Agboville

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Agboville (nb) / Agnéby
Administration
Pays Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire
District Lagunes
Région Agnéby-Tiassa
Démographie
Gentilé Agbovillien(ne) ou agbovillois (oise)
Géographie
Coordonnées 5° 59′ N 4° 28′ O / 5.99, -4.475° 59′ Nord 4° 28′ Ouest / 5.99, -4.47  
Superficie 1 200 ha = 12,000 km2
Localisation

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Agboville est le chef-lieu de la région Agnéby-Tiassa en Côte d'Ivoire. Ce département, d'une superficie de 3 850 km², comptait en 1998 , 244 865 habitants avec une densité de 63,6 hab/km² alors qu'à Agboville commune, on comptait 124 856 habitants pour une superficie de 1 602,1 km². Avec une démographie accélérée, la densité du département se situe actuellement en 2011 à 81 hab/km²

La cité historique et géopolitique[modifier | modifier le code]

Agboville est une ville du sud de la Côte d'Ivoire, en Afrique de l'ouest, le chef-lieu de la région d'Agnéby. Elle est située à 79 km de route bitumée de la capitale économique du pays, Abidjan.

C'est une ville historique et politique, où a pris naissance le Syndicat agricole africain (SAA) de Félix Houphouët-Boigny, ancêtre du RDA). Elle est riche en ressources naturelles : bois,vivriers, cacao, café, or. Elle accueille des multinationales surtout grâce à la présence du chemin de fer Abidjan-Niger. Elle est composée en majorité par l'ethnie Abé ou Abbey et Krobou (sous-groupe des Abés) et Attiés qui font partie du grand groupe Akan appartenent au groupe ashanti (Ghana). L'abbey est une variante du groupe linguistique Kwa.

Histoire[modifier | modifier le code]

Histoire de la migration[modifier | modifier le code]

Les Abés, originaires du Ghana, sont les descendants des Agoua que les Agnis Brafe, N’Denié et Moronou auraient trouvés sur le chemin pendant leur exode Côte d’Ivoire entre le XVIIe et le XVIIIe siècle.

D'autres sources[Lesquelles ?] parlent d'un trajet du Bénin vers le Ghana puis la Côte d'Ivoire : « Le roi Behanzin envoya les Abès à la recherche de l'ivoire ; ceux-ci furent alors arrivés au Ghana pour la mission. Ils continuèrent enfin leur exode en Ivoire-de-Côte pour s'y installer définitivement. »[réf. nécessaire] L'onomastique des Abés, leur langue et leur culture sont proches de celles de leurs cousins Ashantis, Akans du Bénin et Togolais voisins.

Le premier ancêtre des Abés serait Kery-Kery. Après le règne Kery-Kery, son fils Attobra lui succéda. Celui-ci fut à son tour remplacé par son fils Kouassan dont les successeurs furent Kery-Kery Abobia et Akossou.[réf. souhaitée]

C’est pendant le règne d'Akossou que les Abés, menacés par leurs voisins, les Konogos et les Ashantis, décident de quitter le Ghana pour des terres paisibles. Leur exode fut conduit, probablement vers le XVIIIe siècle, par Patchibo, fils d’Akossou et de Nana Yah Abobia. Les Abés franchissent la Tanoé, puis le Comoé et s’arrêtèrent entre Adzopé et Agboville, où Patchibo créa le village Douda, appelé aujourd’hui Grand-Morié.

Poursuivant son chemin, Patchibo alla installer son peuple à une quinzaine de kilomètres de l’Agnébi, pour créer le village Allahin connu aujourd’hui sous le nom de Loviguié.

À partir de Douda et Allahin, les Abés repoussèrent les Attiés, leurs voisins de l’Est. C’est ce qui explique l’existence de villages Abés dans la sous-préfecture de Bingerville. Ils évoluèrent également vers l’Ouest, du côté du fleuve Bandama. C’est ce qui justifie encore la présence de plus de huit villages Abés dans la Sous-Préfecture de Tiassalé.

