Varennes-Vauzelles

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Varennes-Vauzelles
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Nièvre
Arrondissement Nevers
Canton Guérigny
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Nevers
Maire
Mandat
Isabelle Bonnicel
2014-2020
Code postal 58640
Code commune 58303
Démographie
Gentilé Vauzellien, Vauzellienne
Population
municipale
9 567 hab. (2011)
Densité 281 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 00′ 42″ N 3° 08′ 20″ E / 47.0118, 3.1389 ()47° 00′ 42″ Nord 3° 08′ 20″ Est / 47.0118, 3.1389 ()  
Altitude Min. 171 m – Max. 270 m
Superficie 33,99 km2
Localisation

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Varennes-Vauzelles

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Varennes-Vauzelles
Liens
Site web www.ville-varennes-vauzelles.fr

Varennes-Vauzelles est une commune française, située dans le département de la Nièvre en région Bourgogne à 235 km au sud de Paris.

Ses habitants sont les Vauzelliens et les Vauzelliennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue aérienne de la zone d'activité Varennes-Vauzelles / Garchizy

Varennes-Vauzelles est aujourd'hui la troisième ville de la Nièvre. Le bourg rural (Varennes-lès-Nevers) doit son essor à partir de 1920 à l'atelier de réparation de Vauzelles. La cité de cheminots de Vauzelles est ainsi venue grossir la population, avant les lotissements à partir des années 1950. La commune est à l'heure actuelle très étendue, comprenant une partie urbanisée et agglomérée à Nevers (Vauzelles) et une partie rurale, Varennes. C'est, de loin, la première ville de la banlieue de Nevers.

La ville comporte une grande partie des zones d'activités et industrielles de l'agglomération de Nevers (ZA Varennes-Vauzelles/Garchizy, prochainement ZA tertiaire du Bengy) dont elle constitue la sortie Nord. La ville est reliée a un réseau routier important: la nationale no 7, ainsi que l'autoroute A77 qui met Paris à seulement 2 heures de route.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Pougues-les-Eaux Parigny-les-Vaux Rose des vents
Garchizy
Fourchambault
N Urzy
O    Varennes-Vauzelles    E
S
Marzy Nevers Coulanges-lès-Nevers

Histoire[modifier | modifier le code]

L'évolution de Varennes-Vauzelles a été en grande partie déterminée par sa voisine, la ville de Nevers. Celle-ci a joué un rôle par sa fonction déjà ancienne de carrefour ferroviaire : dès les années 1860 une véritable gare ainsi qu’un dépôt et des ateliers de réparations avaient été édifiés. Ainsi, Nevers devient le premier grand relais de traction pour les trains en direction de Saint-Germain-des-Fossés, Clermont-Ferrand et Saint-Étienne. La vocation ferroviaire de la Nièvre se confirme et les cheminots deviennent la plus grande réalité ouvrière du département.

Avant la Première Guerre mondiale, Varennes-les-Nevers ne constituait guère qu’un hameau aux portes de Nevers. Une première phase de croissance commença en 1920 avec la mise en service des ateliers de réparation ferroviaires décentralisés de Nevers, dont la construction n’avait pu être achevée avant que ne commence la Première Guerre mondiale.

Une fois la construction terminée, ils semblent avoir constitué l’une des plus grandes unités de réparation de matériel ferroviaire en France. L’exploitation fut alors confiée à une filiale de la compagnie ferroviaire PLM, la Compagnie Générale de construction et d'entretien du matériel de chemin de fer, la CGCEM, laquelle était plus particulièrement chargée de la réparation des locomotives. Parallèlement une autre société se chargeait des wagons. Ces deux sociétés furent intégrées à la SNCF en 1945.

Le développement fut ensuite rapide : durant l’entre-deux-guerres les effectifs employés atteignirent 1 200 personnes, les établissements ferroviaires étant alors le plus gros établissement industriel de l’agglomération. Un maximum de 1 500 employés fut atteint au milieu du XXe siècle, les effectifs décroissant ensuite. De fait, cette commune connut une croissance démographique où la mise en activité des ateliers ferroviaires se lit aisément et de deux manières. Elle se lit dans le fait que la mise en œuvre de ces ateliers coïncida avec la reprise de la croissance démographique : la population était passée de 1633 habitants en 1896 à 1440 en 1911, elle reprit ensuite une courbe ascendante à partir du recensement de 1921 : le seuil des 2 600 habitants fut franchit en 1926, celui des 4700 en 1946 et en 1975 la commune dépassait les 8 000 habitants. Autrement dit la population a plus que quadruplé depuis l’ouverture des ateliers. Il va de soi que ces derniers n’ont pas fourni tous les emplois mais ils y ont contribué pour une part significative.

Sur ce territoire se développa logiquement une grande cité ouvrière qui devint une véritable banlieue. Cette cité une fois achevée en 1931 comptait environ 600 logements ce qui n’est pas rien. La cité ouvrière ou cité jardin de Vauzelles constitue l'un des ensembles urbains le plus complet issu des théories sociales du début du XXe siècle. La forme retenue rappelle celle que nous avons déjà constaté pour des centres comme Montceau-les-Mines ou le Creusot : il s’agit de maisons individuelles ou jumelées, dotées de jardins, aussi que de services sociaux et de plus rares équipements commerciaux.

Une seconde phase d’expansion eut lieu durant les trois décennies qui ont suivi la Libération, elle se traduisit par une densification du bâti autour de deux formes d’habitats, le pavillonnaire et des grands ensembles. Une telle configuration ne pouvait que conduire à une forme de vie en vase clos et à la naissance de sociabilités et de liens forts d’autant que la densification de l’espace s’est faite de manière fort encadrée entre la voie de chemin de fer en direction de Fourchambault vers le Nord-Ouest, et la nationale 7 selon un axe Sud-Nord, la limite sud étant nettement repérée dans l’espace par la masse physique des ateliers, laquelle constitue l’élément le plus aisément repérable dans le paysage pour qui traverse l’agglomération de Nevers et se dirige vers Paris par la nationale 7.

