André Boillot

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Boillot au Grand Prix de l'ACF en 1914
Boillot au Rallye de Monte-Carlo en 1932

André Boillot, né à Valentigney (Doubs), berceau de la famille Peugeot, le 8 août 1891, mort en course le 5 juin 1932, est un pilote de course automobile français. Suivant les traces de son frère, Georges Boillot, il commença à piloter très jeune.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Louis Boillot et de Catherine Jeanperain, le destin d’André Boillot est intimement lié à la marque Peugeot. Son père était alors l’un des collaborateurs du directeur de l’usine, à Valentigney, et son frère aîné, Georges, allait s’illustrer sur les circuits, également au volant d’une voiture de cette marque.

André Boillot entame sa carrière professionnelle au service commercial de la succursale de Peugeot à Londres, et c’est en Angleterre qu’il tente une première fois sa chance en compétition lors d’une course organisée sur l’anneau de vitesse du Circuit de Brooklands. Mais à 20 ans, il ne peut rien faire face à la ruse de quelques vieux pilotes très aguerris. Survient alors la Première Guerre mondiale, qui non seulement interrompt sa carrière de pilote, mais tue aussi son frère en 1916.

La première épreuve importante à laquelle il participe après guerre est la course des 500 miles d'Indianapolis, en 1919, où il court sur une Peugeot à quatre cylindres. Un pneu éclate, à 25 miles de l'arrivée, alors qu'il se trouve en quatrième position, et il doit abandonner. La même année, avec l'équipe Peugeot, il remporte la Targa Florio, en Sicile, avec une L25 (se classant encore 3e en 1925). Il retourne à Indianapolis en 1920 et en 1921, sans plus de résultat, par deux fois contraint à l'abandon sur ennuis mécaniques.

En 1921, il prend part au Grand Prix automobile de France avec une Talbot et se classe cinquième. C'est l'unique épreuve que le pilote ne disputea pas au volant d'une Peugeot. En 1922 (puis 1925) il remporte la Coppa Florio avec sa marque favorite.

Devenu par la suite directeur sportif de l'équipe Peugeot, il se spécialise dans les courses réservées aux voitures de tourisme. En 1923, il remporte l'épreuve précédant le Grand Prix de France, avec une Peugeot Type 174, à Tours, ainsi que la Coupe de la Commission Sportive, à Montlhéry. Il participe aux 24 Heures du Mans en 1924 et 1926, s'adjugeant cette dernière année les 24 Heures de Spa, les Douze Heures de Saint-Sébastien et les Vingt-Quatre Heures de Monza. Victime d'un accident grave à l'aérodrome de Spa-La Sauvenière à Malchamps (Belgique), il est obligé d'arrêter quelque temps la compétition. Il est l'un des rares français à avoir participé à la fois à l'Indy 500 et à l'épreuve mancelle d'endurance (le suivant étant Philippe Gache en 1992, 66 ans après Boillot)).

En 1927, il enlève de nouveau la Coupe de Commission Sportive, à Montlhéry, et réalise le meilleur tour à Saint-Sébastien. En 1929, il dispute le Grand Prix de l'ACF avec une Peugeot Type 174 S et se classe deuxième. En 1932, il termine second de sa classe au Rallye de Monte-Carlo et établit quelques records internationaux au volant d'une Peugeot 301 C sur le circuit de Miramas. Cette même année, il se tue avec une 201 X dans un accident survenu durant les essais de la course de côte d'Ars, près de La Châtre.

Il est le premier français à participer en carrière à un Grand Prix renommé, à l'Indy 500, et aux 24 Heures du Mans.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Alpha Auto Encyclopédie, 1974-1975-1976, Éditions Grange Batelière, Paris
  • Histoire du Sport Automobile, Raymond Flower, Éditions E.P.A., 1975 (ISBN 2-85120-042-9)
  • « Peugeot en compétition », Rétroviseur, n° 241, janvier 2009, Éditions LVA