Claude Lévêque

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Claude Lévêque, artiste plasticien français, né en 1953 à Nevers (Nièvre). Vit et travaille à Montreuil (Seine-Saint-Denis).

Sommaire

[modifier] Biographie

Figure majeure de la scène contemporaine française et internationale, Claude Lévêque déclare avoir une approche traditionnelle de l'art, qu'il conçoit comme un reflet de la société. Les thèmes et les matériaux qu'il travaille sont les plus contemporains qu'ils soient. Le regard qu'il porte sur le monde qui l'entoure, injuste, violent, influencé par les médias, n'est pas franchement positif. Pourtant, Claude Lévêque ne cherche pas à nier, ou au contraire à embellir cette réalité : il s'en fait le témoin et l'impose au spectateur, qui devient également acteur. Proche du mouvement punk, mais aussi d'autres cultures alternatives, Claude Lévêque rejette l'acceptation aveugle de l'ordre établi. Son travail, original et ingénieux, est basé sur l'utilisation de l'image, du son et de la lumière. Il a tout d'abord exposé en France à partir de 1984, avant de conquérir l'Europe, l'Amérique et l'Asie, et participe régulièrement à des biennales d'art contemporain. Ses oeuvres, véritables parcours initiatiques, proposent au public de découvrir le réel sous un angle subjectif et nouveau. La galerie Kamel Mennour située à Paris crée l'événement en lui consacrant une exposition en 2008.

Fin des années 70 début 80 il prend souvent le train pour Paris, “où se solidifie une scène d’avant-garde (...) lookée par Serge Krügger, designée par les graphistes de Bazooka, peinte par Kiki Picasso, sonorisée par Edith Nylon, les Stinky Toys, Taxi Girl, qui a ses propres stars (Jacno, Marie-France, Elli Medeiros, Alain Pacadis...) et son quartier général : le Palace de Fabrice Emaer (...), et l’enchaînement ininterrompu des concerts et des fêtes, construisant ainsi une esthétique de rupture”.

C’est là, et sûrement pas dans le champ de l’art, que Lévêque puise ses influences, et développe, finalement, les bases de son œuvre.

C'est en 1982 qu'il participe pour la première fois à une exposition, collective, à la Maison des Arts de Créteil, où il présente une installation intitulé Grand Hôtel (une œuvre qu'il conserve encore aujourd'hui).

On peut noter des œuvres importantes comme Ende à la Galerie Yvon Lambert de Paris ou encore Le Meilleur des mondes à la Passerelle de Brest, Let's Dance à la fondation Miró de Barcelone, ou Reconstruire la fenêtre à la Rice gallery de Tokyo. Il participe à des biennales comme celle de Lyon ou de La Havane en 2003.

Claude Lévèque privilégie le travail in situ, bien qu'il ait souvent travaillé sur le terrain des objets, ses choix se penchent vers la création d'espaces et d'atmosphères. L'outil privilégié de l'artiste reste l'environnement quotidien. À travers des installations l'artiste recherche à voir, regarder le réel autrement... Pour La maison des mensonges qu'il expose au Musée d'art contemporain de Marseille (2006), il n'hésite pas à se balader chez des détaillants de mobilier comme IKEA pour découvrir des objets qu'il utilise tel quel dans les atmosphères qu'il crée.

Dans le cadre de l'exposition « Walt Disney » au Grand Palais de Paris, (en 2006), l'une de ses œuvres a été refusée car jugée "irresponsable" par Dominique Païni, le commissaire de l'exposition. Cette œuvre associe un Mickey Mouse en tubes de néons avec la phrase "Arbeit macht frei", telle qu'elle fût inscrite par les nazis à l'entrée du camp de concentration d'Auschwitz. (cf. « discussion »)

Claude Lévêque est attaché à l'univers de l'adolescence, il a réalisé plusieurs œuvres en utilisant l'image de Mehdi El Glaoui du feuilleton Belle et Sébastien [1].

Fin avril 2008, il a été choisi pour représenter la France à la Biennale de Venise 2009. Dans cette optique, l'artiste a sélectionné comme commissaire Christian Bernard, directeur du MAMCO.

Claude Lévêque est aujourd'hui représenté en France par la galerie Kamel Mennour.

[modifier] Citation

« Je pense que l'art contemporain peut provoquer un espace différent de redécouverte des choses, indépendant des obligations de consommation dictées par des médias avilissants, des politiciens corrompus et des marchands de jeux, de pavillons ou de bagnoles.»

