The Mist

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The Mist

Titre québécois Brume
Titre original Stephen King's The Mist
Réalisation Frank Darabont
Scénario Frank Darabont
d'après une nouvelle de
Stephen King
Acteurs principaux
Sociétés de production Dimension Films
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Fantastique
Horreur
Sortie 2007
Durée 125 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

The Mist, ou Brume au Québec (Stephen King's The Mist en version originale), est un film d'horreur américain basé sur la nouvelle du même nom de Stephen King. Le film, sorti en 2007, est écrit, produit et réalisé par Frank Darabont, qui en est à sa quatrième adaptation d'un récit de Stephen King après le court métrage The Woman in the Room (1993), Les Évadés (1994) et La Ligne verte (1999). La distribution principale du film réunit Thomas Jane, Marcia Gay Harden, Laurie Holden et Andre Braugher.

L'histoire est celle d'un groupe de personnes qui se retrouve piégé dans un supermarché par une brume surnaturelle qui recouvre la ville, et à l'intérieur de laquelle se cachent des monstres effrayants. Bien qu'étant un « film de monstres », The Mist aborde également le thème de gens ordinaires devant agir dans des circonstances extraordinaires et se divisant violemment ou adoptant un comportement totalement irrationnel sous la pression des évènements. Le film a connu un raisonnable succès commercial et s'est vu gratifié de critiques plutôt positives.

Résumé[modifier | modifier le code]

À Bridgton, dans le Maine, l'artiste David Drayton, sa femme Stephanie, et leur fils Billy, âgé de huit ans, doivent se réfugier dans la cave de leur maison au bord du lac pour s'abriter d'un violent orage. Le lendemain matin, ils constatent l'ampleur des dégâts et remarquent qu'une épaisse brume s'avance sur le lac. David et Billy partent en ville en compagnie de Brent Norton, leur voisin, afin d'acheter des provisions mais une fois à l'intérieur du supermarché, alors qu'ils observent un nombre important de voitures de police passant dans la rue à toute vitesse, un habitant de la ville, Dan Miller, surgit soudain dans le supermarché. Complètement terrorisé, la chemise tachée de sang d'une autre personne, il les prévient d'un danger se cachant dans la brume. Voyant celle-ci avancer et entendant un hurlement, Ollie Weeks et Bud Brown, les responsables du magasin, ferment les portes du supermarché. À l'extérieur, un brouillard épais fait qu'il est impossible d'y voir à plus d'un mètre.

David entend du bruit juste à l'extérieur de la réserve et déconseille à Norm, le jeune magasinier, de sortir pour tenter de réparer le générateur. Son conseil n'est pas suivi et Norm est immédiatement attrapé par des tentacules qui le font disparaître dans la brume. David et Ollie préviennent tout le monde du danger et font installer des barricades pour protéger la devanture. Mme Carmody, une fanatique religieuse, commence à prêcher sur la venue de l'Armageddon, alors qu'un petit groupe de sceptiques, conduit par Brent Norton, refuse de croire au danger et décide de sortir. Ils ne font cependant pas cent mètres avant d'être tous tués.

David se rapproche de plusieurs personnes présentes dans le magasin, notamment d'Amanda Dunfrey, une institutrice. Cette dernière est rentrée en conflit avec Mme Carmody au sujet de ses idées religieuses fanatiques. La jeune femme a dans son sac un revolver, qu'elle remet à Ollie Weeks, qui est un ancien champion de tir régional.

À la nuit tombée, d'énormes insectes volants, attirés par les lumières, s'agglutinent devant le magasin, et des créatures ressemblant à des ptérodactyles les attaquent, finissant par briser une vitrine. Dans la panique qui s'ensuit, une caissière est piquée par un insecte et meurt peu après, un homme est tué et un autre gravement brûlé. Mme Carmody est quant à elle miraculeusement épargnée par un insecte, ce qui la renforce dans ses convictions et lui attire un auditoire. Un petit groupe conduit par David décide d'aller à la pharmacie voisine pour trouver des médicaments mais, une fois là-bas, ils sont attaqués par des araignées géantes et Bobby et Mike sont tués. L'influence de Mme Carmody, qui s'était opposée à l'expédition et parle désormais d'expiation pour se protéger de la colère divine, sort encore grandie de cet échec.