L'histoire raconte[Laquelle ?] également que d’autres Abés, partis du village de Douda, se seraient installés au-delà de Tiassalé pour former les Didas. Ce sous groupe Didas a passé une alliance indéniable, inamovible et immortelle dont la nature s'appelle toukpè qui veut dire alliance de paix. Ce qui expliquerait le souvenir de cette séparation ethnique.

Le département d’Agboville est peuplé de deux ethnies, les Abés et les Abés-Krobous. Cette population autochtone cohabite avec une population d’allogènes et d’étrangers de toutes nationalités. Il compte 71 villages avec une trentaine(30) de campements répartis entre cinq cantons, dont quatre : Morié, Abé-évé, Tchoffo, Khos, du groupe ethnique Abés et un canton Krobou, du groupe ethnique Krobou plus anciennement installé (12000 ans avant J.C.)[réf. nécessaire], et un sixième groupe ethniquement séparé au milieu du XVIIIe siècle qui sont les Didas.

Époque coloniale, révolte et déportation des Abés[modifier | modifier le code]

La révolte des Abès de 1910 ( période de 1905 à 1918) est une contribution à l'émancipation du peuple de Côte d'Ivoire. En effet, lors de la colonisation de la Côte d'Ivoire, la résistance des Abés aux colons français vers 1905-1910 a été la plus farouche et la plus éprouvante pour les colons, en particulier à cause du tracé du chemin de fer Abidjan-Niger.

  • La ville de Rubino porte le nom d'un employé français de la Compagnie française de l'Afrique occidentale (CFAO), massacré lors de la révolte des Abés en 1910[1],[2].
  • La déportation, une doctrine coloniale : l'administration coloniale appliquait la doctrine de Gabriel Angoulvant, gouverneur du territoire jusqu'en 1915 : à la période de « pénétration pacifique » (1893-1908) succèdent le douloureux laminage des Abés, leur déportation au Congo-Brazzaville, en Centrafrique et dans d'autres pays d'Afrique centrale, puis « la pacification par la manière forte » (1908, 1910, 1915).
  • Ville coloniale : Agboville est l'une des rares villes créées par les colons après leur évacuation du village d‘Erymakouguié à cause l'épidémie de malaria. Rapidement cette petite cité devient le principal poste militaire du canton Abé. La cité devient en 1916, le chef-lieu d'Agnébi et d'Adzopé.

Premiers mouvements de lutte panafricains[modifier | modifier le code]

Le Syndicat agricole africain (SAA) est créé à Agboville en 1944, précisément dans les campements agricoles d'Anoma sur la voie d'Agboville-Tiassalé. Félix Houphouët-Boigny en est le dirigeant inspirateur. Le SAA fut l'ancêtre du parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI, fondé en 1946) et l'un des premiers mouvements politiques panafricains : le Rassemblement démocratique africain après le mouvement sud-africain African National Congress (ANC) créé en 1912. Le docteur Ernest Boka († 1964), originaire d'Agboville, au retour de sa mission aux États-Unis, aura beaucoup inspiré Houphouët quant à la création et aux principes démocratiques d'un tel parti politique.

Organisation administrative[modifier | modifier le code]

La population Abbey est organisée en cinq cantons : Morié, Tchoffo, Koss, Abè-Vé (ou Abè-éwè) et Krobou. Une sixième subdivision historiquement admise, inamovible et indéniable, est le sous-groupe ethniquement détaché au milieu de XVIIIe siècle appelé les Toupkès ou Didas.

Bénéficiant de la présence de la voie ferrée, Agboville devient très vite une importante place économique car toutes les charges coloniales y étaient regroupées. En 1953, Agboville devient commune de moyen exercice.

Histoire récente[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

À l'indépendance en 1961, elle devient sous-préfecture puis préfecture en 1968. En 1975 puis 1980 deux nouvelles sous-préfectures sont créées : Rubino et celle d' Azaguié, ville d'où est issu Mamadou Koulibaly président de l'assemblée nationale de Côte d'Ivoire de 2000 à janvier 2012. En 2005, la sous préfecture de Grand morié et de nouvelles communes rurales sont décrétées par l'État.

