvais gars[83] ». Dans les années 1950, le journaliste Frank Giles entendit le duc blâmer le ministre des affaires étrangères Anthony Eden pour « avoir précipité la guerre à travers son traitement de Benito Mussolini… c'est ce qu'il fit, il aida à déclencher la guerre… et bien sûr Roosevelt et les juifs[84] ».
Fin de vie [modifier]
Le couple retourna en France pour passer la fin de sa vie essentiellement en retraite car le duc n'occupa plus aucun poste officiel après son rôle de gouverneur général des Bahamas. La dotation du duc fut complétée par des faveurs du gouvernement et le marché noir[33],[85],[86]. La ville de Paris fournit au duc une résidence au 4 du Champ d'Entraînement, à Neuilly-sur-Seine à côté du Bois de Boulogne pour un loyer réduit[87]. Le gouvernement français l'exempta de payer l'impôt sur le revenu[85],[88] et le couple était autorisé à acheter des biens détaxés à l'ambassade britannique et à l'intendance militaire[88]. En 1951, le duc publia des mémoires écrites par un nègre, A King's Story, dans laquelle il exprimait son désaccord avec les politiques libérales[12]. Les droits du livre s'ajoutèrent à leurs revenus[85]. Neuf ans plus tard, il écrivit un livre relativement peu connu, A Family Album, principalement sur les modes et les habitudes de la famille royale de l'époque de la reine Victoria à celle de son grand-père et de son père et ses propres goûts.
Le duc et la duchesse jouèrent effectivement le rôle de célébrités et étaient considérés comme faisant partie du « beau monde » des années 1950 et 1960. Ils organisaient des fêtes et voyageaient entre Paris et New York ; Gore Vidal, qui fréquentait les Windsor rapporta la vacuité de ses conversations avec le duc[89]. Le couple était fou des chiens carlins qu'il gardait[90].
En juin 1953, le duc et la duchesse regardèrent la cérémonie de couronnement d'Élisabeth II à la télévision car le duc pensait qu'il était contraire à la jurisprudence qu'un souverain ou qu'un ancien souverain assiste au couronnement d'un autre. Le duc fut payé pour écrire des articles sur la cérémonie pour le Sunday Express et le Women's Home Companion de même qu'un court livre, The Crown and the People, 1902-1953[91].
En 1955, ils rencontrèrent le président Dwight D. Eisenhower à la Maison-Blanche. Le couple réalisa un entretien télévisé avec Edward R. Murrow dans l'émission Person to Person en 1956[92] et un autre entretien de 50 minutes pour la BBC en 1970. La même année, ils furent invités à un dîner par le président Richard Nixon[93].
La famille royale n'accepta jamais entièrement la duchesse. La reine Mary refusa de la recevoir formellement. Cependant, le duc rencontra parfois sa mère et son frère, le roi George VI et il assista à ses funérailles en 1952. La reine Mary resta en colère contre Edward et indignée par son mariage avec Wallis[94]. En 1965, le duc et la duchesse retournèrent à Londres. La reine Élisabeth II, la princesse Marina de Kent et la princesse Mary de Harewood leur rendirent visite. Une semaine plus tard, la princesse royale mourut, et ils assistèrent aux funérailles. En 1967, ils rejoignirent la famille royale pour le centenaire de la naissance de la reine Mary. La dernière cérémonie royale à laquelle participa le duc furent les funérailles de la princesse Marina en 1968[95]. Il déclina une invitation d'Élisabeth II pour assister à l'investiture du prince de Galles en 1969 en indiquant que Charles ne voudrait pas de son « vieux grand-oncle[96] ».
Dans les années 1960, la santé du duc se détériora. En décembre 1964, il fut opéré par Michael E. DeBakey à Houston pour un anévrisme de l'aorte abdominale et en février 1965 pour un décollement de rétine à l'œil gauche. À la fin de l'année 1971, le duc, qui était un grand fumeur, fut diagnostiqué avec un cancer de la gorge et il subit une radiothérapie. La reine Élisabeth II rendit visite aux Windsor en 1972 lors d'une visite d'État en France ; cependant seule la duchesse apparut avec la famille royale pour une séance de photographies.
