Conseil international des monuments et des sites

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Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS)

Logo de l’association
Cadre
Forme juridique Organisation non gouvernementale
But Conservation et protection des monuments, des ensembles et des sites du patrimoine culturel.
Zone d’influence Monde entier
Fondation
Fondation 1965
Identité
Siège Paris
Site web www.icomos.org

Le Conseil international des monuments et des sites ou ICOMOS (International Council on Monuments and Sites) est une association mondiale de professionnels qui se consacre à la conservation et à la protection des monuments, des ensembles et des sites du patrimoine culturel. Il a été créé, en 1965, à Varsovie et à Cracovie (Pologne) après l'élaboration de la charte internationale sur la conservation et la restauration des monuments et des sites, dite Charte de Venise. Cette charte internationale, qui a été adoptée par le deuxième Congrès international des Architectes et Techniciens des monuments historiques, en 1964, à Venise, constitue son texte fondateur et demeure le texte de référence.

C'est une organisation internationale non-gouvernementale dont l'activité principale est de promouvoir la théorie, la méthode et la technique appliquées à la conservation, la protection et la mise en valeur des monuments et des sites.

L’ICOMOS est également mentionné dans la convention du Patrimoine mondial de l'UNESCO comme organe consultatif pour la mise en œuvre de la Convention, et agit comme conseil scientifique du Comité du Patrimoine mondial pour l'inscription des monuments et sites culturels sur la liste du Patrimoine mondial. L’ICOMOS est aussi observateur auprès du Conseil de l'Europe.

Membres[modifier | modifier le code]

Les membres peuvent être individuels, institutionnels, bienfaiteurs ou d'honneur. Ils doivent tous, par leurs activités professionnelles ou autres, être compétents en matière de préservation ou conservation de monuments, ensembles ou sites historiques. Ils sont recrutés en particulier parmi les architectes, historiens de l'art, archéologues, urbanistes, ingénieurs, archivistes ou administrateurs...

Ses membres, au nombre de plus de 8000, sont des experts de divers pays et diverses disciplines : architectes, historiens, archéologues, historiens de l'art, géographes, anthropologues, ingénieurs et urbanistes. Il anime une trentaine de comités scientifiques internationaux, qui se consacrent à l'étude des différents aspects du patrimoine matériel et immatériel.

L’ICOMOS est actuellement constitué de comités nationaux, parmi lesquels le comité français est l'un des plus importants.

Section française de l'ICOMOS[modifier | modifier le code]

Sa vocation, comme celle de l'ICOMOS, dont elle est la représentation en France, est de rassembler tous ceux que leur profession conduit à exercer des responsabilités dans le domaine de la conservation, la restauration et la mise en valeur du patrimoine et des sites : conservateurs, architectes, administrateurs, urbanistes, historiens d'art, sociologues[1].

Depuis 1975, la section française de l'ICOMOS s'est ouverte à d'autres catégories de membres, telles que les principales associations de défense et de sauvegarde, des collectivités et administrations, parmi lesquelles les ministères chargés de la Culture (Direction générale des patrimoine), Ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie (MEDDE) (chargé des domaines : Développement durable ; Environnement ; Transports et leurs infrastructures ; Équipement ; Urbanisme ; Mer et Logement), le Centre des monuments nationaux (CMN), quelque 40 collectivités territoriales françaises (départements et 50 villes à caractère historique), une trentaine d'associations de sauvegarde du patrimoine, des Conseils d’architecture, d’urbanisme et d’environnement (CAUE), des centres de formation et une vingtaine d'entreprises de restauration.

La section française de l’ICOMOS constitue, depuis 1965, le comité français d’une organisation internationale non gouvernementale compétente en matière de patrimoine et, à ce titre, expert auprès de l’UNESCO (Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture).

Suite au mandat de l’Assemblée générale du 14 octobre 2011, une demande officielle de Reconnaissance d’utilité publique (RUP) a été déposée le 16 janvier 2012 auprès du ministère français habilité à délivrer cet agrément.

Liste des chartes adoptées par l'assemblée générale de l'ICOMOS[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Centre de documentation[modifier | modifier le code]

Situé au siège de l’ICOMOS à Paris, il recueille, analyse et diffuse l’information sur toutes les méthodes de conservation du patrimoine, notamment grâce à sa base de données bibliographique (14 000 références sur le patrimoine architectural mondial) et à une importante diathèque comprenant plus de 8 000 clichés. Il est ouvert pour consultation aux chercheurs, qu’ils soient ou non membres de l’ICOMOS.

Édition[modifier | modifier le code]

  • Les publications régulières de l’ICOMOS International sont : les Nouvelles de l’ICOMOS, bulletin de liaison entre les membres, faisant le point sur les activités de l’association (trimestriel français, anglais et espagnol) ; le Journal scientifique de l’ICOMOS, qui paraît deux fois par an, est un journal thématique[2] ;
  • Les publications régulières de la Section Française de l’ICOMOS sont : Le Bulletin d’information d’Icomos France[3]; Les Cahiers de la Section Française de l’ICOMOS ; Les Dossiers techniques ; Les Mémentos techniques ; les Bulletins (dossiers des colloques); Les Enquêtes de la section française[4].

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. René Dinkel, L'Encyclopédie du patrimoine (Monuments historiques, Patrimoine bâti et naturel - Protection, restauration, réglementation. Doctrines - Techniques - Pratiques), Paris, éditions Les Encyclopédies du patrimoine,‎ septembre 1997, 1512 p. (ISBN 2-911200-00-4)
    Notices Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS) p.600-604
  2. (mul) Centre de documentation Unesco – Icomos
  3. Les nouvelle d’Icomos France
  4. (fr) Base de données « Castor » du laboratoire de recherche des monuments historiques (LRMH) français

Liens externes[modifier | modifier le code]