La Machine (Nièvre)

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La Machine
Blason de La Machine
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Nièvre
Arrondissement Nevers
Canton La Machine
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes entre Loire et forêt
Maire
Mandat
Daniel Barbier
2014-2020
Code postal 58260
Code commune 58151
Démographie
Gentilé Machinois
Population
municipale
3 504 hab. (2011)
Densité 195 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 53′ 24″ N 3° 28′ 01″ E / 46.89, 3.4669444444446° 53′ 24″ Nord 3° 28′ 01″ Est / 46.89, 3.46694444444  
Altitude Min. 202 m – Max. 283 m
Superficie 17,95 km2
Localisation

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La Machine

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La Machine

La Machine est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne.

Ses habitants sont les Machinois et les Machinoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la Nièvre.

La Machine se situe au nord de Decize, dans la partie sud du département de la Nièvre.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Trois-Vèvres Thianges Rose des vents
Sougy-sur-Loire N Champvert
O    La Machine    E
S
Saint-Léger-des-Vignes

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune tient son nom d'un lourd manège à chevaux appelé "la machine", qui permettait la remontée des mineurs, mais aussi la circulation du matériel et du minerai.

Elle fut populaire pour ses mines de charbon, qui lui permirent jusqu'aux années 1970 d'être une commune très prometteuse en termes d'emplois. Elle fut un moteur économique pour la région. De 1869 à 1946, la houillère de La Machine, sous le contrôle de la Compagnie Schneider, jouit d'une grande prospérité et le développement de la ville s'accélère. Au moment de la nationalisation, la ville compte plus de 6 000 habitants dont un quart est employé dans la mine. La plupart est logée dans des cités ouvrières construites par la Compagnie à proximité des puits :

  1. Cité Sainte-Marie (1856-1857)
  2. Cité Sainte-Eudoxie (1878)
  3. Cité des Zagots (1917-1918)
  4. Cité des Minimes (1922-1938)

Entre 1917 et 1927, environ 300 Chinois seront employés à La Machine[1]. Ils font partie des 140 000 Chinois que la France et la Grande-Bretagne avaient fait venir pour travailler à l'arrière du front pendant la Première Guerre mondiale. Certains travaillaient avant leur arrivée dans les usines d'armement Schneider également propriétaire de la mine[1]. Mais seule une vingtaine reste dans les années 1930. Ils seront suivis par les Polonais, les Italiens, les Yougoslaves et les Maghrébins. 30 % de la population est d'origine étrangère en 1936[1].

La ville atteint son maximum de population dans les années 1950 et devient la 4e agglomération du département, derrière Nevers, Cosne-sur-Loire et Decize.

Après une modernisation des mines, et la centralisation de l'extraction du charbon au Puits des Minimes (dernier puits en date), La Machine a dû cesser son activité en raison de la crise du charbon en France. Les dernières années, le charbon machinois était destiné uniquement aux entreprises de proximité où il était encore plus ou moins rentable grâce au faible coût du transport. Malgré tout, le dernier mineur remonta en 1975, après trois siècles d'exploitation du charbon.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]


Liste des maires successifs depuis 1900
Période Identité Étiquette Qualité
1904   P. Salin    
1919   P. Dachet    
1938   L. Cornesse    
1941   G. Ninlias    
1942   F. Normand    
1944   L. Cornesse    
1945   C. Pieuchot    
1946   R. Mordon    
1947   G. Grillas    
1968 mars 1989 René Vingdiolet    
mars 1989 juin 1995 Paulette Lavergne PCF Conseillère générale du Canton de La Machine (1979-1998)
juin 1995 1995 Christian Gros    
1995 mars 2001 Daniel Jaubertie    
mars 2001 en cours Daniel Barbier PS Conseiller général depuis 1998

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 504 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
752 776 811 760 1 349 1 473 1 760 2 074 2 267
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 743 3 232 3 352 3 456 4 572 4 729 4 972 4 841 4 821
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 479 4 394 4 022 4 971 4 994 5 834 5 526 5 756 6 054
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
6 164 5 749 4 999 4 627 4 192 3 735 3 649 3 563 3 542
2011 - - - - - - - -
3 504 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'activité professionnelle y est maintenue par quelques industries lourdes.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'étang Grenetier, qui dispose d'un petit terrain de camping permettant l'accueil de quelques touristes de passage.
  • Le musée de la mine, exposant divers outils et représentation de mineur, proposant la visite d'un circuit retraçant les chemins empruntés par le charbon, ainsi qu'une exposition de minéraux.
  • Le château de Barbarie situé derrière l'étang Neuf.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Gueules noires venues de Chine », article d'Élise Vincent, Le Monde, 7 janvier 2010.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]

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