En 1980, la ville est érigée en commune de plein exercice avec pour premier maire élu Léonard Offoumou Yapo. En 1985, les villes de Rubino et d'Azaguié sont également érigées en commune. En 1997, lors de la tournée présidentielle effectuée par le président d'alors Henri Konan Bédié, d'autres localités furent érigées en sous-préfecture : Grand-Morié, Céchi et Oress-Krobou.

Une loi de 1978[3] a institué 27 communes de plein exercice sur le territoire du pays. En 2012, 197 communes reconnues par le gouvernement Ouattara.

Liste des présidents successifs du Conseil régional
Date d'élection Identité Parti Qualité Statut
2001 Raymond N'Dordi FPI Cardiologue, homme politique élu
21 avril 2013 Martin M'Bolo Indépendant Opérateur économique élu, président de la région Agnéby-Tiassa


Liste des maires successifs
Date d'élection Identité Parti Qualité
1980 Léonard Offoumou Yapo PDCI-RDA Enseignant, Cadre politique
1980-1985 Léonard Offoumou Yapo PDCI-RDA Enseignant
1985-1990
(mandat inachevé)
Denis Ossey Gnassou PDCI-RDA Homme politique
1995 Frédéric Aké Mbo PDCI-RDA Enseignant
2001 Claude Assamoi Indépendant Pharmacien
21 avril 2013 Albert Acho N`Cho[4] Indépendant Colonel des douanes

Représentation politique et députation[modifier | modifier le code]

Députés de Agboville chef-lieu
Date d'élection Identité Parti Qualité
1960-1980 Gaston Boka-Mené PDCI-RDA(Membre fondateur ) Médecin
1975-1980, 1980-1985, 1990-1995 Léonard Offoumou Yapo PDCI-RDA Professeur, principal de collège
1985-1990
(mandat inachevé)
Denis Ossey Gnassou PDCI-RDA Pilote, conseiller à la présidence
2001 Daniel Akpindé FPI Enseignant de CAFOP
Décembre 2011 Adama Bictogo RDR Opérateur économique
  • Nombre national de sièges en décembre 2011: 254
  • Nombre régional de sièges : 8 dont département d'Agboville = 4; département de Tiassalé = 2 ; département de Sikensi = 1; département de Taabo= 1

Démographie[modifier | modifier le code]

Sa population est d'environ 80 000 habitants pour une densité estimée à 81 hab./km² . Il s'agit de la plus grande ville proche d'Abidjan. Les populations autochtones sont les Abés quasi majoritaires et les Krobous, tous du groupe Akan, des lagunaires de tradition patrilinéaire. Outre ces populations, Agboville compte de nombreux allogènes qui font de la ville une cité cosmopolite.

Évolution démographique
1920 1946 1975 1988 1998 Estimation 2010
26 914 46359 78 100
Nombre retenu à partir de 1920 : Population sans doubles comptes

Il est prévu d'organiser un nouveau recensement de la population du pays en 2008[5].

Éducation[modifier | modifier le code]

Enseignement primaire
Public

  • E.P.P.

EPP Obodjikro 1 à 4

EPP Cotivo

EPP Artisanal 1 et 2

EPP Plateau

Enseignement secondaire
Lycée Public

  • Lycée moderne

Collège public

  • Collège moderne
  • CFA: Centre de formation et d'apprentissage des métiers féminin
  • Privé:

Lycée moderne Eyemon Niangoran Michel du nom du premier inspecteur académique Abbey de l'AOF.

Lycée Jacques AKA

Institut Nakoi le collège des professeurs

Collège moderne EDEN

Collège Daouda Coulibaly

Religion[modifier | modifier le code]

Agboville est le siège d'un évêché catholique créé le 14 octobre 2006.