[modifier] Expositions personnelles

2008

  • La Rumeur des Batailles, Lab-labank, Béthune
  • Welcome to suicide park, galerie Kamel Mennour, 31 janvier - 15 mars, Paris
  • Down the street, FRAC, 13 septembre - 30 novembre, Sotteville-lès-Rouen

2007

  • " La Guerre du chocolat", Kültur Büro Barcelona
  • " Tous les Soleils", Commande publique MultiVision nocturne Haut-fourneau U4, Uckange
  • "Le Crépuscule du jaguar", Moulins Albigeois, Albi

2006

2005

2004

  • Illuminations, Nuit Blanche, Bahnhof Montparnasse Bvd Lefèvre, Paris
  • Northern lights, Station TGV, Lille
  • Kurt Kobain, 8 avril 1994, Nouvelle Galerie, Grenoble

2003

2002

  • d'evian, Arndt & Partner, Berlin
  • Mon combat, La Salle de Bains, Lyon
  • Reconstruire la fenêtre, Rice Gallery, Tokyo
  • Welcome to Pacific Dream, La Galerie, Noisy-le-Sec
  • City Strass, Project Room, Musée d'Art Moderne et Contemporain, Strasbourg
  • Double Manège, Contemporary Art Center, Art Tower Mito, Japon
  • Manifesto, Commission, College d'Architecture, Grenoble

2001

  • ende, Galerie Yvon Lambert, Paris
  • Scarface, Chez Valentin, Paris
  • Let's dance, Fondation Mirò, Barcelone
  • Le Meilleur des mondes, Centre d'art Passerelle, Brest

2000

  • Caos Verde, Café 9, Saint-Étienne
  • Le Droit du plus fort, Agence Stéphane Ackermann, Luxembourg
  • Scarface, Cinéma Les Variétés, FRAC PACA, Marseille
  • Herr monde, Le Creux de l'Enfert, Thiers
  • Haüsler Kunst Projekte, Munich
  • Sentier lumineux, Lieu Unique, Nantes

1999

1998

1997

  • Kunsthalle Fribourg, Fri Art, Suisse
  • Troubles, Kasseler Kunstverein, Cassel
  • Claude Lévêque, Galerie Toxic New Art, Luxembourg

1996

  • Les Champions, Galerie de Paris, Paris
  • Galerie du Jour agnès b., Paris
  • I Wanna be your Dog, Atelier Sainte-Anne, Bruxelles
  • Chez Valentin, Paris
  • My Way, ARC/musée d'art moderne de la ville de Paris, Paris

1995

  • Les images du plaisir, La Piscine, Laval
  • Chambre 321, Le Confort moderne, Poitiers
  • Centre de la gravure contemporaine, Genève

1994

  • Galerie Hiltrud Jordan, Cologne
  • Appartement occupé, Bourges
  • Galerie de Paris, Paris

1993

  • Appartement occupé, Bourges

1992

  • Affiches dans l'espace urbain, commande de l'Observatoire, Marseille
  • Traverses, Centre culturel français, Palerme
  • Opération HLM, OPAC, Nevers

1991

  • Galerie de Paris, Paris

1990

  • Parvis 2, Ibos et Parvis 3, Paris
  • Abbaye Saint-André, Centre d'art contemporain, Meymac

1988

  • Galerie de Paris, Paris

1987

  • Musée d'art contemporain, Hertogenbosch
  • Musée Bossuet, Meaux

1986

  • Galerie Philippe Casini, Paris
  • Centre d'art contemporain, APAC, Nevers

1984

  • Galerie Eric Fabre, Paris

[modifier] Lien externe

Je suis Dominique Païni et il est mentionné dans la bio de l'artiste français Claude Lévêque, qu'une oeuvre fut refusée par moi dans l'exposition Walt Disney au Grand palais en 2006. Ce n'est pas exact. Une oeuvre de Claude Lévêque référant explicitement au personnage de Mickey, n'a pas été retenue en effet... Mais comme des centaines d'autres artistes qui ont cité ou utilisé l'iconographie "dineyienne" n'ont pas été retenues. Ne pas retenir une oeuvre et la refuser ou la "censurer comme certains allèrent jusqu'à l'évoquer, ce n'est pas la même chose, vous en conviendrez. Par ailleurs, je me réserve le droit de penser librement au sujet de cette pièce de Claude Lévêque, qui a habitué les visiteurs de ses expositions à plus de complexité. Je vous renvoie à la petite polémique dans le "Journal des Arts" en 2007, où déjà une journaliste s'étonnait de ne pas voir figurer Claude Lévêque dans l'exposition Disney. Mais pourquoi cette journaliste ne s'étonnait pas de l'absence de Bernard Rancillac par exemple et de tant d'autres qui auraient eu la légitimité d'y figurer. Lévêque déjà officiel ? Je ne lui souhaite pas ce statut... Il est trop insolent et inattendu pour cela.

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