La Ligne verte (film)

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La Ligne verte

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Logo original du film.

Titre original The Green Mile
Réalisation Frank Darabont
Scénario Frank Darabont
Acteurs principaux
Sociétés de production Castle Rock Entertainment
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Fantastique
Drame
Sortie 1999
Durée 188 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Ligne verte (The Green Mile) est un film américain réalisé par Frank Darabont, sorti en 1999, adaptant le roman-feuilleton éponyme de Stephen King.

Résumé[modifier | modifier le code]

En 1935, Paul Edgecombe est gardien-chef au pénitencier de Cold Mountain en Louisiane, au bloc E, surnommé la ligne verte, où sont détenus les condamnés à la chaise électrique. Un jour, un nouveau détenu arrive. Il s'agit de John Coffey, un colosse, condamné pour le viol et le meurtre de deux fillettes, sœurs jumelles. Cependant, ces faits offrent un contraste très troublant avec la douceur et la gentillesse de John qui est, semble-t-il, doté de pouvoirs surnaturels.

Paul Edgecomb tient à ce que les prisonniers jouissent malgré tout d'un environnement paisible et humain. Percy, nouveau gardien sous les ordres de Paul, perturbe cette organisation bien huilée, notamment par la cruauté et la perversité dont il fait preuve envers les détenus. Par exemple, pour passer ses nerfs, il frappe sauvagement Edouard Delacroix et lui casse trois doigts. Mais, ni Paul ni Hal Moores, le directeur du pénitencier, ne peuvent agir contre lui, car il est « protégé » par sa famille, en particulier sa tante, dont le mari est le gouverneur de l'État de Louisiane.

Paul et son équipe vont chercher un prisonnier particulièrement dangereux, William Wharton — qui se surnomme lui-même « Billy the Kid » — condamné à mort pour le meurtre de trois personnes, dont une femme enceinte, dans un braquage. Quand ils le prennent en charge, William semble anéanti, probablement drogué par une forte dose de calmants. En réalité il simule, et en arrivant dans le « bloc E », il se jette sournoisement sur le gardien Dean Stanton pour l'étrangler. Alors que Percy pourrait maîtriser William Wharton, il ne fait rien, de toute évidence tétanisé par sa lâcheté. Heureusement, les autres gardiens font preuve de plus de sang-froid et réussissent finalement à délivrer leur collègue et à maîtriser le nouveau venu.

Hal, ami intime de Paul, lui apprend que sa femme a une tumeur cérébrale, inopérable. Paul souffre quant à lui d'une infection urinaire qui, non seulement le fait terriblement souffrir, mais en plus met à mal sa vie de couple. Un jour, John le soigne d'une manière miraculeuse : il l'empoigne et pose sa main sur l'endroit atteint, puis recrache le « mal » sous forme de particules noires. John lui explique qu'il a ce don depuis tout petit, et qu'il ne sait pas d'où il vient.

Un prisonnier, Édouard Delacroix, apprivoise une souris qu'il nomme Mister Jingles. Percy profite de la première occasion qui s'offre à lui pour écraser sauvagement le malheureux compagnon d'infortune d'Édouard. John ressuscite l'animal, faisant preuve une seconde fois de ses pouvoirs surnaturels.

William attrape Percy, profitant que celui-ci passe trop près des barreaux de sa cellule. Percy a tellement peur qu'il en mouille son pantalon sous le regard éberlué de ses collègues. Paul intervient. Percy les menace alors tous de les faire renvoyer grâce à ses relations s'ils ébruitent la nouvelle. En contrepartie, Paul fait jurer à Percy de demander sa mutation à l'hôpital psychiatrique de Briar Ridge dans un poste administratif, Percy accepte si Paul le laisse diriger la prochaine exécution.

Lors de l'exécution de Delacroix, Percy prend donc les commandes. Poussé par sa méchanceté perverse, il s'abstient de mouiller l'éponge que l'on pose habituellement sur le crâne des condamnés afin que la décharge électrique aille directement au cerveau et les tue le plus rapidement possible. Delacroix meurt finalement carbonisé après de très longues minutes d'une torture inhumaine provoquant l'indignation des témoins de l'exécution, la haine de tous ses collègues et l'immense douleur de John (qui grâce à ses pouvoirs a ressenti toute la douleur de Delacroix).

La maladie de la femme de Hal mettant en péril de plus en plus sévèrement sa vie, Paul a l'idée d'utiliser les pouvoirs de John Coffey pour la soigner. Paul, aidé par ses collègues qu'il a convaincus de l'innocence de Coffey, entreprend alors d'emmener John de nuit et clandestinement au chevet de la femme de Hal. John guérit Melinda Moores sous les yeux de son mari mais cette fois il ne recrache pas le « mal ». En effet, juste avant cette expédition, William Wharton a attrapé John Coffey par le bras à travers ses barreaux et ce contact a permis à Coffey d'avoir la révélation suivante : Wharton est coupable du double viol et assassinat pour lequel il a été condamné. Ayant conservé en lui le « mal » de la femme de Hal Moores, John le transmet à Percy, qui tombe alors sous son contrôle et abat sauvagement Wharton. Maîtrisé par ses collègues, Percy finit par recracher le « mal » mais ne s'en remettra pas. Il restera toute sa vie dans un état catatonique et finira à l'hôpital psychiatrique de Briar Ridge, non pas en tant qu'employé comme prévu après l'exécution de Delacroix, mais en tant que patient.

