Varennes-Vauzelles
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| Varennes-Vauzelles | |
|---|---|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Bourgogne |
| Département | Nièvre |
| Arrondissement | Nevers |
| Canton | Guérigny |
| Code commune | 58303 |
| Code postal | 58640 |
| Maire Mandat en cours |
Pascal Reuillard 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération de Nevers |
| Site web | www.ville-varennes-vauzelles.fr |
| Démographie | |
| Population | 9 475 hab. (2009) |
| Densité | 279 hab./km2 |
| Gentilé | Vauzellien, Vauzellienne |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 171 m — maxi. 270 m |
| Superficie | 33,99 km2 |
Varennes-Vauzelles est une commune française, située dans le département de la Nièvre et la région Bourgogne à 235 km au sud de Paris.
Ses habitants sont les Vauzelliens et les Vauzelliennes.
Sommaire |
[modifier] Géographie
Varennes-Vauzelles est aujourd'hui la troisième ville de la Nièvre. Le bourg rural (Varennes-lès-Nevers) doit son essor à partir de 1920 à l'atelier de réparation de Vauzelles. La cité de cheminots de Vauzelles est ainsi venue grossir la population, avant les lotissements à partir des années 1950. La commune est à l'heure actuelle très étendue, comprenant une partie urbanisée et agglomérée à Nevers (Vauzelles) et une partie rurale, Varennes. C'est, de loin, la première ville de la banlieue de Nevers.
La ville comporte une grande partie des zones d'activités et industrielles de l'agglomération de Nevers (ZA Varennes-Vauzelles/Garchizy, prochainement ZA tertiaire du Bengy) dont elle constitue la sortie Nord. La ville est reliée a un réseau routier important: la nationale n°7, ainsi que l'autoroute A77 qui met Paris à seulement 2 heures de route.
[modifier] Histoire
L'évolution de Varennes-Vauzelles a été en grande partie déterminée par sa voisine, la ville de Nevers. Celle-ci a joué un rôle par sa fonction déjà ancienne de carrefour ferroviaire : dès les années 1860 une véritable gare ainsi qu’un dépôt et des ateliers de réparations avaient été édifiés. Ainsi, Nevers devient le premier grand relais de traction pour les trains en direction de Saint-Germain-des-Fossés, Clermont-Ferrand et Saint-Étienne. La vocation ferroviaire de la Nièvre se confirme et les cheminots deviennent la plus grande réalité ouvrière du département.
Avant la Première Guerre mondiale, Varennes-les-Nevers ne constituait guère qu’un hameau aux portes de Nevers. Une première phase de croissance commença en 1920 avec la mise en service des ateliers de réparation ferroviaires décentralisés de Nevers, dont la construction n’avait pu être achevée avant que ne commence la Première Guerre mondiale.
Une fois la construction terminée, ils semblent avoir constitué l’une des plus grandes unités de réparation de matériel ferroviaire en France. L’exploitation fut alors confiée à une filiale de la compagnie ferroviaire PLM, la Compagnie Générale de construction et d'entretien du matériel de chemin de fer, la CGCEM, laquelle était plus particulièrement chargée de la réparation des locomotives. Parallèlement une autre société se chargeait des wagons. Ces deux sociétés furent intégrées à la SNCF en 1945.
Le développement fut ensuite rapide : durant l’entre-deux-guerres les effectifs employés atteignirent 1 200 personnes, les établissements ferroviaires étant alors le plus gros établissement industriel de l’agglomération. Un maximum de 1 500 employés fut atteint au milieu du XXe siècle, les effectifs décroissant ensuite. De fait, cette commune connut une croissance démographique où la mise en activité des ateliers ferroviaires se lit aisément et de deux manières. Elle se lit dans le fait que la mise en œuvre de ces ateliers coïncida avec la reprise de la croissance démographique : la population était passée de 1633 habitants en 1896 à 1440 en 1911, elle reprit ensuite une courbe ascendante à partir du recensement de 1921 : le seuil des 2 600 habitants fut franchit en 1926, celui des 4700 en 1946 et en 1975 la commune dépassait les 8 000 habitants. Autrement dit la population a plus que quadruplé depuis l’ouverture des ateliers. Il va de soi que ces derniers n’ont pas fourni tous les emplois mais ils y ont contribué pour une part significative.
Sur ce territoire se développa logiquement une grande cité ouvrière qui devint une véritable banlieue. Cette cité une fois achevée en 1931 comptait environ 600 logements ce qui n’est pas rien. La forme retenue rappelle celle que nous avons déjà constaté pour des centres comme Montceau-les-Mines ou le Creusot : il s’agit de maisons individuelles ou jumelées, dotées de jardins, aussi que de services sociaux et de plus rares équipements commerciaux.
Une seconde phase d’expansion eut lieu durant les trois décennies qui ont suivi la Libération, elle se traduisit par une densification du bâti autour de deux formes d’habitats, le pavillonnaire et des grands ensembles. Une telle configuration ne pouvait que conduire à une forme de vie en vase clos et à la naissance de sociabilités et de liens forts d’autant que la densification de l’espace s’est faite de manière fort encadrée entre la voie de chemin de fer en direction de Fourchambault vers le Nord-Ouest, et la nationale 7 selon un axe Sud-Nord, la limite sud étant nettement repérée dans l’espace par la masse physique des ateliers, laquelle constitue l’élément le plus aisément repérable dans le paysage pour qui traverse l’agglomération de Nevers et se dirige vers Paris par la nationale 7.
