Jean-Guillaume Hyde de Neuville

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Portrait de Hyde de Neuville

Jean-Guillaume, baron Hyde de Neuville, né à La Charité-sur-Loire le 24 janvier 1776 et mort à Paris le 28 mai 1857, est un homme politique français, ministre de la Marine, ambassadeur aux États-Unis, député.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né d'un père d'origine écossaise, Hyde de Neuville étudie au Collège Cardinal Lemoine, à Paris, avant de faire son entrée dans la vie politique à l'âge de seize ans. Il manifeste un grand zèle pour les Bourbons durant la Révolution et l'Empire.

En 1794 il épouse Anne Marguerite Joséphine Henriette Rouillé de Marigny (1779-1849).

Membre du club de Clichy, agent du comte d'Artois, il accomplit plusieurs missions en Angleterre, rencontre Pitt et s'expatrie outre-manche après le 18 fructidor. Sous le Consulat, l'agent des Bourbons regagne la France, rencontre Bonaparte et lui propose de rétablir Louis XVIII sur le trône. Accusé par Fouché d'avoir participé à l'attentat de la rue Saint-Nicaise, Hyde de Neuville parvient à se disculper et quitte la France pour s'établir aux États-Unis. Rentré en France en 1814 avec les Bourbons, il demande que l'Empereur soit exilé très loin. Louis XVIII lui confie diverses missions secrètes à Londres, Turin et Florence, avant d'accompagner le roi dans son exil à Gand durant les Cent-Jours. Le 14 juin 1824, le Roi Jean VI du Portugal pour le récompenser de son action en faveur de la couronne du Portugal lui attribua le titre de comte de Bemposta, nom du palais-royal à Lisbonne.

Député de la Nièvre à la Chambre en 1815, il représente la France aux États-Unis de 1816 à 1821. Réélu dans la Nièvre en 1822, puis en 1824 et en 1827, Hyde de Neuville siège parmi les royalistes constitutionnels avec les proches de Chateaubriand. À la Chambre, il blâme la guerre d'Espagne et les marchés Ouvrard. Ministre de la Marine en 1828 dans le cabinet Martignac, il tente d'améliorer, laissant à « la force des choses » le soin de mettre fin à l'esclavage[1]. Fidèle à Charles X, il abandonne la politique après 1830. Sous Louis-Philippe Ier, il vit paisiblement au Château de l'Étang, à Ménétréol-sous-Sancerre, où il élève des moutons, investit dans la Société anonyme du chemin de fer de la Loire et s'occupe de philanthropie[2], mais, en 1837, il prend activement part à la discussion sur le nouveau traité de commerce avec les États-Unis, et écrivit plusieurs pamphlets sur le sujet. En 1841, il porte à la Chambre une pétition proposant d'instituer dans chaque canton un pharmacien et un médecin soignant gratuitement les indigents.

Il a publié un Éloge historique du Général Moreau (New-York, 1814) et des Observations sur le commerce de la France avec les États-Unis (Paris, 1837). Il est également l'auteur de Mémoires et souvenirs, parus de 1888 à 1890.

Les papiers personnels de Jean-Guillaume Hyde de Neuville sont conservés aux Archives nationales sous la cote 38AP[3].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Françoise Watel, Jean-Guillaume Hyde de Neuville, Peter Lang,‎ 1997, 287 p. (lire en ligne), p. 207.
  2. Françoise Watel, Jean-Guillaume Hyde de Neuville, Peter Lang,‎ 1997, 287 p. (lire en ligne), p. 215.
  3. site des Archives nationales
  4. « Ordre royal de la Légion d'honneur », dans Almanach royal et national pour l'an MDCCCXXXIV, Paris, A. Guyot et Scribe,‎ 1834 (lire en ligne), p. 217.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Faugeras, Hide de Neuville : Irréductible adversaire de Napoléon Ier, Édition Guénégaud, 2003.
Pour approfondir 

Chronologies[modifier | modifier le code]