Économie, commerce et tourisme[modifier | modifier le code]

  • Hôtellerie: secteur dynamique et de nombreux hôtels modernes enrichissent l'économie touristique de la cité: LAKAVI, BALLET, MONT BLANC, CATALAN, LE PRESTIGE ultra moderne , etc.
  • Industrie : COTIVO une multinationale de plus 2000 salariés est en chute libre voire quasi inactive depuis 2005;l'approvisionnement en coton venant du nord, cesse.
  • PME PMI TPE : très peu représentées
  • Agriculture : secteur dynamique et prospère grâce à la force des coopératives agricoles et des bras des paysans;
  • Bois: zone riche en bois dur, exploitation internationale.
  • Mine : l'économie de l'or est bien représentée.
  • Transports, infrastructures routières, ferroviaire et fluviale sont sous exploités et peu développés.
  • Services et commerces : peu développés mais ce secteur est dominé par les apports des pays amis de la cedeao, les libanais, Syriens, etc.
  • Tourisme : peu de zones touristiques valorisées, secteur d'activité peu exploité. Le mystérieux Biéchi fumant est encore inconnu du grand public, sauf le site historique de Rubino du nom du colonel Français exécuté en 1910.
  • Sport, musique et art: secteurs économiques peu développés;
  • économie intellectuelle: des écoles privées de l'enseignement secondaires ne tarissent pas mais les centres professionnels et des métiers sont très peu représentés ou voire inexistants.
  • Pouvoir d'achat: au-dessus de 1620 la moyenne nationale et dû à l'économie agricole
  • Infrastructures routières: en piteux état, les routes desservant les communes et villages sont impraticables et constituent le principal handicap majeur pour tout développement et toute éclosion de l'économie cacaoyère, boisière et touristique.
  • Économie numérique: faiblement représentée

Personnalités politiques liées à la ville, au département et à la région[modifier | modifier le code]