Mort et héritage [modifier]
Le 28 mai 1972, le duc mourut dans sa résidence parisienne, moins d'un mois avant son 78e anniversaire. Son corps fut renvoyé en Grande-Bretagne où sa dépouille fut exposée dans la chapelle Saint-Georges du château de Windsor. La cérémonie funèbre fut organisée dans la chapelle le 5 juin en présence de la reine, de la famille royale et de la duchesse de Windsor ; le cercueil fut inhumé dans le Cimetière royal à l'arrière du Mausolée de la reine Victoria et du prince Albert à Frogmore. La duchesse resta au palais de Buckingham durant sa visite[97]. Jusqu'à un accord de 1965 avec la reine Élisabeth II, le duc et la duchesse avaient envisagé un enterrement dans une parcelle du cimetière de Green Mount à Baltimore où le père de la duchesse était enterré[98].
De santé fragile et souffrant de démence sénile, la duchesse mourut 14 ans plus tard, le 24 avril 1986 à Paris et fut enterrée aux côtés de son époux en tant que « Wallis, duchesse de Windsor[99] ».
Pour certains historiens comme Philip Williamson, l'idée populaire d'une abdication fondée sur des raisons politiques plus que religieuses est fausse et est liée au fait que le divorce est aujourd'hui beaucoup mieux accepté. Les restrictions religieuses qui empêchèrent Édouard VIII de rester roi tout en épousant Wallis Simpson étaient largement suffisantes pour justifier son abdication[100].
Édouard VIII a été joué à l'écran par :
- Richard Chamberlain dans le téléfilm The Woman I Love (1972)
- Ian Ogilvy dans la série de la BBC The Gathering Storm (1974)
- Edward Fox dans la série de la BBC Edward and Mrs. Simpson (1978)
- Madison Mason dans l'épisode God Save the Queen de la série américaine Jake Cutter (1983)
- John Standing dans le téléfilm To Catch a King (1984) basé sur un roman de Jack Higgins
- Anthony Andrews dans le téléfilm rama The Woman He Loved (1988)
- Julian Firth (en) dans la série de la BBC Cambridge Spies (2003)
- Stephen Campbell Moore dans le téléfilm Wallis & Edward (en) (2005)
- Guy Pearce dans le film Le discours d'un roi (2010) qui remporta l'oscar du meilleur film
- Tom Hollander dans la série Any Human Heart (2010)
- James D'Arcy dans le film W.E. (2011)
Titres, honneurs et armoiries [modifier]
Titres [modifier]
- 23 juin 1894 - 28 mai 1898 : Son Altesse, le prince Édouard d'York
- 28 mai 1898 - 22 janvier 1901 : Son Altesse Royale, le prince Édouard d'York
- 22 janvier 1901 - 9 novembre 1901 : Son Altesse Royale, le prince Édouard de Cornouailles et d'York
- 9 novembre 1901 - 6 mai 1910 : Son Altesse Royale, le prince Édouard de Galles
- 6 mai 1910 - 23 juin 1910 : Son Altesse Royale, Le duc de Cornouailles
- 23 juin 1910 - 20 janvier 1936 : Son Altesse Royale, le prince de Galles
- en Écosse : 1910 - 1936 : Son Altesse Royale, le prince Édouard, duc de Rothesay
- 20 janvier 1936 - 11 décembre 1936: Sa Majesté le roi
- et, occasionnellement, en dehors du Royaume-Uni et concernant l'Inde : Sa Majesté Impériale le roi-empereur
- 11 décembre 1936 - 8 mars 1937 : Son Altesse Royale, le prince Édouard
- 8 mars 1937 - 28 mai 1972 : Son Altesse Royale, le duc de Windsor
- Édouard commença à utiliser ce titre immédiatement après son abdication en accord avec la déclaration de George VI que son premier acte en tant que roi serait d'accorder ce titre à son frère. Cependant, plusieurs mois passèrent avant que la concession ne soit formalisée par une lettre patente.
Son titre complet était « Sa Majesté, Édouard VIII, par la Grâce de Dieu, de Grande-Bretagne, d'Irlande et des Dominions Britanniques au-delà des Mers, Roi, Défenseur de la Foi, Empereur d'Inde ».
Honneurs [modifier]
Britanniques
- KG: Chevalier de l'Ordre de la Jarretière, 1910
- KT: Chevalier de l'Ordre du Chardon, 1922
- KP: Chevalier de l'Ordre de Saint-Patrick, 1927
- GCB: Chevalier Grand-Croix de l'Ordre du Bain, 1936
- GCSI: Chevalier Grand Commandeur de l'Ordre de l'Étoile d'Inde, 1921
- GCMG: Grand Maitre et Chevalier Grand-Croix de l'Ordre de Saint-Michel et Saint-George, 1917
- GCIE: Chevalier Grand Commandeur de l'Ordre de l'Empire des Indes, 1921
- GCVO: Chevalier Grand-Croix de l'Ordre royal de Victoria, 1920
- GBE: Grand Maitre et Chevalier Grand-Croix de l'Ordre de l'Empire britannique, 1917
- KStJ: Chevalier de Justice de Saint-Jean, 1917
- ISO: Compagnon de l'Ordre du service impérial, 1910
- RVC: Chaîne royale de Victoria, 1921
- MC: Croix militaire, 1916
- FRS: Royal Fellow of the Royal Society
- PC: Conseiller Privé (Royaume-Uni), 1920
- PC: Conseiller Privé (Canada), 1927[101]
Édouard perdit presque tout ses titres honorifiques lors de son accession au trône car il devint le chef suprême de presque tous les ordres. Lorsqu'il abdiqua, son frère lui rendit ses anciens titres.