Paul ne peut se résoudre à l'idée d'exécuter John, qu'il sait dorénavant innocent, de manière indubitable. Il est hanté par l'idée du jugement dernier, celui au cours duquel il devra lui-même rendre compte de ses actes. La veille de son exécution, Paul et ses collègues demandent donc à John s'il veut qu'ils le fassent évader. Mais John refuse. Il déclare ressentir la haine de l'humanité, qui lui provoque des effets semblables à « des bourdonnements d'abeilles » ou des « bouts de verre dans la tête », ce qui lui procure une souffrance physique et morale atroce. Il pense que seule la mort peut le délivrer de ces maux. Sur la chaise électrique, John refuse la cagoule que l'on pose sur la tête des condamnés car il a peur du noir. Paul accepte cette dernière volonté et lui serre une dernière fois la main. Paul et ses collègues du bloc E n'accepteront plus jamais de tenir le rôle de bourreau. Paul et Brutal demandent leur mutation dans une maison pour jeunes délinquants, préférant dorénavant éduquer les enfants plutôt que d'avoir à les exécuter une fois devenus criminels.

Paul a maintenant 108 ans et est toujours en excellente santé — ce qui est présenté comme un effet secondaire du contact de John Coffey — et vit dans la maison de retraite Pines Georgia où il se lie d'amitié avec une patiente du nom d'Elaine. Un jour, Paul décide de lui en apprendre plus sur sa vie. Il l'emmène dans une cabane perdue dans les bois et lui montre Mister Jingles, qui est également encore vivant et était resté niché dans une boîte de cigare pendant plus de 60 ans. Si la souris a pu vivre aussi longtemps, Paul (qui "trouve parfois que la ligne verte, celle qui est tracée pour chacun de nous et qui relie notre naissance à notre mort, est bien longue") n'a plus qu'à patienter que son heure vienne, tout en se demandant combien de temps il peut encore vivre.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Sources et légende : Version française (VF) sur AlloDoublage[2]. Version québécoise (VQ) sur Doublage Québec[3]

Box-office[modifier | modifier le code]

Le film a rapporté 286 801 374 $ au box-office mondial (dont 136 801 374 aux États-Unis), ce qui en fait le plus grand succès commercial d'un film adapté d'une œuvre de Stephen King[1]. Il a attiré dans les salles de cinéma 1 714 080 spectateurs en France, 313 321 en Belgique et 279 969 en Suisse[4].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Sauf mention contraire, cette liste provient d'informations de l'Internet Movie Database[5].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Réception critique[modifier | modifier le code]

Il a reçu un accueil critique favorable, recueillant 80 % de critiques positives, avec une note moyenne de 6,8/10 et sur la base de 132 critiques collectées, sur le site internet Rotten Tomatoes[6]. Il obtient un score de 61/100, sur la base de 36 critiques, sur Metacritic[7]. En France, les critiques ont été plus mitigées. Côté positif, Le Figaroscope évoque « un plaidoyer pour l'amour et la compréhension des autres », L'Écran fantastique « une étonnante chronique humaniste », Le Parisien souligne « l'excellence de l'interprétation », et Le Nouvel Observateur que « l'émotion est au rendez-vous ». Côté négatif, Les Cahiers du cinéma trouve le film « écœurant au plus haut point », Première évoque « une fable christique qui s'avère longuement ridicule » et Télérama regrette que le réalisateur ne remette jamais en question la peine de mort[8].

Le film figure dans le Top 250 du classement des meilleurs films de l'Internet Movie Database, basé sur les votes du public, avec une note moyenne de 8,4/10[9]. En 2008, le magazine Empire l'a classé à la 331e place dans sa liste des 500 meilleurs films de tous les temps[10]. Le film est d'ailleurs 3e dans la liste des meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs sur AlloCiné.

Autour du film[modifier | modifier le code]

Différences entre le roman et le film[modifier | modifier le code]

  • Dans le livre, l'histoire se déroule en 1932 ; dans le film, cela se passe en 1935.
  • Les noms des prisonniers diffèrent parfois.
  • Le moment où John Coffey soigne l'infection urinaire de Paul Edgecombe : dans le livre, John demande à Paul de venir dans sa cellule s'asseoir et Paul le fait, dans le film John attrape Paul et le plaque contre les barreaux de sa cellule.
  • Dans le livre, Paul enquête sur le cas de John Coffey et y découvre de nombreux faits prouvant son innocence.
  • Le moment où Percy Wetmore tue de plusieurs balles William Wharton : dans le livre, il est dit que Wharton est allongé sur son lit, endormi à cause des puissants somnifères donnés quelques heures plus tôt par Paul. Dans le film, celui-ci a une conversation avec Percy avant qu'il ne le tue.
  • Dans le livre, John Coffey ne demande qu'un pain de viande en guise de dernier repas
  • Dans le film Brutus Howell et Paul Edgecombe sont avec John Coffey quand celui-ci annonce son envie de mourir. Dans le livre, c'est Paul Edgecombe qui l'annonce à Brutus Howell.
  • La scène où John Coffey regarde un film n'est pas présente dans le livre.
  • La fin est également différente (le livre contient des informations supplémentaires sur la vie de Paul avant la maison de retraite, et une scène concernant Mr Jingles vieillissant).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]