  • Obodjé Sèboi, roi des Abés jusqu'en 1944.
  • M'bassidjé François, dernier roi, régna de 1944 jusqu'à l'indépendance de la Côte d'Ivoire et jusqu'en 1971 date de son décès.
  • Gaston Boka Mené, ancien élève de Gorée au Sénégal, médecin de profession, membre fondateur du PDCI-RDA et député élu de 1960 à 1980. Il est l'un des membres fondateurs du Parti démocratique de Côte d'Ivoire. Ce doyen témoin de l'histoire de la cité s'éteint à plus 100 ans en 2009.
  • Ernest Boka, homme politique, l'un des premiers docteurs en droit, il fut membre du cabinet du gouverneur colonial, fut nommé ministre en 1957. En 1960, il est nommé président de la cour suprême de le république de Côte d'Ivoire. Il est mort en 1964 en détention dans des circonstances non élucidées[6].
  • Léonard Offoumou Yapo, né dans le village d'Attobrou en 1923, homme politique ivoirien.
  • Raymond Abouo N'Dori, président du Conseil général élu, professeur en cardiologie, ancien ministre de la santé (2000-2003) dans le gouvernement du Premier ministre Pascal Affi N'Guessan
  • Laurent Gbagbo débuta ses études à l'école primaire publique Plateau à Agboville où son père exerçait sa profession.
  • Pépito Elhorga, joueur de rugby à XV en France, est né à Agboville.
  • Denis Ossey Gnassou, homme politique centrafricain d'origine ivoirienne plus précisément d'ethnie abé, fut ministre d'État et conseiller spécial du président François Bozizé au pays de l'empereur Bokassa Ier. Il fut ancien député-maire élu dans la cité en 1985 mais aussi conseiller de l'ère Félix Houphouët-Boigny.
  • Mamadou Koulibaly, natif et originaire du village d'Azaguié , ancien président de l'assemblée nationale, est un homme politique et fondateur du parti LIDER. ..
  • Edmond Edouard N'Gouan, homme politique, président du Parti écologique ivoirien.
  • Bernard Claude Assamoi, ingénieur financier de formation, il prépare un livre sur histoire des Abbey, leur origine et leur révolte de 1910. Homme politique, il est membre fondateur de la jeunesse du Front populaire ivoirien (JFPI ), en est le tout premier sécretaire fédéral de la JFPI d'AGBOVILLE de 1992 à 1999 et membre du congrès constitutif du mouvement de gauche des étudiants la FESCI. Il est le premier vice-président chargé de la stratégie du Front Patriotique Révolutionnaire (FPR).Il est membre fondateur de la CAEFPI (cellule des agents de l'état de FPI) il en est le secretaire national chargé de la région de l'Agneby, Il participa à l'organisation de la résistance des Abbey lors de la prise d'Agboville le 24 juillet 2005, par les rebelles d'alors. Il s'opposa au ministre Raymond N'Dori dans sa gestion et son implication dans la fédération FPI d'Agboville.
  • professeur Barthelemy Kotchy, académicien, président de l'Académie des sciences, des arts, des cultures d'Afrique et des diasporas africaines (ASCAD), est originaire d'Agboville, il fut un opposant idéologique au régime de Félix Houphouët-Boigny.
  • René EDI, premier expert comptable de la Côte d'Ivoire, membre de l'ASCAD , il fut candidat malheureux aux élections legislatives et regionales à agboville commune et l'agneby-tiassa, il est le président de l'ONG ADN , à agboville on l'appel la force tranquille.
  • Kouamelan Yao fut l'un des premiers Abés pharmaciens sortis de l'école coloniale pour la République de Côte d'Ivoire, le premier à établir une pharmacie à Agboville.
  • Léonard Motto, fait partie des médecins de l'école coloniale de Gorée comme Houphouët. Il est l'un des doyens en âge et témoins actuel de l'histoire de la cité.
  • Adama Dahico citoyen d’honneur de la commune d’Agboville en septembre 2005
  • Adama Bictogo, homme politique et ancien ministre de l'intégration africaine du régime de président Alassane Ouattara, conserve son poste de Député élu d'Agboville-commune aux législatives de 11 décembre 2011.
  • Nicolas Kouandi Angba, mort en 1994, ingénieur, fut homme politique et ministre houphouétiste du commerce, 1990-1994
  • Apata (Apété) Kouassi, ingénieur, ministre houphouétiste, 1980-1983.
  • Charles Darius Aké Atchimon, originaire de l'Agnéby, diplomate de carrière, est l'actuel ambassadeur extraordinaire plénipotentiaire près le royaume d'Espagne, ancien ambassadeur près le royaume du Maroc, ex- ministre de tourisme dans le régime du président Alassane Ouattara.
  • Thérèse Aya N'dri Yoman, d'origine Akan, elle est la première femme ouest-africaine à occuper une chaire de médecine. Elle est la présidente d'une ONG sanitaire, et ex-ministre de la santé de 2011 à 19 novembre 2012.
  • Martin Nando M'Bolo, actuel président de la région Agnéby-Tiassa, militant associatif et fondateur de la fondation M'bolo, , avec une écrasante majorité le 26 février 2012, est réélu député des sous-préfectures et communes de Grand Morié, d'Attobrou, des villages est et sud d'Agboville.
  • Dessi Hubert, banquier et député, est le porte-parole politique des populations de la sous préfecture de Rubino à l'Assemblée nationale.
  • Dadié Houalamin Hortense : femme politique, doyenne des maires
  • Bamba Mamadou, professeur-député, est le porte-parole politique des populations de la sous préfecture d'Azaguié à l'assemblée nationale.
  • Maurice K. Bandaman, homme politique, actuel ministre de la culture et de la francophonie, est un écrivain bardé de distinctions et de prix littéraires. Ses maîtres sont les célèbres littéraires Jean Marie Adiaffi, Amadou Koné et Zadi Zaourou.

Les grandes organisations coopératives[modifier | modifier le code]

  • COOPARA : Coopérative Régionale de l'Agnéby-tiassa est l'une des coopératives les plus structurées de la région et pilote un projet de sensibilisation à la certification internationale du cacao ivoirien,
  • COMAG,
  • 3CA,
  • CAPAG
  • etc.

Sports[modifier | modifier le code]

Les compétitions sportives se déroulent exclusivement au chef-lieu du département, les autres localités ne disposant d'aucune infrastructure dédiée : la ville dispose de 2 clubs de football, l'Agnéby sports d'Agboville, qui évolue en MTN Ligue 2 et le Asafa d’Agboville, qui évolue en Championnat de Division Régionale, équivalent d'une « 4e division » [7]. Comme dans la plupart des villes du pays, il est organisé, de façon informelle, des tournois de football à 7 joueurs qui, très populaires en Côte d'Ivoire, sont dénommés Maracanas.