Le lendemain, suite au suicide de deux soldats de la base militaire proche qui se trouvaient dans le supermarché, Jessup, un troisième militaire, révèle qu'un projet scientifique visant à découvrir d'autres dimensions était en cours à la base et que cela pourrait être à l'origine de l'arrivée de la brume et des créatures s'y cachant. Les partisans de Mme Carmody donnent alors Jessup en sacrifice en l'expulsant du supermarché, et le soldat est aussitôt tué par une créature géante aux allures de mante religieuse. David et ses proches, parmi lesquels Ollie Weeks, Amanda Dunfrey, Dan Miller et Irene Reppler, s'inquiètent de la situation et décident de quitter le magasin à l'aube. Au moment de partir, ils sont surpris par Mme Carmody qui exige qu'on lui livre le petit Billy afin qu'il soit lui aussi sacrifié. Ollie Weeks abat finalement Mme Carmody de deux coups de pistolet et le petit groupe réussit à sortir. Ollie, Myron et Ambrose sont tués par les créatures rôdant dans la brume mais David, Billy, Amanda, Irene et Dan parviennent à gagner la voiture de David. Bud Brown qui prenait également part à la sortie réintègre sain et sauf le magasin après avoir échoué dans sa tentative de prendre place dans la voiture.

Ils arrivent à la maison de David mais n'y trouvent que Stephanie morte, et ils quittent ensuite la ville. Ils finissent par tomber en panne d'essence sans être parvenus à sortir de ce brouillard toujours aussi épais, et les quatre adultes, désormais résignés, décident d'en finir. David, avec les quatre balles qui restent dans le pistolet, abat son fils et ses trois autres compagnons avant de sortir de la voiture pour se faire tuer par les créatures. Mais ce sont des soldats et des véhicules militaires qui surgissent peu après, tuant toutes les créatures qu'ils trouvent alors que la brume commence enfin à se dissiper. Réalisant qu'il a tué son fils et ses amis alors qu'ils étaient sur le point d'être sauvés, David hurle sa douleur.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Source et légende : Version française (V. F.) sur le site d’AlterEgo (la société de doublage[3]) et Version québécoise (V. Q.) sur Doublage.qc.ca[4]

Production[modifier | modifier le code]

Développement du projet[modifier | modifier le code]

Frank Darabont a lu la nouvelle Brume à sa sortie dans l'anthologie Dark Forces et a exprimé son intérêt pour l'adapter au cinéma depuis ses débuts de réalisateur[5]. Après avoir réalisé deux films adaptés de récits de Stephen King, Les Évadés en 1994 et La Ligne verte en 1999, il acquiert les droits d'adaptation de la nouvelle en association avec Paramount Pictures et commence l'écriture du scénario à la fin de l'année 2004. Au mois d'octobre 2006, Dimension Films reprend le projet à son compte à la place de Paramount[6]. Darabont décide d'écrire une nouvelle fin pour l'adaptation de la nouvelle au grand écran, fin que King a trouvée réussie et effrayante[7].

Darabont décrit The Mist comme un film au charme suranné, avec ses monstres et sa peur de l'inconnu, quand on le compare à la tendance, alors très en vogue, des films d'horreur comportant de nombreuses scènes de torture et de mutilation, tels que Saw ou Hostel. Il met en avant les différences de comportement des gens quand ils sont poussés par la peur, comparant le film à Sa Majesté des mouches avec des monstres[5]. Il dresse aussi des parallèles avec Les Monstres de Maple Street, un épisode de La Quatrième Dimension, et le film Lifeboat[8]. Darabont dit aussi que son film traite plus des monstres à l'intérieur du supermarché, les êtres humains qui craquent sous la tension nerveuse, que de ceux qui se trouvent à l'extérieur[9].

