Montécheroux

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Montécheroux
Vue panoramique entrecoupée par des arbres depuis la route.
Vue panoramique entrecoupée par des arbres depuis la route.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Montbéliard
Canton Saint-Hippolyte
Intercommunalité Communauté de communes de Saint-Hippolyte
Maire
Mandat
Chantal Vernier
2014-2020
Code postal 25190
Code commune 25393
Démographie
Gentilé Écheroumontains
Population
municipale
574 hab. (2011)
Densité 44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 21′ 02″ N 6° 48′ 24″ E / 47.3505555556, 6.8066666666747° 21′ 02″ Nord 6° 48′ 24″ Est / 47.3505555556, 6.80666666667  
Altitude Min. 420 m – Max. 830 m
Superficie 13,13 km2
Localisation

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Montécheroux

Montécheroux est une commune française située dans le département du Doubs en région Franche-Comté.

En patois : Montétchélu. Ses habitants sont appelés les Écheroumontains.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mons Echerolus en 1040 ; Montecherul en 1136 ; Montetrucheto en 1397 ; Montescherut en 1406 ; Montescheroulx en 1532 ; Monterescherut en 1571 ; Montechichire au XVIIe siècle ; Monteschelu en 1648 ; Montéchéroux depuis 1765[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Pont-de-Roide Pierrefontaine-lès-Blamont Rose des vents
Noirefontaine N Chamesol
O    Montécheroux    E
S
Liebvillers Saint-Hippolyte

Montécheroux est située sur le même plateau que Chamesol sur le versant sud du Lomont, à 7 km au nord de Saint-Hippolyte.

Topographie[modifier | modifier le code]

Il est dominé par le mont Écheroux situé à 2 km au nord-ouest.

Histoire[modifier | modifier le code]

Célèbre, dans le monde, pour la qualité des pinces qui y étaient fabriquées, Montécheroux a compté jusqu'à 200 ouvriers répartis dans 15 ateliers ; il reste, aujourd'hui, un atelier de fabrication.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1789 1791 Jean-Pierre Méquillet    
1791 1807 Jean-Nicolas Abram (Père)    
1807 1815 Jean-Nicolas Abram (Fils)    
1815 1826 Jean-Germain Voisard    
1826 1830 Victor Méquillet    
1830 1837 Jean-Nicolas Schom    
1837 1850 Pierre Quélet    
1850 1865 Jacques Schom    
1865 1869 Jacques Gueutal    
1869 1892 Jules Schom    
1892 1896 Lucien Hugoniot-Tissot    
1896 1919 Marc Réville    
1919 1928 Samuel Schom    
1928 1930 Louis Schom    
1930 1932 Ernest Rolland    
1932 1934 Samuel Mélières    
1934 1945 Louis Schom    
1945 1951 Armand Mélières    
1951 1965 Armand Dormoy    
1965 1978 Jean Vernier    
1978 1983 Jean-Luc Abram    
1983 1994 Jean Méquillet    
1994 2001 Roland Bergotti    
2001 en cours Chantal Vernier[2]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 574 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
533 566 586 702 882 936 918 925 934
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
916 997 1 010 946 1 157 972 1 012 1 000 877
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
908 855 900 830 773 690 579 531 493
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
548 550 542 571 548 545 568 571 574
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le Musée de la pince. Cette industrie, développée dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, fabricant de nombreux outils à l'usage des horlogers, a fait baptiser Montéchéroux Capitale mondiale de la pince. À la fin du XIXe siècle, plus de 200 ouvriers y étaient employés grâce à l'arrivée du chemin de fer[5].
  • Le château de Clémont. Il surplombait les villages de la vallée du Doubs au niveau de Dampjoux à l'ouest et avait une vue imprenable sur le château de Châtillon, son voisin. Selon certains auteurs, il pouvait communiquer et donc adresser des messages à ce dernier, par quelques signaux optiques le jour, et par des feux, à la nuit tombante.