Démocratie locale et associations[modifier | modifier le code]

  • L'A.R.A.F : Association des Ressortissants d'Agboville née en France, est l'un des principaux mouvements valorisant la culture Akan à Paris et en Europe.
  • L'A.D.L.D: l'Agnéby pour la Démocratie, la Liberté et le Développement est une association de brassage multiethnique et d'émergence pour la promotion démocratique et la relance économique de la région. Elle est née en France, année 2011.
  • l'AGEEA Amicale Générale des Élèves et Étudiants d'Agboville est une fédération des associations estudiantines du département œuvrant à l'union et à la cohésion des fils d'agboville en vue du développement
  • l'association ADRHI-CI pour la formation professionnelle, le développement de l'Informatique, l'Internet et des technologies numériques, créée en France, siège autonome basé en Agboville, est active depuis 2004.
  • La fondation M'BOLO du nom du député Martin M'bolo pour la santé
  • A.D.I: Association de Développement local d'Agboville, actions sociales et caritatives

Culture, musique et célébrités[modifier | modifier le code]

Les pionniers de la chanson abès :

  • Aspro Bernard : Bernard Assovié alias Aspro Bernard du nom commercial d'un médicament américain associé au chanteur pour la publicité pendant des dizaines d'années. Aspro Bernard est un artiste, compositeur, chanteur, guitariste de renom de la promotion des artistes comme Amédé Pierre, Mamadou Doubiya, Okon Séka Athanase qui ont marqué la chanson ivoirienne et africaine. L'artiste s'est éteint à 78 ans.
  • Seigneur Ekissi Pierre, artiste, compositeur, chanteur avec sa chanson 900 kg d'amour, devint le deuxième pionnier artiste abbey après Aspro Bernard. Natif d'Agboville (précisément de Loviguié), il s’est forgé dès l’âge de 15 ans une personnalité d’artiste musicien et lead vocal au sein de l’orchestre Agnéby Jazz de Aspro Bernard dans lequel il se produisit jusqu'en 1960. Invitations, voyages et autres tournées en Afrique et à travers le monde ont permis à l’artiste de se frotter à des sommités musicales tels James Brown, les Jackson Five, Johnny Hallyday, Elvis Presley, Les Beattles, Manu Dibango, Le Seigneur Rochereau, Myriam Makéba, G. G. Vickey, feu Mamadou Doumbia et feu Amédée Pierre. Lors d’une de ses prestations sur les Champs-Élysées, l’épouse du Président français Georges Pompidou a dû esquisser des pas de danse. Avec l’orchestre « rythmes d’Agboville » il glana des lauriers, avec un sac-cadeau du feu, le Président Amani Diori du Niger. C'est avec une pluie d'hommages que ce dernier dinosaure de la musique moderne afroivoirienne, « Seigneur » Ekissi Pierre meurt le 5 juin 2011 à 85 ans.
  • Léonard Assa, enfant génie de la chanson traditionnelle ivoirienne, il est atteint d'une cécité infantile qu'il a surmontée pour se hisser au rang des meilleurs chanteurs, compositeurs, guitaristes et mélomanes ivoiriens des années 1980. Il a remporté plusieurs prix sous le mandat de l'ex-député-maire Léonard Offoumou Yapo entre 1975 et 1985 à Agboville.
  • Nayanka Bell, artiste compositrice de renom, est ivoirienne d'ethnie Abbey et née à Danané. Mérite et dévouement : une des plus belle voix d'Afrique, AKA-N'CHO Louise alias Nayanka Bell fait partie des rares artistes ivoiriens (nes), qui, malgré l’instabilité de la Côte d’Ivoire des années 2002 à 2010, a eu une grande volonté de s’y installer définitivement et y contribuer à son développement. L'artiste remporte à son actif plusieurs prix internationaux: Lions d’or à Paris en 1994, à l'instar de Koffi Olomidé et d'autres artistes, qui élèvent la Côte d'Ivoire au plus haut rang mondial de la culture musicale. Wôssô son petit nom au village d'Offa, a un amour intarrissable pour la campagne et la tradition Abbey comme son père AKA-N'CHO.
Article détaillé : Nayanka Bell.
  • Joelle Séka alias Joèlle C., de son vrai nom Joèlle Yaba Séka, est une artiste chanteuse ivoirienne de la grande famille d'artistes Marcellin Okoi et Okoi Séka Athanase. Dotée d'un don vocal exceptionnel de son temps, Joèlle C. est partie très tôt à 37 ans de vie en emportant avec elle toute sa voix d'or qui a longtemps émerveillé les radio et télévisions africaines dans les années 2000. Joèlle C. laisse derrière elle, un vide musical de son genre en Afrique.
  • Akson Dona: étoile montante de la musique ivoirienne:Attalaku un courant moderne à sélection vidéo. Des jeunes artistes tels Bernadette Yiwoyè, Mireille Betty, Chantale Béhi, Marcelline C., et les voix d'or montantes: Sir Paulin N'DO, AKSON Dona etc., actuellement en vogue, modernisent la musique Abè et Attié avec une qualité de mélodie reposante mais loin de rattraper les dons exceptionnels de la mystique (feue) Joèlle C..
  • Alice Dekessa : née à Agboville en Côte d’Ivoire, Alice Dekessa est d'ethnie wobé. Elle cultive et chante le mapouka contrôlé né du mapouka originel lequel donne naissance au mapouka nouveau anglophone de Saint-Martin. Elle vit en France depuis l’âge de 17 ans.