Étrangers
Grand-Croix de la Légion d'honneur, 1912
Chevalier de l'Ordre de la Toison d'or, 1912
Ordre de l'Éléphant, 1914
Chevalier Grand-Croix de l'Ordre de Saint-Olaf, 1914
Ordre suprême de la Très Sainte Annonciade, 1915
Croix de Guerre, 1915
Ordre impérial et militaire de Saint-Georges, 1916
Ordre de Michel le Brave, 1918
Ordre Militaire d'Italie, 1919
Grand Cordon de Mohamed, 1922
Ordre du Séraphin, 1923
Collier de l'Ordre de Charles Ier, 1924
Ordre du Mérite du Chili, première classe, 1925
Grand-Croix de l'Ordre du Condor des Andes, 1931
Ordre du Soleil, 1931
Ordres du Christ d'Aviz, 1931
Grand-Croix de l'Ordre de la Croix du Sud, 1933
Grand-Croix de l'Ordre de Santa-Agata (en), 1935
Militaires
- Mid., 22 juin 1911: Midshipman, Royal Navy[102]
- Lt, 17 mars 1913: Lieutenant, Royal Navy[102]
- Lt, 18 novembre 1914: Lieutenant, 1er Battalion, Grenadier Guards, British Army. (Première Guerre mondiale, Flandres et Italie)[102]
- Capt., 10 mars 1916: Capitaine, British Army[102]
- Maj, 1918: Temporary Major, British Army[102]
- Col., 15 avril 1919: Colonel, British Army[102]
- Capt., 8 juillet 1919: Capitaine, Royal Navy[102]
- Gp Capt., 5 décembre 1922: Group Captain, Royal Air Force[102][103]
- Air Mshl, 1er septembre 1930: Air Marshal, Royal Air Force[104]
- 1er janvier 1935: Admiral, Royal Navy; General, British Army; Air Chief Marshal, Royal Air Force[105]
- 1936: Admiral of the Fleet, Royal Navy; Field Marshal, British Army; Marshal of the Royal Air Force[102]
- Major-Gen., 3 sspeptembre 1939: Major-General, British Army[106]
Honoraires
- Hon LLD (Doctorat en droit) : Edinburgh, Toronto, Alberta and Queen's University Kingston (Ontario) 1919, Melbourne 1920, Cambridge et Calcutta 1921, St Andrews et Hong Kong 1922, Witwatersrand 1925
- Hon DCL (Doctorat en droit civil) : Oxford 1921
- DSc (Doctorat en science) et Hon MCom (Maitrise de commerce) : London 1921
- DLitt (Doctorat en Lettres) : Benares 1921
Armoiries [modifier]
En tant que prince de Galles, les armoiries d'Édouard étaient les armoiries royales du Royaume-Uni différenciées par un lambel de trois points argent, un écu représentant le Pays de Galles surmonté d'une couronne (identique à celle du prince Charles). En tant que souverain, il portait des armoiries royales indifférenciées. Après son abdication, il réutilisa les armoiries avec un lambel de trois points argent mais cette fois avec le point central portant une couronne impériale[107].