Il était le siège d'une seigneurie dès le XIIIe siècle, composée de plusieurs villages, hameaux et métairies appartenant à l'origine à l'Abbaye de Lucelle qui les tenait depuis avant 1136 des comtes de la Roche[6]. En 1242 Thiébaud Ier de Neuchâtel-Bourgogne, les acquit de l'abbé Thiémo de Ramstein[6].

La date de la construction du château n'est pas connue mais il était cité dans un acte de partage de 1261 fait par Thiébaud Ier pour ses fils[6]. C'est dans cette forteresse, qui se dresse sur une roche entre Saint-Hippolyte et Pont-de-Roide, que le 11 avril 1338 Thiébaud de Cusance et Poinsard de Rans feront leurs hommages envers Thiébaud V de Neuchâtel-Bourgogne[6]. Attaqué sans succès par l'évêque de Bâle en juin 1425 le fort succomba aux assauts des Écorcheurs en 1438-1439[6]. Durant les Guerre de Bourgogne, en août 1475, les Confédérés, qui étaient en train d'établir un blocus depuis le 31 juillet devant les bourg et château de Blamont, vinrent l'assiéger et le prirent d'assaut. Il ne fut définitivement détruit qu'en 1519 par le Comte de Wurtemberg.

A son pied s'était développé le village de Clémont qui disparut au début du XVIIIe siècle[6]. Il était cité dans un diplôme de juillet 1338 par lequel Thiébaud V de Neuchâtel-Bourgogne affranchissait les habitants de la mainmorte[6]. Dans cet acte il est mentionné qu'il leur cède l'usage d'une forêt, en contre-partie les habitants lui doivent un droit annuel sur leurs terres, des aides aux quatre cas (lorsque le sujet était fait chevalier, qu'il partait en outre-mer, qu'il était fait prisonnier ou qu'il mariait sa fille), qu'il fournissent "deux guaites au chastel" et deux autres "en cas d'ost (service militaire à pied) et de chevauchie (service à cheval)"[6]. Les dix-huit dernières familles occupantes des lieux s'établirent à Montécheroux après avoir vendu au duc Léopold-Eberhard de Wurtemberg, comte de Montbéliard, pour vingt et un mille livres tournois, le territoire[6]. Léopold le remit à ses enfants qu'il eut d'Henriette-Edwige de Lespérance-Sandersleben[6]. Le 19 mars 1562, les représentants des habitants de la seigneurie montèrent au sommet de la motte parmi les ruines, et prêtèrent serment de fidélité aux commissaires du Comte Frédéric Ier de Wurtemberg.

Aujourd'hui, maigres en sont ses vestiges pour un œil non initié... Il est tout de même possible de suivre le cheminement de la courtine par endroits. Cette dernière, de par un vestige d'un mètre tout au plus, que l'on peut voir sur le site, était constituée par un assemblage d'un calcaire local mal équarri. Le château était, semble-t-il, totalement dépourvu de fossé. Tout au plus, des pieux fichés dans le sol, en guise de palissade, pouvaient en protéger son approche.

Le chemin d'accès, encore discernable par endroits, partait du bas de la motte, au nord-est, donc dans la pâture actuelle, et aboutissait à l'est. À cet endroit, un grand ébouli marque très certainement l'emplacement de la porterie.

Blason de la maison de Clémont : de gueules à une clef d'argent en pal

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

On trouve au cimetière protestant de Montécheroux la tombe de l'actrice allemande Dita Parlo (1906-1971), célèbre pour avoir joué dans l'Atalante de Jean Vigo et La Grande Illusion de Jean Renoir.

Montécheroux abrite la maison natale de Lucien Quélet (1832-1899), naturaliste et mycologue, fondateur de la Société mycologique de France et la maison familiale de Georges Cuvier (1769-1832), paléontologue et anatomiste.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Les villages ruinés du comté de Montbéliard, avec quelques autres d'origine moderne, Charles Duvernoy, 1847, p.  13 à 15. Google livres

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Courtieu, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 4, Besançon, Cêtre,‎ 1985
  2. [PDF] Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  5. Wikipédia
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Les villages ruinés du comté de Montbéliard

Liens externes[modifier | modifier le code]

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