Pont-de-Roide

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Pont-de-Roide
Vue sur Pont-de-Roide depuis le site des Roches.
Vue sur Pont-de-Roide depuis le site des Roches.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Montbéliard
Canton Pont-de-Roide
Intercommunalité Aucune
Annexion de Vermondans
Maire
Mandat
Denis Arnoux
2008-2014
Code postal 25150
Code commune 25463
Démographie
Gentilé Rudipontains
Population
municipale
4 468 hab. (2010)
Densité 329 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 23′ 07″ Nord 6° 46′ 15″ Est / 47.3853, 6.7708 / 47.3853; 6.770847° 23′ 07″ N 6° 46′ 15″ E / 47.3853, 6.7708 / 47.3853; 6.7708  
Altitude Min. 344 m – Max. 817 m
Superficie 13,58 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-pontderoide-vermondans.com

Pont-de-Roide est une commune française, située dans le département du Doubs et la région Franche-Comté.

Les habitants de Pont-de-Roide sont appelés les Rudipontains.

Sommaire

Géographie[modifier]

Cette ville est située sur le Doubs et la route départementale 437 à 357 m d'altitude entre Montbéliard et Morteau.

Communes limitrophes : Bourguignon, Noirefontaine, Roide, Écurcey, Vermondans (village annexé).

Rose des vents Vermondans Bourguignon Rose des vents
Vermondans N Autechaux-Roide
O    Pont-de-Roide    E
S
Neuchâtel-Urtière Noirefontaine

Histoire[modifier]

L'origine romaine[modifier]

À l'est de la ville, en bordure du Doubs, se trouve le lieu-dit Chatey autrefois Châtel ou Châté dérivé du latin Castrum qui désigne un lieu peu étendu clos de murs. C'était un hameau de quelques maisons construites au pied de Château-Julien. L'origine de ce hameau pourrait être romaine comme le laisse penser la découverte sur place d'armes et de traces d'ouvrages de cette époque. Peut-être Chatey est-il lié à la forteresse que l'Empereur Julien avait fait construire dans les environs vers l'an 360[1].

Les Neuchâtel-Bourgogne[modifier]

Il semble que l'origine de Pont-de-Roide soit l'existence d'un pont défendu par une tour ou un château féodal désigné sous le nom de "Pons Rigidus" dans les registres paroissiaux, ce pont sera réparé en 1683 avec les matériaux tiré des vestiges du château de Neuchâtel sauf sa tour qui sera détruite[1]. Pont-de-Roide appartenait à la seigneurie de Neuchâtel (Neuchâtel-Urtière), plus précisément de la "'Fermetey" au même titre que Vermondans, Ortières, Rémondans, Vaivre, Dambelin, et le bourg de Neuchâtel. La "Fermetey" désignait les villages entourés de vastes forêts ; à l'opposé des villages de la "Prévoté" de Mathay ou des "Villages" du Lomont. À ce titre les habitants avait le droit de se réfugier au château de Neuchâtel en cas de guerre[1].

Hommage et franchises[modifier]

Au XIVe siècle il existait des foires à Pont-de-Roide comme le signale un titre de 1318 par lequel Thiébaud IV de Neuchâtel-Bourgogne échangeait avec Henri de Verchamps des droits seigneuriaux qu'il avait sur "Poset" ainsi que les rentes et les ventes des foires de Sainte-Marie-du-Châtel et des moulins de la Barbèche contre le château et la seigneurie de Verchamps[1]. À la fin de ce siècle il est fait mention de Guillaume de Laissey, fils de Thiébaud de laissey, qui était venu prêter hommage au seigneur de Neuchâtel-Bourgogne pour ce qu'il possédait à Feule, Vermondans, Neuchâtel et Pont-de-Roide[1].

Dans un titre de 1402 le seigneur de Neuchâtel-Bourgogne affranchissait Jacob Guillemenot "à condition qu'il resterait à côté de la tour au village de Pont-de-Roide et qu'en cas de besoin il prêterait main-forte aux gardes"[1]. Le 10 juillet 1476 le village de Pont-de-Roide puis Dambelin, l'Isle-sur-le-Doubs et Granges-Grammont furent ravagés par les Suisses qui venaient raser Blamont[2]. Il est possible alors que les habitants des petits villages détruits se regroupèrent à Pont-de-Roide[1].