Ascendance [modifier]
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16. Ernest Ier de Saxe-Cobourg-Gotha | |||||||||||||||
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8. Albert de Saxe-Cobourg-Gotha |
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17. Louise de Saxe-Gotha-Altenbourg | |||||||||||||||
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4. Édouard VII du Royaume-Uni |
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18. Édouard Auguste de Kent | |||||||||||||||
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9. Victoria du Royaume-Uni |
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19. Victoria de Saxe-Cobourg-Saalfeld | |||||||||||||||
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2. George V du Royaume-Uni |
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20. Frédéric-Guillaume de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Glücksbourg | |||||||||||||||
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10. Christian IX de Danemark |
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21. Louise Caroline de Hesse-Cassel | |||||||||||||||
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5. Alexandra de Danemark |
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22. Guillaume de Hesse-Cassel | |||||||||||||||
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11. Louise de Hesse-Cassel |
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23. Louise-Charlotte de Danemark | |||||||||||||||
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1. Édouard VIII du Royaume-Uni |
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24. Louis Frédéric de Wurtemberg | |||||||||||||||
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12. Alexandre de Wurtemberg |
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25. Henriette de Nassau-Weilburg | |||||||||||||||
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6. François de Wurtemberg |
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26. László Rhédy de Kis-Rhéde | |||||||||||||||
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13. Claudine Rhédey de Kis-Rhéde |
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27. Ágnes Inczédy de Nagy-Várad | |||||||||||||||
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3. Mary de Teck |
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28. George III du Royaume-Uni | |||||||||||||||
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14. Adolphus de Cambridge |
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29. Charlotte de Mecklembourg-Strelitz | |||||||||||||||
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7. Marie-Adélaïde de Cambridge |
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30. Frédéric de Hesse-Cassel | |||||||||||||||
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15. Augusta de Hesse-Cassel |
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31. Caroline de Nassau-Usingen | |||||||||||||||
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Références [modifier]
- Ses parrains étaient : Victoria du Royaume-Uni (son arrière-grand-mère paternelle) ; le roi et la reine du Danemark (ses arrière-grands-parents paternels, qui furent représentés par le prince Adolphe de Teck et sa tante maternelle, la duchesse de Fife) ; le roi de Wurtemberg (son cousin, représenté par son grand-oncle, le duc de Connaught) ; la reine de Grèce (sa grande-tante, représentée par sa tante paternelle, la princesse Victoria (en)) ; le duc de Saxe-Cobourg-Gotha (son grand-oncle, représenté par le cousin du prince Édouard, Louis Alexandre de Battenberg); le prince et la princesse de Galles (ses grands-parents paternels) ; le tsar Nicolas II de Russie (son cousin) ; le George Cambridge (en) (son grand-oncle maternel et le cousin de la reine Victoria) ; et le duc et la duchesse de Teck (ses grands-parents maternels).
- Il y avait quinze copies séparées : une pour chaque dominion, l'État libre d'Irlande, l'Inde, la Chambre des Communes, la Chambre des Lords et le premier ministre, entre autres.
- Elle avait demandé à Alexander Hardinge d'écrire au duc qu'il ne pourrait pas être invité aux commémorations de la mort de son père.
- Windsor 1951, p. 1
- Yvonne's Royalty Home Page - Royal Christenings
- Windsor 1951, p. 7
- Windsor 1951, p. 25-28
- Ziegler 1991, p. 30-31
- Windsor 1951, p. 38-39
- Ziegler 1991, p. 79
- Parker 1988, p. 12-13
- Parker 1988, p. 13-14
- Parker 1988, p. 14-16
- Alison Weir, Britain's Royal Families: The Complete Genealogy Revised edition, Londres, Pimlico, 1996 (ISBN 0-7126-7448-9), p. 327
- Windsor 1951, p. 78
- Windsor 1951, p. 106-107 ; Ziegler 1991, p. 48-50
- Roberts 2000, p. 41 ; Windsor 1951, p. 109
- Ziegler 1991, p. 111 ; Windsor 1951, p. 140
- Edward VIII (Jan-Dec 1936), Site officiel de la monarchie britannique [lire en ligne (page consultée le 1er mai 2010)]
- Windsor 1951, p. 215.
- Paul Voisey, High River and the Times : an Alberta community and its weekly newspaper, 1905-1966, Edmonton, Alberta, University of Alberta, 2004 (ISBN 0-88864-411-6), p. 129.
- Prince of Wales Trophy, National Hockey League [lire en ligne (page consultée le 1er mai 2010)].
- Broad 1961, p. 4-5.