Départements, sous-préfectures et communes rattachés[modifier | modifier le code]

  • Département de Tiassalé vers l'ouest
  • Département de Sikensi vers le sud-ouest
  • Département de Taabo vers l'ouest
  • Azaguié vers le sud
  • Rubino et Céchi vers le nord
  • Morokro vers l'ouest
  • N'douci et Gomon vers le sud-ouest
  • Grand-morié et Attobrou vers l'est
  • Oress-krobou et Guessigué vers le sud
  • Binao-Boussoue et Lapou vers le sud-ouest

Appartenance au District des Lagunes[modifier | modifier le code]

composées de trois régions lagunaires:

  • L'Agnéby-tiassa
  • Les Grands-Ponts
  • La Mê ou La Messan

Grandes Villes voisines[modifier | modifier le code]

Prononciation / phonique en Abbey[modifier | modifier le code]

Agboville se prononce et s'écrit en langue Abbey "Ogboba" , allusion au fleuve Agneby = Ogbo ou Agbo et ba = rive, à côté du fleuve.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. François Joseph Amon d'Aby, La Côte d'Ivoire dans la cité africaine, Larose, 1951, p. 28
  2. a et b Daouda Gary-Tounkara, Migrants soudanais-maliens et conscience ivoirienne, L'Harmattan, 2008, p. 33
  3. Loi no 78-07 du 9 janvier 1978
  4. Résultat des élections municipales de 2013 pour Agboville sur Abidjan.net
  5. Recensement de la population ivoirienne
  6. Valerio Petrarca, Un prophète noir en Côte d'Ivoire : sorcellerie, christianisme et religions africaines, Karthala, p. 86
  7. Championnat de Football de Côte d'Ivoire

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Benoit Lootvoet, L'artisanat et le petit commerce dans l'économie ivoirienne - Éléments pour une analyse à partir de l'étude de quatre villes de l'intérieur : Agboville, Bouaké, Dimbokro, Katiola, éditions de l'ORSTOM
  • L’histoire de la déportation forcée du peuple guerrier Abbey. Sources: 1- J. SURET- CANAL, Afrique noire l’ère coloniale 1900-1945 à la page 143 . 2- Archives nationales de Côte d’Ivoire, documents des séries 1EE, 2EE, RR, OO et QQ concernant les cercles des lagunes et de l’Agnéby. 3- Ch. WONDJI, enquêtes orales en pays Abé(Abbey), septembre 1977. 4- Les colonies Françaises du Petit Manchot, A.EF 1 (1908-1958).
  • Le Journal des Voyages : Revue - Deuxième Série - N°733 - La Révolte Des Abbeys À La Côte D'ivoire Par R. Autard, À Suivre. - Tourisme hors France - 01/01/1910

Liens externes[modifier | modifier le code]