Suite à ce développement, la commune, qui était intitulée Varennes-lès-Nevers jusqu'en 1966, a été renommée Varennes-Vauzelles et son chef-lieu (mairie) déplacé du bourg rural de Varennes vers la cité de Vauzelles pour prendre en compte la réalité démographique et éviter sa scission entre partie rurale et urbanisée.
Les ateliers SNCF sont aujourd'hui les premiers ateliers de réparation du matériel de réseau secondaire, et la cité de cheminots de Vauzelles constitue les principaux éléments contemporains de l'histoire de Varennes-Vauzelles.
[modifier] Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 2003 | en cours | Pascal Reuillard | PCF | Conseiller général du Canton de Guérigny depuis 2001, retraité de la SNCF |
| 1991 | 2003 | André Périnaud | PCF | Conseiller général du Canton de Guérigny (1991-2001) |
| 1975 | 1991 | Henri Marsaudon | PCF | Conseiller général du Canton de Guérigny ( 1973-1976) et (1988-1991) |
| 1944 | 1975 | Camille Dagonneau | PCF | |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
En 1935, un maire socialiste (SFIO) a été élu. Il s'agissait du premier maire de gauche de la commune, grand résistant, mort en Allemagne le 19 mai 1945. Un maire communiste, Camille Dagonneau, fut également nommé par le gouvernement provisoire en 1944, puis élu en 1945. Il fut réélu plusieurs fois par la suite.
[modifier] Démographie
Histogramme de l'évolution démographique depuis 1793 : 
[modifier] Lieux et monuments
- La ville est bordée par la « forêt de la Brosse » et par le plan d'eau de « Niffonds », qui est situé à l'emplacement d'un ancien moulin nivernais. Situé au coeur du massif forestier des Bertranges, l'étang de Niffonds est un très joli lieu de balade en nature. En arrivant, on gare son véhicule sans soucis près de l'étang, puis l'on peut longer l'étang et s'enfoncer dans les chemins forestiers du CRAPA. De nombreux vélotouristes sont également présents. Sans oublier les sportifs qui viennent pour un jogging. On y trouve :
- un joli petit ruisseau
- un coin vert de pelouse et de forêt
- des chemins menant à l'étang
- l'étang lui-même, avec ses cygnes et ses canards (si vous prévoyez une balade, apportez-leur du pain !)
- une forêt près de l'étang (le bois de "La Brosse")
- un circuit aménagé (CRAPA), vrai parcours de sport et de santé pour les footings et les balades en VTT
- un sentier botanique
- un sentier pédagogique "Le Marais de Niffonds", d'une longueur de 500 m pour 30 minutes de promenade au coeur de :
- la Saulaie (le refuge des becs et des plumes)
- la Cariçaie (le peuple de l'herbe)
- l'eau (le berceau de la vie).
Sur l'un des sentiers menant à l'étang, on trouve de vieilles pierres au sol issues d'un ancien moulin à blé, qui appartenait jadis à la Seigneurie de Demeurs. Parmi elles, une pierre est marquée "Vestiges d'un moulin"
- Le château du Four de Vaux
Le Château du Four de Vaux s’ouvre aux visiteurs qui souhaitent y séjourner. On peut connaître ainsi « la vie de château » grâce à son parc de verdure magnifique, son petit lac, les ruines de sa chapelle, et ses 5 chambres raffinées et ses salons. Vos escapades vous permettront de profiter du parcours de jeux pour enfants, des ornements boisés, des poneys, du potager…
- Le Domaine de la Beue est un sentier aménagé présentant une remarquable diversité de milieux naturels où se côtoient landes à genêts, roselières, pelouses naturelles. Deux sentiers de 800 m permettent de les découvrir, accessibles aux personnes à mobilité réduite. Ce site fait l’objet d’une gestion adaptée pour conserver le faune et la flore.
- Le chemin des Bourdons est une jolie petite balade. Sentiers, prés, arbres... de quoi occuper plusieurs minutes en pleine nature, à deux pas de la ville ! Ce n'est pas un lieu conçus pour une ballade de découverte. Ce chemin rural n'a rien de grandiose, si ce n'est sa tranquillité et sa verdure. Vous pouvez l'atteindre en passant par la rue Léon Blum, par la rue Pierre Brossolette ou encore par le lotissement Montorge. Quelques animaux sont visibles, tels des moutons, mais aussi un superbe cheval blanc que vous pourrez caresser.
- La statue de l'Aviatrice se trouve au croisement de la RN 7 boulevard Camille Dagonneau et de l'avenue Louis Fouchère. Elle est dédiée à Evelyn Graham Frost, aviatrice et poète, tombée en ce lieu le 5 janvier 1934. Elle a notamment publié l'ouvrage "Memory" ("Mémoire"). Cette statue commémorative a été érigée au nom de l'amitié franco-américaine, par la générosité de l'aéro-club du Nivernais.
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Berceau des Tambours du Bronx
- Mathias Bernardi (1976), écrivain.
[modifier] Notes et références
- Notice communale de Varennes-Vauzelles sur la base Cassini. Consulté le 1er janvier 2012.
- Résultats du recensement de la population - Varennes-Vauzelles sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
[modifier] Liens externes
- Site officiel de la Ville de Varennes-Vauzelles
- Varennes-Vauzelles sur le site de l'Institut géographique national