Dans la nouvelle, les personnages de David Drayton et Amanda Dunfries, tous deux mariés, avaient une relation sexuelle mais Darabont a choisi de ne pas adapter cet aspect du livre dans le film, préférant les voir partager une relation plus émotionnelle. L'acteur Thomas Jane, interprète de David Drayton, explique à ce sujet qu'Amanda devient une mère de substitution pour le personnage de son fils et qu'ils essaient de survivre ensemble à ce cauchemar, alors que Laurie Holden, interprète d'Amanda, compare leur expérience dans le film à celle qu'ont vécu les réfugiés du Louisiana Superdome pendant l'ouragan Katrina[10]. Bien que l'origine de la provenance de la brume ne soit jamais expliquée en détail dans le film, Darabont avait écrit une scène dans laquelle l'orage du début du film causait un dysfonctionnement dans le laboratoire de la base militaire qui permettait au portail vers une autre dimension, sur lequel les militaires travaillaient, de s'ouvrir. Mais cette scène ne fut finalement jamais tournée.

Tournage[modifier | modifier le code]

En décembre 2006, Thomas Jane est engagé pour tenir le rôle principal du film[11], et il est rejoint le mois suivant par Laurie Holden et Andre Braugher, deux autres acteurs que Darabont tenait à avoir pour le film (Holden ayant d'ailleurs déjà travaillé avec Darabont pour le film The Majestic)[12]. Le tournage débute en février 2007 aux studios StageWorks, à Shreveport, en Louisiane[13]. William Sadler et Jeffrey DeMunn, deux acteurs ayant également déjà été dirigés par Darabont, respectivement dans Les Évadés et La Ligne verte, sont engagés pour des rôles secondaires, Sadler ayant par ailleurs interprété David Drayton dans la version en livre audio de la nouvelle. Une centaine de figurants de la région de Shreveport, où sont également tournés les extérieurs, sont engagés, et une grande partie d'entre eux interagissent directement avec les acteurs professionnels[14]. Ces derniers ont beaucoup apprécié les conditions de tournage, et notamment le fait de tourner une grande partie du temps tous ensemble, ce qui est inhabituel dans un film et a donné un véritable esprit de groupe à la distribution[15].

Les partenaires financiers de Darabont craignent que la fin très sombre écrite par Darabont ne déplaise au public et le réalisateur, en contrepartie de leur feu vert pour cette fin, accepte de tourner dans un laps de temps très court (le tournage se déroule en cinq semaines) et avec un budget limité[15]. Il cherche donc à avoir un style de réalisation fluide et nerveux[10] et choisit de travailler avec l'équipe de cadreurs avec qui il a dirigé un épisode de la série télévisée The Shield[16]. Il utilise des caméras 400 ASA de Fujifilm qui donnent aux images un aspect granuleux[8].

Dans la scène d'introduction du film, David Drayton peint un homme qui n'est autre Roland de Gilead, le personnage principal de La Tour sombre, hommage à cette saga de Stephen King. Cette peinture a été réalisée par Drew Struzan, connu pour son travail sur les affiches de nombreux films[16]. Dans l'atelier de Drayton, on peut également voir plusieurs dessins, qui sont autant de clins d'œil aux sources d'inspiration du film et aux précédentes adaptations de Darabont : Le Labyrinthe de Pan, The Thing, Les Évadés et La Ligne verte. Darabont a travaillé en étroite collaboration avec Gregory Melton, son chef décorateur, afin d'éviter de donner des références d'époque précises au film. Ainsi, on voit des personnages utiliser des téléphones portables mais les membres de la police militaire ne portent pas des uniformes modernes et conduisent une vieille Jeep plutôt qu'un Humvee, alors qu'on voit par ailleurs des véhicules plus récents[8]. Les voitures de police qu'on peut apercevoir au début du film sont une Chevrolet Caprice 1987 et une Ford LTD Crown Victoria 1988, modèles qui ne sont plus utilisés par la police depuis la fin des années 1990.

Bande originale[modifier | modifier le code]

Frank Darabont a choisi d'utiliser la musique, composée par Mark Isham, avec beaucoup de parcimonie afin de privilégier une ambiance assez lourde et proche du documentaire, expliquant à ce sujet que « le silence est plus effrayant que le bruit, un murmure plus angoissant qu'une explosion ». Pour la fin du film, il a utilisé le morceau The Host of Seraphim, du groupe Dead Can Dance, qui se caractérise par un mélange de chants et de gémissements, et que Darabont ressent comme un « requiem de la race humaine »[17].