Suite à ce développement, la commune, qui était intitulée Varennes-lès-Nevers jusqu'en 1966, a été renommée Varennes-Vauzelles et son chef-lieu (mairie) déplacé du bourg rural de Varennes vers la cité de Vauzelles pour prendre en compte la réalité démographique et éviter sa scission entre partie rurale et urbanisée.

Les ateliers SNCF sont aujourd'hui les premiers ateliers de réparation du matériel de réseau secondaire, et la cité de cheminots de Vauzelles constitue les principaux éléments contemporains de l'histoire de Varennes-Vauzelles.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Pascal Reuillard
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1935 194? Henri Angelard SFIO grand Résistant, mort en Allemagne le 19 mai 1945
1944 1975 Camille Dagonneau PCF  
1975 1991 Henri Marsaudon PCF Conseiller général du Canton de Guérigny ( 1973-1976) et (1988-1991)
1991 2003 André Périnaud PCF Conseiller général du Canton de Guérigny (1991-2001)
2003 2014 Pascal Reuillard PCF Conseiller général du Canton de Guérigny depuis 2001, retraité de la SNCF
2014 2020 Isabelle Bonnicel SE  

En 1935, un maire socialiste (SFIO) Henri Angelard a été élu. Il s'agissait du premier maire de gauche de la commune, grand résistant, mort en Allemagne le 19 mai 1945. Un maire communiste, Camille Dagonneau, fut également nommé par le gouvernement provisoire en 1944, puis élu en 1945. Il fut réélu plusieurs fois par la suite.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 9 567 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
922 1 021 922 1 089 1 198 1 342 1 423 1 553 1 876
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 885 1 989 1 855 1 808 1 954 1 899 1 906 1 838 1 863
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 872 1 762 1 530 1 715 2 824 3 752 4 241 4 705 5 434
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
6 363 8 025 8 552 10 071 10 602 10 211 9 573 9 567 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La ville est bordée par la « forêt de la Brosse » et par le plan d'eau de « Niffonds », qui est situé à l'emplacement d'un ancien moulin nivernais. Situé au cœur du massif forestier des Bertranges, l'étang de Niffonds est un très joli lieu de balade en nature. En arrivant, on gare son véhicule sans soucis près de l'étang, puis l'on peut longer l'étang et s'enfoncer dans les chemins forestiers du CRAPA. De nombreux vélo-touristes sont également présents. Sans oublier les sportifs qui viennent pour un jogging. On y trouve :
    • un joli petit ruisseau
    • un coin vert de pelouse et de forêt
    • des chemins menant à l'étang
    • l'étang lui-même, avec ses cygnes et ses canards (si vous prévoyez une balade, apportez-leur du pain !)
    • une forêt près de l'étang (le bois de "La Brosse")
    • un circuit aménagé (CRAPA), vrai parcours de sport et de santé pour les footings et les balades en VTT
    • un sentier botanique
    • un sentier pédagogique "Le Marais de Niffonds", d'une longueur de 500 m pour 30 minutes de promenade au cœur de :
      • la Saulaie (le refuge des becs et des plumes)
      • la Cariçaie (le peuple de l'herbe)
      • l'eau (le berceau de la vie).

Sur l'un des sentiers menant à l'étang, on trouve de vieilles pierres au sol issues d'un ancien moulin à blé, qui appartenait jadis à la Seigneurie de Demeurs. Parmi elles, une pierre est marquée "Vestiges d'un moulin"

  • Le château du Four de Vaux

Le Château du Four de Vaux s’ouvre aux visiteurs qui souhaitent y séjourner. On peut connaître ainsi « la vie de château » grâce à son parc de verdure magnifique, son petit lac, les ruines de sa chapelle, et ses 5 chambres raffinées et ses salons. Vos escapades vous permettront de profiter du parcours de jeux pour enfants, des ornements boisés, des poneys, du potager…

  • Le Domaine de la Beue est un sentier aménagé présentant une remarquable diversité de milieux naturels où se côtoient landes à genêts, roselières, pelouses naturelles. Deux sentiers de 800 m permettent de les découvrir, accessibles aux personnes à mobilité réduite. Ce site a été classé Espace naturel sensible par le Conseil général de la Nièvre et fait l’objet d’une gestion adaptée pour conserver le faune et la flore.
  • Le chemin des Bourdons est une jolie petite balade. Sentiers, prés, arbres… de quoi occuper plusieurs minutes en pleine nature, à deux pas de la ville ! Ce n'est pas un lieu conçus pour une ballade de découverte. Ce chemin rural n'a rien de grandiose, si ce n'est sa tranquillité et sa verdure. Vous pouvez l'atteindre en passant par la rue Léon Blum, par la rue Pierre Brossolette ou encore par le lotissement Montorge. Quelques animaux sont visibles, tels des moutons, mais aussi un superbe cheval blanc que vous pourrez caresser.
  • La statue de l'Aviatrice se trouve au croisement de la RN 7 boulevard Camille Dagonneau et de l'avenue Louis Fouchère. Elle est dédiée à Evelyn Graham Frost, aviatrice et poète, tombée en ce lieu le 5 janvier 1934. Elle a notamment publié l'ouvrage "Memory" ("Mémoire"). Cette statue commémorative a été érigée au nom de l'amitié franco-américaine, par la générosité de l'aéro-club du Nivernais.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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