Contestation de l'héritage[modifier]

Au début du XVIe siècle moururent en l'espace de dix-huit mois les trois frères (Henri, Claude et Guillaume) qui formaient la branche aînée de la maison de Neuchâtel-Bourgogne. Tout l'héritage devait revenir à Jean III et Ferdinand de Neuchâtel-Montaigu mais les époux des nièces du dernier fils de la branche directe des Neuchâtel-Bourgogne, Guillaume de Fürstemberg et Félix de Verdemberg, vinrent s'emparer des diverses seigneuries des Neuchâtel au nom de leurs épouses. C'est à Pont-de-Roide que se livrèrent les derniers combats entre les envahisseurs et les gardiens du château qui perdirent la bataille. Les Allemands s'installèrent dans la contrée jusqu'à ce que Philippe de Bourgogne en ordonne la restitution aux héritiers légitimes[1].

Moulins, scierie et église[modifier]

Des moulins existaient à Pont-de-Roide dès 1596 où ils firent l'objet d'une amodiation par les Neuchâtel. En 1606, ils sont vendus par la propriétaire qui était l'Abbesse de Baume-les-Dames à Jean Guyot, de Maîche, écuyer, époux d'Eve Bannelier, de Bourguignon, pour la somme de 2600 francs. Ils seront réparés en 1686 et en 1720 par le seigneur de Neuchâtel-Urtière qui les avait rachetés. À cette époque, une scierie existait également sur le Doubs. En 1792 est construit un haut-fourneau sur la Ranceuse par Bouchot Pierre-François et Jean-Louis son frère[1].

Alors que Châtel possédait une chapelle, il n'y avait pas d'édifice religieux à Pont-de-Roide. Le 8 décembre 1746 l'Archevêque de Besançon y autorisait la construction d'une église. Les travaux commencés en 1750 furent achevés en 1756[1].

Limite du territoire[modifier]

Le territoire de la commune a été délimité en 1740 avec l'accord du seigneur de Neuchâtel-Bourgogne. Dans ce titre il est défini comme étant cantonné à Pont-de-Roide les bois du Falot, de la Motte du Château-Julien, de la côte du Preslot, de celle des Champs des Vignes, de la Foule, de la Combe des eaux, de trente-sept arpents dans le lomont et d'une partie de la forêt du Fays[1].En 1757, la route qui relie Pont-de-roide à Saint-Hippolyte fut achevée. Les travaux avaient été exécutés par les paysans de la région[1].

Les temps modernes[modifier]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville est libérée le 12 septembre 1944. Après cela, un front se met en place pour libérer le village voisin de Vermondans. Il faudra deux mois de combats pour y parvenir (Vermondans est libérée le 15 novembre).

En 1973, Vermondans fusionne avec Pont-de-Roide.

Héraldique[modifier]

Blason de Pont-de-Roide Blason Écartelé au1) de gueules à la tour d’argent ouverte ajourée et maçonnée de sable, au 2) d’azur au pont trapézoïdal alésé d’argent maçonné de sable, aux trois dégueuloirs ouverts du champ, soutenu d’une jumelle ondée alésée aussi d’argent, au 3)d’azur semé de billettes d’argent au lion du même lampassé de gueules brochant, au 4) de gueules à la roue d’engrenage sans rayon de douze dents d’argent.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Transports[modifier]

La gare de Pont-de-Roide, au début du XXe siècle

Pont-de-Roide est traversée par l'ancienne ligne de chemin de fer Voujeaucourt - Saint-Hippolyte, dont le trafic voyageurs a été supprimé en 1938 ; il ne subsista ensuite plus qu'un très faible trafic fret (desserte de l'usine métallurgique de Pont-de-Roide) aujourd'hui totalement abandonné au profit de la route (2010-2011).

Pont-de-Roide est desservie par une ligne de bus du département du Doubs, reliant Pontarlier à Montbéliard (transport essentiellement scolaire). La municipalité a mis en place un système de minibus gratuit parcourant toute la ville de Pont-de-Roide-Vermondans, le Rudibus (fusion du mot rudipontain et bus).