Effets spéciaux[modifier | modifier le code]

Le réalisateur a engagé les artistes Jordu Schell (en) et Bernie Wrightson pour concevoir l'apparence des créatures du film[16]. Gregory Nicotero s'est occupé de la création et du maquillage des marionnettes, projet sur lequel il avait commencé à travailler depuis que Darabont lui avait fait part de son intention d'adapter la nouvelle Brume, au début des années 1990[10]. Le studio réalisant les effets spéciaux visuels du film, Café FX, a pour sa part été conseillé à Darabont par Guillermo Del Toro, quand le premier a demandé au second qui avait conçu les effets du Labyrinthe de Pan. La description des créatures étant très peu détaillée dans la nouvelle, le défi consistait à créer des créatures inédites dans leur apparence, et Nicotero, spécialiste de l'histoire du cinéma d'horreur, s'est chargé de la tâche d'éviter toute ressemblance avec des créatures ayant déjà été conçues[8]. Une fois les créatures réalisées, Nicotero et Everett Burrell, responsable des effets visuels, ont montré le fonctionnement et l'apparence des marionnettes aux acteurs afin que cela leur serve de points de référence quand ils devraient jouer dans des scènes où ils devaient faire semblant de voir les créatures, celles-ci étant introduites en postproduction par la technique de captation de mouvements, et réagir à leur présence[10].

Divergences avec la nouvelle[modifier | modifier le code]

Le film est une adaptation fidèle de la nouvelle de Stephen King sauf en ce qui concerne la fin. En effet, le film se termine sur la dissipation de la brume et l'arrivée de soldats portant des combinaisons étanches de protection (avec masques à gaz) et brûlant les dernières traces des créatures. Ils sont suivis de camions regroupant les survivants dont la mère de famille qu'on voit au début du film dans le supermarché et qui est sortie dans la brume pour rejoindre ses enfants. Drayton, ayant supprimé les quatre autres survivants, dont son fils, pour leur éviter une mort horrible, hurle sa douleur. La nouvelle, quant à elle, se termine sur le départ des survivants vers Hartford, dont David croit avoir entendu le nom crachoté à la radio. Il n'y a que quatre passagers (cinq dans le film) : Billy, Amanda, Mme Reppler et David. Ils sont arrêtés dans un motel près d'une sortie d'autoroute et ils n'ont plus d'essence. David Drayton écrit tout ce qui s'est passé pour ceux qui découvriraient l'endroit et mentionne seulement qu'au cas où cela serait nécessaire, il ne lui reste que trois balles alors qu'ils sont quatre. Il n'a pas pu aller jusqu'à sa maison et ne sait pas si sa femme est vivante (alors que dans le film on la voit morte entourée d'une toile d'araignée). Stephen King affirme avoir beaucoup apprécié la fin du film de Darabont[18].

Accueil[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Le film a connu un certain succès commercial, rapportant 57 293 715 $ au box-office mondial (soit un peu plus de trois fois son budget), dont 25 594 957 $ aux États-Unis et au Canada[1]. Il a réalisé 59 467 entrées en Belgique, 33 260 en France et 23 529 en Suisse[19]. Voici un tableau résumant les principaux résultats enregistrés au box-office par le film[20] :

Box-office mondial par pays du film The Mist (par ordre décroissant)
Pays Box-office Pays Box-office Pays Box-office
Drapeau des États-Unis États-Unis 25 594 957 $ Drapeau du Brésil Brésil 1 049 890 $ Drapeau de l’Argentine Argentine 428 010 $
Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud 3 596 628 $ Drapeau de l'Australie Australie 958 752 $ Drapeau de Singapour Singapour 350 661 $
Drapeau de l'Espagne Espagne 3 502 124 $ Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas 792 379 $ Drapeau de la Suisse Suisse 333 449 $
Drapeau du Japon Japon 3 355 677 $ Drapeau de la Turquie Turquie 672 374 $ Drapeau de la France France 282 182 $
Drapeau de la Russie Russie 2 769 724 $ Drapeau de la Grèce Grèce 607 763 $ Drapeau de la Suède Suède 233 669 $
Drapeau de l'Italie Italie 1 902 311 $ Drapeau de la Belgique Belgique 587 258 $ Drapeau du Portugal Portugal 229 306 $
Drapeau de l'Allemagne Allemagne 1 711 682 $ Drapeau de la République de Chine Taïwan 525 544 $ Drapeau du Chili Chili 203 451 $
Drapeau de la Pologne Pologne 1 534 536 $ Hong Kong Hong Kong 521 094 $ Ukraine Ukraine 192 541 $
Drapeau du Mexique Mexique 1 305 429 $ Drapeau de Thaïlande Thaïlande 467 605 $ Drapeau du Danemark Danemark 177 055 $
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 1 079 390 $ Venezuela Venezuela 455 412 $ Philippines Philippines 176 424 $