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- Rupert Godfrey, « 11 July 1920 », Little, Brown & Co, 1998 (ISBN 0-7515-2590-1)
- Alan 'Tommy' Lascelles, « Prince Charmless: A damning portrait of Edward VIII », Daily Mail, 20 novembre 2006 [texte intégral (page consultée le 1er mai 2010)]
- Keith Middlemas et John Barnes, Baldwin: A Biography, Londres, Weidenfeld and Nicolson, 1969 (ISBN 0-297-17859-8), p. 976
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- Mabell Airlie, Thatched with Gold, Londres, Hutchinson, 1962, p. 197
- Windsor 1951, p. 235
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- Bradford 1989, p. 142
- Owen Boycott et Stephen Bates, « Car dealer was Wallis Simpson's secret lover », The Guardian, Londres, 30 janvier 2003 [texte intégral (page consultée le 1er mai 2010)]
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- H. C. G. Matthew, « Edward VIII, later Prince Edward, duke of Windsor (1894–1972) », dans Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, septembre 2004 [lire en ligne (page consultée le 1er mai 2010)] (Inscription nécessaire)
- Ziegler 1991, p. 273-274
- Windsor 1951, p. 293-294
- A. Michie, God Save The Queen
- Coinage and bank notes, Site officiel de la monarchie britannique. Consulté le 1er mai 2010
- George Andrew McMahon: attempt on the life of H.M. King Edward VIII at Constitution Hill on 16 July 1936, The National Archives, Kew, 2003. Consulté le 5 mars 2011
- Andrew Cook, « The plot thickens », The Guardian, Londres, 3 janvier 2003 [texte intégral (page consultée le 1er mai 2010)]
- Broad 1961, p. 56-57
- Antiques Roadshow, BBC One, 14 octobre 2007. Le personnel de la maison des banquets a découvert des plans pour le couronnement dont un schéma manuscrit de la décoration du hall.
- Windsor 1951, p. 330-331
- Windsor 1951, p. 346
- Windsor 1951, p. 354
- Statute of Westminster 1931 c.4, The UK Statute Law Database [lire en ligne (page consultée le 1er mai 2010)]
- Ziegler 1991, p. 305-307
- Bradford 1989, p. 187
- Bradford 1989, p. 188
- Windsor 1951, p. 354-355
- Lord Beaverbrook, The Abdication of King Edward VIII, Londres, Hamish Hamilton, 1966, p. 57
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- Windsor 1951, p. 407
- Andrew Heard, Canadian Independence, Université Simon Fraser, Canada, 1990 [lire en ligne (page consultée le 1er mai 2010)]
- Édouard VIII, « Broadcast after his abdication, 11 December 1936 », Site officiel de la monarchie britannique. Consulté le 1er mai 2010
- Ziegler 1991, p. 336
- London Gazette: no. 34349. p. 8111. 12 décembre 1936.
- Conversation de Clive Wigram avec Claud Schuster, greffier à la Couronne et secrétaire permanent du Lord Chancelier cité dans Bradford 1989, p. 201
- Lettre du procureur général au secrétaire à l'Intérieur (14 avril 1937) National Archives file HO 144/22945 cité dans François Velde, « The drafting of the letters patent of 1937 », Heraldica, 6 février 2006 [texte intégral (page consultée le 7 avril 2009)]
- Susan Williams, The historical significance of the Abdication files, Public Records Office of the United Kingdom, 2003 [lire en ligne (page consultée le 1er mai 2010)]
- Ziegler 1991, p. 354-355
- Ziegler 1991, p. 376-378
- Ziegler 1991, p. 384
- Ziegler 1991, p. 349
- Donaldson 1974, p. 331-332
- Documents d'Albert von Mensdorff-Pouilly-Dietrichstein (1861-1945) dans les Archives d'État de Vienne, cité dans Kenneth Rose, King George V, Londres, Weidenfeld and Nicolson, 1983 (ISBN 0-297-78245-2), p. 391
- Windsor 1951, p. 122
- Albert Speer, Inside the Third Reich, New York, Macmillan, 1970, p. 118
- Bradford 1989, p. 434
- Bloch 1982, p. 91
- Ziegler 1991, p. 434
- Bloch 1982, p. 93
- Bloch 1982, p. 364
- Bloch 1982, p. 154-159, 230-233
- Ziegler 1991, p. 471-472
- Ziegler 1991, p. 392
- Roberts 2000, p. 52
- Bloch 1982, p. 79-80
- Rob Evans et David Hencke, « Wallis Simpson, the Nazi minister, the telltale monk and an FBI plot », The Guardian, Londres, 29 juin 2002 [texte intégral (page consultée le 2 mai 2010)]
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- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Edward VIII » (voir la liste des auteurs)
Bibliographie [modifier]
- Notices d’autorité : Système universitaire de documentation • Bibliothèque nationale de France • Fichier d’autorité international virtuel • WorldCat
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- Philip Ziegler, King Edward VIII: The Official Biography, New York, Alfred A. Knopf, 1991 (ISBN 0-394-57730-2)
Liens externes [modifier]
- (en) Édouard VIII sur le site officiel de la monarchie britannique
- (en) Discours d'abdication d'Édouard VIII
- (en) Film sur l'abdication d'Édouard VIII
- (en) Documents photographiques sur le site de la National Portrait Gallery
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