Administration[modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1799 1804 Jean-Claude-Félix Monnot    
1804 1808 Pierre-François Marcoux    
1815 1821 Nicolas-Joseph Joly    
1818 1815 Jean-Claude Jobart    
1821 1830 Camille-Eugène Monnot    
1830 1834 Jean-Claude Jobard    
1834 1848 Nicolas Menegay    
1848 1848 Frédéric Peugeot    
1848 1859 Nicolas Menegay    
1860 1865 François-Eugène Prelot    
1865 1871 Charles-Auguste Peugeot    
1871 1896 Jacques Dormois    
1896 1901 Alcide Peseux    
1901 1914 Georges Peugeot    
1914 1925 Paulin Pinet    
1925 1940 Eugène Girardin    
1940 1945 Yvonne Vernier    
1945 1947 Albert Etevenot    
1947 1965 Constant Laubepin    
1977 1995 Michel Tarreinbergue PS  
1995 2001 Denis Arnoux PS  
2001 2008 Denis Arnoux PS  
2008 2014 Denis Arnoux[3] PS  
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie[modifier]

Au 6 février 1657 il est recensé à Pont-de-Roide et Chastel 16 ménages comptant 71 personnes. On y trouve des Matatoz, Peletier, Marchand, Joly, Morel, Rabur, Bouchot, Grosin, Grunel, Jeanperrin et Tournier[4]


En 2010, la commune comptait 4 468 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
392 351 391 406 624 734 755 910 1 047
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 350 1 781 2 271 2 296 2 654 3 063 2 928 2 776 2 774
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 758 2 810 2 917 2 769 2 945 2 908 2 795 2 814 3 147
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2010
3 744 4 381 5 342 4 958 4 983 4 781 4 639 4 619 4 468
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[5] puis Insee à partir de 1968[6].)

Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier]

La ville comporte plusieurs industries, dont la principale est Aperam filiale du groupe Arcelor Mittal, et qui traite des aciers inoxydables semi-finis. Cette usine était anciennement l'une des nombreuses usines Peugeot de la région. On y fabriquait des baleines de parapluie, des enjoliveurs, des pare-chocs, etc.

Lieux et monuments[modifier]

L'attraction touristique majeure de la ville se nomme le site des Roches. C'est un point de vue des hauteurs de Pont-de-Roide, proche d'un fort de l'époque 1870 (la Batterie des Roches), d'où l'on a une vue imprenable sur une partie de la vallée du Doubs.

La commune est dotée d'un cinéma, nommé le Foyer, qui a été inauguré en janvier 1937. Totalement rénové en 1999, il est désormais géré par une équipe de bénévoles.

Accords de solidarité[modifier]

L'action Solidarité Agboville menée par la JOC de Pont-de-Roide a créé un lien entre Agboville et Pont-de-Roide.

Personnalités liées à la commune[modifier]

  • Jules Bonnot, chef de la "Bande à Bonnot",né à Pont-de-Roide en 1876, mort en 1912.
  • James Jackson (1771-1829), chef d'entreprise (aciéries) à Pont-de-Roide.

Voir aussi[modifier]

Sources[modifier]

Bibliographie[modifier]

  • Histoire de la Confédération Suisse, volume 7, J.V.Muller, R.G.Blozheim, J.J.Hottinger, C.Monnard, L.Vulliemin, 1840, p. 402.
  • La population de la Franche-Comté, tome 2, ouvrage collectif, Presses Univ. Franche-Comté, p. 56.
  • Recherches historiques et statistiques sur l'ancienne seigneurie de Neuchâtel au comté de Bourgogne, Jean François Nicolas Richard, 1840, p. 18, 19, 20, 22, 23, 127, 165, 184, 217, 227, 228, 258, 266, 274, 290, 305, 338, 348, 353, 376.

Notes et références[modifier]

Notes[modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Recherches historiques et statistiques sur l'ancienne seigneurie de Neuchâtel
  2. Histoire de la confédération suisse
  3. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  4. La population de la Franche-Comté
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010

Liens externes[modifier]