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Le film a reçu un accueil critique plutôt positif, recueillant 73 % de critiques favorables, avec un score moyen de 6,6/10 et sur la base de 139 critiques collectées, sur le site Rotten Tomatoes[21]. Sur le site Metacritic, il obtient un score de 58/100, sur la base de 29 critiques collectées[22]. Bloody Disgusting, site web spécialisé dans le cinéma d'horreur, le classe à la quatrième place de sa liste des 20 meilleurs films d'horreur des années 2000, avec en commentaire : « Le côté effrayant fonctionne très bien, mais ce qui est encore mieux est la prise de parti de Darabont d'avoir divisé les personnages en deux factions - les fanatiques citant la Bible et les rationnels à la pensée de gauche. Ce microcosme allégorique des États-Unis sous l'ère Bush est mis en valeur et donne encore plus d'intérêt à un film déjà excellent »[23].

En France, le film a également obtenu des critiques plutôt favorables, obtenant une moyenne de 3,5 étoiles sur 5 pour les critiques de la presse sur le site Allociné[24]. Parmi les critiques positives, Gilles Penso, de L'Écran fantastique, évoque « une réussite indéniable, qui assume pleinement son statut de film de monstre tout en transcendant avec talent les codes du genre » ; Stéphanie Belpêche, du Journal du dimanche, un film surprenant et réjouissant au « final d'un nihilisme hallucinant » ; Bruno Bayon, de Libération, « un fabuleux tableau de genre » qui « règle crânement son compte à la fumisterie évangélique et à ses pompes de repentance » ; Michel Cieutat, de Positif, une adaptation « convaincante, bien structurée, excellemment interprétée par un groupe d'acteurs peu connus, et surtout judicieusement réalisée »[24] ; et Julien Welter, de L'Express, « un huis clos fantastique autant qu'une charge contre l'intégrisme religieux d'une partie de ses compatriotes » à la fin « très noire »[25].

D'autres critiques sont plus mitigées. Alain Spira, de Paris Match, estime que le film « souffre d'une réalisation quelconque mais séduit par son jusqu'au-boutisme désespéré et sa vision politiquement incorrecte de l'Amérique d'aujourd'hui » ; Olivier Bonnard, du Nouvel Observateur, que « la réalisation est molle » et que l'acteur principal manque de charisme ; Jérémie Couston, de Télérama, que « l'intrigue doit beaucoup à John Carpenter » mais que le dénouement est inattendu et ambigu[24] ; et Thomas Baurez, de Studio Magazine, que « Darabont peine à trouver le ton juste » malgré une fin remarquable[26].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Année Cérémonie ou récompense Prix Lauréat(es)
2008 Saturn Awards Meilleure actrice dans un second rôle[27] Marcia Gay Harden
2009
Saturn Awards Meilleure édition spéciale DVD[27]

Nominations[modifier | modifier le code]

Année Cérémonie ou récompense Prix Nommé(es)
2008
Saturn Awards Meilleur film d'horreur[27]
Meilleure réalisation[27] Frank Darabont
Young Artist Awards Meilleur acteur âgé de dix ans ou moins[28] Nathan Gamble
2009
Empire Awards Meilleur film d'horreur[29]

Distribution vidéo[modifier | modifier le code]

The Mist est sorti en DVD dans deux versions, une édition simple et une « Édition Collector » formée de deux DVD, le en région 1[30] et le en région 2[31]. La version simple comprend le commentaire audio et le making of du film alors que la version collector inclut des documentaires supplémentaires et la version du film en noir et blanc. Les ventes de DVD ont été fructueuses, ayant rapporté à elles seules 29 229 253 $ à la fin de l'année 2008, et ce uniquement aux États-Unis[32].

