Garrett Brown

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Garrett Brown (né à Philadelphie, Pennsylvanie le 6 avril 1942) est un cinéaste américain, surtout connu pour être l'inventeur du Steadicam. L'invention de Brown a permis aux cadreurs de filmer en marchant sans les a-coups inévitables d'une caméra portée à l'épaule.

Carrière[modifier | modifier le code]

D'abord chanteur de Folk, puis technicien publicitaire, Garrett Brown fonde dans les années 1970 sa propre maison de production. Il crée le Steadicam (de « steady camera », littéralement « caméra stable ») en 1972 pour satisfaire la demande d'un film publicitaire nécessitant un travelling sur deux étages[1].

Son Steadicam a été utilisé pour la première fois dans le film "Bound for Glory" (1976) réalisé par Hal Ashby, recevant un Oscar du cinéma pour la meilleure performance technique. Il a été utilisé depuis dans des films comme Rocky (scène du footing d'entraînement), ou Star Wars, épisode VI : Le Retour du Jedi, dans lequel Garrett Brown filme, guidé par un laser, un background de forêt à la vitesse d'une image par seconde afin de donner par incrustation numérique l'illusion de grande vitesse aux scooters futuristes.

La séquence de Rocky, qui a reçu les honneurs du Philadelphia Museum of Art, a été filmée à l'origine pour les tests techniques de mise au point du Steadicam. Au visionnage, le réalisateur John G. Avildsen aurait estimé que la séquence correspondait bien à la scène de l'entraînement.

L'invention de Garrett Brown a été grandement utilisée par Stanley Kubrick, très attaché aux travellings et aux déplacements précis dans l'espace, pour son film Shining (1980), avec Jack Nicholson, notamment dans les scènes de l'enfant parcourant sur son tricycle les couloirs interminables de l'hôtel, ou les scènes du labyrinthe enneigé (cadrées par Garrett Brown).

Garrett Brown a participé ainsi en personne dans plus de 70 films.

Il est également l'inventeur du Skycam, utilisé notamment pour les vues aériennes des matchs de football, du Divecam pour filmer les plongeurs olympiques, ainsi que du MobyCam pour le suivi immergé des nageurs olympiques.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Myriam Guedjali, « Conférence sur le steadicam à la Cinémathèque Française », Lettre de la CST, no 137,‎ février 2012, p. 11

Liens externes[modifier | modifier le code]