Perdrix

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Perdrix
Nom commun ou
nom vernaculaire ambigu :
L'expression « Perdrix » s'applique en français à plusieurs taxons distincts. Page d'aide sur l'homonymie
Perdrix grise (Perdix perdix)
Taxons concernés

Plusieurs genres dont :

Quelques espèces dont :

Perdrix [pɛʀdʀi] est un nom vernaculaire désignant plusieurs espèces d'oiseaux aux caractéristiques semblables et qui étaient prisées comme gibier. Selon la définition de Georges Cuvier, les perdrix sont des gallinacés de petite taille et aucune d'entre-elle n'a en principe d'ergots[1]. Les études scientifiques ont montré que le terme de perdrix ne regroupe pas toutes les espèces issues d'un même ancêtre, autrement dit le groupe des perdrix est paraphylétique. Ce n'est donc pas un taxon. Les classifications scientifiques récentes, comme celle de la COI, regroupe la plupart de ces oiseaux au sein de la sous-famille des Perdicinae, entre autres du genre Perdix (sans le second « r ») avec lequel il ne faut pas confondre de nom français. Le terme perdrix a aussi désigné diverses autres espèces comme la Perdrix blanche, c'est-à-dire le Lagopède à queue blanche et la Perdrix à front blanc, c'est-à-dire la Colombe d'Hispaniola. D'autres espèces utilisent un nom composé avec perdrix comme les colombes perdrix. Certaines appellations ne désignent même pas des gallinacées, l'expression « perdrix des mers » désigne une sterne.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

La perdrix est un oiseau très remarquable par son vol et son plumage. Il existe plusieurs espèces de perdrix dont les plus communes en Europe sont la Perdrix grise et la Perdrix rouge.

Les perdrix de la sous-famille des Perdicinae sont de taille intermédiaire entre une grosse caille et un petit faisan. Elles se nourrissent de graines au sol. Plusieurs espèces sont chassées pour le sport ou comme gibier.

Étude antique[modifier | modifier le code]

  • On trouve un extrait de Théophraste, chez Aulu-Gelle, dans son ouvrage Les Nuits Attiques[2] : « Chose surprenante qu'on lit dans Théophraste, à l'égard des perdrix. Trait à peu près semblable que Théopompe nous a laissé, concernant les lièvres. Théophraste, le philosophe par excellence, assure que dans la Paphlagonie, toutes les perdrix ont deux cœurs ; et Théopompe rapporte que, dans la Bisalthie, les lièvres ont deux foies. »

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le mot « perdrix » provient du latin perdicem, accusatif de perdix, lui-même emprunté au grec ancien πέρδιξ (perdix). Il est attesté en français sous la forme de perdriz dès 1154 et de perdix dès 1119[3].

En hébreu « perdrix » se dit de trois manières différentes : « qoré », c’est-à-dire «  celui qui appelle», ce qui est relatif à son cri et « hogla », ou encore «  hagag », (« tourner en cercle, danser »).

Plusieurs noms normalisés d'espèces de Perdicinae dérivent du terme perdrix : Perdicule, Xénoperdrix, Galloperdrix et les genres Perdicula, Galloperdix, Ammoperdix, Perdix, Margaroperdix, Melanoperdix, Caloperdix.

Liste des espèces appelées « perdrix »[modifier | modifier le code]

Noms normalisés[modifier | modifier le code]

Voici la liste des espèces dont le nom normalisé français comporte le terme perdrix [réf. nécessaire]:

Noms vernaculaires[modifier | modifier le code]

Noms composés[modifier | modifier le code]

Aspects culturels[modifier | modifier le code]

Blason de l'Aunis représentant une perdrix jaune sur fond rouge (De gueules à une perdrix couronnée d'or).

Les perdrix sont présentes sur divers blasons, en particulier celui de Charente-Maritime où la perdrix était l'emblème de l'Aunis, l'une des Anciennes provinces de France.

On retrouve aussi des perdrix dans de nombreuses natures mortes représentant des trophées de chasse.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cuvier, Anat. comp., t. 4, 1805, p. 472
  2. Livre XVI, Chapitre 15
  3. Définitions lexicographiques et étymologiques de « perdrix » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales

Source[modifier | modifier le code]

  • del Hoyo J., Elliott A. & Sargatal J. (1994) Handbook of the Birds of the World, Volume 2, New World Vultures to Guineafowl. BirdLife International, Lynx Edicions, Barcelona, 638 p.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]