La version du film en disque Blu-ray est sortie le en région 1[33] et le en région 2[34]. Elle reprend les bonus de la version collector en DVD.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le R signifie que les mineurs (17 ans ou moins) doivent être accompagnés pour pouvoir assister à la projection du film.
  2. En France, le film est interdit aux moins de 12 ans lors de sa sortie en salles.
  3. Au Québec, la projection du film est déconseillée aux mineurs de moins de 13 ans.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « The Mist », Box Office Mojo (consulté le 6 mars 2011)
  2. (en) The Mist sur l’Internet Movie Database
  3. « Fiche de doublage V. F. du film » sur Alterego75.fr, consulté le 11 mai 2013, mis en ligne le 2 juin 2013
  4. « Carton de doublage V. Q. de The Mist (Brume) », sur Doublage.qc.ca (consulté le 6 mars 2011)
  5. a et b (en) « SDCC 07: Chatting in The Mist », IGN (consulté le 6 mars 2011)
  6. (en) Michael fleming, « Mist envelops Dimension », Variety (consulté le 6 mars 2011)
  7. (en) Anthony Breznican, « Stephen King adapts to Hollywood », USA Today (consulté le 6 mars 2011)
  8. a, b, c et d (en) Edward Douglas, « An Exclusive Interview with Mr. Frank Darabont! », Shock Till You Drop (consulté le 6 mars 2011)
  9. (en) Alexandyr Kent, « A Bad Day at the Market », The Times, Shreveport,‎ 23 mars 2007
  10. a, b, c et d (en) Rebecca Murray, « Behind the Scenes of The Mist Based on a Stephen King Story », sur about.com (consulté le 6 mars 2011)
  11. (en) « The Punisher Enters The Mist », IGN (consulté le 7 mars 2011)
  12. (en) Borys Kit, « Braugher, Holden float to Mist », The Hollywood Reporter (consulté le 7 mars 2011)
  13. (en) (en) Alexandyr Kent, « The Mist creeping into Shreveport », The Times, Shreveport,‎ 19 janvier 2007
  14. (en) Alexandyr Kent, « The Core of a Horror Flick : The Mist features dozens of local extras », The Times, Shreveport,‎ 18 novembre 2007
  15. a et b « The Mist - Le Making-of du film », TF1 Vidéo, 2008, DVD
  16. a, b et c (en) Edward Douglas, « Comic-Con '07: Two Clips From The Mist », Shock Till You Drop (consulté le 7 mars 2011)
  17. (en) David Frese, « Frank Darabont dares to alter a Stephen King classic », The Kansas City Star, Kansas City,‎ 17 novembre 2007
  18. (en) Alex Billington, « Stephen King Approves of The Mist's New Ending! », sur firstshowing.net (consulté le 24 mai 2012)
  19. « The Mist », Lumière (consulté le 6 mars 2011)
  20. (en) « The Mist Foreign », Box-Office Mojo (consulté le 6 mars 2011)
  21. (en) « The Mist », sur Rotten Tomatoes (consulté le 6 mars 2011)
  22. (en) « The Mist », sur Metacritic (consulté le 6 mars 2011)
  23. (en) « Top 20 Horror Films of the Decade », Bloody Disgusting (consulté le 6 mars 2011)
  24. a, b et c « The Mist - Critiques Presse », AlloCiné (consulté le 6 mars 2011)
  25. Julien Welter, « The Mist », L'Express (consulté le 6 mars 2011)
  26. Thomas Baurez, « The Mist », L'Express (consulté le 6 mars 2011)
  27. a, b, c et d (en) « Awards for The Mist », Internet Movie Database (consulté le 5 avril 2011)
  28. (en) « 29th Annual Young Artist Awards », sur youngartistawards.org (consulté le 5 avril 2011)
  29. (en) « Empire Awards 2009 », Empire (consulté le 5 avril 2011)
  30. (en) « The Mist Collectors'Edition », sur Allmovie (consulté le 6 mars 2011)
  31. « DVD The Mist », sur AlloCiné (consulté le 6 mars 2011)
  32. (en) « The Mist - DVD Sales », sur The Numbers (consulté le 6 mars 2011)
  33. (en) « The Mist Blu-ray », sur Allmovie (consulté le 6 mars 2011)
  34. « Blu-ray The Mist », sur AlloCiné (consulté le 6 mars 2011)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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